INTRODUCTION:Lifestyle changes have played an important role in increasing the prevalence of obesity. The objectives were to describe the epidemiological, clinical and progressive aspects of obesity in patients of the Mali hospital.PATIENTS AND METHOD:this is a descriptive study with retrospective collection of data from the medical records of patients hospitalized in the Medicine and Endocrinology department. Our patients benefited from weight gain, height, waist measurement and hip measurement with calculation of the body mass index.RESULTS:the study concerned 90 obese patients out of 1515 hospitalized (5.94% of frequency). The mean age was 42 ± 5 with extremes 10 and 74. The sex ratio was 0.38. Obesity was mixed: 75.4% of men, 60% of woman; Android in 36% of men, 18% of women and the only child aged 10 had morbid obesity. The reason for hospitalization was complications of obesity in 13.30%. The psychological reactions collected were: anxiety 54.40%, indifference 40% and shame 5.60%. There were 68.90% complications including 37.80% cardio metabolic (hypertension associated in 51.10%). The lipid assessment carried out showed hyper LDLdemia: 70%; HDL hypoemia: 67.80%, hyper triglyceridaemia: 66.70%. Our patients received dietary and dietary advice. No drug or surgical treatment has been initiated despite the indication. We recorded 3.30% of deaths.CONCLUSION:The epidemiological and clinical description, diagnosis and evaluation of the repercussions of obesity are easy in our daily practice. However, care remains insufficient due to the inadequacy of the technical platform, the lack of financial means and the prejudices of our patients (ignorance of obesity as a disease).
Introduction: Diabetes Mellitus (DM) increases worldwide, mostly in low- and middle-income countries. In Mali, the prevalence in the adult population is estimated at 1.8%, but tuberculosis (TB) patients are not systematically screened. The goal of our study was to determine the prevalence of DM among newly diagnosed TB patients. Methods: We conducted a cross sectional study and a pilot prospective cohort study in four health centers in Bamako. All patients underwent fasting capillary-blood glucose (FCBG) test at Day 0, and repeated after one-week of TB treatment. Venous FBG test was performed for discrepancies between the two FCBG results. Thereafter, FCBG was performed for pilot study at month-2 (M2) and M5 of TB treatment. Results: Two hundred and one patients were enrolled in this study. Impaired fasting blood glucose was identified in 17 (8.5%), of whom 11 (5.5%) had DM (VFBG >7 mmol/L). Among patients with DM, seven (63.6%) had successful TB treatment outcome, versus 142 (74.7%) of those without DM (p=0.64), and (OR: 1.69, 95%CI 0.47-6.02). Conclusion: The prevalence of DM among TB patients in Bamako exceeds that of the general population and screening at TB diagnosis suffices to identify those with DM. Systematic screening of both diseases will allow better treatment.
Les études ont montré que le changement du mode de vie joue un rôle important dans l’augmentation de la prévalence du diabète sucré. L’objectif de notre étude était de déterminer la prévalence et les facteurs de risque qui prédisposent au diabète sucré en milieu rural. Étude transversale avec recueil des données à partir de fiches d’enquête individualisée de patients inclus. Nos patients ont bénéficié d’une glycémie, d’une prise de poids, de la taille, du tour de la taille et du tour de la hanche avec calcul de l’indice de masse corporelle (IMC). La prévalence a été de 2,3 % (n = 8/350). La tranche d’âge de 43–52 ans était majoritaire avec 37,5 %, l’âge moyen des patients était de 46,4 ans, avec des extrêmes à 12 et 62 ans. Nous avons eu 75 % d’homme, 25 % de femmes, soit un sex-ratio de 3. Parmi nos diabétiques l’ethnie majoritaire était des dogons (37,5 %), suivi des samogos (25 %). Le surpoids/obésité avec 37,5 % de fréquence semblait le facteur de risque le plus retrouvé, suivi de la sédentarité 20 %, l’antécédent familial de diabète 7,43 % et la notion de macrosomie fœtale 2,29 % des diabétiques. À noter que 50 % des diabétiques étaient des fumeurs, 25 % consommait soit de l’alcool ou de la bière locale. Notre étude prouve la présence de diabète en milieu rural malien et nécessite une enquête nationale.
