Providing information to surgery patients is a form of health-care governed by clearly defined therapeutic and medicolegal rules, and in particular in France by the Act of March 4, 2002 and the Code of Good Practice. The patient's right to information is implemented in a face-to-face consultation, which should be fully codified, and in a specific clinical examination, followed by information regarding the affected organ, pathology, treatment options, possible surgery, and the preconditions, risks and results associated with the procedure. Information should be personalized and as complete as possible, communicating the state of knowledge as validated by scientific societies and medical institutions. State of the art technology (dedicated website, on-line information suites, etc.) is indispensable but needs to be mastered and to adhere to the guidelines of the Council of the National Order of Medicine. Information traceability, the retraction period and proof of content of the information are essential. A signed document delivered in an informative atmosphere optimizes the exercise. Patient information is an ethical and medicolegal obligation, but above all is the expression and demonstration of the health-care potential of the practitioner and our contribution to reducing the information gap, reinforcing the cement holding our society together.
La raideur d'épaule est un symptôme révélateur de nombreux tableaux cliniques dont les étiologies sont complexes et multifactorielles. Il est décrit des raideurs spontanées, des raideurs post-traumatiques ou des raideurs post-chirurgicales. L'examen clinique fondamental pour le diagnostic doit être réalisé en décubitus dorsal sur un plan dur en mesurant l'élévation passive et la rotation externe passive des deux épaules. Un bilan radiologique standard recherchera une fracture ou une omarthrose débutante. L'IRM peut confirmer le diagnostic en mesurant l'épaisseur de la capsule et des ligaments coraco-huméraux. Le traitement médical débutera systématiquement pendant 3 mois par de l'autorééducation intensive si possible contrôlée et encadrée par un kinésithérapeute qui introduira progressivement les exercices de rééducation conventionnelle, une arthro-distention pourra être proposée en cas de difficulté. En cas d'échec après six mois de traitement parfaitement réalisé et sur un patient qui a fait la preuve de sa motivation, une arthrolyse sous arthroscopie pourra être proposée. Ce délai peut être diminué en cas de raideur post-chirurgicale. Elle est systématiquement réalisée sous anesthésie locorégionale maintenue pendant 72 heures, complétée par une anesthésie générale en fonction des habitudes. L'arthrolyse doit être circonférentielle avec une résection complète de l'intervalle des rotateurs. Il s'agit d'une technique radicale (sans récidive) et sans complications, dont les résultats à long terme sont bons. Stiff or frozen shoulders are a relatively common problem with complex diagnosis. We found idiopathic, posttraumatic or postsurgical stiff shoulder. Clinical exam with the measure of the external rotation on the back is the most important point to make the diagnosis. X-ray can help to eliminate a degenerative arthritis. MRI can confirm the diagnosis measuring the thickness of capsule and coraco humeral ligaments. The medical treatment starts with self rehabilitation controlled by a physiotherapist who will introduce progressively conventional rehabilitation, arthrographic distention can be use to increase motion. If these fail to restore sufficient motion or function within a minimum period of six months, arthroscopic release may be considered. We realize the intervention under locoregional anesthesia with more and less general anesthesia. Circumferential capsule release and complete interval rotator resection are systematically realized. It's a radical technique without recidivism and complications with excellent long term results.
