Les lésions osseuses postéro-supérieures de la tête humérale ou « Hill–Sachs lesion » peuvent compromettre le résultat du Bankart arthroscopique avec persistance d’une instabilité gléno-humérale. Wolf a décrit une technique de comblement de l’encoche humérale par le tendon infra-épineux (Hill–Sachs remplissage). L’hypothèse de cette étude est qu’une technique modifiée de remplissage associé à un Bankart sous arthroscopie permet une meilleure stabilité sans effet délétère sur les amplitudes articulaires et la récupération fonctionnelle de l’épaule. De janvier 2010 à juin 2013, tous les patients présentant une instabilité antérieure d’épaule récidivante avec lésion de Bankart et encoche humérale engageante sans lésion osseuse significative de la glène (< 10 % selon Sugaya modifié mesurée par Osirix) ont été opérés par Bankart arthroscopique associé à une technique originale de comblement de l’encoche avec une double poulie. Le remplissage a été réalisé systématiquement avec 2 ancres vissées aux extrémités de l’encoche et l’application de l’infra-épineux dans l’encoche grâce à une double poulie entre les 2 ancres. Les scores de Walch–Duplay, de Rowe, le délai ainsi que le niveau de reprise sportive et les amplitudes articulaires comparées au côté sain ont été évalués systématiquement au dernier recul minimum de 2 ans. Le critère d’échec était la récidive de la luxation gléno-humérale antérieure ou la sensation d’instabilité persistante. Cinquante-six patients ont été opérés par le même opérateur, 9 ont été perdu de vue. L’âge moyen lors de la chirurgie était de 29 ± 11 ans. Le score de Walch–Duplay était de 81,5 points (écart-type de 3,5), le score de Rowe de 85,2 points (écart type de 12). Les amplitudes articulaires retrouvaient en moyenne une diminution de la RE1 de 3° et de la RE2 de 2°. Quarante patients (89 %) ont pu reprendre une activité sportive dont 34 (85 %) au même niveau. Un seul échec a été retrouvé chez un patient qui décrit une persistance de la sensation d’instabilité sans récidive de luxation. Un patient a présenté une capsulite rétractile sévère avec des douleurs persistantes à 2 ans de recul. Dans notre étude, la technique originale de comblement de l’encoche humérale couplée à un Bankart arthroscopique permet une bonne récupération de la fonction de l’épaule sans augmenter le risque de récidive de luxation gléno-humérale. La limitation d’amplitude en rotation externe est minime et n’engage pas le pronostic fonctionnel de l’épaule du sportif.
La réparation des ruptures larges ou massives des ruptures des tendons de la coiffe des rotateurs donne selon les séries publiées un taux de cicatrisation proche de 50 %. La matrice de reconstruction tissulaire dérivée de peau porcine CONEXA® (Tornier) utilisée en renfort de suture, présente une solution biologique, en servant de squelette 3D aux tenocytes, et assure un soutien biomécanique temporaire. L'association du Plasma riche en plaquette (PRP) autologue permet, grâce à son action de messager cellulaire, de stimuler la cicatrisation tendineuse. Notre hypothèse est que l'association Conexa et PRP constituerait un squelette biologique favorable à la cicatrisation tendineuse des ruptures larges ou massives de la coiffe des rotateurs, sans provoquer de réaction inflammatoire ou de rejet de la matrice. Douze patients présentant une rupture de coiffe large ou massive ont été prospectivement inclus. Le même chirurgien a réparé sous arthroscopie selon une technique de Double Rang Croisé renforcé par la matrice CONEXA et une injection de PRP, renouvelée 3 semaines plus tard. L'évaluation fonctionnelle a été réalisée à 3 mois, 6 mois, et 12 mois après la chirurgie, avec une Échelle Visuelle Analogique (EVA), le Simple Shoulder Test (SST), le score de Constant, et le score American Shoulder and Elbow Surgeons (ASES). L'intégrité de la réparation et l'absence de rejet ont été évaluées par une IRM à 3 et 12 mois postopératoires. L'analyse statistique s'est faite par des tests non paramétriques. Les résultats étaient considérés significatifs si p < 0,05. Il y avait 5 hommes et 7 femmes, avec un âge moyen de 60,7 ans, le membre dominant était atteint dans 92 % des cas. Au recul d'un an, l'EVA avait diminué de 7 à 2 (p < 0,0001), le ASES avait augmenté de 14 à 25 (p < 0,0001), le SST de 3 à 9 (p < 0,0001) et le score de Constant de 39 à 78 (p < 0,0001). Il y a avait une rupture itérative à l'IRM à 3 mois et 3 à 12 mois. Aucun rejet ou réaction inflammatoire n'ont été observés. Les résultats préliminaires de notre étude montrent que l'association d'une matrice extracellulaire et PRP peut apporter une solution biologique pour améliorer la cicatrisation tendineuse des ruptures larges ou massives de coiffe sans provoquer de rejet ou de réaction inflammatoire.
