Introduction Le carcinome épidermoïde cutané touche préférentiellement les sujets âgés. Au stade avancé ou métastatique, l’immunothérapie par anti-PD-1 est efficace et mieux tolérée que les chimiothérapies et le cétuximab, notamment chez les patients très âgés. L’objectif de notre étude était de décrire les traitements systémiques de 1re ligne pour les carcinomes épidermoïdes cutanés en comparant les patients selon leur âge (<86 ans vs≥86 ans). Matériel et méthodes Ont été inclus dans cette étude monocentrique rétrospective les patients ayant reçu≥1 perfusion (chimiothérapie, cétuximab ou anti-PD-1) pour un carcinome épidermoïde cutané localement avancé ou métastatique entre le 1/01/2020 et le 31/12/2023. Le seuil de 86 ans correspond au 3e quartile dans la cohorte CAREPI (cohorte nationale). Résultats Parmi 43 patients inclus, 23 avaient<86 ans (médiane 78 [73,5–81]) et 20≥86 ans (médiane 92 [86–98]). Les caractéristiques des 2 groupes respectifs étaient différentes seulement pour l’ECOG≥3 : 0 % vs 30% (p=0,006), la prise de thiazidiques : 13 % vs 55 % (p=0,008) et d’immunosuppresseurs : 26 % vs 0 % (p=0,02). Le principal traitement en 1re ligne était des anti-PD-1 (pembrolizumab 60,1 %, cémiplimab 32,6 %) ; seuls 3 patients, tous<86 ans, ont reçu une chimiothérapie. Le taux de réponse globale ne différait pas entre les 2 groupes (<86 ans et≥86 ans) : 62,5 % vs 65,0 % respectivement (p=0,99). Le délai moyen de réponse (réponse partielle ou complète) était similaire dans les 2 groupes (<86 ans vs≥86 ans) : 3,5 mois±1,9 vs 2,7 mois±1,8. La médiane de survie globale était de 33,6 mois chez les<86 ans et 14 mois chez les≥86 ans (p=0,44). La médiane de survie sans progression n’était pas atteinte chez les<86 ans et de 15,2 mois chez les≥86 ans (p=0,35). Des effets indésirables de grade 3-4 étaient observés chez 3 patients (17,4%)<86 ans et 5 patients (25 %)≥86 ans (p=0,71). Discussion La majorité des patients était traitée par anti-PD-1, quel que soit l’âge. L’efficacité et le profil de tolérance ne semblent pas différents selon que l’on ait plus ou moins de 86 ans (malgré plus de patients ECOG≥3 de≥86 ans). Alors que des données physiopathologiques suggèrent une moindre efficacité des inhibiteurs de checkpoint dans les populations âgées (immunosénescence), nos résultats sont rassurants et concordants avec ceux de la littérature (seuils d’âge différents selon les publications) ; toutefois nos effectifs sont faibles (manque de puissance statistique), c’est pourquoi nous étudions les données de CAREPI pour valider nos résultats (étude en cours). Conclusion L’âge avancé (≥86 ans) des patients ne devrait pas freiner la prescription d’une immunothérapie dans le carcinome épidermoïde cutané localement avancé ou métastatique du fait d’une efficacité et d’une tolérance similaires à celles des patients les plus jeunes.