Décrire les caractéristiques épidémiologiques et cliniques des goitres multinodulaires toxiques au sein du service de médecine et d’endocrinologie de l’hôpital du Mali. Étude rétrospective et descriptive menée à partir des dossiers des patients, recensés de septembre 2011 à septembre 2015. Cent dix-neuf patients ont présenté un GMNT (19,83 % sur 600 patients en dysthyroïdie). Il y avait 106 femmes (89,1 %) et 13 hommes (10,9 %) sex-ratio = 0,12. L’âge moyen était de 44 ± 14 (25–80) ans. La durée moyenne d’évolution du goitre était de 2–3 ans (26,9 %). Les signes cliniques les plus retrouvés étaient l’amaigrissement (65,5 %), la nervosité (52,1 %) et l’insomnie (52,1 %), et 64 patients avaient une hyperthyroïdie infraclinique (53,8 %). Les signes de compression étaient présents chez 18 patients (14,4 %). Les adénopathies cervicales étaient présentes chez 5 patients (4,2 %). L’hyperthyroïdie était confirmée par une TSH basse chez tous les patients. L’échographie réalisée a permis de retrouver des nodules calcifiés (22,85 %) et kystique (12,38 %) rendant suspect avec la nature bénigne ou maligne de ces nodules. Le GMNT a été retrouvé chez 19,83 % des patients, le sex-ratio était de 0,12 avec un âge adulte avancé. Les signes de compression ont été retrouvés chez quelque patient. Les adénopathies étaient présentes chez 5 patients faisant évoquer un cancer de la thyroïde. Intérêt du score de TIRADS et de cytologie pour une prise en charge efficiente.
Décrire les aspects cliniques et paracliniques du diabète de l’enfant et de l’adolescent. Étude rétrospective et prospective de septembre 2012 à janvier 2015 incluant les enfants et adolescents diabétiques de 0 à 18 ans suivis ou hospitalisés. L’âge moyen était de 13,8 ans ± 3,3 ans sex-ratio 1,1. Les antécédents familiaux de diabète ont été retrouvés chez 42,9 % des patients. Un total de 54,8 % des patients ne pratiquaient aucune activité physique, 52,4 % (n : 71) n’avaient jamais eu d’activité sexuelle, et 80 % ne prenaient ni tabac ni toxiques. Le coma acidocétosique a été le mode de découverte dans 22,6 % des cas. L’examen physique a retrouvé un retard staturo pondéral chez 17,9 % et 20,2 % n’avaient pas de retard pubertaire. Un total de 39,3 % présentaient des caries dentaires le premier jour de consultation, 1,2 % avait une hépatomégalie clinique, 2,4 % une plaie du pied et 1,2 % une infection des parties molles. Plus de 60 % (n : 57) de nos patients présentaient un déséquilibre glycémique HbA1c ≥ 7,5 % bien que 75 % (n : 68) ont accepté le diabète à l’annonce et suivait un traitement ; 46,4 % (n : 39) avaient un diabète évoluant depuis moins de 5 ans (p : 0,1). L’insulinothérapie a été le traitement dans 97,6 % des cas. Malgré l’acceptation du diabète à l’annonce, le déséquilibre glycémique fait ressortir la nécessité de séances d’éducation thérapeutique.