http://ajs.sagepub.com/content/42/4/906 The online version of this article can be found at: DOI: 10.1177/0363546513519964 2014 42: 906 originally published online February 11, 2014 Am J Sports Med Christophe Charousset, Amine Zaoui, Laurence Bellaiche and Benjamin Bouyer Athletes?: A Prospective Study Are Multiple Platelet-Rich Plasma Injections Useful for Treatment of Chronic Patellar Tendinopathy in
La raideur d'épaule est un symptôme révélateur de nombreux tableaux cliniques dont les étiologies sont complexes et multifactorielles. Il est décrit des raideurs spontanées, des raideurs post-traumatiques ou des raideurs post-chirurgicales. L'examen clinique fondamental pour le diagnostic doit être réalisé en décubitus dorsal sur un plan dur en mesurant l'élévation passive et la rotation externe passive des deux épaules. Un bilan radiologique standard recherchera une fracture ou une omarthrose débutante. L'IRM peut confirmer le diagnostic en mesurant l'épaisseur de la capsule et des ligaments coraco-huméraux. Le traitement médical débutera systématiquement pendant 3 mois par de l'autorééducation intensive si possible contrôlée et encadrée par un kinésithérapeute qui introduira progressivement les exercices de rééducation conventionnelle, une arthro-distention pourra être proposée en cas de difficulté. En cas d'échec après six mois de traitement parfaitement réalisé et sur un patient qui a fait la preuve de sa motivation, une arthrolyse sous arthroscopie pourra être proposée. Ce délai peut être diminué en cas de raideur post-chirurgicale. Elle est systématiquement réalisée sous anesthésie locorégionale maintenue pendant 72 heures, complétée par une anesthésie générale en fonction des habitudes. L'arthrolyse doit être circonférentielle avec une résection complète de l'intervalle des rotateurs. Il s'agit d'une technique radicale (sans récidive) et sans complications, dont les résultats à long terme sont bons. Stiff or frozen shoulders are a relatively common problem with complex diagnosis. We found idiopathic, posttraumatic or postsurgical stiff shoulder. Clinical exam with the measure of the external rotation on the back is the most important point to make the diagnosis. X-ray can help to eliminate a degenerative arthritis. MRI can confirm the diagnosis measuring the thickness of capsule and coraco humeral ligaments. The medical treatment starts with self rehabilitation controlled by a physiotherapist who will introduce progressively conventional rehabilitation, arthrographic distention can be use to increase motion. If these fail to restore sufficient motion or function within a minimum period of six months, arthroscopic release may be considered. We realize the intervention under locoregional anesthesia with more and less general anesthesia. Circumferential capsule release and complete interval rotator resection are systematically realized. It's a radical technique without recidivism and complications with excellent long term results.
