Introduction La vaccination grippe saisonnière est recommandée chez les adultes âgés de 65 ans et plus, ainsi que chez les personnes présentant des maladies chroniques. Son efficacité dépend du vaccin, des souches virales en circulation et des populations. L'étude RESPIVAC évalue l'efficacité en conditions réelles de la vaccination grippale sur les formes hospitalisées de l'adulte en France au cours de la saison 2024-2025. Matériels et méthodes RESPIVAC est une étude prospective, observationnelle en « test negative design », menée dans 8 hôpitaux universitaires français afin d'estimer l'efficacité vaccinale (EV) grippale sur les formes hospitalisées de l'adulte. Sont inclus les patients hospitalisés pour un SARI (présence d'au moins un signe systémique et un signe respiratoire), avec prélèvement nasopharyngé. Les patients présentant un test positif pour le virus influenza sont considérés comme des cas, et ceux dont le test est négatif comme des témoins. L'EV est calculée selon la formule EV = 100 × (1 − odds ratio de la vaccination), avec une stratification par centre et un ajustement sur l'âge, le sexe, les comorbidités, l'éligibilité aux recommandations vaccinales et le mois d'inclusion. Résultats Au total, 578 patients ont été inclus entre le 29/10/2024 et le 13/04/2025: 188 cas (32,5%) et 390 témoins (67,5%). Les cas et les témoins étaient comparables en âge (médiane : 74, IQR [58;82] vs. 74, IQR [60;82]; p = 0,17) et la présence de comorbidités (161/188, 86% vs. 354/390, 88%; p = 0,35). Aucune différence significative n'a été observée concernant les admissions en réanimation (17/188, 9% vs. 42/390, 11%, p = 0,56) ou en soins intensifs (11/188, 5,9% vs. 42/390, 3,6%, p = 0,27), ni pour la durée médiane de séjour en réanimation ou en soins intensifs (7 jours vs. 4 jours, p = 0,07). La mortalité hospitalière était similaire entre les groupes (5 cas vs. 11 témoins, p = 0,99). Les souches identifiées chez les cas étaient majoritairement de type A (173/188, 92%), le type B représentant 15 cas sur 188 (8%). Soixante et onze cas (37,8%) et 194 témoins (49,7%) avaient été vaccinés pendant la campagne vaccinale.L'EV grippale ajustée globale était de 62% [IC95% : 41% ; 75%], p < 0,01. Dans l'analyse stratifiée selon l'âge, l'EV ajustée était respectivement de 79% [43% ; 92%], p < 0,01 pour les patients âgés de 65 à 75 ans et de 69% [40%; 84%], p < 0,01 pour les plus de 75 ans. Conclusion L'étude RESPIVAC permet de montrer une efficacité significative de la vaccination antigrippale en conditions réelles pour prévenir les hospitalisations pour SARI liées à la grippe, en particulier chez les adultes âgés de 65 ans et plus. Ces résultats soulignent l'importance de maintenir et de renforcer la couverture vaccinale des populations à risque.
OBJECTIVES:This study aimed to estimate influenza and pneumococcal vaccination coverage among adults hospitalized with severe acute respiratory infections in France from 2016 to 2022 and to analyze factors associated with vaccination. METHODS:We analyzed data from a prospective multicenter study involving adults hospitalized with severe acute respiratory infections. Descriptive and comparative analyses of influenza and pneumococcal vaccination coverage were conducted along with multivariate logistic regression to identify the factors associated with vaccination. RESULTS:We included 4,614 patients; 88% (4,080/4,614) had an indication for influenza vaccination. Among them, 2,181/4,080 (53%) were vaccinated against influenza. Factors associated with vaccination included age ≥65 years (adjusted odds ratio [aOR] 3.05; 95% confidence interval [CI] 2.63-3.55) and chronic respiratory diseases (aOR 1.38; 95% CI 1.20-1.59). Pneumococcal vaccination status was available for 90% (4,142/4,614) of patients, of whom 71% (2,920/4,142) had an indication for vaccination. Pneumococcal vaccination coverage was 19% (551/2,920). The factors associated with vaccination were chronic respiratory disease (aOR 2.74; 95% CI 2.22-3.40) and immunocompromised conditions other than malignancies. The vaccination coverage for each vaccine did not increase over time. Among the 3,247 patients eligible for both vaccines, 13% received both vaccines. CONCLUSIONS:In this high-risk population, the vaccination coverage was low, particularly with pneumococcal vaccines. Therefore, improved vaccination recommendation strategies and communication are required.