Riga-Fede disease is rare. It is an oral mucosal ulceration due to repetitive dental trauma. We report the case of an infant for whom a quick diagnosis prevented many complications.A 45-day-old infant was brought to our consultation for pain during baby-bottle intake, preventing feeding. Oral examination revealed ulceration on the ventral surface of the tongue, associated next to a mandibular incisor present at birth. Pain stopped immediately after dental extraction of the supernumerary tooth. The infant could be fed again without any problem. The ulceration healed in less than three months.The diagnosis of Riga-Fede disease is strictly clinical. The early diagnosis in our case allowed for a quick management and normal feeding before there was any somatic consequence. Dental trauma is the most frequent cause of Riga-Fede disease. Treatment is conservative (polishing, resin) except in case of supernumerary teeth or excessive mobility. In these cases, extraction is indicated. The pathological diagnosis is required only when there is no healing after appropriate management fails, to look looking for another diagnosis.La maladie de Riga-Fede est rare. Elle est caractérisée par une ulcération de la muqueuse buccale causée par des traumatismes dentaires répétitifs. Nous rapportons le cas d'un nourrisson chez lequel le diagnostic rapide a évité de nombreuses complications.Un nourrisson de 45 jours a été amené en consultation pour des douleurs à la prise des biberons, empêchant l'alimentation. L'examen buccal retrouvait une ulcération de la face ventrale de la langue en regard d'une incisive mandibulaire, présente dès la naissance. Les douleurs ont cessé immédiatement après l'extraction de la dent surnuméraire. L'alimentation a pu être reprise sans difficulté. L'ulcération a disparu en moins de trois mois.Le diagnostic de maladie de Riga-Fede est purement clinique. Sa précocité chez ce nourrisson a favorisé une prise en charge rapide et une reprise de l'alimentation avant tout retentissement somatique. Les traumatismes dentaires sont la cause la plus fréquente de maladie de Riga-Fede. Le traitement est conservateur (lissage, résine), sauf en cas de dent surnuméraire ou de mobilité excessive. L'extraction est alors la règle. L'élimination du facteur causal soulage immédiatement la douleur. L'examen anatomopathologique n'est nécessaire qu'en l'absence de cicatrisation après traitement de la cause, pour rechercher un autre diagnostic.
The purpose of this study is to test for the presence of order-effect bias in journal ranking surveys. Data were obtained from 379 active knowledge management and intellectual capital researchers who rated 25 journals on a 7-point scale. Five different versions of the survey instrument were utilized. Consistent with the cognitive elaboration model, the satisficing theory, and the Gricean maxim of orderliness, order-effect bias was observed in journal ranking surveys. Journals that appear in the beginning of the ranking list delivered to survey respondents consistently receive higher scores than journals at the end of the list. Overall, the position of the journal in the list explains over 10% of its score. Therefore, authors of journal ranking studies are recommended to use multiple versions of the survey instrument with randomized journal orders.
L’omarthrose excentrée se définit comme l’association d’une arthrose gléno-humérale à une rupture massive irreparable de la coiffe des rotateurs. Il est admis que la rupture de coiffe, ou sa déficience, pénalise gravement le résultat des prothèses anatomiques. Grammont a imaginé et fait évoluer une prothèse inversée dont le concept est destiné à pallier l’insuffisance de la coiffe des rotateurs et dont l’utilisation a radicalement modifié l’approche thérapeutique dans ces situations difficiles. L’objectif de ce symposium est l’analyse des résultats de la chirurgie prothétique (prothèses anatomiques, bipolaires ou inversées) dans les omarthroses excentrées, ainsi que dans les ruptures massives et isolées de coiffe, justifiant la chirurgie prothétique, et dans les omarthroses centrées à coiffe déficiente qui relevant des mêmes impératifs. Les ruptures massives de coiffe et l’omarthrose excentrée ont d’ailleurs été considérées comme les stades d’une même pathologie par Hamada don’t la classification a été utilisée dans ce travail.Sur les 738 prothèses initiales, 111 ont été éliminées en raison de décès, de dossiers incomplets ou de perdus de vue, sans notion connue de complication. Sur les 627 restants qui ont servi de base à