Le syndrome du 46, XX mâle est une forme rare d’inversion du sexe chez les hommes. Patient de 15 ans ; frère Sourd-muet, consulte pour gynécomastie bilatérale depuis 3 ans. Augmentation bilatérale du volume des seins, souples, indolores, sans masse ni écoulement mamelonnaire. Présentant une fente sur la face postérieure du pénis mesurant 4 sur 1 cm avec un hypospadias ; les testicules sont atrophiés 2 mL à gauche et 3 mL à droite à l’orchidomètre de Prader. La pilosité pubienne et axillaire sont bien fournies (P4). Hypogonadisme hypergonadotrope : LH à 16,4 UI/L FSH à 22,7 UI/L ; testostérone 0,4 ng/mL, testostérone biodisponible : 0,1 ng/mL, testostérone libre : 5 Pg/mL ; estradiol : 40,55 Pg/mL ; AMH : 1,30 ng/mL ; la prolactine : 11 μg/L. Le caryotype : 46,XX isch Yp 11,3 SRY négative. Hypotrophie testiculaire bilatérale : testicule droit 22 × 15 × 11 mm porteur d’un kyste centro-testiculaire de 0,2 mL et le testicule gauche mesurait 17 × 11 × 10 mm. Présence de la prostatique et les deux vésicules séminales ; ailleurs présence d’un lambeau tissulaire dans le détrusor de 19 × 10 mm en faveur probablement d’un reliquat utérin. Après prise en charge psychologique le patient a bénéficié d’une mastectomie totale, chirurgicale réparatrice de son hypospadias et Androtardyl® 250 mg en intramusculaire tous les mois. Le diagnostic du syndrome 46,XX mâle est cytogénétique. Le coût et l’accessibilité de cette technique au Mali rendent le diagnostic difficile et une prise en charge inefficiente.
Le stress oxydant correspond à un déséquilibre entre les défenses antioxydantes endogènes et la production de molécules pro-oxydantes. Étudier les différentes perturbations métaboliques des marqueurs du stress oxydatif (oxydant et antioxydant) chez les sujets diabétiques à l’hôpital du Mali de Bamako. Étude prospective et descriptive portant sur 30 sujets diabétiques, comparés à 30 sujets témoins indemnes de toute pathologie diabétique. Les analyses biochimiques déterminées dans notre étude sont : – glutathion peroxydase plasmatique et érythrocytaire ; – super oxyde dismutase (SOD) plasmatique et intra-érythrocytaire ; – acide urique plasmatique ; – les bilirubines directes et totales ; – albumine ; – quelque marqueur de diagnostic et de suivi de diabète : glycémie à jeun, hémoglobine glyquée, recherche de protéinurie, bilan lipidique, bilan ophtalmologique. Trois pour cent des cas avaient un taux de glutathion peroxydase élevé et 9 % des témoins et 97 % des cas avaient un taux de GPX à la limite normale, une augmentation de la superoxyde dismutase chez nos diabétiques 84 % montrant un ralentissement de l’oxydation. Les taux d’albumine, acide urique et la bilirubine étaient identiques dans les deux populations. Seule la glycémie et hémoglobine glyquée étaient corrélées positivement et significativement aux complications dégénératives chez les diabétiques. Notre étude a montré la présence du stress oxydatif chez les trente diabétiques par l’élévation de la superoxyde dismutase et normalisation relative du glutathion peroxydase par rapport aux témoins donc une augmentation des défenses antioxydantes cependant la moitié des diabétiques avaient une microangioathie et neuf une macro-angiopathie.
Étudier les aspects épidémiologiques, cliniques, biologiques et thérapeutiques des dysthyroïdies dans le service de médecine et d'endocrinologie de l'hôpital du Mali. Il s'agissait d'une étude descriptive, rétrospective et prospective de 3 ans et 3 mois ayant inclus 587 patients présentant des signes cliniques et biologiques de dysthyroïdie. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux des patients. La prévalence hospitalière des dysthyroïdies a été de 10,6 %. L'âge moyen de nos patients était de 40,3 ± 16 ans avec un sex-ratio de 0,14. Les signes cliniques de l'hyperthyroïdie fréquemment retrouvés étaient la palpitation (54,7 %), la tachycardie (46,3 %) et l'amaigrissement (44,3 %) et ceux de l'hypothyroïdie étaient la bouffissure du visage (22,2 %), la bradycardie (15,9 %), et la prise pondérale (12,7 %). À la biologie : la TSH us était basse dans tous les cas d'hyperthyroïdie et élevée dans tous les cas d'hypothyroïdie confirmant l'origine périphérique des atteintes. Le niveau des hormones thyroïdiennes était fonction de la sévérité des cas. Le traitement a été instauré en fonction de l'étiologie : – hyperthyroïdie : antithyroïdiens de synthèse (94 %) souvent associé à la lévothyroxine (1,3 %), anti-inflammatoires (2,3 %), chirurgie (1,8 %) et iode radioactif (0,4 %) ; – hypothyroïdie : lévothyroxine (95,2 %), réduction des doses d'antithyroïdiens de synthèse (4,8 %). Les dysthyroïdies sont fréquente dans notre pratique avec une prédominance féminine. Les causes périphériques sont les plus fréquentes et la TSH us seule suffi au diagnostic.
