Le syndrome d'apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) sévère est une pathologie respiratoire chronique qui nécessite l'appareillage par une pression positive continue (PPC) pour empêcher le collapsus des voies aériennes supérieures. Notre objectif était d'étudier les facteurs prédictifs d'une bonne observance de la PPC. Étude prospective conduite au pavillon I de l'hôpital Abderrahmane Mami, incluant les patients suivis pour SAHOS confirmé par polygraphie ventilatoire. Les données des patients, les antécédents, les caractéristiques clinicobiologiques et les résultats de la polygraphie ventilatoire ont été recueillis sur une fiche prédéfinie. Le SAHOS sévère était défini par un index d'apnées hyponées (IAH) ≥ 30. L'évaluation de l'observance a été faite après un mois de mise sous PPC et définie par un seuil d'utilisation de 4 heures par nuit. Notre étude a inclus 88 patients suivis pour SAHOS. L'âge moyen était de 58 ans (± 11 ans) avec un sex-ratio à 0,42. Des comorbidités métaboliques étaient présentes chez 81 % des patients (n = 71), une hypertension artérielle (HTA) chez 61 % (n = 54), un diabète chez 30 % (n = 26), une stéatose hépatique chez 44 % (n = 39) et une obésité chez 69 % (n = 61). Des comorbidités respiratoires étaient associées dans 31 % des cas (n = 27). Quarante-huit pour cent des patients avaient un SAHOS sévère. Ils ont été tous mis sous PPC. Les facteurs associés à une bonne observance étaient le sexe féminin (p = 0,047), l'association à des comorbidités respiratoires (p = 0,031) en particulier l'asthme (p = 0,005), et la présence de symptômes diurnes à type de céphalées matinales (p = 0,035). Il est utile de noter les facteurs prédictifs de bonne observance de PPC pour déceler les patients qui nécessiteraient un suivi plus rapproché. La recherche d'effets indésirables et de mauvaise tolérance de la PPC est primordial pour garantir son utilisation adéquate et avoir un bénéfice thérapeutique.
Le dépistage non invasif de la fibrose avancée au cours des stéatopathies métaboliques non alcooliques (NAFLD) constitue actuellement un défi de taille. Le score Fib4, basé sur des paramètres clinicobiologiques simples n’a pas une excellente performance. L’Agile 3+, un score combinant des paramètres clinicobiologiques à l’élasticité hépatique a été récemment proposé. Notre objectif était de le comparer au FIB4. Notre étude, rétrospective, a colligé des patients suivis pour NAFLD sur 2 ans. Les scores FIB-4 et Agile 3+ étaient calculés à l’aide d’un lien web (formule standard) et l’application myFibroscan respectivement. Les seuils de FIB-4 que nous avons utilisés pour déterminer le risque de fibrose hépatique avancée étaient : risque faible si < 1,30, risque intermédiaire entre 1,3 et 2,67 et risque élevé si > 2,67. Nous avons colligé 101 patients, d’âge moyen 53,7 ± 11,9 ans et une élasticité hépatique moyenne de 8,26 kPa [3,2–63,9 kPa]. Les moyennes des scores FIB-4 et Agile 3+ étaient respectivement de 1,54 [0,35–14,68] et 0,33 [0,02–1]. Le FIB-4 et l’Agile 3+ étaient significativement corrélés (p < 0,001). Le score AGILE 3+ avait classé moins de patients en zone de risque indéterminé de fibrose hépatique (12,9 % pour AGILE 3+ vs 28,7 % pour FIB-4). Vingt-neuf patients (28,7 %) avaient un risque intermédiaire de fibrose selon le FIB-4. Le score Agile 3+ a permis de répartir ces patients, classés en zone grise, comme suit : 8/29 avaient un risque élevé de fibrose avancée, 13/29 avaient un risque indéterminé et 8/29 avaient un risque faible. Un risque élevé de fibrose avancée était constaté chez 5,9 % des patients selon le FIB-4 et chez 13,9 % selon le score Agile 3+. D’autre part, un risque faible de fibrose avancée était noté chez 65,3 % des patients selon FIB-4 et chez 73,3 % selon Agile 3+. Le score AGILE 3+ avait un aire sous la courbe ROC significativement plus élevé (0,89 ; IC 95 %, 0,81–0,97) que celui du FIB-4 (0,74 ; IC 95 %, 0,61–0,87) pour la fibrose avancée (p < 0,001). Nos résultats suggèrent que le nouveau score Agile 3+ pourrait être une alternative plus précise que le FIB-4 pour l’évaluation de la fibrose hépatique chez les patients atteints de NAFLD.
