L’envahissement de la paroi costale par contiguïté dans le cancer bronchopulmonaire non à petites cellules (CNPC) est retrouvé chez 5 % des tumeurs jugées opérables et constitue un tournant dans la prise en charge de ces patients. Les indications et le timing du traitement chirurgical de ces tumeurs sont controversés. L’objectif de notre étude était de préciser les spécificités de la prise en charge des CNPC avec extension costale par contiguïté. Nous avons revu rétrospectivement, les dossiers de 59 patients pris en charge pour un CNPC avec extension costale par contiguïté dans le service de chirurgie thoracique de l’hôpital d’Abderrahmen Mami de l’Ariana en Tunisie, entre janvier 2010 et décembre 2020. La moyenne d’âge était de 59,8 ans. Tous les patients étaient tabagiques avec une moyenne de 53 paquets année. La douleur thoracique était le maître symptôme, retrouvée dans 49 cas (83 %). La découverte était fortuite chez 2 patients (3,3 %). L’envahissement des côtes a été objectivé au scanner chez 46 patients (77,9 %). La biopsie bronchique avait permis de confirmer le diagnostic de CNPC dans 4 cas (6,7 %) et la biopsie scannoguidée dans 21 cas. Une chimiothérapie néoadjuvante a été réalisée dans 8 cas. Le geste chirurgical avait consisté en une résection pulmonaire associée à une résection costale en monobloc. Une lobectomie a été réalisée dans 48 cas (81,3 %), une pneumonectomie dans 7 cas (11,8 %) et une bilobectomie dans 4 cas. L’étendue de la résection costale était variable de 2 à 5 côtes. Les suites étaient simples pour 29 patients (49,1 %). Une atélectasie était retrouvée chez 9 patients, ayant bien évoluée après fibro-aspiration. Les autres complications étaient un bullage prolongé dans 5 cas, une pneumopathie dans 3 patients et un chylothorax pour deux patients. Huit patients sont décédés en postopératoire (13,5 %). Au cours du suivi, 3 patients ont présenté une récidive pariétale et 2 patients ont présenté des métastases à distance. La résection des cancers bronchopulmonaires avec envahissement de la paroi costale par contiguïté est un geste lourd, grevé d’une morbidité et d’une mortalité non négligeables. De ce fait, la décision opératoire doit être bien étudiée en fonction du terrain, des comorbidités et de l’intoxication tabagique.
Background: Primary chest wall Ewing sarcoma are rare, aggressive tumors, with great potential of recurrence. Multi-modality treatment with chemo-radiation therapy is mandatory. Surgical resection is performed whenever complete removal of the tumor is possible. Aim: We aimed to study the management particularities of primary chest wall Ewing sarcomas managed with a curative intent. Methods: Between 1998 and 2021, the records of 15 patients managed for a primary chest wall Ewing sarcoma in a thoracic surgery department were retrospectively reviewed. Results: The mean age of our patients was 22.4 years. Imaging showed features of a benign tumor of pleural origin in 2 cases and upfront surgery was performed. The diagnosis of Ewing sarcoma was achieved preoperatively in 13 cases and chemotherapy was initiated, with a good response. Removal of 1 to 4 ribs was performed in 12 patients, associated with extended resection to the lung in 2 cases and the diaphragm in one case. One patient had a complete pleurectomy decortication. The resection margins were clear at definitive pathology. Four patients presented recurrences, with chest wall relapses in 3 cases and lung mestastases in one case. All of the recurrent cases were operated after chemo-radiation therapy, with concomitant reconstruction when needed. Conclusions: Ewing9s sarcoma of the chest wall has a poor prognosis. Surgery is part of the therapeutic armamentarium of management, but must be discussed in a multidisciplinary team. Clear resection margins should be guaranteed, even if extensive resection is performed. Recurrences should be carefully watched for during follow-up in order to detect and treat them in time.