Étudier les aspects cliniques, biologiques et étiologiques de l’hypothyroïdie. Méthodologie Étude rétrospective de septembre 2011 à avril 2014 portant sur 47 patients reçus en consultation ou en hospitalisation. La fréquence de l’hypothyroïdie a été de 7,38 % (n = 637) avec un sex-ratio de 0,11. Le pic de fréquence a été noté chez les sujets âgés de plus de 40 ans avec 46,80 %. Les signes fonctionnels retrouvés étaient : céphalées (17 %), asthénie physique (8,5 %), ralentissement psychomoteur (4,3 %), hypoacousie (4,3 %), constipation (4,3 %), frilosité (2,1 %), hypersomnie (4,3 %) et crampes musculaires (2,1 %). Les signes physiques rencontrés : prise de poids (17 %), bouffissure du visage (8,5 %), macroglossie (6,4 %), peau sèche avec des cheveux fins et cassants (2,1 %), raucité de la voie (4,3 %), myxœdème des membres inférieurs (4,3 %), goitre (66,66 %) dont diffus dans 42,42 % et nodulaire dans 24,24 %. Chez tous les patients, la confirmation biologique a été faite devant un taux de TSH élevé (100 %), FT4 basse dans 83,78 % (n = 37). Les anticorps anti TPO étaient positifs dans 56,25 % (n = 16), les anticorps anti TG étaient positifs dans 43,75 % (n = 16). Les étiologies étaient : – iatrogènes : post-thyroïdectomie (31,2 %), prise d’antithyroïdiens de synthèse (31,2 %) ; – auto-immune : thyroïdite de Hashimoto (22,85 %) ; – congénitale : agénésie thyroïdienne (2,85 %). Une étiologie précise n’a pu être identifiée dans 25,53 % des cas. L’étiologie de l’hypothyroïdie à l’hôpital du Mali est dominée par les causes iatrogènes en l’occurrence la thyroïdectomie et le mauvais suivi du traitement par les antithyroïdiens de synthèse.
Décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques des adénomes hypophysaires. Étude descriptive de 3 ans avec recueil rétrospectif et prospectif des données. Tous nos patients ont bénéficié d’un scanner de la région hypophysaire. Dix-huit cas d’adénomes hypophysaires sur 24 161 patients vus soit 0,75 ‰. La moitié des patients était âgé de 40 à 60 ans. La moyenne d’âge était de 42,1 ans ± 15,8 avec un sex-ratio de 0,8. Il s’agissait d’adénomes à prolactines (66,7 %) et d’adénomes non fonctionnels (33,3 %). La référence des patients était tardive car 83,3 % nous était adressé après la découverte d’un adénome hypophysaire au scanner. Au moins un signe tumoral clinique était retrouvé chez 88,9 % des patients. Autres signes cliniques retrouvés : femmes : troubles du cycle menstruel (100 %), galactorrhée (80 %), asthénie physique (40 %), dyspareunie (22,2 %) ; hommes : baisse de la libido (75 %), troubles de l’érection (50 %), gynécomastie (12,5 %). Les macroadénomes étaient retrouvés dans 88,9 % des cas. Un déficit antéhypophysaire isolé ou associé était présent dans 88,9 % des cas. Tous les cas d’adénome à prolactine ont été traités avec la cabergoline (66,7 %) et la bromocriptine (33,3 %). Les cycles menstruels ont été rétablis chez 100 % des patientes revues (n = 4). Diagnostic de certitude tardif chez nos patients malgré la présence de signes présomptifs du fait de l’insuffisance du plateau technique et/ou des moyens financiers pour la réalisation des bilans.
