Le cancer du larynx est le second plus fréquent cancer de la tête et du cou. C'est un cancer essentiellement masculin, l'atteinte de la femme est rare. Le but de ce travail est de présenter les résultats de l'analyse de 26 dossiers de femmes ayant présenté un cancer laryngé. Entre 1998 et 2013, 850 patients ont été pris en charge pour cancer du larynx dans notre service dont 26femmes ce qui correspond à 3 % des malades. Nous avons étudié, dans un premier temps, les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et histopathologiques de cette population puis nous avons essayé, dans un deuxième temps, de déterminer les facteurs de risque susceptibles d'avoir influencé la survenue du cancer laryngé chez ces femmes. L'âge moyen des patientes était de 50 ans, avec des extrêmes de 27 et 76 ans et une médiane de 51 ans. Trois femmes étaient actives sur le plan professionnel. L'âge des ménarches était en moyenne de 13 ans, le nombre moyen d'enfants était de 4. Aucune notion de tabagisme ou de prise d'alcool n'a été retrouvée chez toutes les patientes. Le symptôme majeur était la dysphonie, présente chez 100 % des patientes au moment du diagnostic avec une durée moyenne d'évolution de 30 mois. Elle était associée dans 63,5 % des cas à une dysphagie, une dyspnée et une toux. L'endoscopie laryngée a révélé une tumeur bourgeonnante et hémorragique dans 45,5 % des cas. La tumeur occupait un étage dans 46,1 % des cas, 2 étages dans 34,7 % des cas et 3 étages dans 19,2 % des cas. 44 % des patientes étaient au stade III au moment du diagnostic L'étude histopathologique a montré un carcinome épileptoïde bien différencié dans 96 % des cas, dans un cas il s'agissait d'un carcinome neuroendocrine. L'analyse du statut HPV a retrouvé une P16 positive dans 12 % des cas. Le traitement chirurgical a consisté en une laryngectomie totale dans 76 % des cas et une crico hyoidoépiglottopexie dans 24 % des cas, associé à une chimiothérapie postopératoire dans 3,8 % des cas et à une radiothérapie postopératoire dans 11,5 % des cas. L'évolution était marquée dans 15,4 % cas par une récidive métastatique et dans 7,7 % des cas par une seconde localisation. Pour l'analyse des facteurs de risque, l'étude cas témoins a porté sur le rôle du tabagisme passif, le malmenage vocal et le reflux gastro oesophagien(RGO). Le OR était de2,26 (IC 95 % = 0,81–1,23) Pour le tabagisme passif, OR de 5,00 (IC 95 % = 1,40–17,80) pour le travail vocal chronique, OR de 0,42 (IC 95 % = 0,10–1,45) pour le rôle du RGO. Dans notre série, il apparaît que le cancer du larynx chez la femme est rare. Le diagnostic est tardif. Le pronostic est réservé. Il reste cependant loin des facteurs de risque classiques tabac et alcool. Même si dans notre étude l'effort vocal chronique apparaît comme facteur de risque significatif pour la survenue de ce cancer, le rôle de l'HPV reste à définir. Le cancer du larynx chez la femme s'inscrit dans un cadre particulier actuellement toujours insuffisamment exploré. Une meilleure connaissance des facteurs de risque contribuerait certainement à améliorer le pronostic.