Introduction La vaccination grippale saisonnière est recommandée chez l'adulte âgé de 65 ans et plus ou en cas de maladies chroniques, dans l'objectif de prévenir les formes graves. Son efficacité varie en fonction des souches circulantes et des populations. Nous présentons les résultats de l'étude RESPIVAC sur l'efficacité en vie réelle de la vaccination grippale chez les adultes hospitalisés pour une infection respiratoire aiguë sévère (SARI) au cours de la saison 2023-2024. Matériels et méthodes RESPIVAC est une étude prospective, observationnelle en ‘test negative design' conduite dans 8 hôpitaux français pour mesurer l'efficacité vaccinale (EV) grippale chez l'adulte hospitalisé pour un SARI (au moins un signe systémique et un signe respiratoire) avec un prélèvement nasopharyngé. Les patients ayant un test positif pour le virus Influenza sont considérés comme des cas et ceux ayant un test négatif comme des témoins. L'EV, calculée selon la formule EV = 100 x (1 – Odds ratio de la vaccination), est stratifiée sur le centre et ajustée selon des facteurs de confusion potentiels (âge, sexe, présence de comorbidités, éligibilité à la recommandation vaccinale et mois d'inclusion). Résultats Au total, 795 patients ont été inclus entre le 31/10/2023 et le 31/03/2024 dont 170 (21%) cas et 625 témoins. Les cas et les témoins étaient comparables en âge (médiane 72, IQR [61; 82] vs.72, [59; 83], p = 0,85), sur la présence d'au moins une comorbidité (151/170, 89% vs. 537/625, 86%, p = 0,38). Les taux d'hospitalisation en réanimation (18/170, 11% vs. 56/625, 9%, p = 0,25) ou en soins intensifs (7/170, 4% vs. 20/625, 3%, p = 0,45) étaient comparables. La durée médiane d'hospitalisation dans l'un de ces services était plus importante parmi les cas que les témoins (médiane 7,5 jours vs. 4,0 jours, p = 0,01). Dix-sept décès sont survenus au cours de l'hospitalisation chez les témoins et aucun chez les cas (p = 0,03). Les souches grippales identifiées étaient majoritairement de type A (164 cas dont 32 H1N1 et 14 H3N2) et aucune de type B. Cinquante-neuf cas (35%) et 245 témoins (39%) avaient été vaccinés pendant la campagne de vaccination (couverture vaccinale à 38%). L'EV grippale non ajustée était de 21% (IC95%: [-13%; 45%], p = 0,20) et après ajustement de 44% (IC95%: [16%; 63%], p < 0,01). Par classe d'âge, l'EV ajustée n'étaient pas significativement différente de 0 pour les patients âgés de moins de 65 ans, alors que pour les patients âgés de 65 à 75 ans et de plus de 75 ans, l'EV ajustée était respectivement de 69% (IC95%: [29%; 87%], p < 0,01) et de 52% (IC95%: [14%; 73%], p = 0,01). Conclusion Au cours de la saison 2023-2024 en France, la souche circulante majoritaire était de type A (H1N1). Avec une faible couverture vaccinale à 38%, l'efficacité vaccinale grippale en population hospitalière était de 44%. Elle est comparable à celles mesurées dans d'autres pays européens.
Introduction La vaccination grippale saisonnière est recommandée chez l'adulte de plus de 65 ans ou en cas de maladies chroniques. Son efficacité est variable selon les années et les populations. Nous présentons les résultats de l'étude RESPIVAC ayant pour objectif de mesurer l'efficacité en vie réelle de la vaccination grippale chez les adultes hospitalisés pour une infection respiratoire aiguë sévère (SARI). Matériels et méthodes RESPIVAC est une étude prospective, observationnelle de type ‘test negative design' conduite dans 8 hôpitaux universitaires français pour mesurer l'efficacité vaccinale (EV) grippale en 2023 chez l'adulte hospitalisé pour un SARI (défini par l'association d'au moins un signe systémique et un signe respiratoire) et ayant bénéficié d'un prélèvement nasopharyngé. Les patients ayant un test RT-PCR positif pour le virus Influenza sont considérés comme des cas et ceux ayant un test négatif comme des témoins. L'EV, calculée selon la formule EV = 100 x (1 – Odds ratio de la vaccination), est stratifiée sur le centre et ajustée selon les facteurs de confusion potentiels (âge, sexe, présence de comorbidités, éligibilité à la recommandation vaccinale et mois d'inclusion). Résultats Au total, 401 patients ont été inclus entre le 11 janvier et le 30 avril 2023, dont 73 (18%) avaient une RT-PCR positive pour Influenza (43 de type A et 30 de type B). Les cas étaient plus jeunes (médiane 67 vs. 75 ans, p <0.001), avec moins de comorbidités (59/73, 81% vs. 300/328, 91%, p = 0.007) et une durée d'hospitalisation légèrement plus courte (médiane 7 vs. 8 jours, p = 0.037) que les témoins. Dix-huit décès (5% dont 67% étaient vaccinés) sont survenus au cours de l'hospitalisation chez les témoins et aucun chez les cas (p = 0.054). Trente cas (41%) et 206 témoins (63%) avaient été vaccinés au cours de la campagne de vaccination 2022-2023. L'EV grippale non ajustée était de 60% (IC95% : [32% ; 