ce symposium et qui représentent 85 % des cas initiaux, 570 ayant encore leur prothèse en place ont été revus et analysés fonctionnellement au-delà de deux ans. La population était majoritairement feminine (72 %), atteinte du côté dominant (75 %) avec un âge moyen de 72 ans. Le score de Constant préopératoire était de 24 en moyenne et 24 % des patients avaient déjà été operas de leurs épaules. Pour ceux d’entre eux qui avaient une acétabulisation de l’acromion, la force en rotation externe était significativement moins bonne et l’atteinte de l’infraépineux et du teres minor plus fréquente.Quarante-huit hémiarthroplasties, 52 bipolaires et 527 prothèses inversées ont été mises en place. À la révision, avec un recul moyen de 52 mois, on notait une reprise chirurgicale dans 23 % des hémiarthroplasties, 14 % des inversées et seulement 8 % des bipolaires. Une ablation de la prothèse a été nécessaire dans 21 % des hémiarthroplasties, 5 % des inversées et 2 % des bipolaires. Aucune infection n’a été notée dans le groupe des hémi ou des bipolaires alors que cette complication est survenue dans 5 % des inversées. En revanche le score de Constant était significativement meilleur avec les inversées (62) qu’avec les bipolaires (45) ou les hémi (44). L’élévation active était également meilleure avec les inversées alors que la rotation externe coude au corps était moins bonne.L’étude analytique des résultats des inversées fait apparaître l’influence négative de l’atteinte du subscapulaire et surtout du teres minor. Les résultats sont plus décevants chez les jeunes et chez ceux ayant des antécédents chirurgicaux. Radiographiquement, on note 0,5 % de descellements huméraux sans influence du caractère scellé ou non de l’implant, 3,6 % de descellements glénoïdiens et 68 % d’encoches sans relation significative avec le score de Constant. Leur survenue est corrélée à une ascension préopératoire de la tête humérale et une atteinte glénoïdienne supérieure. Elle est observée plus fréquemment en cas de voie d’abord supéro-externe. La fréquence de ces encoches augmente avec le recul et leur survenue est souvent associée à la présence de liserés huméraux. À long terme, la survie de ces prothèses inversées est de 89 % à 10 ans. Le score de Constant se détériore progressivement au-delà de 7 ans ; ceci semble lié à la survenue de modifications radiographiques dans les années qui ont précédé.Les principales complications observées avec les prothèses inversées sont les infections (5,1 %), les problèmes glénoïdiens (5,1 %), les instabilités (3,6 %), et les fractures de l’acromion (3 %). Les infections peuvent être traitées par lavage et antibiotique dans les 3 premiers mois, ensuite l’ablation de la prothèse est nécessaire. Les instabilités surviennent de façon plus fréquente chez les hommes, lors des voies deltopectorales et lors de l’utilisation de glénes de diamètre 36. Les problèmes glénoïdiens sont fréquents dans les premières années et sont souvent le fait de vices de pose ou de défaut du matériel (dévissage des glénosphères). Les fractures de l’acromion ont un retentissement clinique important lorsqu’il s’agit de fracture de l’épine dont la consolidation est difficile à obtenir quelle que soit la méthode utilisée.En conclusion, l’utilisation d’une prothèse pour le traitement d’une rupture massive doit être réfléchie surtout en l’absence d’arthrose GH, en présence d’antécédents chirurgicaux, et lorsque les patients ont moins de 70 ans. Si l’élévation active est conservée et le patient jeune, l’utilisation d’une hémi ou d’une bipolaire peut se discuter. Dans les autres cas, l’indication d’une inversée est préférable car, les résultats cliniques sont meilleurs. Dans cette hypothèse, la technique chirurgicale doit être pensée en ayant à l’esprit les avantages et les inconvénients de la voie d’abord, du type d’implant (36 vs 42), de la position et de l’orientation de l’embase glénoïdienne en fonction de l’usure osseuse pré opératoire, de l’orientation de la pièce humérale, de l’intérêt de la réinsertion du subscapulaire et éventuellement de la transposition du grand dorsal.Cuff tear arthropathy is defined as the combination of a gleno-humeral arthritis and a massive rotators cuff tear. It is generally admitted that the cuff tear, or its deficiency jeopardizes the results of anatomic prosthesis. Grammont imagined and grew the concept of the reverse prosthesis whose aim was to remedy the insufficiency of the rotator cuff and whose use has dramatically modified the therapeutic approach in these complicated situations. The