OBJECTIVE:Legionella pneumonia is usually classified as "atypical pneumonia", which suggests a predominance of interstitial patterns in chest X-rays. Based on a selection of recent clinical cases and a brief review of the literature, the aim of the study is to clarify, how far the actual radiological findings would be consistent with these expectations. PATIENTS AND METHODS:A retrospective analysis of 18 epidemic personal cases and a review of the literature data were performed to describe the chest X-ray findings of Legionella pneumophila (LP) community acquired pneumonia. X-ray review was performed simultaneously and in consensus by two radiologists (J.P.T., E.C.) and a physician (C.G.). RESULTS:From our series, 17 patients had an abnormal chest X-ray on admission. Among these pathological X-ray cases, infiltrates were more often confluent (n=16), or patchy (n=7), rather than interstitial (n=1). Fifteen patients had infiltrates involving the lower lung fields. Bilateral distribution of abnormalities and pleural effusion were each observed in three cases. Radiological findings deteriorated between the second and seventh days following admission, particularly in the form of patchy infiltrates with pleural effusion. The review of the literature is consistent with these findings, by reporting prevalent confluent or patchy infiltrates. CONCLUSIONS:These findings are consistent with the physiopathological particularity of this affection and incite us to avoid the classification "atypical pneumonia" in radiologic terminology. This term is more appropriate for clinical and microbiological use.
Objectifs La pneumonie organisee cryptogenique (COP), encore appelee bronchiolite obliterante avec pneumonie en voie d’organisation (BOOP), est une pathologie non specifique du parenchyme pulmonaire correspondant a une reaction inflammatoire des espaces aeriens distaux en reponse a une agression. Le but de cette presentation est de decrire les differents aspects radiologiques. Materiels et methodes A partir de cas personnels et d’une revue de la litterature, l’aspect scanographique de la COP est presente. Resultats La forme la plus typique correspond a de multiples opacites (allant du verre depoli a la veritable condensation alveolaire avec bronchogramme aerique), de topographie sous-pleurale, et de distribution bilaterale et asymetrique. Une deuxieme forme, moins frequente, associe petites opacites alveolaires et opacites interstitielles. Enfin, une forme, trompeuse est possible correspondant a une masse spiculee, souvent raccordee a la plevre. Toutes ces presentations sont marquees par leur evolution commune qui constitue egalement une de leur caracteristique semiologique : en effet, ces lesions peuvent etre migratrices ou disparaitre spontanement. L’ensemble de ces aspect est presente et les diagnostics differentiels discutes. Conclusion II faut savoir reconnaitre une COP car un diagnostic precoce permet de proposer une reponse therapeutique adaptee evitant l’evolution vers des lesions irreversibles de fibrose.
Ce travail présente l'aspect échographique, tomodensitométrique et en TEP scan de la carcinose péritonéale en insistant sur la performance diagnostique respective de ces différentes techniques. A partir de cas prouvés histologiquement et d'une revue de la littérature, les différents aspects en imagerie de la carcinose péritonéale seront discutés. Des rappels exposent les bases physiopathologiques expliquant la dissémination intrapéritonéale des implants tumoraux, en fonction du grade et de la localisation néoplasique primitive. En échographie, l'association ascite, nodules péritonéaux et masse épiploïque est évocatrice. Grâce à l'avènement du scanner multibarrette, le diagnostic de carcinose est parfois possible précocement si l'on sait reconnaître la présence de nodules péritonéaux. En montrant une hyperfixation franche des localisations carcinomateuses péritonéales, le TEP scan apparaît sans conteste comme la technique la plus sensible. Néanmoins, cette technique reste peu spécificique et manque de résolution spatiale. Chacun de ses aspects sera illustré et les principaux diagnostics différentiels discutés. Le diagnostic de carcinose péritonéale est une étape majeure dans la prise en charge d'un patient oncologique : il revient souvent au radiologue d'en faire le diagnostic et c'est pourquoi il faut savoir reconnaître cette pathologie.
La scoliose idiopathique touche 2 à 4 % des enfants entre 10 et 16 ans. Ce travail illustre les aspects de cette pathologie et propose un compte rendu radiologique type. La scoliose est définie par une incurvation latérale du rachis de plus de 10°, accompagnée d’une rotation vertébrale. Les principaux facteurs de risque de progression de la scoliose sont une grande angulation initiale, la découverte précoce et le sexe féminin. Le risque évolutif d’une scoliose est estimé selon la méthode de Cobb, le test de Risser et la courbe de Duval Beaupère. Les différentes techniques d’acquisition du télé rachis sont abordées. A partir de ces clichés du rachis en entier, les différentes mesures à effectuer sont expliquées : angle de Cobb, rotation des corps vertébraux, équilibre global du rachis dans le plan frontal et sagittal, équilibre pelvien dans le plan sagittal et test de Risser. Un compte rendu type est proposé, permettant de regrouper l’ensemble des mesures utiles au clinicien. La scoliose est une pathologie fréquente pour laquelle la radiographie standard a une place déterminante pour le diagnostic et le suivi. Un compte rendu type détaillant l’ensemble des mesures utiles devrait permettre une comparaison et un suivi évolutif fiable.
