Évaluer ce que nos nouveaux patients porteurs d’un SAHOS ont intégré comme connaissances sur la maladie entre leur première consultation et 2 mois après la mise en place éducative hospitalière de leur PPC en unité sommeil au décours immédiat de leur polysomnographie. Tous les patients adressés pour suspicion de SAHOS en consultation sommeil répondent à 10 questions sur cette pathologie. Ce sont 10 affirmations en 10 questions qui leur sont soumises en salle d’attente avec 2 réponses possibles vrai ou faux. Seuls les patients qui relèveront d’un traitement par PPC au décours de l’examen de sommeil seront réévalués pour les mêmes questions dans les mêmes conditions. Pour le patient attentif, les réponses sont données par le pneumologue lors de la consultation initiale à travers un powerpoint explicatif sur la pathologie ainsi qu’au décours de l’exploration de sommeil par la présentation d’un film et lors de l’entretien avec les techniciennes de sommeil. Les mêmes 10 affirmations sont à nouveau proposées aux patients 2 mois après l’initiation du traitement lors de la consultation de suivi. Trente-neuf patients (24 hommes) sont inclus : âge moyen : 56 ± 9 ans ; IAH/h : 49 ± 22 ; IME resp/h : 15 ± 11 ; index de désaturation/h : 47 ± 39. La note initiale est de 6,13 ± 2,42 et la note finale est de 8,67 ± 1,68 témoignant d’une amélioration significative de bonnes réponses dans notre population (p < 0,005). Nos résultats confortent notre prise en charge explicative et éducative actuelle de nos patients SAHOS. Intégrer sa pathologie ne peut qu’améliorer probablement l’adhésion au traitement.
La réhabilitation respiratoire (RR) en mode ambulatoire comprend un réentraînement individualisé sur vélo et tapis. Des séances d’activités physiques (gymnastique, piscine) sont proposées en complément de l’éducation à la santé, de la kinésithérapie respiratoire, du soutien nutritionnel et psychosocial. Nous avons évalué deux tests permettant d’objectiver les bénéfices obtenus par ces exercices sous la direction d’un professeur en activités physiques adaptées (APA). Soixante-dix-neuf patients porteurs d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) d’âge moyen 61,49ans±8,58 sont répartis en fonction de la sévérité de l’obstruction bronchique ; groupe 1 : n=35 VEMS 35,32±9,24 % de la valeur théorique et groupe 2 : n=44 VEMS 71,12±16,59. Le temps de maintien en appui sur une jambe (équilibre) et la distance doigt–sol (souplesse) sont mesurés à l’inclusion et à l’issue du programme. Le test d’équilibre unipodal (sec) s’améliore pour les deux appuis dans les deux groupes, respectivement pour la jambe droite puis gauche : 21,57±20,33 pour 39,68±22,10 ; 21,94±19,38 pour 41,23±22,59 en fin de stage (groupe 1, p<0,0005) ; 22,27±21,09 pour 34,43±22,09 et 27,40±24,78 pour 37±22,41 en fin de programme (groupe 2, p<0,0005). La distance doigt–sol (cm) diminue dans les deux groupes, respectivement : 15,22±12,01 versus 6,85±8,58 et 11,18±10,10 versus 4,93±7,76 (p<0,0005). Ces deux tests apprécient en routine les bénéfices acquis lors des programmes de RR sur l’équilibre et la souplesse de nos patients BPCO indépendamment du degré d’obstruction.
La position debout est le fruit d’adaptations anatomiques (tel l’angle d’incidence) et neurophysiologiques (tel le réflexe d’étirement). Ces faits de l’évolution des humanoïdes, comment les intégrons-nous dans nos décisions thérapeutiques pour le sujet paralysé cérébral ?At the very beginning of bipedy in the history of humanity, stabilization on both legs introduces modification of the skeleton and of the neurological equipment. Monosynaptic reflex is considered to mainly contribute to natural verticality. How can we take into account this ancestral reality in therapeutic decisions for persons with cerebral palsy?
La réhabilitation respiratoire permet, par son approche multidisciplinaire, une prise en charge personnalisée adaptée à chaque patient en fonction de son handicap. Notre programme, pratiqué en mode ambulatoire — quatre demi-journées par semaine (20 séances) — propose un réentraînement à l’effort au seuil ventilatoire, une kinésithérapie respiratoire, des cours d’éducation à la santé. Cent patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (âge moyen : 62,1 ± 9,6 ans ; VEMS : 1,51 ± 0,66 l (53 ± 22 % de la théorique)) ont fait l’objet d’une étude rétrospective. Au seuil ventilatoire, on note un gain significatif de la consommation en oxygène de 9 % et de la puissance de 31 %. Au maximum de l’effort, on retrouve une amélioration significative de la consommation en oxygène de 6 %, de la puissance de 21 % et du volume courant de 7 % (p < 0,05). Le périmètre de marche, quant à lui, connaît un gain de 15 % (+ 61 m). La qualité de vie s’est également améliorée de façon significative avec une perte de 8 points sur le questionnaire respiratoire du St-George's Hospital. Cette étude conforte les bénéfices de la réhabilitation respiratoire en terme d’amélioration de la tolérance à l’effort et de la qualité de vie des patients BPCO. Respiratory rehabilitation is a multidisciplinary approach enabling personalized management adapted for each patient's handicap. Our ambulatory program includes twenty sessions per week (four half-days/week) for respiratory training at the ventilatory threshold, respiratory physical therapy, and health education. One hundred COPD patients participated in this retrospective study: mean age 62.1 ± 9.6 years; FEV1: 1.51 ± 0.66 (53 ± 22% of theoretical). At the ventilatory threshold, there was a significant 9% gain in oxygen uptake and a 31% gain in power. At maximal exercise, there was a 6% improvement in oxygen uptake, 21% gain in power, and 7% gain in tidal volume (p<0.05). Walking distance improved 15% (+ 61m). Quality of life was also improved significantly, with loss of 8 points on the Saint-George's Hospital respiratory questionnaire. This study demonstrates the beneficial effect of respiratory rehabilitation in terms of improved tolerance to exercise and improved quality of life for COPD patients.
Respiratory rehabilitation is a multidisciplinary approach enabling personalized management adapted for each patient's handicap.Our ambulatory program includes twenty sessions per week (four half-days/week) for respiratory training at the ventilatory threshold, respiratory physical therapy, and health education. One hundred COPD patients participated in this retrospective study: mean age 62.1 +/- 9.6 years; FEV1: 1.51 +/- 0.66 (53 +/- 22% of theoretical).At the ventilatory threshold, there was a significant 9% gain in oxygen uptake and a 31% gain in power. At maximal exercise, there was a 6% improvement in oxygen uptake, 21% gain in power, and 7% gain in tidal volume (p<0.05). Walking distance improved 15% (+ 61 m). Quality of life was also improved significantly, with loss of 8 points on the Saint-George's Hospital respiratory questionnaire.This study demonstrates the beneficial effect of respiratory rehabilitation in terms of improved tolerance to exercise and improved quality of life for COPD patients.