La granulomatose éosinophilique avec polyangéite (GEPA) est une vascularite appartenant au groupe des vascularites nécrosantes associées aux anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA). Il n’y a pas de données épidémiologiques de la GEPA en France portant sur l’ensemble des patients affiliés au régime général. Nous avons donc voulu estimer la prévalence et l’incidence de la GEPA à partir des données issues du Système National des Données de Santé (SNDS). Les patients atteints de GEPA identifiés entre le 01/01/2013 et le 31/12/2019 dans le SNDS ont été inclus, afin de définir les cas prévalents et les cas incidents. L’historique des patients a été analysé depuis le 01/01/2010 afin de définir les cas prévalents et les cas incidents. Les patients inclus devaient être affiliés au régime général et avoir soit une ALD M30 stricte ou M301 soit une hospitalisation avec un code M301 (périartérite avec atteinte pulmonaire [Churg–Strauss]), représentant la population d’analyse principale. Une analyse de sensibilité a été faite dans une population limitée aux patients ayant eu au moins 3 dispensations de glucocorticoïdes oraux dans l’année suivant le diagnostic. Les cas prévalents atteints de GEPA représentaient 7238 individus, tandis que les cas incidents représentaient 1650 individus dans l’analyse principale. Dans l’analyse de sensibilité, les cas prévalents et incidents étaient de 3328 et 1035 individus, respectivement. La prévalence et l’incidence de la GEPA dans l’analyse principale étaient de 85,3 et 3,5 cas par million, respectivement, tandis qu’elles étaient de 38,4 et 2,1 cas par million, respectivement, dans l’analyse de sensibilité. Il n’y avait pas de différence saisonnière dans les diagnostics de GEPA. Dans la population de cas incidents, l’âge moyen à l’inclusion était de 61,7 ± 17,4 ans dans l’analyse principale et 62,4 ± 15,9 ans dans l’analyse de sensibilité, avec une légère prédominance féminine, les femmes représentant 57,1 % et 54,0 % dans les analyses principale et de sensibilité, respectivement. Dans les 2 ans précédant le diagnostic de GEPA, 76,7 % des patients avaient eu au moins une dispensation de glucocorticoïdes oraux et 53,9 % des corticoïdes inhalés dans l’analyse principale, et 89,5 % et 68,4 % dans l’analyse de sensibilité, respectivement. Des événements ORL étaient signalés dans les 2 ans précédant le diagnostic de GEPA chez 62,7 % et 71,8 % des patients dans les analyses principale et de sensibilité. Cette étude épidémiologique sur la GEPA en France permet d’estimer la prévalence et l’incidence de la maladie à partir des données issues du SNDS. La prévalence est plus élevée que dans les études antérieures, posant la question soit d’un sur-diagnostic de la GEPA en particulier en cas d’asthme éosinophilique, soit d’une augmentation de la prévalence ces dernières années. Elle apporte également des informations sur la démographie de la maladie et les comorbidités et traitements reçus avant le diagnostic de GEPA (cette recherche a été menée avec le soutien d’AstraZeneca).
