Due to its central role in cognitive control, the dorso-lateral prefrontal cortex (dlPFC) has been the target of multiple brain modulation studies. In the context of the present pilot study, the dlPFC was the target of eight repeated neurofeedback (NF) sessions with functional near infrared spectroscopy (fNIRS) to assess the brain responses during NF and with functional and resting state magnetic resonance imaging (task-based fMRI and rsMRI) scanning. Fifteen healthy participants were recruited. Cognitive task fMRI and rsMRI were performed during the 1st and the 8th NF sessions. During NF, our data revealed an increased activity in the dlPFC as well as in brain regions involved in cognitive control and self-regulation learning (pFWE < 0.05). Changes in functional connectivity between the 1st and the 8th session revealed increased connectivity between the posterior cingulate cortex and the dlPFC, and between the posterior cingulate cortex and the dorsal striatum (pFWE < 0.05). Decreased left dlPFC-left insula connectivity was also observed. Behavioural results revealed a significant effect of hunger and motivation on the participant control feeling and a lower control feeling when participants did not identify an effective mental strategy, providing new insights on the effects of behavioural factors that may affect the NF learning.
Rationale: Food addiction (FA) could modify the management of obese patients. fMRI may help to identify the cognitive processes underlying FA. Aims: (i) to identify by fMRI specific responses in brain regions involved in hedonic and motivational processes (striatum), and cognitive control (prefrontal cortex) according to FA severity; (ii) to identify whether FA severity is related to anxiety and/or depression. Methods: Design: prospective, observational, monocentric study including grade 2 or 3 obese women with FA or not. Each patient underwent one fMRI session that included a sequence of images during a food cognitive task and a sequence during a resting-state condition. Anxiety-depressive symptomatology and body mass index (BMI) were assessed. The relationship between FA severity and other variables was assessed using ordinal logistic regression. A generalized linear model was used to detect brain responses. Results: Forty female patients, age (mean±SD) 36.7 ± 12 years, BMI, 39.2 ± 3, were included, 60% of them suffering from FA. The FA severity was associated with more frequent anxiety symptomatology (odds ratio, 4.93; 95% confidence interval [1.25; 19.60]; p=0.04). In the food task condition, FA severity was associated with decreased brain activation in the bilateral putamen as well as anterior cingulate cortex (ACC) (voxel: uncorrected p<0.001). In resting-state condition, FA severity correlated negatively with functional connectivity (FC) between the ACC and dorsal striatum (voxel: uncorrected p < 0.001; cluster: p-FDR < 0.05). Conclusion: Brain profiles of obese patients were heterogeneous related to FA severity. The brain areas that had differences in activation were those involved in emotional regulation and cognitive control and motivational processes. FA severity is associated with impaired cortico-striatal FC in patients with severe obesity. Disclosure of Interest: None declared
To validate the proton density fat fraction (PDFF) obtained by the MRQuantif software from 2D chemical shift encoded MR (CSE–MR) data in comparison with the histological steatosis data. This study, pooling data from 3 prospective studies spread over time between January 2007 and July 2020, analyzed 445 patients who underwent 2D CSE–MR and liver biopsy. MR derived liver iron concentration (MR–LIC) and PDFF was calculated using the MRQuantif software. The histological standard steatosis score (SS) served as reference. In order to get a value more comparable to PDFF, histomorphometry fat fraction (HFF) were centrally determined for 281 patients. Spearman correlation and the Bland and Altman method were used for comparison. Strong correlations were found between PDFF and SS (rs = 0.84, p < 0.001) or HFF (rs = 0.87, p < 0.001). Spearman’s coefficients increased to 0.88 (n = 324) and 0.94 (n = 202) when selecting only the patients without liver iron overload. The Bland and Altman analysis between PDFF and HFF found a mean bias of 5.4