76%], p < 0.001) et de 46% (IC95% : [3% ; 70%], p = 0.04) après ajustement selon les facteurs de confusion potentiels. L'EV non ajustée des grippes A et B était, respectivement, de 21% (IC95% : [-54% ; 59%], p = 0.5) et de 88% (IC95% : [67% ; 95%], p < 0.001). Pour les patients âgés de moins de 65 ans, l'EV non ajustée était de 67% (IC95% : [-1% ; 89%], p = 0.051) et de 69% (IC95% : [-9% ; 91%], p = 0.068) une fois ajustée uniquement sur le sexe, les comorbidités et le mois d'inclusion, sans effet ni de la temporalité, ni de la présence de comorbidités. Alors que, pour les patients âgés de 65 à 75 ans et de plus de 75 ans, les EV non ajustées étaient respectivement de 20% (IC95% : [-101% ; 68%], p = 0.6) et 44% (IC95% : [-55% ; 80%], p = 0.3), pas significativement différentes de 0. Conclusion L'efficacité vaccinale grippale en population est de 46%, avec une meilleure efficacité contre la grippe B que la grippe A ainsi que sur la population des moins de 65 ans. L'efficacité vaccinale est comparable à celles mesurées pour les saisons précédentes.Liens d'intérêts déclarés :LB. LN. Interventions ponctuelles : activité de conseil, prise en charge de déplacement et intervention en symposium pour Sanofi, Pfizer, Astrazeneca
IntroductionFace au changement sérotypique des infections invasives à pneumocoques, des vaccins conjugués (PCV) à 20 valences ont été développés. L'objectif de cette étude est de mesurer la distribution des sérotypes des pneumocoques inclus dans les vaccins chez les adultes hospitalisés pour Pneumonie Aiguë Communautaire (PAC) en France.Matériels et méthodesL'étude CAP'HOSPI est une étude de cohorte prospective multicentrique dans 5 hôpitaux français. Les patients majeurs hospitalisés pendant au moins 24 heures avec une PAC confirmée cliniquement et radiologiquement ont été inclus. Leurs échantillons d'urine ont été testés par détection de 24 antigènes urinaires (UAD), spécifiques des sérotype S. pneumoniae. Les PAC évitables par la vaccination ont été définies comme celles dont les sérotypes détectés par les UAD étaient inclus dans le PCV 13, 15 et 20 valences et dans le vaccin pneumococcique polysaccharidique 23 valences (PPSV). Les résultats sont stratifiés par tranches d'âge (18-64 ans, 65 ans et plus).RésultatsSur un total de 260 adultes hospitalisés pour PAC inclus, 187/260 (71,9 %) étaient âgés de ≥65 ans, 121/260 (46,5 %) étaient des femmes. Les principales comorbidités étaient une maladie pulmonaire chronique (112/260, 43,1 %), une tumeur solide (72/260, 27,7 %), un diabète (45/260, 17,3 %), une insuffisance cardiaque congestive (33/259 ; 17,0 %) et une maladie inflammatoire (32/260, 12,3 %). Les UAD étaient positifs chez 31/260 (11,9 %) participants, les sérotypes les plus fréquents étant le sérotype 3 (11/260, 4,23 %), 8 (4/260, 1,54 %), 11A (5/260, 1,92 %) et 22F (4/260, 1,54 %). Le vaccin PCV13 n'inclut que 15/31 (48,4 %) sérotypes détectés, le PCV15 inclut 19/31 (61,3 %), tandis que le PPSV23 et le PCV20 incluent 30/31 (96,8 %).ConclusionLes PAC hospitalisées surviennent principalement chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Des antigènes urinaires de S. pneumoniae ont été mis en évidence dans 11,9 % des PAC nécessitant une hospitalisation chez les adultes. Une plus grande proportion de sérotypes pneumococciques est couverte par le PCV20 par rapport aux PCV 13 et 15Liens d'intérêts déclarés :LBL : interventions ponctuelles : activité de conseil pour Pfizer, Sanofi, Astrazeneca, Gilead
Rationale: Food addiction (FA) could modify the management of obese patients. fMRI may help to identify the cognitive processes underlying FA. Aims: (i) to identify by fMRI specific responses in brain regions involved in hedonic and motivational processes (striatum), and cognitive control (prefrontal cortex) according to FA severity; (ii) to identify whether FA severity is related to anxiety and/or depression. Methods: Design: prospective, observational, monocentric study including grade 2 or 3 obese women with FA or not. Each patient underwent one fMRI session that included a sequence of images during a food cognitive task and a sequence during a resting-state condition. Anxiety-depressive symptomatology and body mass index (BMI) were assessed. The relationship between FA severity and other variables was assessed using ordinal logistic regression. A generalized linear model was used to detect brain responses. Results: Forty female patients, age (mean±SD) 36.7 ± 12 years, BMI, 39.2 ± 3, were included, 60% of them suffering from FA. The FA severity was associated with more frequent anxiety symptomatology (odds ratio, 4.93; 95% confidence interval [1.25; 19.60]; p=0.04). In the food task condition, FA severity was associated with decreased brain activation in the bilateral putamen as well as anterior cingulate cortex (ACC) (voxel: uncorrected p<0.001). In resting-state condition, FA severity correlated negatively with functional connectivity (FC) between the ACC and dorsal striatum (voxel: uncorrected p < 0.001; cluster: p-FDR < 0.05). Conclusion: Brain profiles of obese patients were heterogeneous related to FA severity. The brain areas that had differences in activation were those involved in emotional regulation and cognitive control and motivational processes. FA severity is associated with impaired cortico-striatal FC in patients with severe obesity. Disclosure of Interest: None declared