Les fistules pharyngocutanées (FPC) sont une complication fréquente des laryngectomies totales qui entraîne un allongement de la durée d'hospitalisation et une augmentation du coût du traitement. Le but de ce travail est de déterminer l'incidence de cette complication dans notre série, identifier les caractéristiques des patients qui ont présenté une FPC et rapporter notre expérience de sa prise en charge. C'est une étude rétrospective de 2009 à 2013 portant sur 221 malades ayant eu une laryngectomie totale pour cancer du larynx et/ou du pharynx dans notre service. Nous avons noté 35 cas de FPC, 31 hommes et 4 femmes. L'incidence des FPC dans notre série était de 15,8 %. L'âge moyen était de 62 ans avec une médiane de 61 ans. L'étude du terrain a relevé un tabagisme chronique dans 85,7 % des cas (moyenne = 47p/a), une prise d'alcool dans 25,7 % des cas, une pathologie cardiovasculaire dans 17,1 %, un diabète dans 5,7 % des cas, une mauvaise hygiène dentaire dans 43,3 % des cas. Une trachéotomie préopératoire était réalisée chez 54,8 % des patients. Une antibiothérapie préopératoire a été instaurée dans 38,7 % des cas. La valeur moyenne de l'albuminémie était de 34,2 g/L, celle de l'hémoglobine de 12,4 g/dL. Sur le plan tumoral, le carcinome épidermoide était bien différencié dans 77,1 % des cas. 53,3 % des patients étaient classés T4AN0M0 et 46,7 % classés T3N0M0. Une laryngectomie totale a été réalisée dans 77,8 % des cas et une pharyngolaryngectomie dans 22,8 % des cas. L'évidement ganglionnaire bilatéral était réalisé dans 96,7 % des cas. Une infection de la cavité opératoire était observée chez 25,7 % des malades. La FPC est apparue avant la reprise de l'alimentation dans 85,7 % des cas. Le diamètre moyen de la FPC était de 11 mm. Le traitement a consisté dans 100 % des cas en des pansements compressifs avec traitement anti-reflux et atropine, associés dans 67,7 % des cas à une antibiothérapie. Une suture simple a été réalisée dans 17,1 % des cas associée à une jéjunostomie d'alimentation dans 5,7 % des cas. La durée moyenne d'évolution de la FPC variait de 7 à 75 jours. Les FPC constituent une complication fréquente des laryngectomies totales. Elles relèvent de plusieurs facteurs étiologiques liés au terrain du malade et à l'environnement postopératoire. Même si leur traitement repose souvent sur des soins locaux, elles augmentent tout de même la morbidité et allongent la durée d'hospitalisation.
Le développement de la médecine moderne est associé à l’apparition de nombreuses pathologies iatrogènes souvent liées à la difficulté d’améliorer simultanément la qualité de toutes les procédures de soins et d’entretien. Les infections hospitalières sont le lot de tous les services et particulièrement les services de réanimation et de chirurgie. L’objectif de ce travail et d’analyser les complications infectieuses observées dans les suites opératoires de la chirurgie majeure des carcinomes du pharyngo-larynx. Il s’agit d’une étude rétrospective de 432 chirurgies totales ou totales élargies ou partielles du carrefour pharyngo laryngé réalisée entre 1996 et 2013.Il a été pratiqué 407 laryngectomies totales,15 pharyngo laryngectomies totales,10 subglosso laryngectomies totales et 55 laryngectomies partielles reconstructives type CHEP. Complications observées en postopératoires : a/complications locales infectieuses observées dans 20 % des cas infections de la cavité opératoire : 10 % fuites salivaires : 20 % pharyngostomes : 30 % b/flore bactérienne : infection monomicrobienne dans 10 % des cas et polymicrobienne dans 25 % des cas c/délai d’apparition des complications : en moyenne j10. Après identification des germes, la conduite à tenir est la suivante : – traitement médical seul avec soins locaux et antibiothérapie adaptée dans 25 % des cas, – reprise chirurgicale dans 75 % des cas, soit par fermeture simple de pharyngoplastie dans 56 % des cas, soit une fermeture complétée d’un lambeau dans 15 % des cas. Complications à distances : 4 décès dont 2 diabétiques en milieu de réanimation et 2 par hémorragie. Les défenses de l’organisme chez le patient subissant une chirurgie lourde, mutilante sont fréquemment altérées. La prise en charge de cette chirurgie est multidisciplinaire. Les infections hospitalières restent une cause importante d’augmentation des dépenses de santé.
Le but des auteurs est de mettre en évidence les caractéristiques anatomo-cliniques de ce lymphome et de rechercher d’éventuels facteurs pronostiques. Il s’agit d’une étude rétrospective de janvier 2001 à décembre 2012. Durant cette période, 30 cas de LNH ont été colligés à partir de dossiers médicaux et de fiches de suivi. Tous les dossiers contiennent le résultat de l’examen clinique, du bilan endoscopique, de la radiographie du thorax et de l’échographie. L’âge moyen de nos patients était de 57,46 ans. Les patients de plus de 50 ans représentaient 65,38 %. Le sexe masculin était touché dans 69,23 %. Du point de vue topographie des lésions, le siège amygdalien est de loin le plus fréquent avec 61,53 %. Les LNH de haut grade de malignité sont les plus fréquents (61,53 %). Sur le plan thérapeutique, on a obtenu de bons résultats dans 69,23 % avec un taux de survie à 5 ans de 71,05 %. Le LNH en ORL est une pathologie le plus souvent du sujet âgé. Elle se présente généralement, sous formes localisées (stade I et stade II). Le pronostic semble être influencé par le stade de la maladie. La chimiothérapie est le traitement de choix. La radiothérapie est indiquée dans les formes localisées et de petites tailles et sans adénopathies associées.