La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) est devenue, du fait de l’épidémie de l’obésité, la première cause de maladie chronique du foie. Malgré son association bien connue avec les maladies cardiovasculaires (MCV), on ne sait toujours pas si la NAFLD présente un sur-risque important de morbi-mortalité, et si elle permet de prédire les futurs événements cardiovasculaires en particulier chez les personnes en surcharge pondérale. L’objectif de notre étude était d’évaluer la relation entre le « Fatty Liver Index » (FLI), un score non invasif et validé dans le dépistage de la NAFLD, et le risque de MCV chez des patients obèses ayant une NAFLD. Nous avons mené une étude longitudinale, monocentrique, colligeant les patients suivis pour obésité à l’institut national de nutrition et adressés au service de gastro-entérologie pour dépistage de stéatose hépatique. Ont été exclus, les patients connus porteurs d’une hépatopathie chronique, les consommateurs chroniques d’alcool et les patients avec un antécédent connu de cardiopathie. Pour prédire la prévalence de la NAFLD, le FLI a été calculé, à l’aide d’une formule standard comportant les taux du triglycéride et des GGT, l’indice de masse corporelle (IMC). Un score supérieur ou égal à 60 serait en faveur d’une surcharge métabolique hépatique. L’évaluation du risque cardiovasculaire (RCV) à long terme a été étudiée en calculant le score de Framingham (FRS) à l’aide d’une formule standard comportant le sexe, l’âge, les taux de cholestérol total et du HDL-cholestérol, la pression artérielle systolique et diastolique, le tabagisme actif et la présence d’un diabète. Les sujets dont le score était ≥ 10 %, ont été considérés à RCV intermédiaire/élevé à 10 ans. L’analyse statistique de toutes les données a été effectuée à l’aide du logiciel SPSS (version 22) et les valeurs p < 0,05 ont été considérées comme statistiquement significatives. Durant la période d’étude, 95 patients ont été inclus avec une nette prédominance féminine (91,6 %). L’âge moyen était de 48 ans [18–77 ans]. L’IMC moyen était de 41,72 ± 13,46 kg/m2 avec un tour de taille moyen de 116,29 ± 20,68 cm chez les femmes et de 119,6 ± 18,93 cm chez les hommes. La stéatopathie a été détectée chez 91,6 % par le score FLI. Le risque moyen de survenue de MCV à 10 ans estimé par le FRS chez les patients obèses avec NAFLD était de 10,53 ± 7,88 %. Parmi lesquels, 71,7 % avaient un risque jugé intermédiaire a élevé versus 28,3 % chez les patients sans stéatopathie. Une forte association entre la présence d’une NAFLD et le risque de survenue de MCV a été constatée devant un score FRS significativement corrélé au score FLI avec une p-value respectivement de 0,005. Le score FLI était corrélé à la présence d’un RCV intermédiaire à élevé (p = 0,004). L’aire sous la courbe ROC du score FLI, pour la prédiction d’un RCV intermédiaire à élevé à 10 ans chez les patients obèses ayant une NAFLD, était de 0,739 [IC : 0,609–0,869] avec un Cut-off à 95,43 (spécificité = 77,8 %/sensibilité = 61,6 %). Nos résultats suggèrent que le FLI, étant un indice simple, utile et économique, pourrait être un indicateur des événements cardiovasculaires chez les patients obèses atteints d’une NAFLD. Ceci vient renforcer d’avantage les mesures préventives non pharmacologiques qui sont le seul garant à une baisse du risque cardio-vasculaire.