Il n'existe pas de données françaises d'efficacité vaccinale (EV) COVID-19 sur l'hospitalisation concernant le variant Omicron, et peu de données longitudinales sur l'ensemble des variants préoccupants (VOC) Alpha, Delta et Omicron. Nous avons analysé les données du 23 décembre 2020 au 13 septembre 2022 de l'étude FLUVAC, une étude prospective, multicentrique (5 centres en France), selon un schéma cas-témoin incident (Test Negative Design). Pour cette analyse, nous avons inclus les adultes hospitalisés avec: i) un syndrome grippal; ii) et un prélèvement respiratoire recherchant le SARS-CoV-2. Nous avons recueilli les données socio-démographiques, le schéma vaccinal SARS-CoV-2, et la trajectoire hospitalière des individus idenfiés. La vaccination SARS-CoV-2 était considérée complète à partir de la 1ère ou 2nde dose selon le vaccin utilisé. La circulation des VOC était définie grâce aux données de surveillance de Santé Publique France: Alpha du 23/12/2020 au 30/06/2021, Delta du 01/07/2021 au 31/12/2021, Omicron du 01/01/2022 au 13/09/2022 (date de gel de la base de données). L'EV pour prévenir l'hospitalisation a été calculée pour chaque VOC, avec une stratification par centre d'inclusion, en comparant les odds ratio des individus vaccinés avec un test SARS-CoV-2 positif (cas) aux odds des individus vaccinés avec un test négatif (contrôles). Nous avons inclus 2166 patients (1017 contrôles et 1149 cas), respectivement 866, 701 et 599 pendant les circulations des VOC Alpha, Delta et Omicron. Comparativement aux contrôles, les cas étaient plus jeunes (67 vs. 75 ans), et avaient moins de maladie chronique (808, 70% vs. 858, 85%). En comparant les cas inclus pendant les circulations des VOC Alpha vs Omicron, ils sont plus jeunes (66 vs. 75 ans), et avec moins de maladies chroniques (318/467, 68% vs. 266/318, 84%). La mortalité hospitalière ne différait pas entre les circulations des VOC Alpha et Omicron (26/467, 5.6%, vs. 17/318, 5.3%), bien que le recours aux soins intensifs fût plus fréquent (124/467, 27% vs. 50/318, 16%). La majorité des cas vaccinés avait reçu un vaccin à ARNm (345/419, 82%). L'EV a diminuée au cours de l'étude, de 95,8% IC 95% (85.3 – 98.8) à 81,6% IC 95% (74.3 – 86.8) puis 61,6% IC 95% (41.2 – 74.9) durant les périodes Alpha, Delta et Omicron respectivement. Ces données de vie réelle mettent en évidence un changement du profil des patients hospitalisés avec une COVID-19, et une EV diminuée à chaque nouveau variant ayant circulé de décembre 2020 à septembre 2022, conformément aux données de la littérature internationale. La taille de la population ne nous permet pas d'évaluer l'EV en fonction des rappels, mais les résultats plaident en faveur de stratégies de vaccination plus efficaces contre le dernier VOC Omicron et de la poursuite de la surveillance de l'EV SARS-CoV-2. Aucun lien d'intérêt
Nous avons précédemment montré que le vaccin monovalent (souche B1.351) à protéine recombinante avec adjuvant AS03 (MVB.1.351, Sanofi/GSK), administré en 1ère dose de rappel chez des adultes préalablement vaccinés par 2 doses du vaccin BNT162b2 (Pfizer-BioNTech), induit une meilleure réponse immunitaire qu'une 3ème dose de vaccin BNT162b2 à 15 jours du rappel, tant sur la souche sauvage que sur les 3 variants testés (Delta, Beta et Omicron BA.1). Nous montrons ici la persistance d'anticorps neutralisants contre Omicron BA.5, jusqu'à 6 mois post vaccination. Dans le cadre d'un essai multicentrique, randomisé en simple aveugle selon le ratio 1.1.1, les participants ont reçu l'un des trois vaccins suivants en 1ère dose de rappel: les vaccins à protéine recombinante MV B.1.351 ou MVD614 (Sanofi/ GSK) ou le vaccin BNT162b2. La persistance des anticorps neutralisants contre la souche sauvage et divers variants du SARS-CoV2, y compris Omicron BA.1 et BA.5, jusqu'à 6 mois après le rappel, a été évaluée à l'aide d'un test de microneutralisation. L'analyse de la population per-protocole inclut les participants sans infection par le SRAS CoV-2 (sérologie anti-nucléocapside négative ou test de confirmation pour le SRAS CoV-2) entre le 28e jour et le 6e mois (M6) après le rappel. Parmi les 247 participants randomisés, 99 participants ont été inclus dans l'analyse per protocole à M6 (32 dans le groupe MVD614, 35 