Le neurofeedback (NF) consiste en un entraînement à la régulation volontaire de l'activité d'une région cérébrale donnée, qui est enregistrée et retransmise en temps réel au sujet grâce à une technique de neuro-imagerie et d'interface informatique. Sa principale application a pour objectif d'améliorer la fonction associée à la région cérébrale ciblée. Le cortex préfrontal dorsolatéral (dlPFC) est impliqué dans le contrôle cognitif, son hypo-activation étant associée à un moindre contrôle de la prise alimentaire. Ceci fait du dlPFC une cible de choix pour un entrainement au NF dans la prévention de l'hyperphagie alimentaire. La spectroscopie proche infrarouge fonctionnelle (fNIRS) est une technique d'imagerie optique permettant de détecter des changements relatifs des concentrations en oxyhémoglobine (HbO) et désoxyhémoglobine (HbR) et donc de façon indirecte, d'étudier l'activité cérébrale. Néanmoins, le signal enregistré ne reflète pas uniquement l'activité cérébrale corticale mais comprend également d'autres signaux physiologiques tels que la vascularisation du cuir chevelu. Ainsi, cette étude a pour objectif d'évaluer au cours d'une session de NF-fNIRS ciblé sur le dlPFC, l'impact de ces bruits physiologiques sur la réussite de l'entraînement au NF, en vue de son optimisation avant implémentation chez des personnes hyperphages. Trente volontaires (ratio h/f 1/1), âgés de 19 à 60 ans, ont participé à une session de NF-fNIRS (15 répétitions de 30 secondes de NF entrecoupées de 15 phases de repos de 30 secondes). Leur sentiment de réussite a été reporté. Les signaux fNIRS ont été acquis avec un système NIRScout XP (NIRx, Berlin, Allemagne) à 8 sources LED/8 détecteurs APD couplé au logiciel NIRStar et LSL. L'HbO mesurée au niveau du dlPFC (moyenne de 4 paires de sources et détecteurs, appelées « canaux ») a été retransmise sous forme de jauge visuelle, que les participants devaient faire monter afin d'augmenter l'activité de leur dlPFC. Un modèle linéaire généralisé (GLM) sur chacun des 4 canaux couvrant le dlPFC a été généré prenant en compte la réponse hémodynamique liée à la tâche NF au niveau individuel. Les signaux de canaux courts (short-channels ; SC) ont été ajoutés au modèle et utilisés comme régresseurs afin d'éliminer les variations physiologiques du signal HbO du cuir chevelu. Pour chacun des canaux et des 15 essais, les valeurs bêta et t ont été calculées. Des tests Khi2 ont été utilisés pour les comparaisons de groupe. Seuil de significativité à p < 0,05 ; tendance à p < 0,1. En retenant les 10 meilleurs essais sur 15, 22 participants (73 %) ont au moins un canal d'intérêt activé pendant le NF (p < 0,05). Après intégration des SC, seuls 17 individus ont activé de manière significative leur dlPFC. Ces résultats suggèrent que 9 individus présentaient un signal « faux positif », où l'augmentation de l'HbO faisant monter la jauge n'était pas seulement liée à une activité corticale mais à du bruit physiologique, et que 4 individus présentaient un signal « faux négatif », où l'augmentation d'activité de leur dlPFC étaient masquée par du bruit physiologique. Sur les 17 individus ayant activé leur dlPFC, 14 avaient une activité accrue dans d'autres régions frontales et 5 dans la région motrice contrôle. Par ailleurs, la moitié des participants ont rapporté un sentiment positif de contrôle de la jauge. Chez ces individus, 11 ont eu au moins un canal d'intérêt activé, tandis que chez ceux n'ayant pas eu de sentiment de contrôle de la jauge, 6 ont eu au moins un canal d'intérêt activé (p = 0,065). Au cours d'une unique session de NF-fNIRS basée sur le dlPFC, 17 individus sur 30 ont été capables de moduler l'activité de leur dlPFC, confirmant la faisabilité d'une approche de NF-fNIRS ciblant le dlPFC. Ces résultats mettent en lumière l'intérêt de prendre en compte les signaux extracorticaux qui peuvent profondément affecter la réussite de l'entraînement au NF. Cette optimisation du calcul du NF en temps réel est une approche pertinente à intégrer en vue de l'implémentation du NF-fNIRS en clinique, notamment afin d'aider les personnes atteintes de troubles hyperphagiques à mieux contrôler leurs pulsions alimentaires.