Les différentes techniques de chirurgie partielles reconstructives font de cette chirurgie une méthode thérapeutique sure permettant non seulement une exérèse tumorale carcinologiquement satisfaisante mais aussi une préservation des fonctions laryngées et particulièrement de la phonation. Le but de cette étude est l'analyse des résultats carcinologiques et fonctionnels de 55 carcinomes épidermoides du plan glottique classé T1–T2, et la confrontation de ces résultats aux données de la littérature internationale. Il s'agit d'une étude rétrospective d'une série de patients présentant un carcinome épidermoide du plan glottique sur la période du 1er janvier 1996 au 31 décembre 2013. Les résultats fonctionnels, carcinologiques, les complications, sont analysées et comparées, de même que la déglutition et les résultats de la phonation. Cette série comprend 55 laryngectomies reconstructives (11,53 %) parmi 477 laryngectomies totales ou totales élargies. L'âge moyen des malades est de 54 ans avec des extrêmes de 27 et 73 ans. Deux techniques de laryngectomes partielles ont été pratiquées : – cordectomie dans 3 cas pour petit cancer du 1/3 moyen de la corde vocale ; – chirurgie partielle reconstructive type CHEP(crico hyodo épiglotopexie) dans 52 cas pour cancer de la corde vocale, avec extension au plancher du ventricule, ou cancer de la corde vocale avec hypo mobilité mais arythénoide normale. Deux types de complications observées : – immédiates dans les 48 heures suivant l'intervention par l'existence d'un hématome et d'une hémorragie de grande abondance ; – secondaires par des infections locales sévères et des pneumopathies. Sur le plan carcinologique : on dénombre 5 échecs locaux pour lesquels une laryngectomie totale de rattrapage a été réalisée ; Sur le plan fonctionnel : la décanulation se fait à j3, et le délai moyen de la reprise de la déglutition est de 22 jours. Un malade présentant des troubles persistant de la déglutition a nécessité une gastrostomie d'alimentation. Les cancers T1–T2 du plan glottique sont réputés de bon pronostic, cependant ce dernier dépend de la thérapeutique elle-même en rapport avec : – la précocité du diagnostic, – l'état général et la motivation du patient – l'analyse précise de la tumeur – la découverte d'une seconde localisation synchrone – les possibilités de surveillance ultérieures. La rééducation orthophonique doit être entreprise très précocement et de façon prolongée.
La parotidectomie est couramment pratiquée pour diverses indications, notamment pour des tumeurs bénignes de la région parotidienne. Comme toute intervention chirurgicale, des séquelles postopératoires esthétiques ou fonctionnelles plus ou moins importantes et plus ou moins durables peuvent survenir. Ces troubles peuvent avoir un retentissement sur la qualité de vie des patients opérés.Le but de cette étude était d’évaluer rétrospectivement les résultats à long terme des patients ayant bénéficié d’une parotidectomie primaire conservatrice pour tumeur bénigne, avec un suivi minimum de 10 ans.Sur une période de 5 ans, 126 parotidectomies conservatrices primaires ou secondaires superficielles, dont 94 (74,6 %) pour tumeur bénigne, ont été effectuées. Afin de prévenir l’apparition d’un syndrome de Frey et d’atténuer la dépression du site opératoire et en fonction de certains critères, un lambeau du muscle sterno-cléido-mastoïdien (SCM) a été interposé entre la peau et les branches nerveuses chez un certain nombre de patients. Des questionnaires ont été remplis au moins 10 ans après l’intervention.Les données de 53 patients ont été analysées. Parmi les patients, 88,7 % ont bénéficié d’une parotidectomie superficielle et 11,3 % d’une totale. La taille tumorale histologique moyenne était de 3,3 cm (2,6–6,3 cm). Il s’agissait de 79,4 % d’adénomes pléomorphes, 15,1 % de cystadénolymphomes, 3,7 % d’oncocytomes et 1,8 % d’adénomes à cellules basales. Vingt-six lambeaux de SCM (49,1 % des cas) ont été réalisés. À la fin de l’étude, aucun patient ne présentait de parésie faciale ou de paralysie faciale. Le suivi moyen était de 10,4 ans (10–11 ans). Globalement, les répercussions sociales, psychologiques et professionnelles concernaient 7,5 % des patients et dans 1,8 % des cas ce retentissement était important. L’utilisation d’un lambeau de SCM semblait prévenir l’apparition d’un syndrome de Frey (test de Fischer p = 0,00001) et améliorait les résultats esthétiques (test de Fisher p < 0,00001).À long terme, la parotidectomie primaire conservatrice pour tumeur bénigne a un impact limité sur la qualité de vie et concerne globalement environ 7,4 % des patients. Il existe une répercussion importante dans environ 2 % des cas. Nous préconisons un comblement du site opératoire à but fonctionnel et esthétique afin de limiter les conséquences à long terme sur la qualité de vie des patients.Parotidectomy is commonly performed for various indications, including benign tumors of the parotid region. Esthetic or functional sequels of various importance and lasting effects may occur, as after any surgical procedure. These disorders may impact the patient's quality of life.The authors retrospectively evaluated the long-term outcome of patients having undergone conservative primary parotidectomy for a benign tumor, with a minimum follow-up of 10 years.A hundred and twenty-six superficial conservative primary or secondary parotidectomies were performed during 5 years, 94 (74.6%) of which for benign tumors. A flap of the sternocleidomastoid muscle (SCM) was inserted between the skin and facial nerve branches to prevent Frey's syndrome and alleviate surgical site depression according to some criteria. Questionnaires were completed at least 10 years after surgery.The data of 53 patients was analyzed. 