Introduction Le sarcome à cellules pléomorphes (SCP) est une tumeur maligne cutanée rare, dont le pronostic est réservé, en particulier en cas d’atteinte à distance ou inopérable. Le traitement de référence actuel des SCP localement avancés ou métastatiques reste la chimiothérapie. Nous présentons le cas d’un patient présentant une récidive plurifocale inopérable d’un SCP du vertex, ayant obtenu une réponse complète clinique après 4 cures de cémiplimab en première ligne de traitement. Observation Un homme de 86 ans, immunocompétent, aux antécédents de carcinomes basocellulaires et de mélanomes multiples, a présenté en regard du vertex un SCP, sus-aponévrotique, pris en charge chirurgicalement par une exérèse complète avec des marges de 1cm. Il a présenté 8 mois plus tard une récidive plurifocale avec 3 lésions nodulaires de 10×7mm (pariétale droite), 15×7mm et 45×25mm (pariétales gauches), dont la dernière était en contact étroit avec la table externe de la boite crânienne à l’IRM, contre indiquant la chirurgie. Le bilan d’extension ne retrouvait pas d’atteinte ganglionnaire ou à distance. Après discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire, un traitement par cémiplimab a été débuté à la dose de 350mg en intraveineux toutes les 3 semaines. Après 4 cures, une disparition complète de toutes les lésions était observée. La tolérance était marquée par l’apparition d’une lymphopénie (à 600–800/mm3) isolée. La poursuite du traitement pour 4 cures supplémentaires (6 mois au total) était décidée (arrêt en l’absence de récidive confirmée histologiquement). Discussion Nous rapportons une réponse complète clinique rapide au cémiplimab, anti-PD1, dans une indication inhabituelle, le SCP. Il s’agit d’un cancer survenant en général chez les sujets âgés. Le traitement classique repose sur des chimiothérapies, souvent mal tolérées, avec une efficacité en général limitée dans le temps. L’avènement des inhibiteurs de point de contrôle immunitaire a permis une amélioration de la survie dans un nombre croissant de tumeurs solides. Cependant, son efficacité dans les sarcomes reste à définir. Dans l’essai de phase II SARC028, le pembrolizumab a montré une efficacité limitée dans les sarcomes des tissus mous et osseux avancés, mais un signal encourageant dans les SCP avec un taux de réponse globale de 40 % sur un effectif limité (n=10). Cette réponse a été appuyée par 2 autres cas de SCP répondant aux anti-PD1 rapportés dans la littérature, pouvant s’expliquer par un nombre élevé de mutations sur ceux survenant comme dans notre cas en zone photo-exposée. Enfin, l’hypothèse d’un carcinome épidermoïde indifférencié plutôt qu’un SCP doit être posée, car ce diagnostic est parfois difficile, surtout sur zone photo-exposée. Conclusion Les anti-PD1 pourraient être un traitement efficace et de première ligne, pour traiter les SCP survenant en zone photo-exposée ; il serait intéressant de colliger plusieurs cas similaires pour avoir des données cliniques plus larges.
Journal of the European Academy of Dermatology and VenereologyVolume 36, Issue 10 p. e827-e828 Letter to the Editor Formalin-fixed tissue Mohs surgery (slow Mohs) for trichoblastic carcinoma L. Gonzalez-Lara, Corresponding Author L. Gonzalez-Lara [email protected] orcid.org/0000-0002-4790-2824 Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, France*Correspondence: L. Gonzalez-Lara. E-mail: [email protected]Search for more papers by this authorB. Bonsang, B. Bonsang Research Unit EA 4340 “Biomarkers in Cancerology and in Hemato-oncology”, University of Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, France Department of Pathology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorU. Zimmermann, U. Zimmermann Research Unit EA 4340 “Biomarkers in Cancerology and in Hemato-oncology”, University of Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, France Department of Pathology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorA. Blom, A. Blom Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorM. Chapalain, M. Chapalain Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorA. Tchakerian, A. Tchakerian Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorM. Serra, M. Serra Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorI. Aouidad, I. Aouidad orcid.org/0000-0002-6082-0962 Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorL. Chaplain, L. Chaplain Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorA. Roger, A. Roger orcid.org/0000-0002-0777-600X Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorC. Longvert, C. Longvert Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorP. Saiag, P. Saiag Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, France Research Unit EA 4340 “Biomarkers in Cancerology and in Hemato-oncology”, University of Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorE. Funck-Brentano, E. Funck-Brentano orcid.org/0000-0002-1092-0789 Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, France Research Unit EA 4340 “Biomarkers in Cancerology and in Hemato-oncology”, University of Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this author L. Gonzalez-Lara, Corresponding Author L. Gonzalez-Lara [email protected] orcid.org/0000-0002-4790-2824 Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, France*Correspondence: L. Gonzalez-Lara. E-mail: [email protected]Search for