Le diabète de type 1 est une pathologie chronique qui retentit sur la qualité de vie de l’enfant et de sa famille. Il est responsable des effets néfastes sur la croissance staturale, le développement pubertaire et l’augmentation de la fréquence de l’hospitalisation conduisant à des absentéismes scolaires surtout dans les pays à revenu faible où sa prise en charge est minimale. Décrire les troubles de la croissance staturale et du développement pubertaire chez les enfants diabétiques de type1 suivis dans le service de médecine et d’endocrinologie de l’hôpital du Mali. Étude transversale de janvier 2012 à décembre 2014. Échantillon : tous patients diabétiques âgés de 0 à 18 ans de tout sexe et ayant été suivi dans le service. Fréquence hospitalière 12,16 % (n = 210). L’âge moyen 13,14 ans ± 3,24 ans, sex-ratio de 1,33. Problèmes scolaires retrouvés chez 27,3 % (n = 22) des enfants, 14,3 % (n = 11) en abandon d’école, 52 % (n = 40) avait eu au moins 3 hospitalisations par an. Le retard de croissance concernait 36,4 % (n = 28) p = 0,03. Le développement pubertaire était corrélé au sexe de l’enfant p = 0,0029. La moyenne d’HbA1c était de 11,56 % ± 2,8 %. Les principaux troubles retrouvés sont : le retard de croissance staturale et pubertaire, qui ont pour facteurs de risque l’ancienneté du diabète, l’âge des patients et le déséquilibre du diabète.
Décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et la prise en charge de l’hyperparathyroïdie secondaire à l’insuffisance rénale chronique. Étude descriptive rétrospective de 12 mois chez les patients hospitalisés dans le service de néphrologie et d’hémodialyse du centre hospitalier universitaire du Point G. Tous les patients avaient réalisé un dosage de la parathormone. Quatre-vingt-treize (93) hyperparathyroïdies secondaires sur 237 insuffisants rénaux chroniques soit une fréquence de 39,24 %. La tranche d’âge de 30–59 ans représentait 45,2 % des cas ; l’âge moyen des patients était de 42,23 ± 17,85 ans avec des extrêmes 11 et 76 ans, et un sex-ratio de 1,21. Au plan clinique : 81,7 % des patients étaient asymptomatiques, 7,5 % avaient une douleur osseuse, 5,3 % des douleurs musculaires et 2,6 % un prurit. L’étiologie de l’insuffisance rénale était la néphropathie hypertensive (97,8 %) et ischémique (2,1 %). Au plan biologique : la PTH1-84 était supérieure à 300 pg/mL (76,3 %) avec une moyenne à 436,11 ± 200 pg/mL et des extrêmes allant de 106 à 915 pg/mL, la calcémie était inférieure à 2,1 mmol/L (77,4 %), la phosphorémie supérieure à 1,78 mmol/L (91,4 %), la 1–25(OH)2D3 inférieur à 20 nmol/L (58,1 %), les phosphatases alcalines inférieures à 35 UI/L (72 %). Au plan thérapeutique les molécules utilisées étaient : carbonate de calcium (17,2 %), vitamine D (12,9 %), association carbonate de calcium et vitamine D (68,8 %). Chez 69,9 % de nos patients, il n’a pas été réalisée de dialyse. L’hyperparathyroïdie est présente chez nos patients insuffisants rénaux chroniques. Sa prise en charge a nécessité une supplémentation vitamino-calcique.
