L’hypertension artérielle est un facteur de risque majeur cardiovasculaire qui augmente l’incidence des accidents cérébro-vasculaire, coronarien, cardiaque et rénal. L’objectif de notre étude est de déterminer la prévalence, la sévérité, et le pronostic de l’atteinte rénale au sein de la population diabétique hypertendue. Étude prospective étalée sur l’année 2006 ayant concerné 150 diabétiques hypertendues avec ou sans néphropathie. Quatre-vingt-dix (60 % des cas) présentaient une atteinte rénale. L’âge moyen de nos patients est de 52,5 ans et le sex-ratio est de 5 femmes/ 3 hommes. La durée moyenne du diabète est de 5 ans. La durée moyenne de l’hypertension artérielle est de 5,9 ans. L’HbA1C moyenne est de 9,2 %. L’atteinte rénale a été retrouvée chez 55 % des cas (dont 50 % sont classés stade IV). La macroprotéinurie a été retrouvée chez 44 % des sujets. L’HTA était sévère chez 10 cas (soit 6,6 % des patients). Le bilan de retentissement de l’HTA a montré : 39 cas (43 % des cas) d’hypertrophie ventriculaire gauche, 11 % des cas de rétinopathie hypertensive, 3 % des cas d’accidents vasculaires cérébraux, 1,5 % des cas de sténose carotidienne. Les autres facteurs de risque cardiovasculaire sont recherchés chez tous les patients : Tabagisme (10 % des cas), Sédentarité (53 % des cas), Obésité (27 % des cas). L’hypertension artérielle demeure une affection grave chez le diabétique par sa morbi-mortalité. Les complications rénales observées souvent tardives sont de pronostic réservé. Un dosage de la microalbuminurie permettrait un dépistage précoce pour une bonne prise en charge de ces diabétiques hypertendus.
L'infection du diabétique est particulière de part sa fréquence, la fragilité du terrain sur lequel elle survient, le risque de décompensation métabolique et la difficulté thérapeutique. Le but de notre travail est de déterminer les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs des infections aiguës chez les diabétiques. étude rétrospective ayant concerné 150 diabétiques admis au service durant l'année 2006 et chez qui l'infection a été reconnue comme facteur de décompensation. L'existence d'un foyer infectieux a été retrouvée chez 75 % des cas. La prédominance féminine est nette avec sex-ratio de 0,3. La moyenne d'âge est 44 ans. Le diabète était de type 2 dans 56 % et de type 1 dans 42,6 %. L'infection a été responsable de cétose dans 39 %, hyperglycémie dans 61 %, La localisation des infec tion était cutanée 42,2 %, urinaire dans 30,3 %, ORL dans 10,7 %, génitale dans 9,3 %, broncho pulmonaire dans 7 %.L'antibiothérapie probabiliste fut démarrée, adaptée en fonction des résultats bactériologiques et de l'évolution, parallèlement à une insulinothérapie. L'évolution était bonne chez la quasi-totalité des patients. Le diabète mal équilibré est un terrain d'immunodépression qui favorise l'infection dans toutes ses localisations. Cette dernière représente le principal facteur de décompensation d'où l'intérêt d'éduquer les patients quant à l'importance de l'équilibre glycémique et la nécessité de consulter au moindre signe infectieux.