L'articulation acromio-claviculaire peut être une source importante de désordre telle que l'arthrose post-traumatique, l'arthrose primitive, l'ostéolyse ou des ostéopathies rentrant dans le cadre d'un conflit supéro-externe. Le traitement médical est souvent efficace dans toutes ces pathologies. Lorsque celui-ci échoue, une résection acromio-claviculaire sous arthroscopie peut être indiquée. Elle offre une faible morbidité et des récupérations fonctionnelles rapides car elle permet de garder l'intégrité de la chape delto-trapézienne et surtout la partie supérieure du système capsulo-ligamentaire acromio-claviculaire qui joue un rôle principal dans la stabilité antéro-postérieure de cette articulation. Il existe plusieurs techniques de résection sous arthroscopie. La plus usuelle est une technique par approche indirecte de l'articulation acromio-claviculaire par voie inférieure sous-acromiale. La résection finale, contrôlée par visualisation antérieure, doit être inférieure à 10 mm et avoir des berges de résection parallèles reprenant la forme d'un rectangle. Dans ces conditions, les complications sont rares. The acromioclavicular (AC) joint, a common source of discomfort in the shoulder, can be affected by a variety of disorders including osteoarthritis, posttraumatic arthritis, and distal clavicle ostetolysis. Conservative management is often successful. When non operative management fails, the orthopedic surgeon must consider distal clavicle resection by arthroscopy. The several advantages of arthroscopic resection of the distal clavicle include avoiding detachment of the deltoid and trapezius muscles allowing a shorter postoperative recovery time and protecting many of the supporting AC joint ligaments and decreasing the chance of distal clavicle instability. Different types of resection were described. The most important is the indirect subacromial approach. We recommend a maximum resection of 10 mm and to have a total resection forming a rectangle. The complications are rare.
Jusqu’à l’utilisation de l’arthroscopie dans la chirurgie de la coiffe des rotateurs, la fréquence des lésions du subscapulaire est restée longtemps sous-estimée. Par ailleurs, leur traitement même sous contrôle arthroscopique reste difficile. L’absence de classification réellement spécifique des lésions du subscapulaire a rendu difficile la communication en matière de traitement et de pronostic pour les différents types de rupture du sous-scapulaire. Le but de cette étude prospective multicentrique était de valider la pertinence du traitement arthroscopique des lésions du subscapulaire en analysant les résultats à court terme, en fonction de l’importance initiale des lésions anatomiques. Il s’agit d’une étude prospective multicentrique menée sous l’égide de la Société française d’arthroscopie de mars 2010 à janvier 2011. Deux cent-huit cas de lésions isolées du subscapulaire où associées à une d’atteinte antéro-supérieure limitée. Une évaluation des résultats cliniques (Score de Constant et University of California Los Angeles rating scale [UCLA]), anatomiques et du pronostic tenant compte de l’examen clinique, de l’imagerie pré- et postopératoire et des lésions anatomiques mises en évidence a été possible pour les données cliniques, sur un groupe de 103 patients ayant un recul d’un an et pour les données radiologiques, sur un groupe de 129 patients ayant au moins six mois de recul. Les résultats cliniques préliminaires portent sur 103 patients revus au recul minimal d’un an. Il existait une amélioration globale, statistiquement significative des scores de Constant et UCLA, avec dans ces cas une disparition des signes cliniques. Cette amélioration semblait augmenter avec le recul. Après, classification en quatre groupes lésionnels des patients, en fonction des lésions anatomiques observées, il existait également une différence significative des résultats cliniques entre les différents types lésionnels. Les résultats anatomiques, appréciés par une imagerie postopératoire chez tous les patients ayant au moins six mois de recul (n = 129) comportaient 92 % de cicatrisation tendineuse, mais associée dans 18,6 % à une amyotrophie de la partie supérieur du subscapulaire et une majoration de l’infiltration graisseuse du corps musculaire. Notre étude confirme les bons résultats cliniques et radiologiques déjà publiés dans la littérature. L’utilisation d’une classification des lésions en quatre groupes a montré qu’elle était utilisable dès le bilan d’imagerie. Cette classification permettait surtout de différencier les résultats entre les types II et III. La tendance à l’amélioration des résultats avec le recul doit être confirmée par une évaluation à plus long terme, de même que l’absence de caractère péjoratif de l’aggravation de l’amyotrophie supérieure du subscapulaire et de l’infiltration graisseuse. 3.