L'addiction alimentaire (AA) est fréquente chez l'obèse sévère (35 à 40 %) et pourrait modifier le résultat de la prise en charge médicochirurgicale. Afin d'identifier les processus cognitifs sous-jacents à l'AA et étayer son existence les études de neuro-imagerie sont prometteuses. Chez des patientes éligibles à la chirurgie de l'obésité, nos objectifs étaient : (i) identifier par le biais de l'IRMf, des réponses cérébrales spécifiques au niveau des régions impliquées dans les processus hédoniques et motivationnels (striatum) ainsi que dans le contrôle cognitif (cortex préfrontal), en fonction de la sévérité de l'AA, en condition de tâche cognitive d'anticipation alimentaire et en conditions de repos ; (ii) identifier si la sévérité de l'AA était lié à une symptomatologie anxieuse et/ou dépressive et à un phénotype nutritionnel particulier. Il s'agit d'une étude pilote, monocentrique incluant des femmes, souffrant d'obésité grade 2 ou 3, qui présentaient ou non une AA. Chaque patiente a réalisé une séance d'IRMf qui comprenaient une séquence d'images en condition de tâche d'anticipation alimentaire, ainsi qu'une séquence en condition de repos. Lors de la tâche d'anticipation alimentaire, nous avons demandé aux participantes de s'imaginer ingérer des entrées/plats/desserts présentés en photographie (dont elles avaient évalué l'appréciation hédonique au préalable). Nous avons également évalué la présence d'une symptomatologie anxio-dépressive et analysé les données anthropométriques, la composition corporelle et la dépense énergétique de repos. Un modèle linéaire généralisé a été utilisé pour détecter les réponses cérébrales en condition de tâche d'anticipation alimentaire et en condition de repos. La relation entre la sévérité de l'AA et les autres variables a été réalisée à l'aide d'un régression logistique ordinale. Quarante patientes ont été incluses dans l'étude : âge (moy. ± DS), 36,7 ± 8,5 ans, indice de masse corporelle, 39,2 ± 3,0, 60 % souffraient d'AA. La sévérité de l'AA était associée à une symptomatologie anxieuse plus fréquente (odds ratio, 4,93 ; intervalle de confiance à 95 % [1,25 ; 19,60] ; p = 0,04), mais pas à un phénotype nutritionnel en particulier. En condition de tâche d'anticipation alimentaire, la sévérité de l'AA était associée à une activation cérébrale diminuée du putamen de manière bilatérale ainsi que du cortex cingulaire antérieur (CCA) (voxel : p non corrigée < 0,001). En IRMf de repos, la sévérité de l'AA était corrélée négativement à la connectivité fonctionnelle (CF) entre le CCA et le striatum dorsal (voxel : p non corrigée < 0,001 ; cluster : p-FDR < 0,05). Il existe une hétérogénéité des profils cérébraux chez des patientes obèses éligibles à la chirurgie de l'obésité liée à la sévérité de l'AA. Les zones cérébrales qui avaient des différences d'activation étaient celles impliquées dans la régulation émotionnelle et le contrôle cognitif (CCA) et les processus motivationnels (striatum dorsal). La sévérité de l'AA est associée à une CF cortico-striatale altérée. Nous étudierons l'impact de ces anomalies sur le devenir des patientes finalement opérées de la chirurgie de l'obésité.
La spectroscopie du proche infrarouge ou near-infrared spectroscopy (NIRS) connaît un développement majeur en particulier dans le domaine de l’imagerie cérébrale fonctionnelle. Son fonctionnement repose sur les propriétés d’absorption optique spécifiques de l’oxyhémoglobine et de la désoxyhémoglobine. Des sources émettent un signal lumineux à deux longueurs d’onde prédéfinies au contact du scalp, qui diffusent au sein des premiers millimètres corticaux. Des détecteurs placés à 3 cm des sources captent la lumière ayant traversé le tissu cérébral selon un trajet arciforme. La NIRS permet ainsi de mesurer de façon non invasive les variations de concentration d’oxyhémoglobine et désoxyhémoglobine au niveau cortical au cours du temps. Le développement technologique des capteurs et détecteurs a permis à la NIRS d’obtenir une résolution temporelle de l’ordre de 10 kHz et une portabilité justifiant son intérêt dans un vaste champ d’applications, allant de la réanimation néo-natale au monitoring per chirurgical. De plus, contrairement aux autres méthodes d’imagerie fonctionnelle cérébrale (IRM, EEG, échographie doppler), la NIRS fournit des informations distinctes sur l’oxyhémoglobine et la désoxyhémoglobine, ce qui représente un atout dans le cadre d’études multimodales. Un traitement du signal est nécessaire pour convertir le signal recueilli en variations de concentration en oxyhémoglobine et désoxyhémoglobine, notamment en raison du fait de son atténuation par la voûte crânienne et de l’intégration des phénomènes hémodynamiques extra-cérébraux. Ce traitement n’est cependant pas consensuel et les résultats de différentes chaînes de traitement sont hétérogènes. Des travaux en cours visent à optimiser et uniformiser ces étapes de traitement pour ainsi permettre une meilleure généralisation de cette modalité. La portabilité et la résolution temporelle de la NIRS en font une technique de choix en imagerie cérébrale fonctionnelle. L’uniformisation