Les malformations artérioveineuses pulmonaires (MAVP) sont des anomalies le plus souvent congénitales, définies par des connexions anormales entre les artères et les veines, sans interposition de secteur capillaire. Leurs complications peuvent être redoutables. Elles sont le plus souvent découvertes chez la population pédiatrique. Toutefois, elles peuvent rester asymptomatiques et ne se déclarer qu’à l’âge adulte. L’objectif de notre travail était de préciser les particularités cliniques et thérapeutiques des MAVP diagnostiquées à l’âge adulte. Quinze patients d’âge adulte, ont été pris en charge pour MAVP, dans le service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire de l’hôpital Abderrahmen Mami de l’Ariana en Tunisie, entre 2000 et 2018. Il s’agissait de 8 femmes et 7 hommes avec un âge moyen à 44,6 ans [20–72 ans]. Trois patients (20 %) avaient des antécédents d’infections respiratoires à répétition depuis le jeune âge. Les circonstances de découverte étaient l’hémoptysie dans 8 cas (53 %), les douleurs thoraciques dans 3 cas (20 %), l’infection respiratoire dans 3 cas (20 %) et les troubles neurologiques dans 2 cas (13 %) à type de syndrome cérébelleux dans un cas et de paresthésie des membres inférieurs dans un cas. La découverte était fortuite dans un cas. L’angio-scanner thoracique avait montré des anomalies vasculaires dans 2 cas (13 %), une image typique de MAVP dans 5 cas (33 %), une opacité suspecte dans 7 cas (46 %) et des dilatations des bronches dans un cas (7 %). Le poumon gauche était plus souvent concerné (11 cas). Un patient a été récusé pour la chirurgie à cause d’une HTAP et 14 patients ont été opérés. Les gestes pratiqués étaient : une pneumonectomie (1 cas), une lobectomie (7 cas), une segmentectomie (3 cas), une résection en wedge (2 cas) et fistulectomie (1 cas). L’étude anatomopathologique définitive avait montré une malformation artérioveineuse dans tous les cas, associée à une malformation congénitale adénomatoïde kystique, à une hypoplasie de l’artère pulmonaire et à une maladie veino-occlusive, chacune dans un cas. Les suites opératoires étaient simples dans tous les cas avec une durée moyenne de drainage de 6,4 jours [3–21 jours]. La présentation clinique des MAVP peut ne pas être spécifique. Ses complications peuvent être redoutables. De ce fait le traitement des MAVP s’impose quel que soit l’âge de découverte. Il pourrait associer la chirurgie et l’embolisation, avec des gestes de résections de plus en plus conservateurs.
La séquestration pulmonaire (SP) est une anomalie congénitale définie comme un territoire pulmonaire non fonctionnel séparé de ses connexions bronchiques et vasculaires normales. Elle est diagnostiquée habituellement dans la période périnatale et plus rarement à l’âge adulte. L’objectif de ce travail était d’étudier les particularités cliniques et thérapeutiques des SP diagnostiquées à l’âge adulte. Nous avons mené une étude rétrospective à propos de 25 patients adultes présentant une SP, opérés au service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire de l’hôpital Abderrahmen Mami, Tunisie, entre 1995 et 2018. Il s’agissait de 16 hommes et 9 femmes avec un âge moyen de 34,7 ± 12,8 ans [18–59 ans]. La découverte était fortuite dans 5 cas. Des symptômes ont été rapportés dans 20 cas à type de : infections respiratoires à répétition (9 cas), douleurs thoraciques (8 cas) et hémoptysie (8 cas). La tomodensitométrie avec injection de produit de contraste, avait permis d’évoquer le diagnostic dans 20 cas. La séquestration était de type intralobaire (SIL) dans 22 cas et extralobaire (SEL) dans 3 cas. Elle siégeait du côté gauche dans 17 cas et au niveau des lobes inférieurs dans 19 cas. L’artère nourricière prenait naissance de l’aorte thoracique descendante dans 11 cas, de l’aorte abdominale dans 4 cas, de l’artère splénique dans un cas et du tronc cœliaque dans un cas. L’association à un kyste bronchogénique était retrouvée dans 3 cas (2 cas avec une SIL et un cas avec une SEL). Le geste chirurgical pratiqué était une lobectomie dans 19 cas et une séquestrectomie dans 6 cas. Les suites opératoires étaient compliquées dans 5 cas d’un pneumothorax secondaire (4 cas) et d’une hernie gastrique post opératoire dans 1 cas. La durée d’hospitalisation était en moyenne de 8 ± 4,4 jours [4–21 jours] avec une évolution favorable. La SP est le plus souvent découverte chez des sujets en bas âge à la suite d’une complication. Cependant, elle peut rester longtemps asymptomatique et se manifester à l’âge adulte. L’angio-scanner thoracique constitue l’examen clé et l’exérèse chirurgicale représente la base du traitement.