Devant la fréquence accrue de diabète atypique chez les enfants et adolescents et l’indisponibilité de tests génétiques dans notre contexte, le dosage du peptide C peut parfois orienter le diagnostic. Par cette étude nous avons voulu évaluer l’insulinosécrétion des enfants et adolescents diabétiques. Étude transversale prospective. Cinquante-cinq (55) enfants diabétiques (28 filles et 27 garçons âgés de 0 à 20 ans) chez lesquelles ont été réalisés le dosage du peptide C (Elisa), la glycémie, l’HbA1c, les anticorps anti-GAD et anti-IA2. La majorité de nos patients 63,6 % (n = 35) avait un âge péripubertaire. Dans 36,4 % (n = 20) le mode de découverte du diabète était une cétoacidose avec ou sans coma. Insuffisance pondérale observée chez 14,29 % des filles et chez 40,7 % des garçons. Glycémie élevée dans 60 % (n = 33). Sécrétion résiduelle de peptide C basse dans 20 % (n = 11) et élevée dans 52,7 % (n = 29). L’HbA1c supérieure à 7 % chez 87,5 % des patients et inférieure à 7 % dans 12 % des cas. Anticorps anti-GAD positifs chez 96,55 % des enfants âgés de 6 à 15 ans p < 0,732. Peptide C normal ou élevé chez les enfants de 6 à 15 ans (75,86 %) p < 0,42. Les anticorps anti-GAD positifs dans 54,71 % en présence d’un peptide C élevé p < 0,063. Les anti-IA2 positifs dans 65,22 % (n = 15) en présence d’un peptide C élevée p < 0,007 et dans 50 % chez les enfants ayant 15 ans lors de la découverte du diabète p < 0,580. Une sécrétion résiduelle de peptide C était retrouvée chez 80 % des enfants à la decouverte du diabéte.
Purpose: To identify risk factors for achievement of diabetic foot health center of reference of the joint I Bamako. Methodology: This was a prospective descriptive study of October 2009 to March 2010 at CSref I. The sampling was complete after interrogation, physical and para-clinical examination data were collected, analyzed. The statistical test used was the chi 2 with a significance level p ≤ 0.05. Results: Among the 232 diabetic patients collected female predominance was clear: sex ratio 0.36 with a mean age of 53.03 ± 11.75 years. Physically 58.20% of patients were overweight or obese with diabetes lasting for 5 years in 65.5%. Diabetes was type 2 in 96.1% of cases. The foot lesions were discoverable mode of diabetes in 12.1%. 65.9% of patients experiencing recommendations and foot hygiene but more than half do not practice or just 59.1%. During the study, among the risk factors direct the peripheral sensory neuropathy was more common in the 67.7% and was correlated with patient age significant: p = 0.001, with the duration of the evolution diabetes P = 0.005, with the existence of dyslipidemia: p = 0.003 and with poor glycemic p = 0.002. The foot deformity existed in 11.6% and type of flat foot, d-hammer toes and Charcot foot. 15.1% of patients had arterial disease that were significantly correlated with the age of patients: p = 0.007, disease duration of diabetes: p = 0.002, poor glycemic control: p = 0.001. Venous bad state exists in 10.34% followed by smoking and alcoholism, respectively 3.88% and 1.29%. Among the lesions found foot, cracks were in 1st place with 22.84% associated or not with other lesions. 1.29% of patients had gangrene. 29.70% of patients had a risk of foot problems in grade 0 70.30% to 10.80% in grade 1 and grade 3 in 9.10%. Conclusion: Our diabetic patients had grade 0 in two thirds of cases. The implementation of a program of prevention and early treatment of diabetic foot will often decreased podiatric source of disability risk.