88.7% of patients had undergone a superficial parotidectomy and 11.3% a total one. The average histological tumor size was 3.3 cm (2.6 to 6.3 cm). The tumors were distributed as follows: pleomorphic adenoma in 79.4% of patients, cystadenolymphoma in 15.1%, oncocytoma in 3.7%, and basal cell adenoma in 1.8%. Twenty-six SCM flaps (49.1%) were performed. No patient presented with facial paresis or facial paralysis at the end of the study. The average follow-up was 10.4 years (10–11 years). Overall, social, psychological, and professional implications were reported by 7.5% of patients, and in 1.8% of cases the impact was significant. The use of a SCM flap seemed to prevent Frey's syndrome (Fischer test P = 0.00001) and improved cosmetic results (Fisher test P < 0.00001).Conservative parotidectomy for primary benign tumors has a limited impact on the quality of life in the long run. This impact concerned 7.4% of patients. There was a significant impact in 2% of patients. We recommend filling the surgical site to improve functional and esthetic results and decrease long-term effects on the patient's quality of life.
L'endométriose est une pathologie gynécologique invalidante. Les couples qui y font face rencontrent fréquemment des difficultés sexuelles liées aux dyspareunies. Cette étude vise à comprendre le vécu de la sexualité de patientes atteintes d'endométriose et de leur partenaire.Un total de 13 patientes et 13 partenaires ont été rencontrés la veille d'une prise en charge chirurgicale programmée. Des entretiens semi-directifs ont été réalisés séparément et ont exploré leur vécu de la sexualité. Les entretiens ont été retranscrits verbatim et analysés par analyse de contenu.Les deux membres du couple rapportent des douleurs au cours des rapports ; une diminution du désir sexuel ; des stratégies d'adaptation au cours de rapports sexuels ; une communication soit ouverte sur la sexualité, soit source de conflits ainsi que la recherche d'explications sur la maladie. Sur la sphère émotionnelle, les patientes rapportent de l'anxiété anticipatoire tandis que les partenaires rapportent de la frustration et de l'espoir.Ces couples sont en difficulté autour de la question de leur sexualité, il est nécessaire de prendre en charge les deux membres du couple sur ces questions et favoriser la communication entre eux.Endometriosis is a disabling gynecological pathology. Couples who face it frequently encounter sexual difficulties related to dyspareunia. This study aims to understand the sexual experiences of endometriosis patients and their partners.A total of 13 patients and 13 partners were interviewed prior to surgery. Semi-structured interviews were conducted separately and explored their sexual experiences. The interviews were transcribed verbatim and analyzed using content analysis.Both members of the couple reported pain during intercourses; decreased sexual desire; adaptation during sexual intercourses; communication about sexuality, which can be either open or a source of conflict, and the search for explanations for endometriosis. As for the emotional sphere, patients report anticipatory anxiety while partners report frustration and hope.These couples are in difficulty regarding sexuality, it is necessary to take care of both members of the couple and to encourage communication between them.
As a decision support information system, a data warehouse must provide high level quality of data and services. In the DWQ project (Foundations of Data Warehouse Quality), we have proposed how semantically rich meta-information of a data warehouse can be stored in a metadata repository. This static representation of the various perspectives of data warehouse components and their linkage to quality factors is complemented by an operational methodology on how to use these quality factors and achieve the quality goals of the users. This approach is an extension of the Goal-Question-Metric (GQM) approach, based on the idea that a quality goal is operationally defined over a concrete set of questions, i.e., algorithmic steps. The proposed approach covers the full lifecycle of the data warehouse, allows capturing the interrelationships between different quality factors and helps the interested user to organize them in order to fulfill specific quality goals. Furthermore, we prove how the quality management of the data warehouse can guide the process of data warehouse evolution, by tracking the interrelationships between the components of the data warehouse. Finally, we present a case study, as a proof of concept for the proposed methodology.