Hypothesis: Clinically, subscapularis tendon tears are suggested by the presence of increased passive external rotation compared to the opposite side, resisted internal rotation manoeuvres (Lift-Off test [LOT], Belly-Press test [BPT], Napoleon test and Bear-Hug test [BHT] and positive Internal Rotation Lag Sign and/or Belly-Off Signs). Associated bicipital involvement is frequent with subscapularis tendon tears, because it participates in the formation of the biceps pulley. The Palm-Up test (PUT) is used for the biceps, and the Jobe test for the supraspinatus.Material and methods: In this multicenter study, we evaluated the positive diagnostic value of the clinical tests, LOT, BPT, BHT, PUT, and the Jobe test for subscapularis tears as well astheir anatomical value. The relationships of the different parameters studied were compared statistically by analysis of variance (ANOVA). This prospective multicenter study was performed from January 2009 to February 2010 and included 208 cases of subscapularis tendon tears, isolated or associated with partial (Ellman 1, 2 or 3) or full thickness (SFA stage 1) supraspinatus tears.Results: The severity of the subscapularis tear was quantified according to the SFA classification into four stages and according to the level of injury (the lower 1/3 and upper 2/3). The three tests LOT, BPT and BHT were correlated to the severity of observed tears (P < 0.05). The more deficient the test results were, the more severe the anatomical damage. The LOT is the test that cannot be performed most often (18%) but when it is positive, it is predictive of very severe tears. The BHT is the most sensitive of all tests (82%). The frequency of biceps involvement was correlated to the severity of subscapularis damage. There was no significant correlation between biceps involvement and subscapularis tests, or between supraspinatus involvement and subscapularis tests. There was no correlation between the Palm-Up test and subscapularis tears with associated supraspinatus involvement however, it was significantly correlated to biceps involvement (P < 0.05). The Jobe test was disappointing because it was often positive even for isolated subscapularis tears.Conclusion: Even though all three tests were performed (LOT, BPT, BHT), 24% of the subscapularis tears were only diagnosed during surgery. The role of the Internal Rotation Lag Sign and Belly-Off Sign in improving the diagnosis of tears was not studied in this work. Level of evidence: II. (C) 2012 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Abiraterone acetate improved overall survival in metastatic castration-resistant prostate cancer at a preplanned interim analysis of the COU-AA-301 double-blind, placebo-controlled phase 3 study. Here, we present the final analysis of the study before crossover from placebo to abiraterone acetate (after 775 of the prespecified 797 death events).Between May 8, 2008, and July 28, 2009, this study enrolled 1195 patients at 147 sites in 13 countries. Patients were eligible if they had metastatic castration-resistant prostate cancer progressing after docetaxel. Patients were stratified according to baseline Eastern Cooperative Oncology Group (ECOG) performance status, worst pain over the past 24 h on the Brief Pain Inventory-Short Form, number of previous chemotherapy regimens, and type of progression. Patients were randomly assigned (ratio 2:1) to receive either abiraterone acetate (1000 mg, once daily and orally) plus prednisone (5 mg, orally twice daily) or placebo plus prednisone with a permuted block method via an interactive web response system. The primary endpoint was overall survival, analysed in the intention-to-treat population. This study is registered with ClinicalTrials.gov, number NCT00638690.Of the 1195 eligible patients, 797 were randomly assigned to receive abiraterone acetate plus prednisone (abiraterone group) and 398 to receive placebo plus prednisone (placebo group). At median follow-up of 20·2 months (IQR 18·4–22·1), median overall survival for the abiraterone group was longer than in the placebo group (15·8 months [95% CI 14·8–17·0] vs 11·2 months [10·4–13·1]; hazard ratio [HR] 0·74, 95% CI 0·64–0·86; p<0·0001). Median time to PSA progression (8·5 months, 95% CI 8·3–11·1, in the abiraterone group vs 6·6 months, 5·6–8·3, in the placebo group; HR 0·63, 0·52–0·78; p<0·0001), median radiologic progression-free survival (5·6 months, 5·6–6·5, vs 3·6 months, 2·9–5·5; HR 0·66, 0·58–0·76; p<0·0001), and proportion of patients who had a PSA response (235 [29·5%] of 797 patients vs 22 [5·5%] of 398; p<0·0001) were all improved in the abiraterone group compared with the placebo group. The most common grade 3–4 adverse events were fatigue (72 [9%] of 791 patients in the abiraterone group vs 41 [10%] of 394 in the placebo group), anaemia (62 [8%] vs 32 [8%]), back pain (56 [7%] vs 40 [10%]), and bone pain (51 [6%] vs 31 [8%]).This final analysis confirms that abiraterone acetate significantly prolongs overall survival in patients with metastatic castration-resistant prostate cancer who have progressed after docetaxel treatment. No new safety signals were identified with increased follow-up.Janssen Research & Development.