La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) étant l’hépatopathie la plus fréquente, est étroitement liée à l’épidémie de l’obésité. L’objectif de notre étude était d’étudier la corrélation entre la sévérité de l’obésité et celle de la stéatopathie. Il s’agit d’une étude prospective, colligeant des patients obèses adressés pour dépistage de stéatose hépatique moyennant la fonction CAP du Fibroscan. Le seuil utilisé pour définir une stéatose était de 245/246 dB respectivement pour la sonde M et XL. La stéatose sévère était définie par une valeur de CAP ≥ 285/286 respectivement pour la sonde M et XL. Notre population était divisée en 3 groupes : obésité stades I, II et III, selon la classification établie par l’OMS. Nous avons inclus 128 patients, d’âge moyen de 53 ans avec un IMC moyen de 34,2 kg/m2. La valeur moyenne de CAP et de l’élasticité hépatique était respectivement de 291,7 ± 57,8 dB/m et de 8,6 kpa [1,5-63,9 kpa]. Une NAFLD était présente chez 79,7 % des patients. Une stéatose sévère (CAP≥285 et à 286 dB/m pour la sonde M et XL respectivement) était retrouvée chez 100 % des obèses stade III (vs 57,1 % des obèses stade II et 51,7 % des obèses stade I), avec une différence statistiquement significative (p = 0,009). Une fibrose avancée (élasticité hépatique >9,7 kpa) était présente chez 54,5 % des obèses stade III (vs 25,9 % des obèses stade II et 19,1 % des obèses stade I) avec une différence statistiquement significative (p = 0,031). D’après notre étude, les patients présentant une obésité plus sévère sont plus susceptibles d’avoir une hépatopathie plus avancée.
Introduction Les patients suivis pour maladie de Crohn (MC) presentent souvent des manifestations courantes, qui ne sont pas qualifies de manifestations extra-intestinales « classiques », ce qui pose des dilemmes cliniques. Le but de notre etude etait d’etudier la prevalence et les caracteristiques ainsi que les facteurs predictifs de certaines manifestations hepatiques, biliaires, pancreatiques et renales associees a la MC. Patients et methodes Les donnees de 287 patients suivis pour MC (femmes : 60,9 %, l’âge moyen au moment du diagnostic : 27 ans) ont ete retrospectivement collectees. Resultats La lithiase biliaire etait presente chez 19 (6,6 %) patients principalement chez les femmes (p Conclusion Un dixieme ou moins de nos patients atteints de MC presentaient au moins une manifestation hepatobiliaire, pancreatique ou renale. La lithiase accompagne souvent les autres manifestations.
Les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) sont à risque élevé d'accidents thromboemboliques (ATE) qui représentent une cause non négligeable de morbi-mortalité. Le but de notre étude était d'estimer leur prévalence et de déterminer leurs particularités épidémio-cliniques et évolutives. Nous avons mené une étude rétrospective colligeant tous les patients hospitalisés pour prise en charge d'une MICI dans le service entre 2001 et 2014 et qui ont présenté au moins une complication thromboembolique au cours de leur suivi. Seuls les accidents thromboemboliques confirmés par l'imagerie ont été considérés. Pour chaque patient nous avons précisé les caractéristiques de la MICI et de la complication vasculaire. Durant la période d'étude 410 cas de MICI étaient diagnostiqués. Un accident thromboembolique survenait chez 19 patients (4,6 %) ; répartis en 10 hommes et 9 femmes d'âge moyen de 40 ans (22–61 ans). Douze patients avaient une maladie de Crohn et 7 avaient une rectocolite hémorragique. La thrombose était de siège artériel dans 2 cas et veineux dans les 17 autres cas. Il s'agissait d'une thrombose veineuse profonde (TVP) des membres inférieurs dans 10 cas associée à une embolie pulmonaire dans 4 cas, d'une thrombose veineuse cérébrale dans 3 cas associée à une thrombose de la veine jugulaire interne dans 2 cas, d'une TVP du membre supérieur dans 2 cas, d'une thrombose de la veine rénale dans un cas, d'une embolie pulmonaire isolée dans 1 cas, d'une thrombose de l'artère carotide interne dans 1 cas, et d'une occlusion de la veine et de l'artère centrales rétiniennes dans un cas. La MICI était en pussée chez tous les patients au moment de la survenue de l'ATE. Le bilan de thrombophilie avait révélé une anomalie dans 5 cas, il s'agissait de : un syndrome des anticorps anti-phopholipides, un déficit en protéine S associé à un déficit de la résistance à la protéine C activée, un déficit en protéine S isolé, une thrombocytémie essentielle, et une hyperhomocystéinémie. L'évolution était fatale pour 2 malades suite à une embolie pulmonaire grave dans un cas et à une thrombophlébite cérébrale avec important œdème cérébral dans l'autre cas. Dans notre étude, la prévalence des CTE était de 4,6 % chez les patients atteints de MICI. La thrombose veineuse profonde des membres inférieurs était l'ATE le plus fréquent. Tous nos cas d'ATE survenaient durant la phase active de la MICI soulignant l'importance de la prévention de la maladie thrombo-embolique lors des poussées même modérées de la maladie.