aim of this symposium is to analyse the results of shoulder arthroplasty (anatomic prosthesis, bipolar or reverse) in cuff tear arthropathy, in massive and isolated cuff tears which justify the use of prosthetic surgery, and in centered osteoarthritis with deficient cuff also justifying this use. Massive cuff tears and cuff tear arthropathy have been considered as the stages of a same pathology by Hamada whose classification has been used for the purposes of this study.Out of the 738 initial prosthesis, 111 have been eliminated because of death, incomplete files or lost of sight, without any known complication. Out of the remaining 627 who were used as a basis for this symposium (representing 85% of initial cases), 570 who still had their prosthesis were reviewed and their functional results analysed after 2 years or more. The population was mainly female (72%) who were injured on the dominant side (75%) with a mean age of 72 years. The preoperative Constant score was in average 24 and 24% of the patients had already been operated on their shoulder. For those who had an acetabulization of the acromion, the strength in external rotation was significantly less satisfying and the lesion of the infraspinatus and the teres minor were more frequent.48 hemiarthroplasties, 52 bipolar and 527 reverse prosthesis were studied. At revision, with an average follow up of 52 months, the revision rate was 23% for hemiarthroplasties, 14% for reversed prosthesis and only 8% for bipolar prosthesis. The prosthesis was removed in 21% of hemiarthroplasties, 5% of reverse and 2% of bipolar. No infection to report in the hemi group or the bipolar group, whereas there was an infection rate of 5% in the reverse group. Nevertheless, the Constant score was significantly better with reverse (62) than with bipolar (45) or hemi (44). The active elevation was also better with the reverse whereas the external rotation was not as good as with anatomic prosthesis.The analytic study of the results of the reverse prosthesis shows a negative influence of the lesion of the sub-scapularis and the teres minor. The results are disappointing with young patients and those who had surgical precedents. On X-ray, we can notice 0.5% of humeral loosening withouth any correlation to the fact that the implant is cemented or not, 3.6% of glenoid loosening and 68% of scapular notches without any significant change on the Constant score. Their occurrence is correlated to a preoperative rising of the humeral head and a superior glenoid lesion. It is observed more frequently with the supero-lateral approach compared to the delto-pectoral one. The frequency of these notches grows with the follow up and their occurrence is often associated to humeral radiolucent lines. On the long term, the survival rate of these prosthesis is 89% at 10 years. The Constant score deteriorates gradually after 7 years; this seems to be linked to the occurrence of x-ray modifications in the years that followed.The main complications observed with reverse prosthesis were the infections (5.1%), the glenoid problems (5.1%), the instabilities (3.6%), the acromion fractures (3.0%). Infections can be treated by a wash out and antibiotics in the first 3 months, then the removal of the prosthesis becomes necessary. The instabilities occur more often for males, with delto-pectoral approach and with 36mm diameter glenoids. The glenoid problems are frequent in the first years and often due to technical errors or material defects (unscrewing of the glenosphere). Acromion fractures have an important clinical impact when they concern the spine and there healing is difficult to obtain, whichever method is used.In conclusion, the use of a prosthesis for cuff tear arthropathies must be thought about, especially in massive cuff tear without osteoarthritis, in patients with previous surgery, and in patients younger than 70. If the active elevation is conserved and the patient is young, the use of an hemi or a bipolar prosthesis can be debated. In other cases, the indication of a reverse prosthesis is preferable given that the clinical results are better. In these cases, the surgical technique must be accurate, bearing in mind the advantages and disadvantages of the two possible approaches, the type of implant (36 vs 42), the position and orientation of the glenoid baseplate according to the pre-operative bone wear, the orientation of the humeral implant, the need for reinsertion of the subscapularis and, maybe, the possibility of an associated transfer of the latissimus dorsi.