Le kyste osseux essentiel (KOE) et le kyste osseux anévrysmal (KOA) sont des lésions osseuses lytiques, bénignes, rencontrées le plus souvent chez l'enfant et l'adolescent. Le KOE est une lésion, kystique, à contenu liquidien pouvant être unicamérale ou partiellement cloisonnée. Le KOA peut toucher tous les os de l'organisme, mais le plus souvent la métaphyse des os longs. Ses localisations préférentielles sont l'humérus proximal puis le fémur proximal. Le KOA est une lésion expansive et hémorragique qui dans sa forme habituelle présente une translocation caractéristique. Les KOA secondaires représentent 30 % des cas, correspondent à une lésion réactionnelle qui se développe sur une autre lésion osseuse généralement bénigne. Le KOA est une lésion métaphysaire excentrée, soufflante à contenu liquidien souvent multiloculée qui peut toucher tous les os de l'organisme. En IRM l'aspect de niveaux liquides est évocateur. Le diagnostic différentiel entre KOE et KOA est important car leur pronostic et leur traitement sont différents. L'évolution du KOE se fait spontanément vers la guérison entre l'adolescence et l'âge adulte. Le principal risque du KOE est celui de fracture. Son traitement peut se résumer à l'injection intrakystique de corticoïdes dans les formes non menaçantes. En cas de risque de fracture notamment au col fémoral, le traitement peut nécessiter un curetage et un comblement avec une greffe ou un substitut osseux associé à une ostéosynthèse. Le KOA est une lésion potentiellement plus agressive qui présente un risque de destruction osseuse. Le diagnostic doit toujours être confirmé par biopsie après IRM en repérant les zones charnues car un ostéosarcome télangiectasique peut prendre l'aspect d'un KOA. Le traitement peut se faire par sclérothérapie intrakystique à l'alcool. En cas de risque fracturaire, ou sur une localisation vertébrale, un traitement chirurgical éventuellement précédé d'une embolisation peut être nécessaire. Le risque de transformation maligne des kystes osseux est anecdotique.Simple bone cyst or unicameral bone cyst (UBC) and aneurysmal bone cyst (ABC) are lytic benign bone lesions, usually encountered in children and adolescent. UBC is a cystic lesion liquid filled, unicameral or partially separated. UBC can involve all skeleton but usually the long bone metaphysis and primarily proximal humerus and femur. The classic ABC is an expansive and haemorrhagic tumour with a caracteristic translocation. Secondary ABC represents 30% of ABC and have no translocation. It is developed in reaction to another lesion, usually benign. ABC aremetaphyseal, excentrated, bulging, containing liquid, and may develop in all bones of the skeleton. In MRI, the liquid level image is usual. It is mandatory to distinguish ABC from UBC, because their evolution and treatment are different. UBC spontaneously disappear between adolescence and adulthood. The main concern in UBC is the risk of pathologic fracture. UBC could be cured by cortico-steroid injections. When there is a risk of fracture, especially in the femoral neck, surgery with curettage, filling with bone substitute or graft and osteosynthesis are recommended. ABC are more aggressive lesions with a risk of bone destruction. The diagnosis must be assessed by a biopsy because a telangiectasic sarcoma can mimic an ABC. Sclerotherapy with alcohol is an effective treatment. In spinal ABC and in aggressive lesions with a risk of fracture, surgical treatment should be preferred, after a pre operative embolization. The risk for malignant transformation is very low, excepted in case of radiotherapy.
Edge-preserving image denoising has become a very intensive research topic. In this paper, we propose a new image denoising scheme using support vector machine (SVM) classification in shiftable complex directional pyramid (PDTDFB) domain. Firstly, the noisy image is decomposed into different subbands of frequency and orientation responses using a PDTDFB transform. Secondly, the feature vector for a pixel in a noisy image is formed by the spatial regularity in PDTDFB domain, and the least squares support vector machine (LS-SVM) model is obtained by training. Then the PDTDFB detail coefficients are divided into two classes (edge-related coefficients and noise-related ones) by LS-SVM training model. Finally, the detail subbands of PDTDFB coefficients are denoised by using the different parameters to control the multiscale and multidirectional anisotropic diffusion. Extensive experimental results demonstrate that our method can obtain better performances in terms of both subjective and objective evaluations than those state-of-the-art denoising techniques. Especially, the proposed method can preserve edges very well while removing noise.