Background: The absence of a coherent classification system has hampered communication about the treatment and outcomes of the various types of subscapularis tendon lesions. In addition, a reliable classification system allows comparisons of epidemiological and therapeutic data. The classification systems used until now fail to incorporate the radiological and intraoperative abnormalities of the bicipital sling, and they do not consider the degree of subscapularis tendon cleavage. Here, we describe a new arthroscopy-based classification system intended for therapeutic and prognostic purposes.Methods: A prospective multicentre study sponsored by the French Society for Arthroscopy was conducted from March 2010 to January 2011 in 150 isolated subscapularis lesions with or without limited anterosuperior involvement. The bicipital sling and insertion of the deep subscapularis layer were routinely investigated by arthroscopy with video recording. Each lesion was classified after a consensus was reached among four surgeons.Results: We identified four lesion types based on the bicipital sling findings. Type I was defined as partial separation of the subscapularis tendon fibres from the lesser tuberosity with a normal bicipital sling. Type II consisted of a partial subscapularis tear at the lesser tuberosity attachment combined with partial injury to the anterior wall of the bicipital sling, without injury to the superior glenohumeral ligament. Type III was complete separation of the subscapularis fibres from the lesser tuberosity with extensive cleavage of the bicipital sling. Finally, in Type IV, all the subscapularis fibres were detached and, in some cases, conjunction of the subscapularis and supraspinatus fibres produced the comma sign. Nearly all the lesions identified intraoperatively during the study fit one of these four types.Discussion: A reproducible classification system that allows different surgeons to establish comparable homogeneous patient groups is useful for both therapeutic and prognostic purposes. We defined four types of subscapularis lesions that are easy to identify as either isolated lesions or combined with anterosuperior rotator cuff tears. Long head of biceps tendon abnormalities and fatty degeneration of the shoulder muscles can be added to our classification system. Studies of intraobserver and interobserver reproducibility are needed to complete the process of validating the diagnostic and/or prognostic usefulness of this new classification scheme. Level of evidence: II. (C) 2012 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Background: Until the introduction of arthroscopic-assisted surgery for rotator cuff repair, the frequency of subscapularis tears was underestimated. These tears remain challenging to treat even with arthroscopy. The absence of a specific classification system has hampered communication about the treatment and outcomes of the various types of subscapularis tears. The objective of this prospective multicentre study was to validate the relevance of arthroscopic subscapularis tendon repair based on an assessment of short-term outcomes according to the initial extent of the anatomic lesions.Methods: A prospective multicentre study sponsored by the French Society for Arthroscopy was conducted from March 2010 to January 2011 in 208 patients with subscapularis lesions that were either isolated or associated with limited anterosuperior tears. The Constant and UCLA scores were used to assess clinical outcomes. Anatomic and prognostic results were evaluated based on the physical examination, preoperative and postoperative imaging study findings, and anatomic lesions. Clinical data were available for 103 patients after at least 1 year of follow-up and radiological data for 129 patients after at least 6 months.Results: The preliminary clinical results in 103 patients with at least 1 year of follow-up showed overall statistically significant improvements in the Constant and UCLA scores, with resolution of the clinical manifestations. The degree of improvement seemed to increase over time. The clinical results varied significantly across patient groups based on a classification system