dans le groupe MVB.1.351 et 32 dans le groupe BNT162b2) Pour l'ensemble de la population étudiée, le vaccin MVB.1.351 a induit des titres d'anticorps neutralisants plus élevés contre la souche sauvage et les variants testés y compris Omicron BA.1 et BA.5 jusqu'à 6 mois après la dose de rappel comparés aux vaccins MVD614 et BNT162b2. À 6 mois post vaccination, la moyenne géométrique des titres (MGT) d'anticorps neutralisants contre la souche sauvage, Beta, Delta, Omicron BA.1 et Omicron BA.5 était respectivement de: 599.7 (CI 95%: 398.7 – 902.1), 221.4 (CI 95%: 133.8 – 366.4), 515.4 (CI 95%: 328.3 – 808.9), 48.6 (CI 95%: 30.5 – 77.6) et 37.5 (CI 95%: 26.3 – 53.5) pour MVD614; 764.9 (CI 95%: 505.7 – 1156.9), 475.5 (CI 95%: 328.1 – 689.2), 706.6 (CI 95%: 497.0 – 1004.7), 97.5 (CI 95%: 64.7 –147.0) et 71.0 (CI95%: 49.9 – 101.2) pour MVB.1.531; 252.2 (CI95%: 174.5 – 364.3); 113.1 (CI95%: 77.7 – 164.7), 221.4 (CI95%: 149.7 – 327.4), 24.8 (CI95%: 17.9 – 34.4) et 23.3 (CI95%: 17.1 -31.7) pour BNT162b2 Les titres d'anticorps neutralisants induits par le vaccin MVB.1.531 (Sanofi/GSK), administré en 1ère dose de rappel après 2 doses du vaccin BNT162b2, restent plus élevés et durables contre la souche sauvage et les variants du SRAS-COV-2 incluant Omicron BA.1 et BA.5, jusqu'à 6 mois post vaccination par rapport à une 3ème dose du vaccin BNT162b2. Ceci pourrait constituer une option intéressante pour un schéma de vaccination hétérologue. O.L. Recherches/essais cliniques: en qualité d'investigateur principal, coodonnateur, MSD, Sanofi Pasteur, Janssen, Pfizer • Advisory Boards/DSMB: Sanofi Pasteur, Janssen, Pfizer • Cours, formations: Pfizer, MSD, Sanofi Pasteur
L'addiction alimentaire (AA) est fréquente chez l'obèse sévère (35 à 40 %) et pourrait modifier le résultat de la prise en charge médicochirurgicale. Afin d'identifier les processus cognitifs sous-jacents à l'AA et étayer son existence les études de neuro-imagerie sont prometteuses. Chez des patientes éligibles à la chirurgie de l'obésité, nos objectifs étaient : (i) identifier par le biais de l'IRMf, des réponses cérébrales spécifiques au niveau des régions impliquées dans les processus hédoniques et motivationnels (striatum) ainsi que dans le contrôle cognitif (cortex préfrontal), en fonction de la sévérité de l'AA, en condition de tâche cognitive d'anticipation alimentaire et en conditions de repos ; (ii) identifier si la sévérité de l'AA était lié à une symptomatologie anxieuse et/ou dépressive et à un phénotype nutritionnel particulier. Il s'agit d'une étude pilote, monocentrique incluant des femmes, souffrant d'obésité grade 2 ou 3, qui présentaient ou non une AA. Chaque patiente a réalisé une séance d'IRMf qui comprenaient une séquence d'images en condition de tâche d'anticipation alimentaire, ainsi qu'une séquence en condition de repos. Lors de la tâche d'anticipation alimentaire, nous avons demandé aux participantes de s'imaginer ingérer des entrées/plats/desserts présentés en photographie (dont elles avaient évalué l'appréciation hédonique au préalable). Nous avons également évalué la présence d'une symptomatologie anxio-dépressive et analysé les données anthropométriques, la composition corporelle et la dépense énergétique de repos. Un modèle linéaire généralisé a été utilisé pour détecter les réponses cérébrales en condition de tâche d'anticipation alimentaire et en condition de repos. La relation entre la sévérité de l'AA et les autres variables a été réalisée à l'aide d'un régression logistique ordinale. Quarante patientes ont été incluses dans l'étude : âge (moy. ± DS), 36,7 ± 8,5 ans, indice de masse corporelle, 39,2 ± 3,0, 60 % souffraient d'AA. La sévérité de l'AA était associée à une symptomatologie anxieuse plus fréquente (odds ratio, 4,93 ; intervalle de confiance à 95 % [1,25 ; 19,60] ; p = 0,04), mais pas à un phénotype nutritionnel en particulier. En condition de tâche d'anticipation alimentaire, la sévérité de l'AA était associée à une activation cérébrale diminuée du putamen de manière bilatérale ainsi que du cortex cingulaire antérieur (CCA) (voxel : p non corrigée < 0,001). En IRMf de repos, la sévérité de l'AA était corrélée négativement à la connectivité fonctionnelle (CF) entre le CCA et le striatum dorsal (voxel : p non corrigée < 0,001 ; cluster : p-FDR < 0,05). Il existe une hétérogénéité des profils cérébraux chez des patientes obèses éligibles à la chirurgie de l'obésité liée à la sévérité de l'AA. Les zones cérébrales qui avaient des différences d'activation étaient celles impliquées dans la régulation émotionnelle et le contrôle cognitif (CCA) et les processus motivationnels (striatum dorsal). La sévérité de l'AA est associée à une CF cortico-striatale altérée. Nous étudierons l'impact de ces anomalies sur le devenir des patientes finalement opérées de la chirurgie de l'obésité.