Au cours du diabète, l'atteinte cutanée est fréquente, touchant 50-60 % des patients en dehors du pied diabétique. On distingue les dermatoses associées au diabète (nécrobiose lipoïdique, le granulome annulaire ou le vitiligo) les complications cutanés du diabète qui peuvent être aiguës (infections mycosiques, bactériennes…) ou chroniques (Dermopathie diabétique..) et enfin les dermatoses liées aux traitements antidiabétiques. Étude rétrospective réalisée au service d'endocrinologie, diabètologie du CHU de Casablanca, concernant 40 patients, exposant le profil épidémiologique, clinique de l'atteinte cutanéo-muqueuse chez les diabétiques. L'âge moyen de nos malades est de 38 ± 5 ans avec une prédominance féminine, 38 % des diabétiques sont insulinotraités, 26 % sont sous règles hygiéno-diététique et/ou sous traitement anti-diabétique oral. Acanthosis nigricans a été observé dans 4 % des cas, vitiligo dans 9 % des patients, infections dans 20 % des cas dominées par les infections mycosiques surtout quand le diabète est déséquilibré, elles contribuent à la morbidité élevée des pieds diabétiques, vulvo-vaginite dans 10 % des cas, Bullose diabétiques dans 10 % des cas, prurit généralisé chronique dans 10 % des cas (diagnostic d'élimination), réactions cutanées aux insulines dans 2,5 % des cas. L'atteinte cutanéo-muqueuse au cours du diabète est dominée par les infections essentiellement mycosiques et pouvant contribuer à une morbidité élevée du diabète, d'où la nécessité du dépistage pour aboutir à une meilleure prise en charge.
La microalbuminurie des 24 heures constitue un marqueur de risque cardiovasculaire très important chez les patients hypertendus et diabétiques. C'est le 1er signe d'apparition de l'atteinte rénale, et elle constitue un outil efficace pour le suivi et l'évaluation de la prévention primaire ou secondaire de la progression de la néphropathie diabétique. Étude rétrospective réalisée au service d'endocrinologie, diabétologie de CHU de Casablanca, concernant 120 malades diabétiques, hypertendus et microalbuminuriques. L'âge moyen est de 50 ± 3 ans avec une prédominance féminine. 20 % sont diabétiques de type 1, 80 % sont diabétiques de type 2. La durée moyenne du diabète est de 7 ± 2 ans. Le déséquilibre glycémique a été noté dans 50 % des cas, 10 % des malades ont une hérédité de néphropathie, 40 % des malades sont dyslipidémiques, 40 % ont une rétinopathie diabétique et 20 % ont une neuropathie diabétique. L'atteinte cardiovasculaire a été notée dans 73 % des cas : 30 % d'insuffisance coronaire, 46 % d'IDM. Ces données reflètent la fréquence des complications dégénératives essentiellement cardiovasculaires chez les patients hypertendus et diabétiques à microalbuminurie positive ainsi que l'intérêt de cette dernière dans la surveillance et l'évaluation du pronostic chez ces patients.
Le diabète = principale cause de mortalité cardio-vasculaire. Les anomalies du métabolisme lipidique sont nombreuses et fréquentes chez le diabétique, d'où l'intérêt du traitement des dyslipidémies dans la prise en charge globale des facteurs de risques cardio-vasculaires. Analyse des caractéristiques épidémiologiques des dyslipidémies chez les diabétiques et les éventuels facteurs de risques cardio-vasculaires associés. Étude prospective menée sur une période d'une année à l'hôpital de jour incluant toux les patients diabétiques et dyslipidémiques. Résultats préliminaires : 100 patients. Âge moyen : 54 ans. Prédominance féminine ; Ancienneté du diabète : 5 ans en moyenne ; Diabète type 2 : 94 %, diabète type 1 : 6 % ; HbA1c moyenne à 9 % ; Hypercholestérolémie totale : 65 %, hypertriglycéridémie : 56 %, hyperLDLémie : 63 %, hypoHDLémie : 8,6 % ; Complications macro-angiopathiques retrouvés chez 45 % des malades : coronaropathie+++ (40 %), AOMI (15 %) et AVC (3 %) ; Les autres facteurs de risque cardio-vasculaires : HTA (44 %), tabagisme (10 %), obésité (27 %), atteinte rénale (34 %), sédentarité (53 %). Le fardeau des dyslipidémies est lourd chez les diabétiques. La mortalité cardio-vasculaire y est élevée. La prise en charge repose en premier sur les modifications du mode de vie, qui continuent d'être un élément clé des stratégies de prévention cardio-vasculaire. Et le traitement par les statines chez le diabétique semble apporter un bénéfice réel démontré par les différentes études.