more papers by this authorB. Bonsang, B. Bonsang Research Unit EA 4340 “Biomarkers in Cancerology and in Hemato-oncology”, University of Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, France Department of Pathology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorU. Zimmermann, U. Zimmermann Research Unit EA 4340 “Biomarkers in Cancerology and in Hemato-oncology”, University of Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, France Department of Pathology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorA. Blom, A. Blom Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorM. Chapalain, M. Chapalain Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorA. Tchakerian, A. Tchakerian Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorM. Serra, M. Serra Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorI. Aouidad, I. Aouidad orcid.org/0000-0002-6082-0962 Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorL. Chaplain, L. Chaplain Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorA. Roger, A. Roger orcid.org/0000-0002-0777-600X Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorC. Longvert, C. Longvert Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorP. Saiag, P. Saiag Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, France Research Unit EA 4340 “Biomarkers in Cancerology and in Hemato-oncology”, University of Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorE. Funck-Brentano, E. Funck-Brentano orcid.org/0000-0002-1092-0789 Department of Dermatology, Ambroise Paré Hospital, Boulogne-Billancourt, France Research Unit EA 4340 “Biomarkers in Cancerology and in Hemato-oncology”, University of Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this author First published: 10 June 2022 https://doi.org/10.1111/jdv.18309Citations: 2Read the full textAboutPDF ToolsRequest permissionExport citationAdd to favoritesTrack citation ShareShare Give accessShare full text accessShare full-text accessPlease review our Terms and Conditions of Use and check box below to share full-text version of article.I have read and accept the Wiley Online Library Terms and Conditions of UseShareable LinkUse the link below to share a full-text version of this article with your friends and colleagues. Learn more.Copy URL Share a linkShare onEmailFacebookTwitterLinkedInRedditWechat No abstract is available for this article. 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Le carcinome trichoblastique (CT) est une tumeur annexielle maligne rare. Le traitement standard est chirurgical ; cependant, dans 2/3 des cas des reprises chirurgicales sont nécessaires du fait d’exérèses itératives incomplètes. La chirurgie micrographique en paraffine (CMP) permettrait de réduire les marges tout en augmentant la fiabilité du caractère complet de l’exérèse, et de limiter le nombre de reprises chirurgicales. L’objectif était d’étudier les caractéristiques cliniques, le traitement par CMP et l’évolution des CT traités par CMP. Étude rétrospective monocentrique des patients consécutifs traités par CMP entre 2017 et 2019. Les données cliniques (âge, sexe, localisation et taille de la tumeur), histologiques (biopsie et ou exérèse préalable), chirurgicales (nombre de reprises et technique de reconstruction) et évolutifs (délai de suivi, récidives) étaient analysées. Un total de 15 patients a été inclus. L’âge moyen était de 67,7 ans (± 18,6). Le sex-ratio était de 1,5. La taille médiane des tumeurs était de 15 mm de grand axe (extrêmes : 6–50 mm). On notait 8 CT de bas grade et 7 de haut grade. Les tumeurs étaient localisées au visage dans 67 % (n = 10) (dont la moitié sur le nez), sur le tronc dans 20 % (n = 3) et le cuir chevelu dans 13 % (n = 2) des cas. Tous les patients avaient eu une biopsie (n = 11) ou exérèse dite complète (n = 4) avec une marge variable (jusqu’à 5 mm) à visée diagnostique avant la réalisation de la 1re étape de CMP, qui emportait des marges latérales de 10 mm. La marge des étapes ultérieures variait entre 5 et 10 mm et était décidée en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Une seule étape était suffisante dans 67 % des cas. Deux étapes étaient nécessaires pour obtenir des marges saines dans 7 %, 3 étapes dans 20 % et ≥ 4 étapes dans 6 % des cas. Le nombre moyen d’étapes de CMP afin d’obtenir des marges saines étaient de 1,5 (± 0,8). Pour une patiente, après 9 étapes incomplètes, on décidait en RCP de ne pas faire d’autre étape et de la surveiller (port d’une prothèse de l’hémi-nez droit) en raison du caractère délabrant de la chirurgie ; aucune récidive à 3,5 ans. Dans les autres cas, la reconstruction était une suture directe (40 %), une cicatrisation dirigée (13 %), un lambeau (20 %) ou une greffe (20 %). Aucune récidive n’était constatée avec un suivi médian de 14 mois [6–30]. Nous rapportons la plus grande série de CT traités par CMP. La CMP permet d’optimiser la prise en charge chirurgicale en réduisant les marges d‘exérèses particulièrement mutilantes en région centro-faciale. Une seule étape de CMP était suffisante chez 2/3 des patients, avec tout de même des marges initiales de 10 mm. Aucune récidive n’est survenue dans notre série de CT traités par CMP alors que dans la littérature le taux de récidive est estimé à 17 % avec la chirurgie standard. Le taux de récidive à plus long terme, et sur une plus large cohorte, reste à évaluer.