Le virus respiratoire syncytial (VRS) est responsable d’infections respiratoires chez les sujets âgés avec comorbidités. L’objectif était de comparer les caractéristiques et l’évolution intra et extra-hospitalière des adultes hospitalisés avec une infection à VRS à ceux ayant une infection grippale. Les adultes hospitalisés pour une infection respiratoire aiguë (IRA) ont été prospectivement inclus dans une étude multicentrique menée dans cinq hôpitaux universitaires durant deux saisons hivernales consécutives (2017/2018 et 2018/2019). Les patients présentant une infection à VRS et une grippe, confirmées par RT-PCR sur un prélèvement nasopharyngé, ont été comparés. Des modèles de régression de Poisson à variance robuste ont été utilisés pour estimer les ratios de prévalence (RP) associés à la morbi-mortalité hospitalière et à l’évolution extra-hospitalière (défini comme une nouvelle hospitalisation ou le décès dans les 3 mois suivant la sortie de l’hôpital) entre les patients VRS et grippés après ajustement sur les facteurs de confusion potentiels. Au total, 1 428 adultes hospitalisés pour IRA ont été inclus, l’âge médian était de 72 ans (IIQ 60-82), 55 % étaient des hommes (790/1428) et 87 % avaient une maladie chronique sous-jacente (1250/1428). Le VRS a été détecté dans 8 % des cas (114/1428) et le virus grippal dans 31 % des cas (437/1428). Après exclusion des co-infections ( n = 6), l’âge médian était de 74 ans (IIQ 64–83) chez les patients VRS positifs et de 72 ans (IIQ 60–82) chez les grippes positifs ( p = 0,06). Les patients VRS positifs présentaient plus fréquemment des antécédents de pathologies respiratoires chroniques (52 % (56/108) contre 39 % (166/431), p = 0,012) ou de pathologies cardiaques chroniques (52 % (56/108) contre 41 % (176/431), p = 0,039) que les patients grippe positifs. La durée médiane d’hospitalisation était plus élevée pour le VRS que pour la grippe (8 (IIQ, 5–13) contre 6 jours (IIQ, 4–11), p < 0,001). Les complications intra-hospitalières étaient significativement plus élevées chez les patients VRS positifs : insuffisance respiratoire (RPa = 1,7 ; IC95 % 1,2–2,4), syndrome de détresse respiratoire aiguë (RPa = 1,9 ; IC95 % 1,2–3,0), admission en soins intensifs (RPa = 2,1 ; IC95 % 1,5–3,1) et recours à une ventilation mécanique invasive (RPa = 1,8 ; IC95 % 1,2–2,7). Aucune différence n’a été observée pour le décès intra-hospitalier et le devenir extra-hospitalier. La morbi-mortalité intra-hospitalière associée aux infections à VRS confirmées était plus importante que celle de la grippe soulignant la nécessité d’un diagnostic standardisé et du développement de traitements et vaccins spécifiques.
Depuis sa découverte en 2001, le métapneumovirus humain (hMPV) est un pathogène retrouvé en pathologie respiratoire communautaire principalement chez les enfants, mais aussi les personnes âgées et/ou immunodéprimées. Les données sur sa pathogénicité chez l’adulte sont peu nombreuses. Les objectifs de cette étude étaient de décrire la prévalence, les caractéristiques cliniques et les complications des infections par le hMPV dans une population d’adultes hospitalisés avec un syndrome grippal (SG). Les patients (pts) hospitalisés avec un SG en période de circulation du virus grippal ont été inclus dans une étude prospective, multicentrique conduite dans 5 à 6 CHU français pendant 6 hivers consécutifs (2012–2018). Les virus respiratoires étaient identifiés par RT-PCR multiplexe sur des prélèvements nasopharyngés. Les pts hMPV+ ont été comparés aux pts hMPV−, aux pts grippe+et aux pts virus respiratoire syncytial (VRS)+ Les cas de co-infection ont été exclus des analyses. Les facteurs de risque d’une infection à hMPV ont été identifiés en analyse multivariée par régression logistique pas à pas descendante. Au total, 3148 pts ont été inclus, 1449 (46 %) femmes, 1988 (63 %) âgés de 65 ans et plus ; 2508 (80 %) pts présentaient une maladie chronique. Un virus respiratoire a été mis en évidence chez 1514 (49 %) pts dont 100 cas d’hMPV (100/3148, 3 %). Les autres virus les plus fréquents étaient la grippe (1123/3148, 36 %), le picornavirus (167/3148, 5 %) et le VRS (145/3148, 5 %). La durée moyenne de séjour pour les pts hMPV+ était de 7 jours, 62 % (56/90) ont développé une complication, 21 % (14/68) ont été admis en réanimation et 4 % (4/90) sont décédés lors de l’hospitalisation. En comparaison aux pts grippe+, les pts hMPV+ étaient plus âgés (médiane de 69 ans [54–82] et 78 ans [70–86], respectivement, p < 0,001) et présentaient moins de malaise lors de l’inclusion (OR = 0,41 [0,21 ; 0,73], p < 0,01). En comparaison aux pts VRS+, les pts hMPV+ étaient moins souvent fumeurs (OR = 0,41 [0,19 ; 0,86], p = 0,04) et moins souvent atteints d’un cancer (OR = 0,46 [0,21 ; 0,94], p = 0,02). La présentation et les caractéristiques cliniques des pts adultes infectés par hMPV sont proches de celles d’une infection à VRS. Les infections à hMPV de l’adulte sont rares, touchent principalement les personnes âgées, et sont responsables de complications fréquentes justifiant le développement d’antiviraux et de vaccins pour les populations à risque.