distinguishing four lesion types. Postoperative imaging studies to assess the anatomic results in all patients with at least 6 months of follow-up (n = 129) showed tendon healing in 92% of cases but also indicated muscle wasting of the upper subscapularis muscle in 18.6% of cases and increased fatty degeneration of the muscle belly.Discussion: Our study confirms the good clinical and radiological results reported in the literature. Our classification system distinguishing four lesion patterns was applicable during the imaging workup. The main finding from this classification system was the difference in results between Type 2 and Type 3 lesions. The trend towards improvements over time requires confirmation by longer-term studies, which will also have to establish that the increased wasting of the upper subscapularis muscle and fatty degeneration of the muscle belly have no adverse effects. Level of evidence: Level 3. (C) 2012 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Les ruptures du subscapulaire peuvent être évoquées cliniquement devant une rotation externe passive augmentée en comparatif par rapport au côté opposé, des manœuvres de rotation interne contrariée (Lift-Off test [LOT], Belly-Press test [BPT], Napoléon test et Bear-Hug test [BHT]) et des signes de rappel automatique positifs (Internal Rotation Lag Sign et Belly-Off Sign). Le biceps est fréquemment associé aux lésions du subscapulaire car ce dernier participe à la formation de la poulie médiale. Le Palm-Up test [PUT] est utilisé pour le biceps comme le test de Jobe pour le supraépineux. Dans le cadre d'une étude multicentrique, nous avons souhaité évaluer la valeur diagnostique positive des tests cliniques LOT, BPT, BHT, PUT et de Jobe, pour les lésions du subscapulaire et leur importance anatomique. Les relations entre les différents paramètres étudiés ont été comparées statistiquement en utilisant une analyse de la variance. Cette étude prospective multicentrique de janvier 2009 à février 2010 comprenait 208 cas de lésions du subscapulaire isolées ou associées à une atteinte partielle (Ellman 1, 2, 3) ou transfixiante (stade 1 de la SFA) du supraépineux. La sévérité de l'atteinte du subscapulaire a été quantifiée selon la classification de la SFA (en quatre stades) et selon la hauteur de l'atteinte (tiers proximal et tiers supérieur). Les trois tests LOT, BPT et BHT étaient corrélés à sévérité des lésions observées (p < 0,05). Plus le test était déficitaire, plus l'atteinte était anatomiquement sévère. Le LOT est le test le moins réalisable (18 %) mais quand il est présent, il préjuge de lésions très sévères. Le BHT était le test le plus sensible de tous les tests (82 %). L'atteinte du biceps était d'autant plus fréquente que la sévérité de la lésion du subscapulaire était importante. Il n'y avait pas de corrélation significative entre les lésions du biceps et les tests du subscapulaire, ni entre les lésions du supraépineux et les tests du subscapulaire. Le PUT n'avait aucune corrélation avec les lésions du subscapulaire des lésions associées du supraépineux, en revanche, il était significativement corrélé aux lésions du biceps (p < 0,05). Le test de Jobe quant à lui était décevant car il était souvent positif même pour des lésions isolées du subscapulaire. Malgré la réalisation des trois tests (LOT, BPT, BHT), 24 % des lésions du subscapulaire n'étaient diagnostiquées qu'en peropératoire. L'apport des signes de rappel automatique dans l'amélioration du diagnostic lésionnel n'a pas été étudié dans ce travail. II.
L’absence d’un système cohérent de classification des lésions du sub-scapularis a rendu difficile la communication en matière de traitement et de pronostic pour les différents types de rupture du sub-scapularis. En outre, une classification fiable fournit un moyen de comparaison des données épidémiologique et thérapeutiques. Les classifications jusqu’alors proposées n’intégraient pas les constatations radiologiques et peropératoires de la coulisse du biceps et le degré de clivage du tendon du sub-scapulaire. Cette étude propose une nouvelle classification basée sur les constatations arthroscopiques à visée thérapeutique et pronostic.