En France, l’incidence du cancer du poumon (CP) est de 46 363 nouveaux cas en 2018 dont 85% sont des CP non à petites cellules (CPNPC). La résection pulmonaire (RP), éventuellement associée à une chimiothérapie néoadjuvante ou adjuvante, représente la prise en charge de la majorité des stades précoces. Alors que l’immunothérapie anti-PD1/PDL1 semble apporter des Résultats prometteurs chez ces patients, l’objectif de cette étude est de quantifier et caractériser ces derniers, leur prise en charge ainsi que l’évolution de la maladie, en vie réelle, en France. Il s’agit d’une étude rétrospective utilisant les données de la base française hospitalière PMSI. La population étudiée comprend les patients adultes avec un diagnostic de CP (code CIM 10 : C34*) et ayant un premier séjour hospitalier pour une RP entre le 01/01/2015 et le 31/12/2020. La description des caractéristiques des patients ainsi que leur prise en charge ont été effectuées sur les patients opérés en 2015 et en 2019 (2020 est considérée comme non représentative en raison de la COVID-19). Les analyses de survie sont disponibles pour les patients inclus en 2015 (suivis jusqu’en 2020 ou jusqu’à leur décès ou date de dernière nouvelle). Entre 2015 et 2019, le nombre de patients ayant bénéficié d’une RP pour CP a augmenté, en moyenne de 9,9% par an : 8 688 en 2015 contre 10 330 en 2019. Les caractéristiques des patients étaient similaires entre 2015 et 2019; seul le profil des patients opérés en 2015 est présenté : 66,4% d’hommes (n = 5767), âge moyen : 64,8 ans, maladie pulmonaire chronique préexistante : 38,6% (n = 3350), obésité : 19,8% (n = 1719), diabète : 15,3% (n = 1333) et maladie vasculaire périphérique : 15,2% (n = 1318). La RP est une lobectomie, une pneumonectomie, une résection limitée du poumon et une bilobectomie dans respectivement 79,8%, 8,4%, 7,5% et 4,3% des cas. En 2019, le nombre de lobectomies a augmenté à 84,9% tandis le nombre de pneumonectomies a diminué à 5,3%. En 2015, les patients étaient traités en majorité par chirurgie seule (68,7%) et respectivement 24,7% et 6,6% recevaient une chimiothérapie adjuvante ou néoadjuvante; ces proportions étaient similaires en 2019. A partir de la RP, la médiane de survie sans maladie est de 58,0 [IC95% : 56,0–61,0] mois et la survie globale (SG) à 5 ans de 66,8% [IC95% : 65,8–67,9]. Le taux de SG à 2 ans était de 36,5% [IC95% : 34,6–38,3] après une récidive à distance (médiane : 13,0 [IC95% : 12,0–14,0] mois) et de 80,1% [IC95% : 76,9–82,9] après une récidive locale (médiane non atteinte). Près de 25% des nouveaux patients diagnostiqués avec un CP bénéficie d’une RP, avec une évolution dans le temps du type de geste opératoire. En 2015, le recours à une chimiothérapie néoadjuvante et/ou adjuvante ne concernait qu’environ un tiers des patients, près de la moitié des patients ont progressé à 5 ans et la survie globale reste faible, en particulier après une récidive à distance.
Les données sur le pronostic de la granulomatose éosinophilique avec polyangéite (GEPA) reposent le plus souvent sur des cohortes issues de centres tertiaires, ce qui ne représente pas toujours une vision réaliste du pronostic de la GEPA à l'échelle d'un territoire. Nous avons estimé la survie globale et sans événements attribuables à la GEPA dans une population de cas incidents atteints de GEPA en France à partir du Système National des Données de Santé (SNDS). Les cas incidents de GEPA identifiés entre 2012 et 2016 dans le SNDS ont été inclus et suivis jusqu'à fin 2019 ou décès. Les patients inclus devaient être affiliés au régime général et avoir soit une ALD M30 ou M301 soit une hospitalisation avec un code M301 (périartérite avec atteinte pulmonaire [Churg–Strauss]), constituant l'analyse principale. Une analyse de sensibilité a été faite sur une population restreinte de patients ayant au moins 3 dispensations de corticoïdes oraux dans l'année suivant leur diagnostic. La survie globale des patients, la survie sans hospitalisation pour exacerbation de l'asthme, et la survie sans événement attribué à la GEPA ont été évaluées. Les événements attribués à la GEPA, incluant à la fois des exacerbations de l'asthme ou de l'atteinte ORL et des rechutes de vascularite, étaient définies par une augmentation de 2 fois de la dose de glucocorticoïdes entre 2 dispensations consécutives, ou la dispensation d'un nouveau traitement de la GEPA, ou une hospitalisation pour GEPA. La durée moyenne de suivi des cas incidents était de 60,1 ± 22,3 mois dans l'analyse principale et 62,3 ± 20,8 mois dans l'analyse de sensibilité. Le taux de mortalité standardisé sur l'âge et le sexe de la GEPA était de 11,3/1000 patients dans l'analyse principale et de 9,7/1000 patients dans l'analyse de sensibilité, comparativement à 9,2/1000 patients dans la population française. L'estimation du taux de patients hospitalisés pour une exacerbation de l'asthme était de 5,9 % (4,8–7,1) à 1 an, 8,7 % (7,4–10,2) à 3 ans et 10,2 % (8,7–11,8) à 5 ans. L'estimation du taux d'événements attribués à la GEPA, tels que définis précédemment, était de 53,8 % (51,3–56,2) à 1 an, 65,6 % (63,2–67,9) à 3 ans et 69,3 % (66,9–71,6) à 5 ans dans l'analyse principale, tandis qu'elle était de 79,9 % (77,4–82,3) à 1 an, 92,9 % (91,2–94,4) à 3 ans et 95,8 % (94,3–97,0) à 5 ans dans l'analyse de sensibilité. Ainsi, la médiane de survie sans rechute de GEPA était de 9,7 mois dans l'analyse principale et 4,3 mois dans l'analyse de sensibilité. Cette étude sur l'ensemble des cas incidents de GEPA entre 2012 et 2016 affiliés au régime général montre une survie globale très proche de la population française, illustrant les progrès majeurs ayant été faits au cours des dernières décennies. Les d'événements attribués à la GEPA telles que nous les avons définis sont en revanche très fréquents. L'évolution au cours du temps de ces estimations avec les nouvelles stratégies thérapeutiques devra être évaluée (cette recherche a été menée avec le soutien d'AstraZeneca).