des méthodes de traitement et d’analyse du signal facilitera l’accès et l’utilisation de cette modalité en pratique clinique. Near-infrared spectroscopy (NIRS) is undergoing major development, particularly in the field of functional brain imaging. Its operating principle is based on the specific optical absorption properties of oxyhaemoglobin and deoxyhaemoglobin. Sources emit a light signal at two predefined wavelengths on contact with the scalp, which diffuses into the first few millimeters of the cortex. Detectors placed 3 cm from the sources capture the light that has passed through and interacted with the brain tissue in an arciform path. NIRS thus makes it possible to measure non-invasively the variations in oxyhaemoglobin and deoxyhaemoglobin concentration at the cortical level over time. The technological development of sensors and detectors has allowed NIRS to obtain a temporal resolution of the order of 10 kHz and a portability justifying its interest in a vast field of applications, ranging from neo-natal resuscitation to per-surgical monitoring. Furthermore, unlike other functional brain imaging methods (MRI, EEG, Doppler ultrasound), NIRS provides separate information on oxyhaemoglobin and deoxyhaemoglobin, which is an advantage in multimodal studies. Signal processing is necessary to convert the signal collected into variations in oxyhaemoglobin and deoxyhaemoglobin concentration, in particular because of its attenuation by the cranial vault and the integration of extra-cerebral haemodynamic phenomena. However, this treatment is not consensual and the results of different treatment chains are heterogeneous. The work in progress aims to standardize these treatment steps to allow a better generalization of this modality. The portability and temporal resolution of NIRS make it a technique of choice in functional brain imaging. The standardization of signal processing and analysis methods will thus facilitate access to and use of this modality in clinical practice.
Récemment, il a été mis en évidence que 50 % des femmes âgées de 18 à 24 ans pouvaient présenter au moins un événement d’hyperphagie émotionnelle (HE) au cours des 28 derniers jours. L’HE correspond à l’ingestion d’une grande quantité de nourriture en réponse à une émotion, le plus souvent négative, dans l’objectif de la réguler ou de l’atténuer. Bien que non considérée comme un trouble du comportement alimentaire (TCA), l’HE pourrait favoriser à terme leur établissement, notamment une hyperphagie boulimique. De plus, l’HE peut exercer un rôle prédictif concernant l’augmentation de l’indice de masse corporelle (IMC). Ainsi, détecter et prendre en charge précocement l’HE permettrait de mettre en place une stratégie de prévention contre l’établissement de TCA ou de l’obésité, des pathologies à forte prévalence en France (TCA, 8 % en 2013–2018, obésité, 17 % en 2015). À ce jour, l’HE est considérée comme une composante de l’alimentation émotionnelle et n’est pas encore associée à un profil comportemental singulier. Dans l’objectif de réaliser un profil psycho-comportemental en lien avec l’HE, une enquête en ligne a été diffusée entre février et avril 2021 (© Typeform ) auprès de femmes issues du bassin rennais. L’Emotional Overeating Questionnaire a permis d’identifier les personnes présentant une HE. Afin d’étudier ses interactions avec d’autres traits comportementaux, la prédisposition à l’ennui, l’impulsivité, le bien-être et certaines sous-classes du comportement alimentaire et de TCA ont été évalués via des questionnaires validés. La consommation de certaines substances psychoactives (alcool, drogues, tabac) a été évaluée. Des données sociodémographiques ont également été recueillies. Un modèle de régression linéaire généralisé univarié a été réalisé pour estimer la force de l’association entre l’HE et chaque covariable, puis une analyse multivariée a été réalisée pour hiérarchiser les différentes variables indépendantes et identifier un potentiel effet médiateur de l’une d’entre elles. Au total, 259 femmes, âgées de 18 à 24 ans ont répondu à l’enquête. Parmi les femmes, 51,4 % d’entre elles ont reporté au moins 6 événements d’HE au cours des 28 derniers jours. Nos résultats montrent que l’HE est négativement associée au bien-être (OD = 0,98 ; IC[0,96 ; 0,99] ; p < 0,001), positivement associée à la prédisposition à l’ennui (OD = 1,19 ; IC[1,11 ; 1,27] ; p < 0,001), à l’impulsivité motrice (OD = 1,05 ; IC[1,00 ; 1,09] ; p < 0,031) et cognitive (OD = 1,05 ; IC[1,00 ; 1,11] ; p < 0,035), aux scores de l’alimentation émotionnelle (OD = 1,04 ; IC[1,03 ; 1,05] ; p < 0,001) et incontrôlée (OD = 1,04 ; IC[1,03 ; 1,05] ; p < 0,001), à une addiction alimentaire faible (OD = 9,27 ; IC[3,08 ; 27,88] ; p < 0,001) et modérée-forte (OD = 5,79 ; IC[2,51 ; 13,38] ; p < 0,001). L’analyse multivariée a montré que la présence d’une addiction alimentaire est significativement corrélée à l’HE (OD = 8,78 ; IC[2,62 ; 29,47] ; p < 0,001). En conclusion, la présence d’une addiction alimentaire exercerait un effet médiateur sur ces différentes variables et pourrait être un facteur prédictif d’une HE.
