Le lupus tumidus est une forme rare de lupus cutané, très photosensible, s’associant rarement à un lupus systémique. Classiquement classé comme lupus cutané chronique, cette catégorisation est néanmoins controversée. Nous rapportons le cas d’une atteinte cutanée évoquant une granulomatose qui a fait découvrir un lupus tumidus révélateur d’un lupus érythémateux systémique. Mme M.C. est adressée en Médecine interne pour une suspicion de sarcoïdose cutanée. Elle est âgée de 36 ans, et a comme principaux antécédents une bilharziose digestive traitée il y a un an. Elle est tabagique à 4 paquets-année, non sevrée. Elle présente depuis quelques mois une éruption cutanée prédominant au niveau du visage et des bras, érythémateuse, infiltrée et légèrement prurigineuse, partiellement améliorée par plusieurs traitements topiques dont des dermocorticoïdes. Mme C se plaint également d’arthralgies inflammatoires touchant grosses et petites articulations, évoluant depuis plusieurs années. L’examen objective des plaques érythémateuses infiltrées, certaines mesurant jusqu’à 5 cm de diamètre, d’aspect annulaire par endroits, au niveau du visage, des oreilles, du décolleté et des avant-bras. Elle ne présente pas d’ulcérations muqueuses, pas d’autres lésions cutanées et le reste de l’examen est sans particularités. Le bilan sanguin met en évidence une leuco-neutro-lymphopénie, des anticorps antinucléaires positifs à 1/640, d’aspect moucheté, ainsi que des anticorps anti-Sm positifs. La biopsie cutanée faite en ville quelques semaines auparavant met en évidence un infiltrat inflammatoire péri vasculaire fait de lymphocytes et quelques histiocytes dans le derme superficiel et profond, évoquant un granulome annulaire atypique. La relecture de la pièce d’anatomopathologie au vu des nouveaux renseignements cliniques et biologiques retrouve des dépôts de mucine étendus et l’étude immunohistochimique supplémentaire avec le CD123 est significativement positive sur les lymphocytes de l’infiltrat dermique, sans atteinte épidermique ni de la jonction dermoépidermique, orientant vers un lupus tumidus. Le diagnostic de lupus érythémateux systémique avec atteintes cutanée, articulaire et hématologique a donc été retenu. La patiente ne présentait pas de signes cliniques ou biologiques en faveur d’autres atteintes systémiques. Elle a été traitée par hydroxychloroquine, en plus des mesures hygiénodiététiques principalement en rapport avec la protection solaire et l’arrêt du tabac. L’évolution après un mois de traitement est favorable, avec quasi-disparition des lésions cutanées, sans cicatrices ni hyperpigmentations séquellaires, régression des douleurs articulaires et normalisation de la numération de la formule sanguine. La particularité de cette description de lupus tumidus est sa présentation atypique par ses aspects clinique et histologique initiaux ayant fait évoquer une granulomatose, et par l’association à un lupus systémique, rare au cours du lupus tumidus. L’aspect annulaire de certaines lésions pouvant faire évoquer un lupus subaigu est potentiellement en rapport avec l’évolution des lésions sous dermocorticoïdes, avec début de cicatrisation centrale. La localisation sur les zones photo-exposées chez une jeune patiente tabagique, l’aspect évocateur à la relecture anatomopathologique et la réponse aux antipaludéens de synthèse permettent de conforter le diagnostic. Le lupus tumidus doit être évoqué devant des lésions érythémateuses infiltrées sur des zones photo-exposées, surtout si elles apparaissent chez une femme jeune. Bien qu’il s’associe rarement à un lupus systémique, la recherche d’atteintes extracutanées doit être systématique.
OBJECTIVES:We assessed virological outcomes of darunavir use in France from 2012 to 2016, in three groups of people living with HIV (PLHIV): (i) antiretroviral (ARV)-naive PLHIV; (ii) ARV-experienced PLHIV switching to darunavir while failing therapy; and (iii) ARV-experienced PLHIV switching to darunavir while virologically controlled. METHODS:Virological success (VS) was defined as a plasma HIV-1 viral load (VL) <50 copies/mL and virological failure (VF) as two consecutive VL >50 copies/mL or one VL >50 copies/mL followed by a treatment switch prior to the next VL measurement. The cumulative incidence of VS was assessed considering darunavir discontinuation, loss to follow-up and death as competing risks, while estimates of cumulative incidence of VF accounted for loss to follow-up and death. RESULTS:Among the 3235 ARV-naive PLHIV initiating darunavir, the 4 year cumulative incidence of VS was 80.9% and was associated with lower VL and higher CD4 cell counts. Among the 3485 ARV-experienced PLHIV switching to darunavir while failing therapy, the 4 year cumulative incidence of VS was 82.2% and was associated with lower VL. Among the 3005 ARV-experienced PLHIV switching to darunavir while virologically controlled, the 4 year cumulative incidence of VF was 12.6%. The risk of VF was higher with darunavir monotherapy [subdistribution hazard ratio (sHR)=1.67, 95% CI 1.15-2.42] while no difference was observed with dual therapy (sHR = 1.00, 95% CI 0.71-1.42) relative to triple therapy or more. CONCLUSIONS:Darunavir-containing regimens yielded similarly high rates of viral suppression in PLHIV whether they were ARV naive or ARV experienced switching to darunavir while failing therapy, or of maintaining VS in ARV-experienced PLHIV switching to darunavir while virologically controlled.