L’analyse des données issues du Système National des Données de Santé (SNDS) est une approche permettant d’étudier la consommation de soins et la survenue de comorbidités dans des populations de patients. À partir d’une cohorte de cas incidents de patients atteints de granulomatose éosinophilique avec polyangéite (GEPA), nous avons voulu étudier la prise en charge thérapeutique et les complications observées durant la prise en charge de la GEPA. Les cas incidents de GEPA identifiés entre 2012 et 2016 dans le Système National des Données de Santé (SNDS) ont été inclus et suivis jusqu’à fin 2019 ou décès. Les patients inclus devaient être affiliés au régime général et avoir soit une ALD M30 ou M301 soit une hospitalisation avec un code M301 (périartérite avec atteinte pulmonaire [Churg–Strauss]), constituant la population d’analyse principale. Une analyse de sensibilité a été faite dans une population restreinte de patients ayant au moins 3 dispensations de corticoïdes oraux dans l’année suivant leur diagnostic. Les traitements reçus et les comorbidités observées au cours du suivi ont été analysés. La durée moyenne de suivi des cas incidents était de 60,1 ± 22,3 mois dans l’analyse principale et 62,3 ± 20,8 mois dans l’analyse de sensibilité. Dans les 3 premières années suivant le diagnostic de GEPA (1re année, 2e année, 3e année), la proportion de patients recevant au moins une dispensation de glucocorticoïdes oraux était de 70,7 %, 67,2 % et 63,8 %, respectivement, tandis qu’elle était de 100 %, 91,1 % et 84,2 % dans l’analyse de sensibilité. Concernant la proportion de patients recevant des corticoïdes inhalés dans les 3 premières années, elle était de 46,7 %, 47,1 % et 47,8 % dans l’analyse principale, et 59,8 %, 59,8 % et 61 % dans l’analyse de sensibilité. La durée moyenne de prescription des glucocorticoïdes oraux était de 45,6 mois et 53,1 mois dans les analyses principale et de sensibilité, respectivement. La dose moyenne mensuelle de glucocorticoïdes durant les 6ers mois était de 449,5 mg (soit 15 mg/j) dans l’analyse principale et 693,9 mg (soit 23,1 mg/j) dans l’analyse de sensibilité, tandis qu’elle diminuait progressivement pour atteinte un plateau à partir de la 3e année et au moins jusqu’à la 8e année de suivi, avec une dose moyenne mensuelle de glucocorticoïdes durant ces années d’environ 135 mg (soit 4,5 mg/j) dans l’analyse principale et 190 mg (soit 6,3 mg/j) dans l’analyse de sensibilité. Au cours du suivi, 62,6 % des patients dans l’analyse principale, et 69,1 % des patients dans l’analyse de sensibilité, ont eu au moins une complication ou nouvelle comorbidité durant le suivi, au premier rang desquelles l’ostéoporose (21,6 % et 31,4 %, respectivement), suivie de l’hypertension artérielle (20,7 % et 21,7 %), l’arythmie (14,6 % et 15,2 %) et le diabète (10,9 % et 12,2 %). Cette étude exhaustive sur les traitements et les complications au cours de la prise en charge de la GEPA souligne l’utilisation importante et prolongée de la corticothérapie orale, contrastant avec une utilisation insuffisante des traitements inhalés de l’asthme. Les complications sont fréquentes, dominées par l’ostéoporose, l’hypertension, les arythmies et le diabète (cette recherche a été menée avec le soutien d’AstraZeneca).
