M. D.L, âge de 30 ans, sans antecedent pathologique particulier, etait hospitalise pour exophtalmie droite evoluant depuis un an et demi, devenant douloureuse. L’examen clinique trouvait une exophtalmie droite non axile irreductible avec deviation du globe oculaire en bas et en dehors, une limitation de la mobilite oculaire vers le haut et une hyperhemie conjonctivale. Une IRM cerebrale et orbitaire avait ete pratiquee (Fig. 1).
Purpose. - Tuberculosis of the sellar region, especially the pituitary gland, is rare. The purpose Tuberculoma; of this article is to demonstrate through a review of five clinical cases the value of imaging, especially MR imaging, in the evaluation of this pathology.Patients and methods. - CT and MRI of the brain were obtained in all cases along with a chest radiograph.Results. - Four patterns were detected on MRI: pituitary tuberculoma mimicking adenoma; pituitary abscess, extending to the cavernous sinus in one case and associated with infundibulum thickening in another; hypophysitis with suprasellar extension in association with tuberculous meningoencephalitis; and infundibular thickening associated with tuberculous meningoencephalitis. Diagnosis was based on biopsy in two cases and combination of imaging and clinical data in three cases. Outcome was favorable with anti-tuberculosis drugs.Conclusion. - Irrespective of the imaging features, a history of travel to an endemic region combined to other findings such as infundibular thickening should raise concern for the possibility of tuberculosis even in the absence of signs of systemic infection. (C) 2011 Elsevier Masson SAS and Editions francaises de radiologie. All rights reserved.
L’endométriose est une pathologie gynécologique fréquente d’étiologie indéterminée intéressant les femmes en période d’activité génitale. La technique de première intention est l’échographie endovaginale. Cependant, une IRM est réalisée de plus en plus fréquemment de façon complémentaire pour les dossiers complexes ou pour un bilan préopératoire. Il n’existe pas actuellement de consensus international concernant la préparation des patientes, le protocole d’IRM et les critères diagnostiques. Notre but a été de développer des recommandations cliniques pour l’évaluation par IRM de l’endométriose pelvienne basée sur les critères de la littérature et un consensus entre experts. Ce travail a été réalisé par un groupe de radiologues de la Société européenne de radiologie urogénitale (ESUR) et un gynécologue expert en méthodologie. Ce groupe a évalué les indications de l’IRM, la préparation des patientes, les protocoles IRM et les critères diagnostiques IRM pour le diagnostic d’une endométriose pelvienne. Le panel d’experts a proposé une recommandation finale pour chaque critère en utilisant les niveaux de preuve 2011 de l’Oxford Centre for Evidence Based Medicine (OCEBM).Endometriosis is a common gynaecological condition of unknown aetiology that primarily affects women of reproductive age. The accepted first-line imaging modality is pelvic ultrasound. However, magnetic resonance imaging (MRI) is increasingly performed as an additional investigation in complex cases and for surgical planning. There is currently no international consensus regarding patient preparation, MRI protocols or reporting criteria. Our aim was to develop clinical guidelines for MRI evaluation of pelvic endometriosis based on literature evidence and consensus expert opinion. This work was performed by a group of radiologists from the European Society of Urogenital Radiology (ESUR), experts in gynaecological imaging, and a gynaecologist expert in methodology. The group discussed indications for MRI, technical requirements, patient preparation, MRI protocols and criteria for the diagnosis of pelvic endometriosis on MRI. The expert panel proposed a final recommendation for each criterion using Oxford Centre for Evidence Based Medicine (OCEBM) 2011 levels of evidence.
Thermophilic microorganisms have been of great scientific interest for several decades, principally in regard to their biotechnological potential and also of the thermostable enzymes they produce. Optimal cultivation techniques for these organisms are required, therefore, not only for basic study but also for evaluation of their thermostable microbial products. Operating a fermentor at elevated temperatures may be advantageous in terms of increased solubility of substrates, improved mass transfer due to decreased viscosity, and increased diffusion rates. However, the cultivation of thermophiles also has many associated problems. A high cultivation temperature can give unexpected problems affecting the choice of reactor design and construction materials, and with the heating and cooling of the fermentor. Other problems may be caused by the low solubility of gases and the instability of substrates and other reagents used. Furthermore, high productivity requires high cell densities to be achieved and in many cases thermophiles are characterised by low growth rates, low growth yields and susceptibility to substrate and product inhibition at low concentrations. Different ways to circumvent some of these problems, such as using gas-lift fermentors, dialysis fermentors or cultivation with cell recycling are discussed.