Déterminer la prévalence du diabète de type 1 auto-immun chez les diabétiques de moins de 21 ans nouvellement diagnostiqués. Étude prospective, descriptive, transversale de janvier à décembre 2014. Variables recueillies : caractéristiques démographiques, cliniques, statuts des auto-anticorps et du C-peptide. Quatre-vingt-deux (82) diabétiques âgés de moins de 21 ans nouvellement diagnostiqués. Sex-ratio = 1,05. La cétoacidose a été le mode de découverte dans 58,5 % des cas associée ou non à un coma. Il n’y avait pas d’antécédent familial connu de diabète dans 91 % des cas et chez 96 % des patients aucune pathologie auto-immune n’était associée. Tous nos patients (100 %) avaient une glycémie à jeun de découverte > 10 mmol/L, et une HbA1c ≥ 10 % dans 60,9 % des cas. Il y avait au moins un auto-anticorps chez 66 patients (80,48 %). Les anticorps anti-GAD étaient présents seuls chez 61 patients (74,4 %) et les anticorps anti-IA-2 seuls positifs chez 14 patients (17,1 %). Chez 9 patients (10,9 %) étaient retrouvés les deux anticorps. Le C-peptide était indétectable chez 13,4 % des patients à la découverte du diabète. Le diabète de type 1 est le plus fréquent chez les enfants et adolescents, les caractéristiques cliniques et la recherche des auto-anticorps permettent le typage du diabète de type 1 auto-immun et sa nécessaire prise en charge par l’insuline difficile à réaliser dans notre contexte.
Le changement du mode de vie a joué un rôle important dans l'augmentation de la prévalence de l'obésité. Décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs de l'obésité. Étude descriptive avec recueil rétrospectif des données à partir des dossiers médicaux des patients hospitalisés. Nos patients ont bénéficié d'une prise de poids, taille, tour de taille et du tour de hanche avec calcul de l'IMC. L'étude concernait 90 patients obèses sur 1515 hospitalisés (5,94 % de fréquence). L'âge moyen était 42 ans ± 5 avec comme extrêmes 10 et 74 ans. Le sex-ratio était de 0,38. L'obésité était de type mixte chez 75,4 % des hommes et 60 % des femmes, androïde chez 36 % des hommes et 18 % des femmes. L'enfant de 10 ans avait une obésité morbide. Le motif d'hospitalisation était l'obésité dans 13,3 %. Les réactions psychologiques étaient : inquiétude (58,33 %), indifférence avec fierté (40 %) et honte (5,6 %). Complications observées chez 68,9 % des patients dont 37,8 % cardiométaboliques (HTA associée dans 51,1 %). Bilan lipidique : hyper LDLémie (70 %), hypo-HDLémie (67,8 %), hyper-triglycéridémie (66,7 %). Nos patients ont reçu des conseils hygiéno-diététiques. Aucun traitement médicamenteux, ni chirurgical de l'obésité n'as été instauré malgré l'indication. Nous avons enregistré 3,3 % de décès. Le diagnostic, l'évaluation du retentissement de l'obésité sont faciles dans notre pratique quotidienne. La prise en charge reste insuffisante du fait de l'insuffisance du plateau technique, du manque de moyen financier et des préjugés de nos patients (méconnaissance de l'obésité comme maladie).
Étudier le profil lipidique chez les obèses diabétiques et non diabétiques Étude descriptive et prospective de Mars à décembre 2010 (9 mois). Elle a porté sur l’ensemble des patients qui étaient venus en consultation endocrinologie dans le service de médecine interne du CHU du Point G et au centre national de lutte contre le diabète. Ont été inclus tout patient quel que soit le sexe et l’âge, volontaire et ayant un IMC ≥ 30 kg/m2. Sur 1 543 patients reçu en consultation, nous avions recensé 178 obèses soit 11,53 % des cas parmi lesquels 60 répondaient à nos critères. La moyenne d’âge était de 45,83 ± 14,68 ans. Le sex ratio était de 0,07. Deux tiers (66,7 %) de nos patients ne prenaient que les trois principaux repas/jour et 61,7 % étaient sédentaires. La notion d’obésité familiale était retrouvée dans 93,4 % des cas, de diabète familial dans 58,3 % des cas, d’antécédent personnel d’hypertension artérielle dans 43,3 % des cas. Il s’agissait d’une obésité androïde chez 91 %. L’IMC était dans 55 % des cas compris entre 30–34,9 kg/m2. Le profil lipidique montrait une hypertriglycéridémie chez 33 % des patients diabétiques et 10 % des patients non diabétiques, un LDL cholestérol élevé chez 37 % des patients diabétiques et 30 % des non diabétiques, une hypocholestérolémie HDL chez 40 % des patients diabétiques et 20 % des non diabétiques, une hypercholestérolémie totale chez 37 % des patients diabétiques et 23 % des non diabétiques. Une intolérance au glucose était présente chez 13,3 % des patients non diabétiques. La fréquence des troubles métaboliques notamment l’hypertriglycéridémie était plus élevées chez les obèses diabétiques que chez les obèses non diabétiques dans notre étude.