Background: The search of biomarkers in the field of depression requires easy implementable tests that are biologically rooted. Qualitative analysis of verbal fluency tests (VFT) are good candidates, but its cerebral correlates are unknown. Methods: We collected qualitative semantic and phonemic VFT scores along with grey and white matter anatomical MRI of depressed (n = 26) and healthy controls (HC, n = 25) women. Qualitative VFT variables are the "clustering score" (i.e. the ability to produce words within subcategories) and the "switching score" (i.e. the ability to switch between clusters). The clustering and switching scores were automatically calculated using a data-driven approach. Brain measures were cortical thickness (CT) and fractional anisotropy (FA). We tested for associations between CT, FA and qualitative VFT variables within each group. Results: Patients had reduced switching VFT scores compared to HC. Thicker cortex was associated with better switching score in semantic VFT bilaterally in the frontal (superior, rostral middle and inferior gyri), parietal (inferior parietal lobule including the supramarginal gyri), temporal (transverse and fusiform gyri) and occipital (lingual gyri) lobes in the depressed group. Positive association between FA and the switching score in semantic VFT was retrieved in depressed patients within the corpus callosum, right inferior fronto-occipital fasciculus, right superior longitudinal fasciculus extending to the anterior thalamic radiation (all p < 0.05, corrected). Conclusion: Together, these results suggest that automatic qualitative VFT scores are associated with brain anatomy and reinforce its potential use as a surrogate for depression cerebral bases.
L’IRM prend une place de plus en plus grande dans les études de recherche clinique, que ce soit au niveau des critères d’inclusion ou des critères d’évaluation. Des marqueurs basés sur l’exploitation des acquisitions IRM sont désormais considérés régulièrement comme critères principaux d’évaluation. Dans le cadre d’études multicentriques en particulier, la gestion des acquisitions IRM doit considérer l’hétérogénéité des systèmes IRM en termes de constructeurs, de champs magnétiques, d’antennes de réception et de versions logicielles. Cela s’explique par le nombre de paramètres importants qu’il est possible de spécifier pour obtenir une acquisition IRM, la variabilité entre les solutions proposées par les constructeurs et les innovations techniques régulières. L’objectif du présent article est de détailler les spécificités à prendre en compte et les personnes à impliquer pour réaliser une étude en IRM quel que soit l’organe concerné par l’imagerie. En s’appuyant sur l’expérience et l’expertise des membres du Réseau d’entraide multicentrique en IRM (REMI), nous proposons à la communauté francophone des recommandations détaillées, afin de mieux prendre en compte les spécificités de l’IRM à toutes les étapes de l’étude et de participer à l’amélioration de la qualité de la recherche en IRM. Ces recommandations prennent également en compte les spécificités des plateformes de recherche en IRM et des services d’imagerie clinique, ainsi que les contraintes réglementaires. MRI is becoming increasingly important in clinical research studies, both in terms of inclusion criteria and endpoints. Markers based on MRI acquisitions are now regularly considered as primary endpoints. Especially in multicentre studies, the management of MRI acquisitions has to take into account the heterogeneity of MRI systems in terms of manufacturers, magnetic fields, coils and software versions. This is due to the number of important parameters that can be specified and optimised to obtain MR images, the variability between the solutions proposed by the manufacturers and the regular technical innovations. The aim of this article is to detail the steps and the people to involve in order to carry out an MRI study. Based on the experience and expertise of the members of the Réseau d’entraide multicentrique en IRM (REMI), we propose detailed recommendations to the French-speaking community, in order to better take into account the specificities of MRI at all stages of the study and to participate in improving the quality of MRI research. These recommendations also take into account the specificities of MRI research platforms and clinical imaging services, as well as regulatory constraints.