Rappeler l’aspect de la sarcoïdose osseuse. Les auteurs illustrent chacun des aspects de la sarcoïdose osseuse et discutent en les illustrant les diagnostics différentiels. La sarcoïdose est une granulomatose systémique de cause inconnue pour laquelle l’atteinte osseuse est estimée entre 1 et 10 %. Les lésions peuvent intéresser tout le squelette mais l’atteinte prédomine au niveau des mains et des pieds, en particulier sur les phalanges moyennes et distales. On observe de petites lacunes rondes donnant un aspect réticulé en maille à la trame osseuse. Une érosion, une soufflure corticale sont parfois observées. L’atteinte du rachis est possible sous forme de lésions destructrices (rarement condensantes) du corps ou du pédicule vertébral. Des lésions d’ostéolyse ou de condensation sont également possibles au niveau de la face, du pelvis ou des côtes. L’arthrite sarcoïdosique est rare et un gonflement des parties molles, une ostéopénie locale et un épanchement articulaire sont souvent les seuls signes observés. Les atteintes musculaires sont par contre fréquentes mais peu ou pas symptomatiques. Il s’agit de lésions de myosites aiguës, parfois nodulaires ou de lésions chroniques évoluant vers l’amyotrophie. L’atteinte ostéo-articulaire de la sarcoïdose est rare, mais il faut savoir évoquer ce diagnostic devant des lésions des mains ou devant une ostéocondensation du squelette axial.
Rappeler l’aspect scanographique de la sarcoïdose pulmonaire de l’adulte. Les auteurs illustrent les aspects scanographiques de la sarcoïdose pulmonaire et discutent en les illustrant les diagnostics différentiels. La sarcoïdose ou maladie de Besnier Boeck Schaumann est une granulomatose systémique de cause inconnue. L’alvéolite lymphocytaire et macrophagique initiale est suivie d’une granulomatose alvéolaire, péri-bronchique et interstitielle. Les signes scanographiques associent des opacités nodulaires, signe le plus fréquent : il s’agit de micronodules ou de nodules siégeant préférentiellement le long des axes bronchovasculaires ou dans les territoires sous-pleuraux en particulier dans le segment postérieur du lobe supérieur droit. Des opacités linéaires (lignes septales et non septales) sont évocatrices quand elles sont spiculées. Organisée en réseau polygonal, la déformation des polygones liée à la fibrose est également évocatrice. Des opacités en verre dépoli, des condensations sont également possibles. Des adénopathies médiastinales devront toujours être recherchées. L’évolution spontanée est imprévisible, la guérison ou l’évolution vers une fibrose étant possible. En cas d’évolution défavorable, des lésions fibrosantes prédominant aux lobes supérieurs sont alors observées. La sarcoïdose pulmonaire est une pathologie touchant le sujet jeune de présentation assez caractéristique. Une bonne connaissance de la sémiologie thoracique permet d’évoquer le diagnostic sur les données scanographiques.
Evaluer l’intérêt de la séquence In-Out phase dans le diagnostic étiologique des tassements récents (inférieur à 3 mois). Trente patients ont été inclus prospectivement correspondant à 42 tassements vertébraux. Une séquence sagittale « In et Out phase » a été réalisée (TE respectivement à 4,2 et 2,4 ms) sur une IRM Signa 1,5 tesla (GEMS, Milwaukee, USA). Le rapport O/I a été mesuré comme suit : signal vertébral moyen sur la séquence Out divisé par le signal vertébral moyen sur la séquence In. Le diagnostic étiologique du tassement a été réalisé dans 10 cas sur la biopsie osseuse et dans 32 cas sur l’évolution clinique à 6 mois minimum. II existe un lien significatif (p < 0,001) entre la valeur du rapport O/I et la nature bénigne ou maligne du tassement. En cas de tassement bénin, la valeur du rapport est faible, car l’eau et la graisse sont grossièrement équivalentes. En cas de tassement malin, la graisse a disparu et il n’existe donc pas de chute du signal en out phase ; le rapport est donc proche ou supérieur à 1. En prenant un seuil de 0,9, la sensibilité pour diagnostiquer un tassement malin est de 82 % et la spécificité de 84 %. La séquence « In Out phase » permet de donner des arguments supplémentaires pour le diagnostic étiologique d’un tassement vertébral.