Les pleurésies néoplasiques représentent la principale cause d’épanchements pleuraux chez les sujets de plus de 40 ans. Le but de notre étude était de dégager le profil étiologique et l’approche thérapeutique des pleurésies néoplasiques chez les patients tunisiens. Il s’agit d’une étude rétrospective incluant les patients hospitalisés pour pleurésie néoplasique entre 2009 et 2016. Durant la période d’étude, nous avons colligé 100 patients (64 femmes). L’âge moyen était de 58 ans (28–80). Parmi nos patients, 40 % étaient déjà suivi pour une néoplasie. L’épanchement pleural était bilatéral dans 15 % des cas. Les moyens du diagnostic positifs étaient l’étude cytologique du liquide pleural (44 %), la biopsie pleurale à l’aiguille d’abrahms (41 %) et la biopsie sous thoracoscopie (24 %). La pleurésie était d’origine métastatique chez 98 % des patients. Les principaux cancers primitifs retrouvés étaient le cancer du sein (40 %), le cancer bronchopulmonaire (25 %) et le lymphome (7 %). Deux patients avaient un mésothéliome. Dans 10 % des cas, le cancer primitif était indéterminé. Sur le plan thérapeutique, une chimiothérapie adaptée au type histologique du cancer primitif était instaurée chez 80 % des patients. La pleurodèse était nécessaire chez 40 des malades devant le caractère récidivant de l’épanchement. Chez les patients tunisiens, le cancer du sein et le cancer bronchopulmonaire semblent être les principales causes des pleurésies néoplasiques. La prise en charge de ces dernières est essentiellement palliative.
La sarcoïdose est une granulomatose multisystémique de cause inconnue, nécessitant pour son diagnostic la concordance entre éléments cliniques, radiologiques et histologiques. Le profil du lavage broncho-alvéolaire (LBA) au cours de la sarcoïdose a longtemps été rapporté dans la littérature avec des résultats différents. Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 74 cas de sarcoïdose médiastino-pulmonaire colligés entre 2005 et 2015. L’âge moyen était de 50 ans (24–75 ans). Une nette prédominance féminine (80 %) a été notée. Les signes fonctionnels respiratoires étaient dominés par la toux (72 %) et la dyspnée (57 %). Le stade II était le plus fréquent noté dans 70 % des cas. Les stades I, III et IV ont été retrouvés respectivement dans 11 %, 7 % et 12 % des cas. La fibroscopie bronchique a été pratiquée chez tous les malades. Elle a montré des anomalies dans 44 cas (60 %). L’aspect inflammatoire était l’anomalie la plus fréquente, observée dans 33 cas (75 %). Un aspect en tâches de bougie a été noté dans 10 cas (23 %). Une sténose bronchique était retrouvée dans 5 cas (11 %). Une compression extrinsèque était retrouvée dans 3 cas (7 %). Le LBA a été réalisé dans 70 cas (95 %). La cellularité moyenne était de 286 × 103 cellules/mm3. Une alvéolite était retrouvée dans 62 cas (84 %). Elle était lymphocytaire dans 60 cas (81 %). Le rapport CD4/CD8 était ≥ 2 (2,2 à 9,5) dans 37 cas (67 %). Ce rapport était ≥ 3,5 dans 24 cas (44 %). Le taux moyen de PNN était de 9 %. Vingt malades (27 %) avaient un taux de PNN supérieur à 5 % (6 à 24). L’étude cytologique du LBA est une étape importante dans le bilan de la sarcoïdose médiastino-pulmonaire. L’alvéolite lymphocytaire à CD4 représente la caractéristique la plus évocatrice du diagnostic.
Le poumon éosinophile est un groupe hétérogène d'affections caractérisées par une infiltration du parenchyme pulmonaire par les éosinophiles, associée ou non à une éosinophilie circulante. L'objectif de l'étude était de relever les caractéristiques cliniques et paracliniques du poumon éosinophile et de dégager le profil étiologique de ce groupe d'affections. Il s'agit d'une étude rétrospective incluant 10 patients (8 femmes, 2 hommes) hospitalisés pour un poumon éosinophile entre 2009 et 2015. L'âge moyen était de 46 ans (20–62 ans). Des antécédents d'asthme ont été retrouvés chez 6 patients. Les signes cliniques étaient dominés par la toux et la dyspnée retrouvés chez tous les patients. Une fièvre était notée dans 4 cas. L'hyperéosinophilie sanguine était en moyenne de 5070 éléments. L'éosinophilie moyenne dans le lavage broncholoalvéolaire était de 55 % (26–71 %). Les étiologies retrouvées étaient la pneumonie chronique à éosinophile (8 cas), l'aspergillose bronchopulmonaire allergique (1 cas) et l'angéite de Churg et Strauss (1 cas). Tous les patients étaient traités par une corticothérapie par voie générale associée à un traitement antifongique et immunosuppresseur dans respectivement un cas. L'évolution était favorable chez sept patients. Deux patients ont développé un asthme corticodépendant. La patiente ayant une angéite de Churg et Strauss est décédée d'une atteinte cardiaque sévère. Le poumon éosinophile est une affection grave, voire mortelle. Une enquête étiologique rigoureuse est nécessaire pour adapter la prise en charge thérapeutique qui reste basée sur la corticothérapie.