Les résultats à long terme des arthrodèses rachidiennes antérieures dans le traitement des scolioses idiopathiques de l’adolescent (SIA) sont peu documentés dans la littérature. Cette étude rétrospective a pour objectif d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques d’une série monocentrique utilisant une technique d’arthrodèse en un temps à l’aide de plaques vissées en titane préformées.Cent onze patients ont bénéficié de cette intervention entre 1975 et 1993. Tous les patients inclus devaient disposer d’une évaluation clinique et radiologique complète au recul minimum de 15 ans. Le questionnaire SRS-30 et le score d’Oswestry ont été utilisés pour l’évaluation des résultats fonctionnels. Les grands clichés de face et de profil préopératoires, postopératoires et au dernier recul ont été utilisés pour l’évaluation radiographique.Trente-cinq patients ont été revus à un recul moyen de 21 ans (15–31). L’angle de Cobb moyen préopératoire était de 44°. Les patients ont été opérés à un âge moyen de 14,7 ans. Le score SRS-30 moyen était de 3,65/5 et le score d’Oswestry de 14,9 %. Au dernier recul, l’angle de Cobb moyen était de 14,7°. Vingt-cinq patients présentaient un déséquilibre frontal, en moyenne de 12 mm. Dans le plan sagittal, la « C7 plumbline » moyenne au dernier recul était de −28 mm avec une translation antérieure de 8 mm par rapport à la valeur postopératoire. On a retrouvé une corrélation statistiquement significative entre les résultats fonctionnels (SRS-30) et deux paramètres : version pelvienne et translation antérieure de la « C7 plumbline ».L’arthrodèse antérieure donne de bons résultats fonctionnels à long terme dans le traitement des SIA. Cette technique permet l’obtention d’une correction satisfaisante et pérenne. La rééquilibration du rachis en avant semble être corrélée à de meilleurs résultats fonctionnels.IV. Étude rétrospective.
The uncemented glenoid implants in total anatomical shoulder arthroplasty are likely to be accused of problems like dissociations, secondary rotator cuff tear, and wear of polyethylene (PE). This work is a clinical and radiological prospective review of 143 cases of anatomical total shoulder arthroplasty using a new metal back uncemented glenoid implant (MB) in order to see if this new implant induces those complications. A total of 143 cases were operated between 2003 and 2011. In a first part, the whole series of 143 cases was radiologically studied in order to quantify the lateralisation induced by the MB implant. In a second study, 37 cases had a mean follow-up of 38 months (24–75, mean 32) and served for the clinical and radiological final study. Pre- and postoperative clinical evaluation was done using the Constant–Murley score and the simple shoulder test from Matsen. The final X-rays served to detect an eventual secondary narrowing of the joint space and to analyse the frequency of radio lucent lines (RLL) and loosenings. Despite a small radiological lateralisation in comparison with the normal contralateral side (0.36 cm, p = 0.02), the clinical results after 2 years were similar to the published cemented glenoid implants series but without any RLL, glenoid loosening or joint narrowing. Some dissociations occured in the beginning and definitely eliminated by a design modification of the PE tray. The discussion tried to show that, despite a still short follow-up, this series is encouraging to continue to use this new MB implant. Different applications of the concept of universality and conversion are discussed, this tray been also the support of a glenosphere in reverse arthroplasty.
La raideur de l'épaule est un symptôme fréquent associé à des tableaux cliniques multiples et dont la prise en charge est insuffisamment définie. Les auteurs ont réalisé une étude prospective de 235 cas d'épaule enraidie comparant six techniques thérapeutiques avec un recul de 13 mois (3–28) (T1 : 58 cas ; rééducation conventionnelle infra-douloureuse, T2 : 59 cas ; autorééducation avec incitation supra-douloureuse ; T3 : 31 cas ; T2 + encadrement ; T4 : 11 cas ; T1 + arthrodistension ; T5 : 31 cas ; T1 + bloc locorégional ; T6 : 45 cas ; T1 + T5 + capsulotomie). La puissance thérapeutique de chaque technique et son impact sur le résultat ont été évalués à chaque séance d'autorééducation et de rééducation pendant les six premières semaines puis à trois mois, six mois et à la révision finale, selon les critères subjectifs (douleurs, gène et moral) et objectifs (Indice de Constant, mesures goniométrique). La rééducation conventionnelle (T1) est moins efficace que l'autorééducation supra-douloureuse (T2 et T3) pendant les six premières semaines (p < 0,05). L'autorééducation marque le pas entre la sixième et la 12e semaine sauf lorsqu'elle est encadrée par un thérapeute (T3). Le bloc (T4) et la distension (T5) n'amènent pas d'évolution significativement différente au-delà de six mois. La capsulotomie ne démontre pas de puissance thérapeutique supérieure mais son taux d'échec (raideur persistante à un an) est de 0 % contre 14 à 17 % pour les autres techniques (p < 0,05). Les techniques sont complémentaires et la réussite thérapeutique relève d'un algorythme adapté enchaînant les trois premiers mois autorééducation et rééducation conventionnelle, éventuellement complété d'une distention ou d'un bloc entre le troisième et le sixième mois. En cas d'échec à six mois, une capsulotomie endoscopique peut être proposée. L'éducation thérapeutique et la contribution active du patient sont la clé de l'échec ou de la réussite des traitements. Niveau III, cas témoins, prospectif comparatif.