Since 2017, CAR-T-cells therapy is a possible ≥3rd line treatment for DLBCL in France. This study aimed at describing HCRU and costs in DLBCL patients treated by CAR-T-cells according to failure status.
ContexteL'adrénoleukodystrophie liée à l'X (ALD) est une maladie neurodégénérative rare appartenant au groupe des leucodystrophies, affectant principalement les hommes et dont l'incidence est estimée autour de 1:25000 nouveau-nés dans le monde. L'ALD cérébrale infantile (CCALD) est la forme la plus sévère et est de mauvais pronostic si elle est tardivement traitée. Dans ce cas, les symptômes incluent un déclin psychomoteur rapide et un décès dans les mois suivant l'apparition des premiers symptômes, généralement entre 7 et 10 ans. Le seul traitement disponible jusqu'à très récemment était l'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques. Peu de données sont disponibles sur l'épidémiologie et la prise en charge du CCALD en France. Ces connaissances sont cruciales pour le développement de nouvelles thérapies, notamment géniques.MéthodeUne étude rétrospective non interventionnelle en vie réelle a été réalisée à partir des données du registre national des ALD (LeukoFrance) rassemblant, depuis plus de 20 ans, les données phénotypiques, génotypiques, biologiques, cliniques et d'imagerie de plus de 2000 familles. LeukoFrance a été apparié au SNDS via un couplage probabiliste. Les patients CCALD présentant un événement d'intérêt (hospitalisation ou greffe) entre 2009 et 2018 et appariés avec succès ont été inclus dans cette étude.RésultatsSur les 83 garçons remplissant les critères de sélection dans LeukoFrance, 77 ont été appariés avec succès au SNDS. Parmi eux, 52 présentant une profondeur de données suffisante ont été inclus dans la population d'étude. La médiane d'incidence de la maladie était de 4 patients par an. L'âge médian au diagnostic était de 7,0 ans. Parmi les patients non allogreffés (61,7 %), la survie à 5 ans était de 66,6 % et 62,1 % présentaient au moins un handicap majeur (MFD), incluant la perte de communication verbale, le recours à un fauteuil roulant, l'incontinence, la cécité, la perte des mouvements volontaires et le recours à la nutrition entérale. Chez les patients allogreffés (38,3 %), la survie à 5 ans était de 94,4 % et 16,7 % présentaient un MFD. Les coûts moyens annualisés étaient à près de 90 % d'origine hospitalière, et en moyenne deux fois plus importants chez les patients non allogreffés, avec 49 211€ contre 23 117€, malgré un coût intrinsèque du séjour hospitalier pour greffe de près de 300 000€.ConclusionLe CCALD est une maladie ultra rare touchant moins de 10 enfants par an en France. L'allogreffe présente une efficacité importante tant sur la survie globale (+30% à 5 ans) que sur la prévention de l'évolution de la pathologie (-45 % à 5 ans), diminuant ainsi son fardeau économique. Cependant, elle reste relativement peu réalisée du fait du retard diagnostic de cette pathologie et parfois de l'absence de donneur compatible. En effet, une fois l'apparition des premiers symptômes, l'allogreffe n'est souvent plus réalisable. Cette étude permet d'apporter des données épidémiologiques récentes sur le CCALD et représente la première étude appariant les données LeukoFrance au SNDS. L'appariement de telles bases permet d'allier l'exhaustivité des consommations de soin du SNDS aux informations cliniques et biologiques d'un registre.Déclaration de liens d'intérêtsLes auteurs n'ont pas précisé leurs éventuels liens d'intérêts.