La raideur de l'épaule est un symptôme fréquent associé à des tableaux cliniques multiples et dont la prise en charge est insuffisamment définie. Les auteurs ont réalisé une étude prospective de 235 cas d'épaule enraidie comparant six techniques thérapeutiques avec un recul de 13 mois (3–28) (T1 : 58 cas ; rééducation conventionnelle infra-douloureuse, T2 : 59 cas ; autorééducation avec incitation supra-douloureuse ; T3 : 31 cas ; T2 + encadrement ; T4 : 11 cas ; T1 + arthrodistension ; T5 : 31 cas ; T1 + bloc locorégional ; T6 : 45 cas ; T1 + T5 + capsulotomie). La puissance thérapeutique de chaque technique et son impact sur le résultat ont été évalués à chaque séance d'autorééducation et de rééducation pendant les six premières semaines puis à trois mois, six mois et à la révision finale, selon les critères subjectifs (douleurs, gène et moral) et objectifs (Indice de Constant, mesures goniométrique). La rééducation conventionnelle (T1) est moins efficace que l'autorééducation supra-douloureuse (T2 et T3) pendant les six premières semaines (p < 0,05). L'autorééducation marque le pas entre la sixième et la 12e semaine sauf lorsqu'elle est encadrée par un thérapeute (T3). Le bloc (T4) et la distension (T5) n'amènent pas d'évolution significativement différente au-delà de six mois. La capsulotomie ne démontre pas de puissance thérapeutique supérieure mais son taux d'échec (raideur persistante à un an) est de 0 % contre 14 à 17 % pour les autres techniques (p < 0,05). Les techniques sont complémentaires et la réussite thérapeutique relève d'un algorythme adapté enchaînant les trois premiers mois autorééducation et rééducation conventionnelle, éventuellement complété d'une distention ou d'un bloc entre le troisième et le sixième mois. En cas d'échec à six mois, une capsulotomie endoscopique peut être proposée. L'éducation thérapeutique et la contribution active du patient sont la clé de l'échec ou de la réussite des traitements. Niveau III, cas témoins, prospectif comparatif.
Introduction: Stiffness in the shoulder is a frequent symptom associated with a number of clinical entities whose management remains inadequately defined.Patients and methods: This prospective study of 235 cases of stiffness in the shoulder compared six therapeutic techniques with a mean follow-up of 13 months (range, 3-28 months) (T1: 58 cases, conventional rehabilitation under the pain threshold, T2: 59 cases, self-rehabilitation over the pain threshold, T3: 31 cases, T2 + supervision, T4: 11 cases, T1 + capsular distension, T5: 31 cases, T1 + locoregional anesthesia, T6: 45 cases, T1 + T5 + capsulotomy). The therapeutic power of each technique and its impact on the result were assessed at each self-rehabilitation and rehabilitation session during the first 6 weeks and then at 3 months, 6 months, and at the final revision depending on subjective criteria (pain, discomfort, and morale) and objective criteria (Constant score, goniometric measurements).Results: Conventional rehabilitation (T1) is less effective than self-rehabilitation over the pain threshold (T2 & T3) during the first 6 weeks (P < 0.05). Self-rehabilitation stagnates between the 6th and 12th week except when it is supervised by a therapist (T3). Anesthesia (T4) and capsular distension (T5) do not lead to significantly different progression beyond 6 months. Capsulotomy does not demonstrate greater therapeutic power but its failure rate (persisting stiffness at 1 year) is 0% versus 14-17% for the other techniques (P < 0.05).Discussion: The techniques are complementary and therapeutic success stems from an algorithm adapted to the individual patient with, over the first 3 months, successive self-rehabilitation and conventional rehabilitation, possibly completed by capsular distension or anesthesia between the 3rd and 6th months. In case of failure at 6 months, endoscopic capsulotomy can be proposed. Therapeutic patient education and active participation are the key to treatment success or failure. Level of evidence: Level III, case-control, prospective comparative. (C) 2011 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Introduction: The goal of this study was to evaluate the effectiveness of individual exercises performed as classic rehabilitation or a home program on the clinical progression of patients with shoulder stiffness. Based on this information, the secondary goal was to develop a new rehabilitation protocol.Patients and methods: This prospective, comparative series included 148 cases of shoulder stiffness. There were three treatment groups: T1: classic rehabilitation performed below the pain threshold (58 cases); T2: home program with provocation above the pain threshold (59 cases); T3: home program supervised by a physical therapist (31 cases). The execution, pain level and time spent doing each exercise were compiled for each work session - every day for the