Bronchodual® est une association de deux bronchodilatateurs : un agent bêta-2 adrénergique, le fénotérol, à la dose de 50 μg par bouffée, et un agent anticholinergique, le bromure d'ipratropium, à la dose de 20 μg par bouffée. L'action bronchodilatatrice de cette association est nettement supérieure à celle obtenue avec chaque substance prise séparément, comme l'ont démontré les études entreprises tant chez l'adulte que chez l'enfant. Elle permet une épargne de substance bêta-2 adrénergique. Son action prolongée autorise une diminution du nombre des prises médicamenteuses. Enfin, sa tolérance est excellente. Une étude multicentrique française a porté sur 74 enfants âgés de 7 à 15 ans (moyenne 11,8 ± 2,6 ans), 53 garçons et 21 filles, atteints d'asthme modéré (une crise par mois) dans 41 cas, ou moyennement sévère (une crise par semaine) dans 33 cas, allergique ou non allergique. Ces enfants ne recevaient pas de corticoïde (per os ou inhalé) depuis au moins 15 jours. Leur traitement de fond habituel (cromoglycate, antihistaminiques H1, théophylline à effet prolongé, antibiotiques) a été poursuivi sans modification. La capacité vitale forcée (CVF) était au moins égale à 80% de la valeur théorique et il existait des signes d'obstruction bronchique intercritique. Une hypoxémie était présente dans 41,2% des cas. Un test de réversibilité au Bronchodual® a été réalisé : 68 enfants sur 74, soit 91,9%, ont été répondeurs, c'est-à-dire qu'après deux bouffées de Bronchodual® au moins un des débits expiratoires forcés (DEF) était amélioré d'au moins 15% par comparaison aux valeurs initiales. Chez les sujets répondeurs, un traitement de 2 mois à raison de deux bouffées trois fois par jour était administré à l'aide d'une chambre d'inhalation. L'appréciation finale de l'efficacité a été portée chez 57 patients. Cliniquement, le traitement a été jugé très efficace dans 41,4% des cas, assez efficace dans 46,6% des cas, peu efficace ou sans intérêt dans 12% des cas. À J60, le volume expiratoire maximal par seconde, le débit expiratoire de pointe, les débits expiratoires maximaux 50 et 25 se sont améliorés de façon significative, et surtout les sujets répondent encore de façon positive à l'inhalation de deux bouffées de Bronchodual®, démontrant ainsi que l'effet du médicament ne s'est pas épuisé. Les effets secondaires ont été mineurs : toux légère lors de l'inhalation (six cas), léger tremblement (deux cas), bouche sèche le matin (un cas), impression de ≪ flush ≫ au visage (un cas). Ils n'ont été que transitoires et n'ont jamais obligé à arrêter le traitement. En conclusion, Bronchodual® s'est montré efficace dans le traitement de fond de l'asthme de l'enfant atteint d'asthme, qu'il soit allergique ou non allergique. Il est recommandé de l'administrer en association soit avec le cromoglycate disodique dans l'asthme modéré, soit avec un corticoïde inhalé dans l'asthme de sévérité moyenne. Bronchodual® répond aux deux critères fondamentaux d'un médicament, l'efficacité et l'innocuité.Bronchodual® is a combination of two bronchodilators, a beta-2 adrenergic substance (fenoterol, 50 μg per dose), and an anticholinergic substance (ipratropium bromide, 20 Jig per dose), administered by metered aerosol. According to different studies carried out with adults and children, the bronchodilating action of this combination is greatly superior to that obtained with each substance individually; the beta-2 adrenergic substance can be spared; its action is longer and involves a decrease in the number of drug intake and lastly its tolerance is excellent. A French multicentre study was performed with 74 children (7 to 15 years old, mean : 11.8 ± 2.6 years), 53 boys and 21 girls with allergic or non-allergic asthma: 41 children presented a moderate asthma (one crisis per month) and 33 children moderatly severe asthma (one crisis per week). These children had been given no corticosteroid therapy (per os or inhaled) for at least 15 days, their usual long-term treatment (cromoglycate, anti H1, theophylline LP, antibiotics) was given as normal. Their FVC was ≥ 80% of predicted values and they presented an intercritical airway obstruction. Hypoxemia was noted in 41.2% of the children. A /reversibility test was performed with Bronchodual®: 68 of 74 children (i e 91.9%) were responders, ie after two doses of Bronchodual® at least one of the FEFs had increased by at least 15% when compared with the initial values. The responders were given a 2 month treatment with two inhalations 3 times/day with a spacer. Fifty-seven patients were considered for the final evaluation. From a clinical point of view the efficacy of the treatment was "very good" in 41.1% of the cases, "rather good" in 46.6% and low or without any benefit in 12% of the cases. On D60 there was significant improvement in FEV1, PEFR, MEF50 and MEF25 and particularly a positive reaction to the inhalation of two doses of Bronchodual® thus showing a lasting present action of the substance. Side effects were mild and transient. In no case the treatment was discontinued because of adverse effects. As a conclusion, the efficacy of Bronchodual® was demonstrated in the long-term treatment of children with allergic or non-allergic asthma. Its combination is recommended with either disodium cromoglycate -for moderate asthma- or an inhaled steroid -for more severe asthma. Bronchodual® actually meets the two major criterions for a drug: efficacy and safety.