En 1947, Françoise Mézières fait une observation qui bouleverse tous les principes régissant la pratique des gymnastiques et des thérapeutiques corporelles de l'époque. Cette observation qu'elle nomme « Observation Princeps » lui permet de comprendre que toute partie du corps est interdépendante du reste du corps par l'organisation de son vêtement musculaire en chaînes, et que les muscles du dos se comportent comme « un seul et même muscle ». Sa méthode a considérablement modifié la manière de voir, de sentir, d'analyser et d'appréhender un patient dans son entièreté, plutôt qu'un symptôme ou une maladie. Le concept de « globalité du corps » est né. Cette méthode consiste à évaluer et traiter les troubles musculo-squelettiques dans une approche globale de l'homme, et s'appuie sur des grands principes fondamentaux, dictés par Françoise Mézières et qui soutiennent sa méthode. Le mal du dos, « Mal du siècle », est une indication majeure de consultation pour les thérapeutes pratiquant la Méthode Mézières. Les praticiens traitent de multiples pathologies neuro-musculo-squelettiques d'origine traumatologique et rhumatologique ainsi que des syndromes plus complexes tels que les fibromyalgies. Au-delà de son action curative, cette méthode permet de retrouver un équilibre neuro-végétatif, une réharmonisation du schéma corporel, et favorise une prise de conscience des somatisations.In 1947, Françoise Mézières made an observation that overturned all the principles governing the practice of gymnastics and body therapy at the time. This observation, which she calls "Observation Princeps", allowed her to understand that every part of the body is interdependent with the rest of the body through the organization of its muscular clothing in chains, and that the muscles of the back behave as "one and the same muscle". Mézières's method has significantly changed the way to see, feel, analyze and apprehend a patient as a whole, rather than considerer a symptom or a disease. The concept of the "whole body" was born. This method consists of evaluating and treating musculoskeletal disorders in a global approach to man, and is based on major fundamental principles, dictated by Françoise Mézières and which support her method. Backpain, "Pain of the century", is a major sign for consultation for therapists practicing the Mézières method. Practitioners treat multiple neuro-musculo-skeletal pathologies of traumatological and rheumatological origin as well as more complex syndromes such as fibromyalgia. Beyond its curative action, this method allows to recover a neurovegetative balance, a reharmonization of the body schema, and promotes an awareness of somatization.