IntroductionA ce jour, il n'existe pas de consensus sur les algorithmes à utiliser pour identifier les types de diabète. L'objectif était d'optimiser un algorithme pré-défini basé sur la cartographie de la Caisse nationale d'assurance maladie identifiant les types de diabètes traités [Type 1 (DT1), Type 2 (DT2) et Diabète gestationnel (DG)] avec une analyse de clustering.MéthodesLes patients ont été identifiés dans l'EGB par au moins deux délivrances d'un traitement antidiabétique en 2017. Un algorithme basé sur les hospitalisations, les traitements et les affections de longue durée a été développé pour identifier les types de diabète. Sa validité a été évaluée itérativement par : i) une comparaison des résultats avec la distribution des patients diabétiques en France, ii) une analyse de clustering des séquences de traitements antidiabétiques [insuline, antidiabétique oral (ADO), analogues du glucagon-like peptide-1 (GLP-1), et associations]. Les séquences ont été comparées deux à deux par l’étude de la distance de la plus longue sous-séquence commune (LCS), puis regroupées en clusters suite à l'application de la classification ascendante hiérarchique (CAH).RésultatsL'algorithme appliqué sur les 29 288 patients de la population d’étude a identifié 4169 DT1 (14,2 %), 25 037 DT2 (85,5 %) et 82 DG (0,3 %) et a conduit à une surreprésentation des DT1. Le clustering des séquences de traitements a identifié trois clusters parmi les DT1 : 2493 patients sous insuline seule, 910 sous ADO seul et 766 avec une association insuline et ADO. Cette analyse de clustering a mis en avant que l'algorithme initial avait classé des DT2 sous ADO ou GLP-1 parmi les DT1. L'algorithme a donc été affiné afin d’être cohérent avec la littérature [1964 DT1 (6,7 %), 27 243 DT2 (93 %), 81 DG (0,3 %)].Discussion/ConclusionLorsque les données cliniques sont limitées dans les bases de données de remboursements, l'analyse de clustering des séquences de traitements est une méthode pertinente pour affiner un algorithme initial.
Africa.The database contained over 2.6 million records for medicines in 2020.All records for rabies immunoglobulin (J06BB05) and inactivated, whole virus rabies vaccine (J07BG01) were extracted and analysed.No clinical information of patients was available.Basic descriptive statistics were calculated.Results: A total of 174 products in ATC Group J06 (immune sera and immunoglobulins) were dispensed to 57 patients, and 7066 vaccines in ATC Group J07 to 5250 patients.Of these, 200 vaccines for the inactivated, whole virus rabies vaccine (J07BG01) were dispensed to 80 patients and seven products for the rabies immunoglobulin to seven patients (amount claimed was R123921.23).The average age of the 81 patients was 32.54 (SD=18.80)years, with 71.60% males.Six of the seven patients (4 males) who received the rabies immunoglobulin, also received the rabies vaccine.Dispensing peaked in January 2020 and increased again towards the end of the year (October to December 2020).Most prescriptions originated in the North-West and Gauteng provinces of South Africa.Conclusions: There was a rabies outbreak in several provinces of South Arica towards the end of 2020 and during 2021.Further studies can provide insight into the Pharmacoepidemiology of rabies in the region.Since rabies can be controlled in animals through rabies vaccination, it is important to also promote rabies vaccination to the owners of domestic animals.
Due to lack of clinical data in the French National Health Data System (SNDS), proxies of clinical variables must be defined. To date there is no consensus on algorithms to be used to identify diabetes types within SNDS. The objective was to optimize a pre-defined-algorithm with innovative methods to identify types of treated diabetes (type 1 diabetes (T1DM), type 2 diabetes (T2DM), gestational diabetes (GDM)) using claims data. Diabetic patients were identified in the Permanent Representative Sample (Echantillon Généraliste des Bénéficiaires (EGB)) from SNDS. Patients with at least two dispensations of an antidiabetic treatment during 2017 were included and analysed on 2012-2017 period. A pre-defined algorithm has been developed to characterize diabetes type based on hospitalizations, treatments and long duration disease and has been applied to study population. Its validity was assessed by: i) comparison of results with distribution of diabetes types in France, ii) cluster analysis on antidiabetic treatment sequences (insulin, oral glucose-lowering drug (OGLD), glucagon-like peptide-1 (GLP-1) analogues). The population consisted of 29,288 diabetic patients. Application of the pre-defined algorithm resulted in categorization of 4,169 (14.2%) T1DM, 25,037 (85.5%) T2DM and 82 (0.3%) GDM, and led to an overrepresentation of T1DM patients. Clustering of treatment sequences on T1DM patients resulted in three clusters: 2,493 patients with insulin alone, 910 with OGLD alone, 766 with insulin and OGLD. The cluster analysis highlighted that the pre-defined algorithm grouped under the category T1DM patients on OGLD or GLP-1 who should have been categorized as T2DM. Based on the results, the pre-defined algorithm has been refined and led to identification of diabetes types consistent with the literature (1,964 (6.7%) T1DM, 27,243 (93.0%) T2DM, 81 (0.3%) GDM). When using claims databases where clinical data are limited, clustering analysis on treatment sequences is a relevant method to refine pre-defined algorithms.