La vaccination antigrippale saisonnière est recommandée chaque année chez les personnes âgées de 65 ans et plus et chez les patients atteints de maladies chroniques en raison des risques de complications liées à la grippe. Une étude prospective cas-témoins a été conduite dans 5 hôpitaux en France afin de mesurer l'efficacité de la vaccination (EV) antigrippale 2017–2018 chez des patients hospitalisés avec un syndrome grippal. Tous les patients hospitalisés avec un syndrome grippal défini par l'association d'un signe respiratoire (toux, maux de gorge, essoufflement) et d'un signe systémique (fièvre, céphalées, malaise, myalgies) évoluant depuis 7 j ou moins étaient scréenés et bénéficiaient d'un prélèvement respiratoire (prélèvement nasopharyngé, aspiration bronchique ou LBA). Les informations sociodémographiques (âge, sexe…), cliniques (symptômes à l'admission, maladies chroniques, complications survenues au cours de l'hospitalisation…), statut vaccinal ainsi que leur devenir ont été collectés. Les cas sont les patients avec une grippe positive confirmée virologiquement par RT-PCR et les témoins sont ceux dont le résultat virologique est négatif pour la grippe. L'EV a été calculée selon la formule EV = 1–OR et ajustée selon les facteurs de confusion potentiels (âge, sexe, vaccination des années précédentes et maladies chroniques). Au 08 février 2018, 382 patients étaient inclus, 112 (29 %) avaient une grippe positive [71 de type A, 40 de type B et 1 non typé]). L'âge moyen est 62 ans pour les grippes A, 71 ans pour les grippes B et 70 ans pour les témoins (p = 0,001). L'EV contre la grippe non ajustée était de 54 % (IC à 95 % : 26 %, 72 %, p = 0,0013) ; 62 % contre la grippe A (IC à 95 % : 32 %, 79 % ; p = 0,0012) et 36 % contre la grippe B (IC : 95 % : − 28 %, 68 %, p = 0,2092). L'EV ajustée (sexe, âge et maladies chroniques) était de 44 % (IC 95 % : 4 % ; 67 % ; p = 0,0333) ; 45 % contre la grippe A (IC 95 % : −7 % ; 72 % ; p = 0,0790) et 48 % contre la grippe B (IC à 95 % : −13 %, 76 %, p = 0,0997). Ces résultats intermédiaires montrent que l'efficacité de la vaccination antigrippale de l'année 2017–2018 dans la prévention de la grippe hospitalisée est modérée. Les résultats complémentaires seront présentés.
目的采用3 T MRI评估R 2 *值和信号强度比(SIR)方法定量检测肝脏铁含量(LIC)的效能及局限性。方法这项前瞻性研究共纳入105例病人,行肝脏活检测量组织生化铁含量(LICb)。所有病人均进行3 T MRI屏气多回波梯度回波(mGRE)序列扫描。通过3 T SIR算法(LIC SIR )和R 2 *(LICR 2 *)计算出LIC,并与LICb行相关分析。将数据等分为连续多组对2种方法的比较。结果LICb与R 2 *(r=0.95,P<0.001)和LIC SIR (r=0.92,P<0.001)呈高度相关。以LIC b 为参照,LICR 2 *和LIC SIR 检测肝脏铁过载的敏感度/特异度分别为0.96/0.93和0.92/0.95,偏倚±标准差分别为(7.6±73.4)μmol/g和(14.8±37.6)μmol/g。LIC b <130μmol/g时,LICR 2 *差异性最低,LIC b >130μmol/g时,LIC SIR 差异性最低。结论 3 T MRI R 2 *在铁过载水平较低时可精确定量LIC,但铁过载水平较高时建议使用SIR方法克服R 2 *的局限性。该软件发布在www.mrquantif.org网站,可综合应用2种方法 ,并择优使用。
La surveillance épidémiologique de la grippe saisonnière 2016–2017 montre une activité forte, principalement liée à la circulation du virus A (H3N2). L'objectif de ce travail était de décrire les caractéristiques des patients adultes hospitalisés durant l'épidémie grippale. À partir du 15 décembre 2016, tous les patients adultes hospitalisés pour un syndrome grippal évoluant depuis moins de 7 jours ont été prospectivement inclus dans le cadre de l'étude FLUVAC (Inserm) conduite dans 5 hôpitaux français dont l'objectif est d'évaluer l'efficacité de la vaccination antigrippale sur les grippes hospitalisées de l'adulte. Les caractéristiques démographiques, cliniques et virologiques ont été recueillies. Parmi, les 401 patients inclus jusqu'au 6 février, 155 (38 %) avaient une grippe documentée : dans 154 cas (99 %) il s'agissait d'un virus influenza de type A ; 9 patients avaient une co-infection avec un virus respiratoire (1 adénovirus, 1 bocavirus, 1 coronavirus, 1 métapneumovirus, 1 parainfluenzae, 2 Picornavirus, 2 virus respiratoire syncytiaux). Il y avait 83 hommes (53 %), l'âge médian était de 78 ans (intervalle interquartiles : 63–87), 34 % (53/155) avaient plus de 85 ans. Les symptômes étaient : fièvre (90 %, n = 139), malaise (20 %, n = 32), céphalées (23 %, n = 36), myalgies (25 %, n = 39), toux (89 %, n = 139), altération de l'état général (44 %, n = 68) et dyspnée (75 %, n = 117). La couverture vaccinale globale était de 51 % (79/155), 61 % (69/113) chez les plus de 65 ans, 24 % (10/41) chez les moins de 65 ans. Chez les moins de 65 ans, 68 % (28/41) avaient des comorbidités : maladie respiratoire chronique (34 %, n = 14), cardiopathie (17 %, n = 7), néphropathie chronique (12 %, n = 5), maladie neurologique (12 %, n = 5), diabète (10 %, n = 4), traitement immunosuppresseurs (29 %, n = 12), tabagisme actif (29 %, n = 12). Les complications en cours d'hospitalisation étaient principalement respiratoires dans 31 % des cas (5 SDRA, 24 recours à la ventilation mécanique), insuffisance cardiaque (13 %, n = 20) et insuffisance rénale (15 %, n = 24) dont 22 patients hospitalisés en réanimation (13 détresses respiratoires, 5 insuffisances rénales, 3 insuffisances cardiaques, 2 états de choc), d'âge médian 66 ans (59–75). Dans 86 % des cas (19/22), il existait chez ces patients une comorbidité : respiratoire (59 %, n = 13), cardiaques (36 %, n = 8), diabète (22 %, n = 4). À la date du 6 février, trois décès ont été recensés et 93 patients sont sortis à leur domicile. L'analyse démographique des patients hospitalisés en France au cours de l'épidémie grippale 2016–2017 montre une forte activité en particulier chez les patients âgés ou présentant des comorbidités et une couverture vaccinale modérée.
To evaluate the performance and limitations of the signal intensity ratio method for quantifying liver iron overload at 3 T.
A single administration of hydrocortisone has been shown to enhance the pressor response to phenylephrine in healthy volunteers and to norepinephrine in septic shock patients. Similar data does not exist for fludrocortisone, and its utility in septic shock remains under debate. We assessed the effects of 3 increasing doses of fludrocortisone on phenylephrine-mean arterial pressure (MAP) dose-response relationship in healthy volunteers. Twelve healthy male volunteers were included in this placebo-controlled, randomized, double blind, crossover study (local ethics committee approval, all subjects signed an informed consent). Subjects received fludrocortisone (100, 200, 400μg per day or placebo, administered orally in a 4-time per day regimen) during 5 days. On day 6, 1.5h after treatment administration, incremental doses of phenylephrine were infused (from 0.1 to 4μg/kg/min), each dose being infused during 5 minutes before MAP measurement. A non-linear mixed-effects model was used. A sigmoid model was chosen to describe the phenylephrine-MAP dose-response relationship: E=E0+[EmaxxDγ/(ED50γ+Dγ)], where E represents the effect on MAP, D the dose of phenylephrine, E0 the basal value of MAP, Emax the maximum theoretical effect, ED50 the dose of phenylephrine which induces an effect of 50% of Emax, and γ the Hill coefficient. The parameters of the model were estimated by the SAEM algorithm in Monolix. On day 6, the dose of 400μg per day of fludrocortisone significantly increased MAP (+10% as compared with placebo, p=0.003) whereas the two other doses did not affect blood pressure. Only the dose of 400μg per day significantly increased the pressor response to phenylephrine, compared with placebo (p<0.05). At this dose ED50 was decreased (-29%, p<0.05), E0 was increased (+10%, p<0.05), and no significant effect was observed on Emax. In healthy volunteers, administration of 400μg per day of fludrocortisone improves the pressor response to phenylephrine and increases its potency.
Aim: Amnifir project, part of the ANR TECSAN program, intended to assess the capabilities of a new Mid InfraRed spectroscopy (MIR) device. It used a simple fiber optic sampling method: Fiber Evanescent Wave Spectroscopy (FEWS), which makes Point of Care applications possible and delivers a result within a few minutes.Material and method: To investigate the technology application range, different biological media (tissues, fluids) as well as pathologies (chronic, cancerous) were considered during the project. We present work on one cancer diagnostic, measuring tissues (colorectal polyp examination), and one chronic disease diagnostic, using a fluid sample (Non-Alcoholic SteatoHepatitis (NASH) markers in serum). We used specific FEWS sensors for both cases, made of chalcogenide infrared glass fiber, as well as proper signal analysis algorithm that first selected spectra area of interest by genetic algorithm, then discriminated the healthy population from the sick one by linear discriminant analysis.Results: Measurements using liquid samples provide very encouraging results for NASH identification. On other hand, fiber sensor proved more difficult to use on tissues, as the fiber mechanical resistance appeared too low to sustain a contact with the hardest polyps.Conclusions: AMNIFIR project demonstrated capabilities of MIR FEWS for medical diagnostic using biological fluids, leading to recruitments of further cohorts of NASH and other hepatic disorders patients. Mechanical resistance of fiber needs to be improved for tissues diagnostics. (C) 2016 AGBM. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.