Quelques observations ont suggéré une meilleure efficacité des chimiothérapies chez des patients avec un mélanome ou un cancer du poumon traités au préalable par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI). L’objectif de notre étude était de comparer l’efficacité de la dacarbazine chez des patients traités pour un mélanome avancé après ICI ou non. Étude rétrospective monocentrique de patients consécutifs traités par dacarbazine pour un mélanome avancé entre 2006 et 2019 (mélanomes muqueux, avec métastases cérébrales exclus). Les caractéristiques des patients et données de suivi (imagerie/2–3 mois, selon critères RECIST 1.1) étaient colligées et analysées. Nous avons défini 2 groupes de patients traités préalablement par ICI (groupe A) ou non (groupe B). Le critère de jugement principal était la survie sans progression (SSP) à partir du J1 de dacarbazine. Parmi 72 patients inclus, 17 (23,6 %) étaient dans le groupe A et 55 (76,3 %) dans le groupe B. La dacarbazine était donnée après ≥ 2 lignes chez 70,6 % des patients du groupe A vs en 1re ligne chez 90,9 % des patients du groupe B (p < 0,0001). On comptait 76,5 % des cas avec un stade AJCC M1 C vs 54,5 % (p = 0,11), 23,5 % avec ECOG > 1 vs 14,5 % (p = 0,47), 76,5 % avec ≥ 3 sites métastatiques vs 40 % (p = 0,03), une durée moyenne d’évolution au stade avancé de 16,6 mois (+ 12,1) vs 0,6 mois (+2,4), dans les groupes A et B respectivement. La SSP médiane était significativement meilleure dans le groupe A, (4,27 mois [0,89–43,69] vs 2,04 [1,25–39,25] groupe B ; p = 0,03. Le taux de réponse globale (TRG) était significativement plus élevé dans le groupe A (35,3 %) que dans le B (12,7 %) (p = 0,0007). La survie globale (SG) et la tolérance étaient similaires dans les 2 groupes. Aucun effet indésirable des ICI n’était associé à une meilleure réponse à la dacarbazine. Notre étude montre de meilleurs SPP et TRG des patients traités par dacarbazine après avoir reçu des ICI, malgré plus de facteurs de mauvais pronostics initiaux. L’efficacité de la dacarbazine, chimiothérapie ayant un effet immunogène, pourrait être augmentée via une stimulation des lymphocytes T préalable. Un biais lié au temps pourrait expliquer des différences entre les 2 groupes. Les patients du groupe A encore en vie après avoir reçu plusieurs lignes de traitement avaient probablement des cinétiques d’évolution plus lentes que ceux du groupe B. Cependant, la SG était similaire dans les 2 groupes. Cette étude comparative confirme que la dacarbazine est plus efficace chez les patients traités au préalable par ICI. Cependant, les patients traités aujourd’hui par dacarbazine ont probablement des cinétiques différentes des patients qui la recevaient en 1re ligne autrefois en l’absence d’autre traitement. Des études sont nécessaires pour confirmer ces résultats et préciser les mécanismes de cette possible réponse immune anti-tumorale de la dacarbazine améliorée par les ICI.