La stimulation du nerf vague (SNV) est une méthode de neurostimulation utilisée pour le traitement des épilepsies pharmaco-résistantes invalidantes et des patients ne pouvant bénéficier d’une chirurgie. Le traitement par SNV existe en France depuis 2004. Cependant, peu de données exhaustives sont disponibles sur son utilisation en vie réelle. Cette étude a pour but de décrire l’utilisation de cette thérapie en vie réelle ainsi que l’évolution des implantations de dispositifs de SNV en France au cours des neuf dernières années. Étude observationnelle rétrospective, sur une population de patients implantés pour SNV, identifiés entre 2010 et 2018 à partir des données du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI). Les patients ont été identifiés à partir des codes de la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) des dispositifs de SNV implantés. Les actes associés de primo-implantation et de remplacement ont été identifiés selon les codes de la Classification commune des actes médicaux (CCAM), respectivement ADLA001 et ADKA001. Sur l’ensemble du suivi de neuf ans, 3441 implantations de dispositifs de SNV ont été identifiées, avec un diagnostic d’épilepsie identifié dans 98 % des cas. Le nombre d’implantations a augmenté progressivement au taux moyen de 13 % par an, passant de 226 en 2010 à 592 en 2018. Les implantations en population pédiatrique sont plus faibles, mais avec une progression similaire (+ 11 %/an), passant de 60 en 2010 à 138 en 2018. Les hommes et les femmes étaient également répartis dans la population pédiatrique (âge moyen 12 ± 4) et adulte (âge moyen 37 ± 13). Les implantations ont été réalisées dans le cadre de remplacements de dispositifs de SNV à une moyenne de 31,7 % des cas sur l’ensemble de la période, se stabilisant à une moyenne de 37 % des cas au cours des quatre dernières années. La durée moyenne de séjour hospitalier pour implantation de dispositif SNV est passée de 3,6 ± 5,8 en 2010 à 2,5 ± 2,9 en 2018, diminuant d’un jour en moyenne. Le nombre de séjours ambulatoires a en revanche fortement augmenté passant de 5 (2,2 %) en 2010 à 60 (10,1 %) en 2018. Cette étude, réalisée sur des données du PMSI, met en évidence une évolution des pratiques avec une baisse de la durée moyenne des hospitalisations pour implantation et un recours plus important à la prise en charge ambulatoire. Par ailleurs, cette étude montre que le nombre d’implantations de novo des dispositifs de SNV est en concordance avec les estimations de la Haute Autorité de santé dans son évaluation initiale de 2004. Cependant, le nombre d’implantations par an est plus élevé qu’attendu du fait de la part importante des remplacements dans le nombre total d’implantations et de la sous-estimation du nombre de patients pédiatriques nouvellement implantés éligibles (estimation initiale de 50 nouveaux cas par an). Ces résultats sont importants pour caractériser l’utilisation de ces dispositifs de SNV en vie réelle en France et sécuriser leur prise en charge auprès des autorités de Santé.
There is a lack of harmonization in terms of regulation for Pharmaco-epidemiological studies in Europe. This conveys challenges in local interpretation of applicable requirements. Among other consequences, patient Information and Consent Form (ICF) are regularly requested for adaptations after submissions, leading to delays in study approval and site initiation. This analysis aims to describe the various requests for modifications received for ICFs, for different studies conducted in a broad range of countries. The analysis was based on 6 post-marketing studies submitted from 2012 to 2016. Feedbacks of regulatory authorities after initial submissions in 26 European countries were analysed. Requests for modifications were categorized by scope of modifications (data access, insurance, format…) and by impact level (major: mandatory as per local laws before approval; minor: local regulatory-authority recommendations). Among the 853 submissions performed, 163 requests for modifications were received, among which 86 (53%), which required at least one modification of patient ICF. Requests for modifications related to ICF were more frequent in Italy (22% of submissions) and in France (17%). In total, 170 modifications of patient ICF were required. The most frequent modifications concerned the ICF format (27%), data access (16%), patient participation in the study (9%), costs and compensations (8%), direct to patient contacts (DtPC) (8%) or data storage (6%). Almost half of the requests (45%) required major modifications, mainly focused on data protection (43%, including data access and storage, DtPC and access to patient file), patient participation in the study (13%) and ICF format (11%). This analysis highlights that for Pharmaco-epidemiological studies, regulatory authorities put a particular attention on data protection. The information compiled for this analysis should be capitalized for future studies in order to accelerate the submission process and improve the time to site activation and patient inclusion.