La toxicité musculaire aiguë de la corticothérapie est une complication rare, caractérisée par un déficit myogène diffus et une rhabdomyolyse, réversible à l’arrêt de la corticothérapie.Nous rapportons l’observation d’une femme prise en charge en réanimation pour une crise d’asthme sévère ayant développé une rhabdomyolyse sous corticoïdes à forte dose. Cette rhabdomyolyse est apparue au quinzième jour avec un pic de CPK à 28 160 UI/L (n < 250 UI/L), responsable d’une insuffisance rénale, l’atteinte musculaire a regressé rapidement après l’arrêt de la corticothérapie.Cette myopathie nécrosante aiguë déclenchée par la corticothérapie à forte dose est une complication de mécanisme multifactoriel, et survient presque exclusivement au cours des crises d’asthme sévères en réanimation.Acute muscle involvement is an infrequent complication of corticosteroids, characterized by muscle weakness and a rhabdomyolysis, rapidly regressive after withdrawal of corticosteroids.We report the case of a woman admitted in intensive care unit for acute severe asthma, treated with high doses of methylprednisolone. Serum CPK level raised with a peak at 28,160 UI/L (n < 250 UI/L) at day 15, suggesting acute rhabdomyolysis with renal failure. CPK rapidly normalized when corticosteroids were discontinued. Other causes of rhabdomyolysis were ruled out.This necrosing myopathy under high doses of corticosteroids has been described in patients with severe acute asthma. The mechanism of the muscle damage results from a combination of corticosteroids toxicity, respiratory acidosis and mechanic ventilation.
Several therapeutic combination antiretroviral therapy regimen are available for initial treatment in naïve HIV infected patients. The choice of a particular regimen remains often subjective. The aim of this study was to determine factors associated with the choice of molecules in initial ARV prescriptions.From 01/01 to 30/10/2014, every initial cART prescription was analyzed regarding patients and physicians characteristics. Then, prescriptions were evaluated by an independent committee of ART prescribers.One hundred and thirty two consecutive initial prescriptions by 34 physicians of 11 medical centers were included: 71 M, migrants: 57 %, MSM: 21 %, CD4<200/mm3: 26 %, HIV RNA>100 000 cp/mL (33 %). cART regimen were: NRTI/PI (43 %), NRTI/NNRTI (29.5 %), NRTI/integrase inhibitor (23 %). 75 % of initial cART regimen were consistent with expert guidelines recommendations. The choice of initial cART was not influenced by the type of HIV contamination risk group, patient's geographic origin, CD4 levels. In contrast, working or not (P=0.007), pregnancy wish (P=0.07), pregnancy (P=0.001), HIV RNA levels (P=0.02) and HIV primary infection (P=0.049) influenced the initial choice. Neither physician's age, nor physician's experience influenced this choice. The prescription's non accordance to 2013 French guidelines was mainly related to integrase inhibitor utilisation (P= 0.0001).Overall, cART initial choice is mostly consistent with guidelines. Primary HIV infection, procreation features and high viral load are the main factors influencing this choice. New regimen with better tolerability is prescribed even if it is not yet included in the guidelines.