British Journal of DermatologyVolume 184, Issue 4 p. 746-748 Research letter Second primary cutaneous melanoma in patients with advanced melanoma treated with anti-programmed-death-receptor-1 monoclonal antibodies E. Charvet, Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorN. Kramkimel, orcid.org/0000-0003-2076-2865 Departments of, Department of, Dermatology, Cochin Hospital, AP-HP, Paris, FranceSearch for more papers by this authorL. Chaplain, Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, France EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorA. Gantzer, Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorO. Kassem, Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorC. Longvert, orcid.org/0000-0003-1753-2030 Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, France EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorA. Blom, Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, France EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorN. Dupin, orcid.org/0000-0002-6237-4951 Departments of, Department of, Dermatology, Cochin Hospital, AP-HP, Paris, FranceSearch for more papers by this authorS. Aractingi, Departments of, Department of, Dermatology, Cochin Hospital, AP-HP, Paris, FranceSearch for more papers by this authorM. Hamon, Department of, Pathology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorU. Zimmermann, Department of, Pathology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorJ.-F. Emile, orcid.org/0000-0002-6073-4466 EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, France Department of, Pathology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorP. Sohier, orcid.org/0000-0002-2341-6848 Department of, Pathology, Cochin Hospital, AP-HP, Paris, FranceSearch for more papers by this authorT. Sidibé, Department of, Pharmacy, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorP. Saiag, orcid.org/0000-0002-6500-3507 Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, France EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorE. Funck-Brentano, Corresponding Author elisa.funck-brentano@aphp.fr orcid.org/0000-0002-1092-0789 Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, France EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, France Correspondence: Elisa Funck-Brentano. Email: elisa.funck-brentano@aphp.frSearch for more papers by this author E. Charvet, Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorN. Kramkimel, orcid.org/0000-0003-2076-2865 Departments of, Department of, Dermatology, Cochin Hospital, AP-HP, Paris, FranceSearch for more papers by this authorL. Chaplain, Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, France EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorA. Gantzer, Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorO. Kassem, Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorC. Longvert, orcid.org/0000-0003-1753-2030 Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, France EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorA. Blom, Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, France EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorN. Dupin, orcid.org/0000-0002-6237-4951 Departments of, Department of, Dermatology, Cochin Hospital, AP-HP, Paris, FranceSearch for more papers by this authorS. Aractingi, Departments of, Department of, Dermatology, Cochin Hospital, AP-HP, Paris, FranceSearch for more papers by this authorM. Hamon, Department of, Pathology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorU. Zimmermann, Department of, Pathology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorJ.-F. Emile, orcid.org/0000-0002-6073-4466 EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, France Department of, Pathology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorP. Sohier, orcid.org/0000-0002-2341-6848 Department of, Pathology, Cochin Hospital, AP-HP, Paris, FranceSearch for more papers by this authorT. Sidibé, Department of, Pharmacy, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorP. Saiag, orcid.org/0000-0002-6500-3507 Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, France EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, FranceSearch for more papers by this authorE. Funck-Brentano, Corresponding Author elisa.funck-brentano@aphp.fr orcid.org/0000-0002-1092-0789 Departments of, Department of, General and Oncologic Dermatology, Ambroise-Paré Hospital, AP-HP, Boulogne-Billancourt, France EA 4340 ‘Biomarkers and Clinical Trials in Cancerology and Hemato-oncology’, UVSQ, Université Paris-Saclay, Boulogne-Billancourt, France Correspondence: Elisa Funck-Brentano. Email: elisa.funck-brentano@aphp.frSearch for more papers by this author First published: 24 October 2020 https://doi.org/10.1111/bjd.19629 Funding sources: none. Conflicts of interest: none to declare. 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La durée optimale du traitement par anti-PD-1 et les critères d’arrêt chez les patients ayant un mélanome métastatique contrôlé ne sont pas codifiés. Le PET-scanner pourrait aider en précisant l’activité métabolique. L’objectif était d’évaluer son intérêt avant l’arrêt des anti-PD-1 pour dépister des lésions encore actives et d’évaluer le risque de rechute. Étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant tous les patients avec mélanome métastatique stade III ou IV non résécable traités par anti-PD-1 du 24/10/19 au 13/03/20, ayant eu un PET-scanner pour décision d’arrêt des anti-PD-1. Parmi les 60 patients inclus, le scanner 4 étages précédant le PET-scanner montrait une maladie contrôlée (38 (63 %) réponses complètes (RC), 21 (35 %) réponses partielles (RP), 1 (2 %) maladie stable), confirmée par un deuxième scanner à 3 mois d’intervalle chez 58 patients (97 %). Les motifs de l’arrêt de l’anti-PD-1 étaient une maladie contrôlée prolongée (n = 53) ou une toxicité associée à une réponse objective (n = 7). Des anomalies au PET-scanner nécessitaient des relectures ou examens supplémentaires (biopsie, imagerie) chez 26 patients (43 %), dont 5 (8 %) avaient un mélanome encore « actif » (dont 1 en RC au scanner). Les anti-PD-1 étaient arrêtés chez les 55 autres patients. Après un suivi médian de 22,6 mois [5,7–41] après l’arrêt, 7 (13 %) ont rechuté dont 3 en cérébral, en moyenne après 11,4 mois (+4,3 mois). La combinaison d’un PET-scanner rassurant après si possible ≥ 2 scanners en faveur d’une maladie contrôlée n’a été suivie que de 13 % de rechutes (vs 22 % dans la littérature). Le PET-scanner a permis de montrer que 81 % des malades en RP au scanner étaient en réponse métabolique complète et l’arrêt a été possible. A contrario, le PET-scanner retrouvait des lésions encore actives chez 8 % des patients (dont 2 % qui étaient en réponse complète au scanner). Parmi les 7 patients qui ont rechuté, 3 (43 %) ont rechuté en cérébral alors qu’ils n’avaient pas de lésions cérébrales connues préalables au scanner, soulevant l’intérêt d’associer une IRM cérébrale au PET-scanner avant tout arrêt des anti-PD-1. Ces patients étaient considérés sur le scanner avant arrêt en RC (n = 3) ou en RP (n = 4). Aucun facteur prédictif de récidive après arrêt n’a été retrouvé, notamment une durée de traitement par anti-PD-1 inférieure à 6 mois. Le PET-scanner aide à la décision d’arrêt des anti-PD-1. Il peut détecter des lésions résiduelles actives malgré des scanners rassurants. Il pourrait ainsi contribuer à diminuer le taux de rechute à l’arrêt de l’immunothérapie. Une IRM cérébrale devrait être réalisée avant tout arrêt des anti-PD-1 afin de dépister des lésions cérébrales non visibles ni au scanner ni au PET-scanner.