L’athérosclérose est devenue la principale cause de décès des diabétiques; 75 % des patients selon la littérature décèdent d’accidents cardiovasculaires parmi lesquels 50 % sont liés à l’ischémie coronarienne; ce risque cardiovasculaire est 3 à 5 fois supérieur dans le diabète de type 2 que dans la population non diabétique. L’HTA est reconnue deux fois plus fréquente chez les diabétiques que chez les non diabétiques. La coexistence du diabète avec les autres facteurs de risque tel que l’HTA reconnue deux fois plus fréquente chez les diabétiques que les non diabétiques, les dyslipidémies, le tabagisme, est source d’augmentation de la morbidité et de la mortalité liées au diabète. Au Mali aucune étude n’a été faite sur ce sujet. Le but du travail a été d’évaluer les facteurs de risque cardio vasculaire chez les patients diabétiques dans les centres de prise en charge du diabète à Bamako. Étude multicentrique, transversale descriptive menée de juillet 2008 à février 2009 dans le service de médecine interne du CHU du Point G, le service de diabétologie du CHU Gabriel Touré, le centre de lutte contre le diabète, les centres de référence des communes 1 et 4 du district de Bamako. L’échantillonnage était systématique et a concerné 1 192 diabétiques. Critères d’inclusion : diabétiques de tout âge et sexe suivi depuis plus de 3 mois et ayant donné leur accord dans les centres précités. Utilisation de support individuel de suivi comportant les données socio-démographiques, celles relatives au diabète et aux facteurs de risque cardiovasculaires associés, les resultats de l’examen clinique et du bilan paraclinique notament le bilan lipidique, l’HbA1c, la microalbuminurie, l’uricémie, l’electrocardiogramme et l’étude des axes vasculaires avec le doppler, la clairance de la créatinine. Le Khi2avec un seuil de significativité P = <,05 a été utilisé. 1 192 diabétiques ont été colligés dont 94 % de type 2, age moyen de 53,53 +/− 0,47 ans, sex ratio 0,35 (310 homme/882 femme). Le diabète était de découverte fortuite dans 9, O6 %; au décours d’un coma dans 6,37 % et d’une HTA dans 24,58 %.62,4 % des patients avaient un désequilibre glycémique avec une HbA1c > 7 %. Les facteurs de risque rétrouvés ont été le surpoids/obésité 32,7 %; l’obésité androide 72,9 %; la sédentarité 6,6 %; le tabagisme 30,3 %; l’HTA 39,9 %; l’age > 55 ans chez l’homme et > 65 ans chez la femme dans 22,8 %; la presence d’une microalbuminurie 51,8 % et une dyslipidémie 12,3 % avec hypertriglycéridémie isolée (27,9 %) une hypoHDLémie associée à une hyperLDLémie (54,6 %) une hypoHDLémie associée à une élévation des triglycérides et du LDL cholestérol (17,5 %). La durée d’évolution du diabète était < ou = à 6 ans dans 72 % des cas. Comme événements cardiovasculaires récencés on notait un AVC 0,7 %; une Artériopathie oblitérante des membres inférieurs 21,8 % et une coronaropathie 3,9 %. Ces facteurs de risque précités ont été incriminé de manière statistiquement significative dans l’apparition des événements cardiovasculaires avec un p = 0,003. Le diabétique est un patient qui présente une association de plusieurs facteurs constituant un risque élevé d’atteinte cardiovasculaire. Une partie de ces facteurs est modifiable avec l’amélioration de la qualité de vie par une prise en charge précoce, adéquate et une éducation thérapeutique ciblée.