CdS nanoparticles (NPs) with different shapes and sizes (rods and spheres) have been synthesized through decomposition of a newly synthesized precursor complex [Cd(SOCPh)2Lut2] using structure-directing solvents such as ethylenediamine (EN), dimethylsulfoxide (DMSO) and ammonia (NH3). In addition, CdS NPs is also prepared by thermal decomposition of the precursor complex under N2 atmosphere. The precursor complex is characterized by elemental analyses, TGA, FTIR, UV–vis spectroscopy and single crystal X-ray diffraction. The distorted tetrahedron geometry of the precursor complex has been determined by X-ray diffraction, which crystallizes in monoclinic crystal system of P2(1)/n space group with a = 11.0487(17) Å, b = 16.396(3), c = 15.413(2) Å, α = 90.00°, β = 109.708(4)°, γ = 90.00° and Z = 4. The CdS NPs are characterized using powder X-ray diffraction, transmission electron microscopy, BET analyses, UV–vis absorption and photoluminescence spectroscopy. The photo-catalytic activity of CdS NPs is studied by the degradation of Rose Bengal (RB) dye, indicating an excellent photocatalytic activity compared to that of commercial TiO2. The mechanism behind photocatalytic degradation of RB in presence of CdS NPs is elucidated using terephthalic acid photoluminescence probing technique and evidence have shown that the photogenerated holes to be the predominant active species. This paper also demonstrates the intrinsic peroxidase like activity of CdS NPs toward peroxidase substrates 3,3′,5,5′-tetramethyl benzidine (TMB) and hydrogen peroxide. Kinetic analysis indicates that the catalysis by CdS NPs show typical Michaelis–Menten kinetics. Moreover, our synthesized CdS NPs show higher catalytic performances with a higher binding affinity for the substrate TMB than horseradish peroxidase (HRP) and other recently reported nano-mimitics.
La lipoprotéinose alvéolaire pulmonaire est une affection rare, caractérisée par l’accumulation dans l’alvéole d’un matériel lipoprotéinacé, alors que l’interstitium est préservé. Nous rapportons l’observation d’une patiente âgée de 27 ans hospitalisée pour exploration d’un syndrome interstitiel de découverte fortuite. Bien que le tableau ne soit pas évocateur, aussi bien à l’imagerie avec un syndrome interstitiel bi-apical qu’à l’aspect du liquide de lavage broncho-alvéolaire, le diagnostic a été confirmé par l’examen anatomo-pathologique de la biopsie pulmonaire chirurgicale qui était en faveur d’une lipoprotéinose alvéolaire associée à des lésions de fibrose interstitielle et de granulomes à cholestérol. Devant l’absence de retentissement fonctionnel, l’abstention thérapeutique a été adoptée.
Pulmonary alveolar proteinosis is a rare disease characterized by the accumulation of granular lipoproteinaceous material within the alveoli; the interstitium is preserved. We report the case of a 27-year-old patient hospitalized for exploration of asymptomatic bilateral interstitial syndrome. Neither the radiographic signs nor the aspect of bronchoalveolar lavage was typical. The diagnosis was confirmed by pathology examination of surgical lung biopsy specimen which revealed lesions of interstitial fibrosis and cholesterol granulomas in association with pulmonary alveolar proteinosis. Since there was no functional deterioration, therapeutic abstention was decided.