Illustrer l’aspect en imagerie des sacro-iliites infectieuses et montrer l’intérêt de l’imagerie en coupes dans l’orientation vers l’origine infectieuse d’une sacro-iliite. Etude rétrospective de 18 patients colligés entre 1997 et 2008. Tous les patients ont eu des radiographies, 13 une TDM et 8 une IRM. II s’agit de 10 hommes et 8 femmes, avec un âge moyen de 32 ans. L’atteinte était unilatérale dans tous les cas. Les radiographies étaient suggestives d’une sacro-iliite dans 13 cas et normales dans 5 cas. La TDM a montré, un abcès des parties molles dans 8 cas et un séquestre osseux dans 2 cas de tuberculose. L’IRM a objectivé dans tous les cas une infiltration des parties molles et un abcès dans 3 cas. Le germe a été identifié dans 9 cas (3 cas de tuberculose, 3 cas de brucellose, 2 sacro-iliites à pyogène et un cas de candidose), par biopsie dans 3 cas, hémocultures dans 2 cas, prélèvement à la porte d’entrée dans 1 cas et sérodiagnostic dans 3 cas. Le diagnostic de sacro-iliite à pyogène a été retenu sur des arguments cliniques et biologiques pour les autres cas. L’imagerie joue un rôle primordial dans le diagnostic et l’orientation étiologique d’une sacro-iliite infectieuse.
Décrire l’aspect en imagerie de l’échinococcose osseuse. II s’agit d’une étude rétrospective de 7 cas colligés sur une période de 9 ans (1999 –2008). Tous les patients ont été explorés par des radiographies simples, par une TDM (n = 5) et par une IRM (n = 5). Trois hommes et 4 femmes âgés de 7 à 84 ans (moyenne 38 ans). L’atteinte osseuse était vertébrale (n =3), costale (n =2), iliaque (n = 1) et fémorale (n = 1). Les radiographies ont montré au niveau costal une ostéolyse soufflant la corticale, au niveau fémoral une lésion ostéolytique multiloculaire et au niveau iliaque une lésion mixte lytique et condensante. Le scanner a précisé l’atteinte des arcs postérieurs des vertèbres et la structure multiloculaire de la lyse osseuse. L’IRM a montré une extension intracanalaire des localisations vertébrales (n = 3), un signal liquidien des lésions avec une structure multiloculaire des lésions. L’imagerie en coupes joue un rôle primordial dans l’approche diagnostique de l’échinococcose osseuse dont l’aspect agressif est souvent trompeur. A y penser dans un pays endémique.
Connaître les caractéristiques cliniques des myélites, leurs etiologies, leurs particularités radiologiques en IRM et préciser les diagnostics différentiels. Série rétrospective portant sur 53 cas de myélites : 15 hommes et 38 femmes dont l’âge variait entre 4 et 70 ans, colligés durant une période allant de 2004 à 2008. Tous les patients ont été explorés par une IRM cérébrale et médullaire pour un syndrome clinique de compression médullaire. Une PL a été réalisée dans 90% des cas. Les myélites inflammatoires comportaient : sclérose en plaque (n = 27), maladie de Behçet (n = 1), lupus érythémateux (n = 2), ADEM (n = 5), syndrome de Devic (n = 3). Les myélites infectieuses : HIV (n = 1), HSV2 (n = 1), zona (n = 1), tuberculose (n = 3), origine post vaccinale (n = 3), idiopathique (n = 7). Les myélites sont rares. Les causes en sont multiples et nécessitent une enquête étiologique rigoureuse. L’IRM avec injection de Gadolinium permet le diagnostic positif, élimine une compression médullaire et participe au diagnostic étiologique. La cause peut rester indéterminée.
Décrire l’aspect en imagerie de la tuberculose ostéo-articulaire périphérique. Quinze patients colligés durant la période 1995-2008. Tous ont eu des radiographies, 11 ont bénéficié au moins d’une imagerie en coupe : TDM (n = 7) et/ou IRM (n = 7) et 4 une scintigraphie. Sept hommes et 8 femmes d’âge moyen 45 ans (5-79 ans). Il s’agissait de 5 cas d’ostéite : tibia (n = 3), ulna (n = 1), calcanéus (n = 1) et de 10 cas d’ostéo-arthrite : cheville (n = 4), hanche (n = 3), genou (n = 1), épaule (n = 1), coude (n = 1). L’atteinte était multifocale dans 3 cas. Les radiographies étaient anormales dans tous les cas, montrant soit un pincement de l’interligne ± une destruction articulaire, soit une ostéolyse ou une périostose. L’IRM a montré dans l’ostéite un abcès intra-osseux, étendu aux parties molles (n = 2) et un œdème médullaire et musculaire (n = 1) et dans l’ostéo-arthrite un œdème sous-chondral avec pannus synovial (n = 4). La TDM a montré une périostose (n = 3), un séquestre osseux (n = 1), une ostéolyse (n = 4) et une destruction articulaire (n = 2). La confirmation diagnostique était par biopsie (n = 12) et par des arguments clinico-radiologiques et évolutifs (n = 3). Le diagnostic de la tuberculose ostéo-articulaire reste difficile. L’imagerie et surtout l’IRM joue un rôle important dans l’orientation diagnostique à côté des éléments clinico-épidémiologiques.