Évaluer l’efficacité, la tolérance et le maintien de la saxagliptine en conditions réelles d’utilisation. Étude observationnelle prospective sur 2 ans lancée en France en 2012 sur demande de la Haute Autorité de Santé (HAS). Un échantillon représentatif de patients diabétiques de type 2 traités par saxagliptine a été inclus consécutivement par 60 diabétologues et 245 médecins généralistes tirés au sort. Les données du suivi intermédiaire sont rapportées. L’analyse porte sur 1 044 patients: 58,7 % d’hommes, avec, en moyenne 61,2 ± 11,7 ans à l’initiation de la saxagliptine, une ancienneté du diabète de 7,1 ± 6,9 ans et un IMC de 29,8 ± 5,2 kg/m². Juste avant la prescription de saxagliptine, le taux moyen d’HbA1c était de 8,0 % (IC 95 % [7,8 ; 8,3]) (n = 918). En intention de prendre en charge, le taux moyen d’HbA1c n’était plus que de 7,4 % (IC 95 % [7,1 ; 7,6]) (n = 819) à 6 mois et 7,2 % (IC 95 % [7,0 ; 7,5]) (n = 708) à 12 mois. Le poids moyen (84,9 kg avant l’initiation de la saxagliptine) baissait en moyenne de – 0,1 kg (IC 95 % [– 0,9 ; 0,7]) à 6 mois et de – 0,4 kg (IC 95 % [–1,3 ; 0,4]) à 12 mois. Sur la période d’observation (960 patients-années) 4 hypoglycémies sévères (nécessitant l’intervention d’un tiers et/ou une hospitalisation) sont survenues chez 4 patients traités par saxagliptine, dont un patient également traité par sulfamide. Parmi les 14 événe-ments indésirables graves observés, notifiés chez 11 patients, aucun n’a été considéré lié à la prise de saxagliptine. À ce stade de l’étude, seulement 8 patients ont arrêté le traitement suite à un événement indésirable. La proportion de patients toujours traités par la saxagliptine était de 90,4 % à 6 mois et de 86,8 % à 12 mois. En vie réelle 12 mois après l’initiation, la saxagliptine montre une efficacité sur le niveau d’HbA1c, comparable à celle observée dans les essais cliniques avec peu d’hypoglycémies, une bonne tolérance et un taux de maintenance du traitement satisfaisant. Les auteurs déclarent avoir un intérêt avec un organisme privé, industriel ou commercial en relation avec le sujet présenté. L’étude DIAPAZON est financée par les laboratoires BMS et AstraZeneca. F. Thomas-Delecourt et M. Djerdi sont salariés d’AstraZeneca.
ACCEPT® is a 32-items self-administered questionnaire recently validated to measure patient acceptance to treatment. Acceptance was defined as the balance between treatment advantages and disadvantages as rated by the patient and may help predict adherence. The objective was to evaluate the relation between early Acceptance and Compliance in liver- and kidney-transplanted patients converted to once-daily tacrolimus (TAC-OD). 6-month observational, prospective, longitudinal, multicenter study conducted by 23 hepatologists and 56 nephrologists in France. 1106 adult patients with kidney and/or liver transplant, initiating TAC-OD during post-transplant follow-up were included. Acceptance and compliance were assessed 3 and 6 months after TAC-OD initiation using ACCEPT® and Compliance Evaluation Test questionnaires. Data from 271 liver-, 824 kidney- and 11 liver+kidney-transplanted patients were analyzed. Mean age was 52.4 (±13.2) years. 61.5% of patients were male. Mean time between graft and TAC-OD initiation was 5.0 (±4.9) years. Mean general acceptance score (range: 0-100) at month 3 was 75.4 (±26.5). At month 6,25.5% of patients had good treatment compliance, 68.0% minor non-compliance and 6.5% were non-compliant. Higher general acceptance score at month 3 was significantly associated with better compliance at month 6 (good compliance: 85.2±20.7, minor non-compliance: 74.5±26.7, non-compliant: 68.0±29.6, p<0.001). 3-month general acceptance score was particularly low in patients who specified at month 6 having ‘omitted to take their treatment this morning’ (N=4, mean: 41.7±44.1) or ‘ever forgotten to take their treatment because their memory was failing’ (N=53, mean: 69.5±29.7). Although not significant, the 17 patients who discontinued TAC-OD before 6 months had lower 3-month mean general acceptance score (64.6±36.5 vs. 75.7±25.9 in patients still treated with TAC-OD). This study highlighted a strong association between early Acceptance and late Compliance to TAC-OD. Further investigations are needed to explore how early detection of low acceptance can help patient management and improve long-term outcomes.