Le neurofeedback (NF) est défini comme un entraînement à la régulation volontaire d’une région cérébrale donnée, dont l’activité est enregistrée et retransmise en temps réel au sujet grâce à une technique de neuroimagerie et d’interface informatique. Le NF repose sur un processus d’apprentissage et de conditionnement opérant, avec pour objectif d’améliorer la fonction associée à la région cérébrale ciblée. Appliqué dans le cadre du comportement alimentaire, le NF a déjà montré son efficacité concernant la réduction de choix d’aliments hypercaloriques chez des femmes obèses et dans la réduction des événements d’hyperphagie alimentaire. La spectroscopie proche infrarouge fonctionnelle (fNIRS) est une technique d’imagerie optique permettant de détecter des changements relatifs des concentrations en oxy-hémoglobine (HbO) et déoxy-hémoglobine (HbR) et donc de façon indirecte, de l’activité cérébrale. Le cortex préfrontal dorsolatéral (dlPFC) exerçant un rôle critique dans le contrôle cognitif de la prise alimentaire, cette étude a pour objectif d’évaluer la faisabilité d’une session de NF-fNIRS ciblé sur le dlPFC, en vue de son implémentation dans une stratégie de prévention des troubles du comportement alimentaire. 30 individus, âgés de 19 à 60 ans, ont participé à une session de NF-fNIRS, consistant en 15 blocs de 30 secondes de NF entrecoupés de 15 phases de repos. L’HbO mesurée par les optodes couvrant le dlPFC a été retransmise sous forme de jauge visuelle, que les participants devaient faire monter afin d’augmenter l’activité du dlPFC. Un filtre pass band 0,01 à 0,09 Hz a été utilisé pour filtrer les variations physiologiques et un modèle général linéaire (GLM) a été utilisé. Une comparaison de moyennes ( t -test) a été réalisée pour l’analyse de groupe. Les stratégies des participants et leurs retours ont été recueillis. Les participants ont estimé avoir un contrôle modéré sur la jauge, les stratégies rapportées comme les plus efficaces pour la faire monter étant la concentration et l’encouragement positif. L’analyse statistique préliminaire montre une augmentation significative de l’activité cérébrale au niveau du dlPFC ( p < 0,05). Ces résultats montrent la faisabilité d’une unique session de NF-fNIRS ciblé sur le dlPFC dans le but d’augmenter son activité. L’entraînement au NF nécessitant des sessions répétées afin de consolider son apprentissage, ces résultats sont encourageants en vue de son implémentation dans le cadre de la prévention des troubles du comportement alimentaire.
La resynchronisation cardiaque (CRT — Cardiac Resynchronization Therapy) fait partie de l’arsenal thérapeutique dans l’insuffisance cardiaque terminale. Cette technique consiste à implanter deux sondes stimulant de façon synchrone les ventricules droit et gauche et ainsi améliorer l’hémodynamique cardiaque. À ce jour, la CRT est réservée aux patients en rythme sinusal avec une FEVG<35 % et un asynchronisme électrique défini par un QRS>150ms et un aspect de bloc de branche gauche. Cependant, 30 à 40 % des patients ainsi sélectionnés sont non répondeurs, preuve de la perfectibilité des critères de sélection. Actuellement, les radiologues sont sollicités dans un bilan pré-CRT essentiellement pour faire une IRM cardiaque et déterminer précisément la FEVG. Cependant, l’évolution des techniques d’imagerie, aussi bien échocardiographiques que IRM et TDM, a permis l’émergence de nouveaux paramètres susceptibles d’améliorer la sélection des patients et d’espérer à terme un meilleur taux de réponse à la CRT. Ces paramètres sont par exemple l’étude de l’asynchronisme mécanique, l’analyse des cicatrices macroscopiques et de la fibrose interstitielle myocardique, ou encore l’étude de l’anatomie veineuse coronaire. Ces informations peuvent être combinées, voire fusionnées afin de stratifier plus précisément les patients et/ou de proposer une assistance per-procédure aux cardiologues lors de l’implantation. Nous nous proposons dans cet article de passer en revue les différentes techniques et méthodes d’imagerie qui, au-delà des critères de sélection actuellement recommandés, pourraient permettre d’affiner la sélection des patients et d’améliorer leur réponse à la CRT dans le futur.