Introduction: The present study investigated the impact of respecting pain threshold on clinical recovery in stiff shoulder.Patients and methods: A prospective multicenter comparative study followed up 193 cases of shoulder stiffness for a mean 12-month period (range, 8-31 months) after four different treatment protocols: (1) conventional sub-pain-threshold rehabilitation (58 cases); (2) self-rehabilitation exceeding the pain threshold (59 cases); (3) supervised suprathreshold rehabilitation (31 cases); and (4) capsulotomy with sub-threshold rehabilitation (45 cases). Follow-up was daily for the first 6 weeks then weekly for the next 6; each session included assessment of the painfulness, feasibility and duration of each rehabilitation and self-rehabilitation exercise and of pain status, disability and psychological status. The surgeon followed patients up at 6 weeks, 3 months, 6 months, 1 year and at last follow-up.Results: Sub-threshold rehabilitation provided progressive results, limited in time (P < 0.05). Suprathreshold self-rehabilitation provided reduced pain (P < 0.05) as of the first days, with nocturnal pain ceasing after 7 days' rehabilitation in 43% of cases. Supervision of self-rehabilitation exercises optimized the clinical result (P < 0.05). Capsulotomy did not influence pain evolution over the first 8 weeks, but then improved it. Failure (at 1 year, 14-17%; last follow-up, 3.5%) correlated directly with the number of exercises performed by the patient (P < 0.05).Discussion: The dogma of respecting the pain threshold is dated: pain inflicted on a passive patient impairs clinical evolution, but pain managed by an informed active patient under experienced supervision provides rapid recovery of function and pain-free status. Level of evidence: Level III, case-control, prospective comparative. (C) 2011 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Introduction: Stiffness in the shoulder is a frequent symptom associated with a number of clinical entities whose management remains inadequately defined.Patients and methods: This prospective study of 235 cases of stiffness in the shoulder compared six therapeutic techniques with a mean follow-up of 13 months (range, 3-28 months) (T1: 58 cases, conventional rehabilitation under the pain threshold, T2: 59 cases, self-rehabilitation over the pain threshold, T3: 31 cases, T2 + supervision, T4: 11 cases, T1 + capsular distension, T5: 31 cases, T1 + locoregional anesthesia, T6: 45 cases, T1 + T5 + capsulotomy). The therapeutic power of each technique and its impact on the result were assessed at each self-rehabilitation and rehabilitation session during the first 6 weeks and then at 3 months, 6 months, and at the final revision depending on subjective criteria (pain, discomfort, and morale) and objective criteria (Constant score, goniometric measurements).Results: Conventional rehabilitation (T1) is less effective than self-rehabilitation over the pain threshold (T2 & T3) during the first 6 weeks (P < 0.05). Self-rehabilitation stagnates between the 6th and 12th week except when it is supervised by a therapist (T3). Anesthesia (T4) and capsular distension (T5) do not lead to significantly different progression beyond 6 months. Capsulotomy does not demonstrate greater therapeutic power but its failure rate (persisting stiffness at 1 year) is 0% versus 14-17% for the other techniques (P < 0.05).Discussion: The techniques are complementary and therapeutic success stems from an algorithm adapted to the individual patient with, over the first 3 months, successive self-rehabilitation and conventional rehabilitation, possibly completed by capsular distension or anesthesia between the 3rd and 6th months. In case of failure at 6 months, endoscopic capsulotomy can be proposed. Therapeutic patient education and active participation are the key to treatment success or failure. Level of evidence: Level III, case-control, prospective comparative. (C) 2011 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Introduction: The goal of this study was to evaluate the effectiveness of individual exercises performed as classic rehabilitation or a home program on the clinical progression of patients with shoulder stiffness. Based on this information, the secondary goal was to develop a new rehabilitation protocol.Patients and methods: This prospective, comparative series included 148 cases of shoulder stiffness. There were three treatment groups: T1: classic rehabilitation performed below the pain threshold (58 cases); T2: home program with provocation above the pain threshold (59 cases); T3: home program supervised by a physical therapist (31 cases). The execution, pain level and time spent doing each exercise were compiled for each work session - every day for the first 6 weeks, then every week up to 3 months. Clinical (Constant score) and range of motion evaluations were performed at enrolment, week 6 and month 3. Changes were compared between groups; correlation tests were used to analyse the effectiveness of each exercise during each session.Results: Other than physical therapy and balneotherapy, classic rehabilitation exercises had a negative effect on clinical progression during the first 3 to 5 weeks (P < 0.05), but this did not hinder the occurrence of a slow, continuous clinical improvement (P < 0.05). Home programs led to rapid functional progression with improvement directly related to the number of exercises actually performed (P < 0.05), however, pain during the day increased and pain at night decreased. Supervision by a physical therapist helped to optimize the home program, with the same result at week 6, but a better result at month 3 (P < 0.05).Conclusions: Based on the results of this study, a new treatment protocol for shoulder stiffness was proposed that combines an intensive patient home program with a well-informed physical therapist, who progressively adds classic rehabilitation techniques when they provide the best treatment value for each exercise. Patient education is the key to treatment success. Level of proof: Level III, control cases, prospective, comparative. (C) 2011 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Les auteurs ont individualisé et évalué l'impact des exercices de rééducation conventionnelle et des exercices d'autorééducation sur l'évolution clinique des patients rééduqués pour épaule raide et proposent un protocole de prise en charge de rééducation. Une série prospective comparative de 148 cas d'épaules enraidies a été réalisée et incluait trois groupes (T1 : rééducation conventionnelle infradouloureuse [58 cas], T2 : autorééducation exclusive avec incitation supradouloureuse [59 cas] et T3 : autorééducation encadrée [31 cas] par un kinésithérapeute). La réalisation, la douleur et le temps consacré à chaque exercice ont été colligés pour chaque séance de travail soit tous les jours les six premières semaines, puis toutes les semaines jusqu'à trois mois. Le suivi clinique (indice de Constant) et goniométrique a été réalisé à l'inclusion, à la sixième semaine et au troisième mois. Les évolutions comparatives ont été étudiées et les tests de corrélations ont permis d'analyser pour chaque séance l'impact respectif de chaque exercice. Mis à part la physiothérapie et la balnéothérapie, les exercices de rééducation conventionnelle avaient un effet délétère sur l'évolution clinique pendant les trois à cinq premières semaines (p < 0,05), ce qui n'empêchait pas une amélioration clinique lente mais constante (p < 0,05). L'autorééducation montrait une progression fonctionnelle rapide avec une amélioration proportionnée au nombre d'exercices réalisés (p < 0,05), au prix d'une majoration douloureuse diurne mais combinée à une diminution de la douleur nocturne. L'encadrement par un kinésithérapeute permet de compléter et d'optimiser le travail d'autorééducation avec un résultat équivalent à six semaines mais meilleur à trois mois (p < 0,05). Les auteurs proposent un protocole de prise en charge des raideurs de l'épaule combinant un intense travail personnel du patient encadré par un kinésithérapeute averti qui introduira progressivement les techniques de rééducation conventionnelle selon une grille permettant d'obtenir le meilleur de la valeur thérapeutique de chaque exercice. L'éducation thérapeutique du patient est déterminante dans la réussite du traitement. Niveau III, cas–témoins, prospectif comparatif.
Le but de ce travail est d'étudier l'impact sur le recouvrement clinique du respect ou non du seuil douloureux dans la prise en charge des épaules enraidies. Les auteurs ont réalisé une étude prospective comparative multicentrique de 193 cas d'épaules enraidies suivies pendant 12 mois (huit à 31) et traitées selon quatre protocoles différents : premier : rééducation conventionnelle infra-douloureuse (58 cas) ; deuxième : rééducation exclusive avec incitation supra-douloureuse (59 cas) ; troisième : rééducation supra-douloureuse encadrée (31 cas) et quatrième : capsulotomie et rééducation infra-douloureuse (45 cas). Le suivi a été journalier les six premières semaines puis hebdomadaire les six suivantes avec évaluation pour chaque séance de la douleur, de la faisabilité et du temps de travail de chaque exercice de rééducation par le praticien et d'auto-rééducation par le patient, associé à l'évaluation de sa douleur, son handicap et son état psychique. Le chirurgien a revu les patients à six semaines, trois mois, six mois, un an et à la révision finale. La rééducation infra-douloureuse donne des résultats progressifs et limités dans le temps (p < 0,05). L'auto-rééducation avec incitation supra-douloureuse est moins algique (p < 0,05) dés les premiers jours avec une douleur nocturne qui disparaît dans 43 % des cas après sept jours d'exercices. L'encadrement des exercices d'auto-rééducation optimise le résultat clinique (p < 0,05). La capsulotomie ne modifie pas l'évolution antalgique les huit premières semaines mais améliore l'évolution antalgique ensuite. Les échecs (un an : 14 à 17 %, révision finale : 3,5 %) sont directement corrélés au nombre d'exercices réalisés par le patient (p < 0,05). Le dogme du respect du seuil douloureux n'a plus lieu d'être, une douleur infligée à un patient passif altère l'évolution clinique, une douleur gérée par un patient éduqué, actif et encadré par un praticien averti permettra un recouvrement fonctionnel et antalgique rapide. Niveau III, cas témoins, prospectif comparatif.