Background Idiopathic Pulmonary Fibrosis (IPF) is a fatal respiratory illness with limited treatment options. We previously estimated the UK prevalence of IPF using The Health Improvement Network (THIN) data. We have now further investigated this using General Practise Research Database (GPRD) data. Aims Calculate the prevalence and incidence of IPF diagnoses in the GPRD in 2010. Calculate the prevalence of IPF diagnoses in the GPRD in 2007, to compare to the THIN 2007 findings. Build a matrix of epidemiological data, to better target future public health resources. Methods Descriptive cross-sectional study, using UK GPRD data to calculate the prevalence and incidence of IPF diagnoses in 2010. Patients with a Read/OXMIS code corresponding to IPF diagnosis were identified; H563.00 Idiopathic Fibrosing Alveolitis (IFA), H563z00 Idiopathic Fibrosing Alveolitis NOS (IFA NOS), H563.12 Cryptogenic Fibrosing Alveolitis (CFA), H563100 Diffuse Pulmonary Fibrosis (DPF). To investigate coding variability, IPF diagnoses were classified as broad (all codes), narrow (IFA/IFA NOS) and IFA+CFA Patients with a first record of IPF during 2010 were classed as incident. Patients with a first record of IPF prior to or during 2010 were classed as prevalent. Results In 2010 in the GPRD, IPF was most commonly diagnosed in males (56.5%) and ≥65 year olds (80.8%). Most IPF was coded as DPF (prevalence: 39.4 [37.6–41.3] per 100,000 persons; incidence: 9.6 [8.8–10.6] per 100,000 person-years). For the broad definition, IPF prevalence was 50.7 (48.6–52.8) per 100,000 persons, with an incidence of 11.0 (10.1–12.0) per 100,000 person-years. For the narrow definition, IPF prevalence was 10.1 (9.2–11.1) per 100,000 persons, with an incidence of 1.5 (1.1–1.9) per 100,000 person-years. For the IFA+CFA definition, IPF prevalence was 13.3 (12.3–14.4) per 100,000 persons, with an incidence of 1.6 (1.3–2.0) per 100,000 person-years. In 2007, compared to THIN, the GPRD IPF point prevalence was lower in both males and females, for all diagnosis definitions (Figure 1). Conclusions IPF rates differ amongst UK healthcare databases; this may be due to GP coding variability, which is an inherent limitation of database studies. A prospective IPF registry is essential to characterise this orphan disease, to better target future public health resources.
Development of a unique database using data from studies conducted during the vaccine development and its post-marketing to evaluate the safety profile of a virosomal aluminium-free hepatitis A vaccine in a large population. Available data from various studies, retrieved either from paper or electronic files, were evaluated and harmonized in order to be combined in a single database and all adverse events, concomitant diseases and concomitant vaccinations underwent a new coding. Initial data were available from 3 distinct sources, totalizing 35 studies: individual and summary data from clinical study reports (18 studies), 1 SAS® database pooling data from 16 studies and 1 SAS® database composed of 1 study. While pooling data from these different sources, several issues had to be faced: 1) the need to harmonize data between studies; 2) the fact that some variables were not collected in some studies, and 3) the fact that for 6 studies, part of the data were available only as summarized data. After taking into account all these issues, an exploitable database was obtained whose strengths are its large sample size (35 studies comprising 7923 patients), its range of study settings and designs (phase I to IV across numerous countries) and the time period encompassed (1990 to 2007). Pooling data from various sources raised several problems, not all of them resolvable. However, this work allowed to obtain an exploitable database with undisputable strengths i.e. sample size, large range of study settings and design and time period encompassed. Once constituted, this database became a valuable tool in evaluating the safety profile of the virosomal aluminium-free hepatitis A vaccine, and will constitute a valuable database to answer further safety questions in the future.