Les anti-PD-1 ont révolutionné le pronostic des patients atteints de mélanomes métastatiques. Cependant on observe 10 à 15 % d’effets indésirables immunologiques de grades 3–4, ceux-ci étant corrélés avec une meilleure réponse anti-tumorale. Nous rapportons 2 cas de mélanomes apparus sous anti-PD-1 pour des mélanomes métastatiques. Observation 1 : un patient de 71 ans, ayant un syndrome des nævus atypiques, était traité par nivolumab en 1re ligne pour un mélanome nodulaire avec des métastases sous-cutanées et pulmonaires (mutation NRASQ61L). Alors qu’il était en réponse complète après 6 cures, on observait après la 11e cure une lésion pigmentée qui devenait plus claire et en dermoscopie une zone centrale de régression. L’histologie était en faveur d’un mélanome SSM, Breslow 0,3 mm, non ulcéré, non mitotique. L’immunohistochimie BRAFV600E (IHC VE1) était négative. Ce 2e mélanome survenait 2 ans après le premier. Une reprise à 1 cm était effectuée. Devant la réponse complète prolongée et confirmée par 2 scanners et un TEP-scan, un arrêt du nivolumab était envisagé. Observation 2 : une patiente de 48 ans était traitée par nivolumab et radiothérapie cérébrale stéréotaxique (sur une dizaine de lésions de 2015 à 2017) pour un mélanome in situ type SSM avec des métastases ganglionnaires, pulmonaires, péritonéales, et cérébrales (mutation BRAFV600E) en 2e ligne de traitement, après échec d’une thérapie ciblée par dabrafenib + trametinib. Après 28 cures de nivolumab, alors que la patiente avait une réponse dissociée avec une réponse complète en extra-cérébral et une progression cérébrale depuis la 12e cure (partiellement contrôlée par la radiothérapie), on observait l’apparition d’une lésion érythémateuse, pigmentée en périphérie et hypopigmentée au centre et en dermoscopie un réseau pigmentaire très irrégulier et une aire sans structure centrale. L’analyse histologique était en faveur d’un mélanome in situ. L’IHC VE1 était positive et l’expression de PDL1 négative. Ce 2e mélanome survenait 11 ans après l’exérèse du premier. Une reprise à 5 mm était réalisée. Le nivolumab était poursuivi (Fig. 1 et 2). Des cas de mélanomes avaient été rapportés sous inhibiteurs de BRAF, expliqués par l’activation paradoxale de la voie MAPK dans les cellules non mutées BRAF. Nous rapportons les 2 premiers cas de 2e mélanome sous nivolumab. Ces observations sont peut-être expliquées par le risque estimé à 10 % de développer un deuxième mélanome en cas d’antécédent de mélanome. Toutefois, la survenue de mélanomes primitifs sous anti-PD-1 chez des patients qui par ailleurs répondent au traitement sur les lésions métastatiques est étonnante, en effet on pourrait supposer que le traitement par son action immune prévienne l’apparition de deuxième primitif. Nous rapportons 2 cas de 2es mélanomes primitifs apparus chez des patients traités par anti-PD-1 pour un mélanome métastatique répondant au traitement.