Clinical: Diagnosis and outcome S113 (20%) and L1 (3.3%).Enteroscopic intervention and operation were conducted in 13.3% (clipping 1, balloon dilatation 2 and capsule endoscopy remove 1) and 3.3% (1/30), respectively.Of 27 patients except three who underwent DBE for therapeutic purpose, DBE identified all of 10 cases that had negative results from other modalities.Therapeutic plans were determined in 63.3% (19/30) on the basis of results from DBE. Conclusions: DBE is a useful diagnostic tool for the diagnosis of CD patients with SB involvement.The clinical significance of DBE is emphasized by the fact that adjustment of therapy in up to 60% of these patients.
Clinical: Diagnosis and outcome S77 correlation between CRP and 25(OH)-vitamin D level in patients with Crohn's disease (r = 0.2, p < 0.05).No similar association was seen in UC patients.Conclusions: The results of the realised study indicate a high prevalence of vitamin D deficiency and also the strong influence of vitamin D on the inflammation and quality of life in patients with Crohn's disease.
factors on QoL in IBD patients with and without arthropathies, prospectively over 1 year. Methods: In total, 181 IBD patients were questioned about joint pain. At baseline, 135 patients (77% Crohn’s disease (CD), 34% male) had arthropathies (daily back pain for 3 months and/or peripheral joint pain and/or joint swelling during the last year), another 46 patients (74% CD, 50% male) who had no arthropathies served as controls. QoL was assessed by the shortIBDQ and SF-36 (physical (PCS) and mental (MCS) component summary scores). Harvey Bradshaw Index (HBI) and Simple Clinical Colitis Activity Index (SCCAI) were used to measure IBD activity (active disease if HBI/SCCAI >4). Disease activity and (nocturnal) pain, back and peripheral joints, were scored (11-point numerical rating scale [NRS]). The selfadministered questionnaires were assessed every 3-months. Uniand multivariate (linear mixed model) analyses were performed to investigate which variables (age, gender, type of IBD, IBD duration, IBD activity, 6 NRS scores, smoking and employment) were associated with QoL. Variables with a p < 0.20 were included in multivariate analyses. Because of the strong correlation between the 6 NRS scores, we included 2 of 6 scores in the multivariate analyses. Results: The mean age and mean IBD disease duration of all patients (n = 181) were 43.6±13.7 and 15.6±11.1 years, respectively. Multivariate analysis showed that an increase in NRS of disease activity back and peripheral joints and IBD activity were independently negatively associated with shortIBDQ (all p < 0.001). Increased IBD duration and employment were independently positively associated with shortIBDQ (both p < 0.05). Back and peripheral joint pain, IBD activity and unemployment were independently negatively associated with PCS (all p < 0.001). Disease activity of peripheral joints and IBD were independently negatively (both p < 0.001), and employment and age independently positively associated with MCS (both p < 0.05). Conclusions: An increase in severity of back and peripheral joint pain, disease activity of the back and peripheral joints and IBD activity are independently negatively associated with QoL in IBD patients. Furthermore, employment, increased IBD duration and age are independently positively associated with QoL.
L’analyse et l’interprétation d’un bilan d’hémostase et de coagulation prend dorénavant toute son importance à l’officine, en particulier depuis la mise en place des entretiens pharmaceutiques dans le cadre de la surveillance des traitements par anticoagulants antivitamines K.