first 6 weeks, then every week up to 3 months. Clinical (Constant score) and range of motion evaluations were performed at enrolment, week 6 and month 3. Changes were compared between groups; correlation tests were used to analyse the effectiveness of each exercise during each session.Results: Other than physical therapy and balneotherapy, classic rehabilitation exercises had a negative effect on clinical progression during the first 3 to 5 weeks (P < 0.05), but this did not hinder the occurrence of a slow, continuous clinical improvement (P < 0.05). Home programs led to rapid functional progression with improvement directly related to the number of exercises actually performed (P < 0.05), however, pain during the day increased and pain at night decreased. Supervision by a physical therapist helped to optimize the home program, with the same result at week 6, but a better result at month 3 (P < 0.05).Conclusions: Based on the results of this study, a new treatment protocol for shoulder stiffness was proposed that combines an intensive patient home program with a well-informed physical therapist, who progressively adds classic rehabilitation techniques when they provide the best treatment value for each exercise. Patient education is the key to treatment success. Level of proof: Level III, control cases, prospective, comparative. (C) 2011 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Les auteurs ont individualisé et évalué l'impact des exercices de rééducation conventionnelle et des exercices d'autorééducation sur l'évolution clinique des patients rééduqués pour épaule raide et proposent un protocole de prise en charge de rééducation. Une série prospective comparative de 148 cas d'épaules enraidies a été réalisée et incluait trois groupes (T1 : rééducation conventionnelle infradouloureuse [58 cas], T2 : autorééducation exclusive avec incitation supradouloureuse [59 cas] et T3 : autorééducation encadrée [31 cas] par un kinésithérapeute). La réalisation, la douleur et le temps consacré à chaque exercice ont été colligés pour chaque séance de travail soit tous les jours les six premières semaines, puis toutes les semaines jusqu'à trois mois. Le suivi clinique (indice de Constant) et goniométrique a été réalisé à l'inclusion, à la sixième semaine et au troisième mois. Les évolutions comparatives ont été étudiées et les tests de corrélations ont permis d'analyser pour chaque séance l'impact respectif de chaque exercice. Mis à part la physiothérapie et la balnéothérapie, les exercices de rééducation conventionnelle avaient un effet délétère sur l'évolution clinique pendant les trois à cinq premières semaines (p < 0,05), ce qui n'empêchait pas une amélioration clinique lente mais constante (p < 0,05). L'autorééducation montrait une progression fonctionnelle rapide avec une amélioration proportionnée au nombre d'exercices réalisés (p < 0,05), au prix d'une majoration douloureuse diurne mais combinée à une diminution de la douleur nocturne. L'encadrement par un kinésithérapeute permet de compléter et d'optimiser le travail d'autorééducation avec un résultat équivalent à six semaines mais meilleur à trois mois (p < 0,05). Les auteurs proposent un protocole de prise en charge des raideurs de l'épaule combinant un intense travail personnel du patient encadré par un kinésithérapeute averti qui introduira progressivement les techniques de rééducation conventionnelle selon une grille permettant d'obtenir le meilleur de la valeur thérapeutique de chaque exercice. L'éducation thérapeutique du patient est déterminante dans la réussite du traitement. Niveau III, cas–témoins, prospectif comparatif.
Osseous lesions of the glenoid cavity and humeral head are predictive of recurrence after Bankart arthroscopic procedures. The objective of this study was to analyze, for each glenoid and humeral defect plain x-ray criteria of the Instability Severity Index Score (ISIS), two aspects: inter- and intraobserver reliability of their qualitative and quantitative assessment and correlations between positive criteria and their quantitative measurement. Thirty-one medical files were retained for evaluation of the glenoid and 26 for humeral notch assessment. The yes or no response for the ISIS criterion was completed by its quantitative measurement using the Griffiths and Sugaya CT methods for the glenoid and the P/R index calculation on plain x-rays with internal rotation for the Hill-Sachs lesion. Three observers provided two consecutive readings for each criterion. The analysis of the glenoid radiological criterion of the ISIS seems sufficiently reproducible for daily practice. When the evaluation is positive, bone loss is greater than 15%, without a maximum value established. In this study, the analysis of the ISIS humeral notch criterion was not reproducible. It can be improved using the P/R index and should be completed by CT imaging.