Lipedematous scalp, with or without alopecia, is a poorly known and rarely reported entity. It was first described in 1935 by Cornbleet. It involves increased thickness of the subcutaneous tissue of the scalp, responsible for an overall thickening of the scalp, which may be associated with alopecia, pruritus or painful sensations. Currently, fewer than 50 cases of lipedematous scalp, both with and without alopecia, have been reported in the literature.Herein we present the case of a 36-year-old woman from the Ivory Coast, who presented scalp pain associated with infiltration of the entire subcutaneous tissue of the scalp seen clinically and confirmed at MRI. Histology added nothing.We diagnosed a new case of lipedematous scalp in an African woman. No cause was found. Therapeutic abstention appears the best management strategy.
Background.- Lipedematous scalp, with or without alopecia, is a poorly known and rarely reported entity. It was first described in 1935 by Cornbleet. It involves increased thickness of the subcutaneous tissue of the scalp, responsible for an overall thickening of the scalp, which may be associated with alopecia, pruritus or painful sensations. Currently, fewer than 50 cases of lipedematous scalp, both with and without alopecia, have been reported in the literature. Patients and methods. - Herein we present the case of a 36-year-old woman from the Ivory Coast, who presented scalp pain associated with infiltration of the entire subcutaneous tissue of the scalp seen clinically and confirmed at MRI. Histology added nothing. Discussion. - We diagnosed a new case of lipedematous scalp in an African woman. No cause was found. Therapeutic abstention appears the best management strategy.(C) 2017 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Le carcinome à cellules de Merkel (CCM) est une tumeur neuroendocrine cutanée primitive rare. Son incidence est en hausse et son pronostic sévère. Peu de données nationales sont disponibles. Notre objectif est de faire une mise à jour des données françaises concernant les cas de CCM dans le réseau CARADERM. Il s'agit d'une étude prospective et rétrospective épidémiologique multicentrique. Nous avons extrait tous les cas de CCM du réseau CARADERM inclus du 01/01/2015 au 30/04/2020. Nous avons analysé 875 cas. Il existait une prédominance masculine (55 %) avec un âge médian au moment du diagnostic de 78 ans. Vingt-huit pour cent des patients avaient eu au moins un cancer extra-cutané, 27,5 % des patients un autre cancer cutané. 16,6 % des patients étaient immunodéprimés. Parmi les CCM, 38,5 % étaient localisés sur la tête et le cou. La taille médiane du primitif était de 21 mm. Aucun primitif cutané n'était identifié dans 8 % des cas, il existait alors une atteinte ganglionnaire dans 100 % des cas, associée à une atteinte viscérale dans 28,6 % des cas. Le ganglion sentinelle était réalisé chez 49 % des patients pour qui il était indiqué. Sa réalisation était moins fréquente dans les CCM de la tête et du cou (p < 0,001) et chez les patients plus âgés (p < 0,001). Le GS était positif dans 28 % des cas. Un bilan d'extension était réalisé chez 94 % des patients : 70 % des patients avaient un scanner, 50 % un TEP-TDM et seulement 33 % une échographie ganglionnaire. Le stade de la maladie (I–II, III ou IV) était connu dans 79 % des cas : 51 % stade I–II, 37 % stade III, 12 % stade IV. Après le diagnostic initial, 83,8 % des patients avaient eu une exérèse chirurgicale, et 78 % une radiothérapie (49 % sur le site tumoral initial seul, 49 % sur le site tumoral et l'aire ganglionnaire de drainage, 2 % sur l'aire ganglionnaire de drainage seule). Parmi les patients ayant un GS positif, 20 % avaient un curage ganglionnaire seul, 36 % un curage suivi d'une radiothérapie de l'aire ganglionnaire, 44 % une radiothérapie de l'aire ganglionnaire seule. Le délai médian de suivi était de 19,5 mois. Le taux de survie globale à 5 ans était de 60 %. Le taux de survie sans récidive à 4 ans était de 35 %. Le risque de récidive et de décès au cours des 5 premières années était significativement associé au stade de la maladie au diagnostic (p < 0,001). Notre cohorte est la plus importante en France et continue de croître. Nos résultats sont cohérents avec les données de la littérature. CARADERM est un outil précieux pour recueillir des données nationales de pratique en vraie vie sur cette tumeur rare, qui pourront être utiles pour générer des études, identifier les écarts par rapport aux référentiels et améliorer la prise en charge.