Multiple sclerosis [MS] is a common inflammatory, demyelinating and neurodegenerative disease of the central nervous system that affects both the brain and the spinal cord. In clinical practice, spinal cord MRI is performed far less frequently than brain MRI, mainly owing to technical limitations and time constraints. However, improvements of acquisition techniques, combined with a strong diagnosis and prognostic value, suggest an increasing use of spinal cord MRI in the near future. This review summarizes the current data from the literature on the prognostic value of spinal cord MRI in MS patients in the early and later stages of their disease. Both conventional and quantitative MRI techniques are discussed. The prognostic value of spinal cord lesions is clearly established at the onset of disease, underlining the interest of spinal cord conventional MRI at this stage. However, studies are currently lacking to affirm the prognostic role of spinal cord lesions later in the disease, and therefore the added value of regular follow-up with spinal cord MRI in addition to brain MRI. Besides, spinal cord atrophy, as measured by the loss of cervical spinal cord area, is also associated with disability progression, independently of other clinical and MRI factors including spinal cord lesions. Although potentially interesting, this measurement is not currently performed as a routine clinical procedure. Finally, other measures extracted from quantitative MRI have been established as valuable for a better understanding of the physiopathology of MS, but still remain a field of research.
BACKGROUND:Organophosphate pesticides (OP) are widely used for both agricultural and domestic purposes. Epidemiological studies suggest neurotoxicity in children after exposure to organophosphates pesticides (OP) at low levels but possible mechanism is still unclear. OBJECTIVES:We aimed at investigating the effects of prenatal exposure to OPs on inhibitory control of 10-12 year-old-children assessed by a motor inhibition task during functional magnetic resonance imaging (fMRI). METHODS:Ninety-five children from the PELAGIE cohort (Brittany-France, from 2002) underwent a fMRI examination during which inhibition was assessed by a Go/No-Go task. Task performance was assessed by average response latency, commission rate and composite performance score (PS). Whole brain activation was estimated by modeling the hemodynamic response related to inhibition demand and successful inhibition. OP exposure was assessed by measuring six dialkylphosphate (DAP) metabolites in the urine of women in early pregnancy (<19 WG). Concentrations were summed to obtain overall levels of diethylphosphate (DE), dimethylphosphate (DM) and total non-specific metabolites (DAP), standardized to homogenize sampling conditions and categorized into levels of exposure: low (reference), moderate or high. Regression models were adjusted for potential cofounders considered by restriction and statistical criteria. RESULTS:Moderate levels of DAP were associated with a decreased commission rate (β = -6.65%, p = 0.04), indicating improved performance. Increasing levels of DM and DE were associated with decreased brain activity in the left inferior and bilateral superior frontal regions during successful inhibition. We did not observe any differential activation related to inhibitory demands. DISCUSSION:These results suggest that prenatal OPs may be associated with altered pattern of brain activity in regions related to inhibition among children and need to be confirmed by additional studies.
目的采用3 T MRI评估R 2 *值和信号强度比(SIR)方法定量检测肝脏铁含量(LIC)的效能及局限性。方法这项前瞻性研究共纳入105例病人,行肝脏活检测量组织生化铁含量(LICb)。所有病人均进行3 T MRI屏气多回波梯度回波(mGRE)序列扫描。通过3 T SIR算法(LIC SIR )和R 2 *(LICR 2 *)计算出LIC,并与LICb行相关分析。将数据等分为连续多组对2种方法的比较。结果LICb与R 2 *(r=0.95,P<0.001)和LIC SIR (r=0.92,P<0.001)呈高度相关。以LIC b 为参照,LICR 2 *和LIC SIR 检测肝脏铁过载的敏感度/特异度分别为0.96/0.93和0.92/0.95,偏倚±标准差分别为(7.6±73.4)μmol/g和(14.8±37.6)μmol/g。LIC b <130μmol/g时,LICR 2 *差异性最低,LIC b >130μmol/g时,LIC SIR 差异性最低。结论 3 T MRI R 2 *在铁过载水平较低时可精确定量LIC,但铁过载水平较高时建议使用SIR方法克服R 2 *的局限性。该软件发布在www.mrquantif.org网站,可综合应用2种方法 ,并择优使用。