` Objective. - Several therapeutic combination antiretroviral therapy regimen are available for initial treatment in na ve HIV infected patients. The choice of a particular regimen remains often subjective. The aim of this study was to determine factors associated with the choice of molecules in initial ARV prescriptions.Methods. - From 01/01 to 30/10/2014, every initial cART prescription was analyzed regarding patients and physicians characteristics. Then, prescriptions were evaluated by an independent committee of ART prescribers.Results. - One hundred and thirty two consecutive initial prescriptions by 34 physicians of 11 medical centers were included: 71 M, migrants: 57%, MSM: 21 %, CD4 < 200/mm(3): 26%, HIV RNA > 100 000 cpirnL (33 %). cART regimen were: NRTI/PI (43 %), NRTI/NNRTI (29.5 %), NRTI/integrase inhibitor (23 %). 75 % of initial cART regimen were consistent with expert guidelines recommendations. The choice of initial cART was not influenced by the type of HIV contamination risk group, patient's geographic origin, CD4 levels. In contrast, working or not (P = 0.007), pregnancy wish (P = 0.07), pregnancy (P = 0.001), HIV RNA levels (P = 0.02) and HIV primary infection (P = 0.049) influenced the initial choice. Neither physician's age, nor physician's experience influenced this choice. The prescription's non accordance to 2013 French guidelines was mainly related to integrase inhibitor utilisation (P = 0.0001).Conclusion. - Overall, cART initial choice is mostly consistent with guidelines. Primary HIV infection, procreation features and high viral load are the main factors influencing this choice. New regimen with better tolerability is prescribed even if it is not yet included in the guidelines. (C) 2016 Societe Nationale Frangaise de Medecine Interne (SNFMI). Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Le virus Zika est principalement transmis par piqûre de moustique du genre Aedes. La transmission par transfusion est possible. La transmission verticale in utéro est décrite à l’origine d’anomalie fœtale. La transmission par l’allaitement n’a pas été décrite. Quelques cas de transmission sexuelle homme vers femme ont été rapportés lié à la présence du virus dans le sperme, jusqu’à 188 jours après l’infection. Le 1er cas suspecté de transmission sexuelle du virus Zika de la femme vers l’homme a été rapporté en juillet 2016 et serait survenu au moment de la phase silencieuse de la primo infection. À l’occasion d’un infection par le virus Zika chez une femme de 42 ans, au retour d’un séjour en Guadeloupe, une étude de la cinétique de la présence du virus, détecté par PCR au niveau du sang, des urines et des secrétions vaginales par auto-prélèvement a été réalisée. Tableau 1. Ce cas montre la présence du virus ZIKA au niveau vaginal 11 jours après le début des symptômes et conforte la possibilité d’une transmission sexuelle du Virus. Il s’agit du 2e cas rapporté de présence du virus au niveau des sécrétions vaginales. Même si la transmission hétérosexuelle de certaines maladies virales est généralement plus importante de l’homme vers la femme, la possibilité d’une transmission de la femme vers l’homme du virus Zika est probable, en particulier dans la phase initiale de la maladie. Une étude plus approfondie de la clairance du virus au niveau vaginal permettrait de connaître la période potentielle de contagiosité et de renseigner les patientes sur la durée des mesures de prévention à adopter.
L'hôpital de jour (HDJ) se positionne comme une alternative à l'hospitalisation complète. L'admission des patients en hôpital de jour est actuellement en France le plus souvent initiée par un médecin hospitalier. Nous présentons les résultats d'une étude pilote évaluant l'ouverture d'une structure d'HDJ de médecine interne à des médecins de ville. Une sensibilisation des médecins libéraux sur les objectifs d'un HDJ pluridisciplinaire pour les aider à prendre en charge leur patient pour des traitements ou des explorations, a été menée au printemps 2012. Les médecins pouvaient communiquer à un médecin référent par mail, fax ou téléphone pour préciser leur attente. Ce 1er contact permettait de retenir ou non l'HDJ comme la réponse adaptée à la demande. À défaut, les patients étaient orientés en consultation, aux urgences ou en hospitalisation complète. De juillet 2012 à juin 2014, 119 séances d'HDJ pour 88 patients ont été organisées à la demande de 37 médecins généralistes différents. Les motifs d'HDJ les plus fréquents étaient les difficultés diagnostiques (30 %), les patients polypathologiques dépendants (30 %), et les transfusions programmées (10 %). Un diagnostic de maladie néoplasique a été porté chez 7 patients (bilan de pleurésie, d'adénopathie). Onze patients ont ensuite été pris en charge en hospitalisation complète dans un service hospitalier une fois le diagnostic posé en HDJ. Pour les patients, l'HDJ a évité une hospitalisation complète et certains patients ont pu être pris en charge uniquement en HDJ. Les médecins libéraux ont adressé entre 1 et 10 patients (moyenne : 3,5), témoignant de leur intérêt bien que cette approche nouvelle ne soit pas encore installée dans les habitudes. Pour les soignants habitués à des pathologies chroniques, il s'agit d'une offre nouvelle à la fois fédératrice mais déstabilisante et qui demande du temps et de la souplesse. Ces HDJ demandent en amont une préparation avec un contact avec le médecin demandeur, du temps et de la réactivité le jour de la venue du patient (le patient sortant avec un compte rendu) voire un complément de synthèse a posteriori (discussion en staff, relecture d'images avec des spécialistes). Un HDJ de médecine interne pluriprofessionnel a toute sa place pour répondre aux besoins des médecins de ville et éviter des hospitalisations complètes à leurs patients. Il peut être un lieu de stage très formateur pour les futurs médecins généralistes. Cette offre nouvelle nécessite des réorganisations au niveau d'un service et au-delà d'un hôpital.
The aim of this study was to describe the proportion of liver‐related diseases (LRDs) as a cause of death in HIV‐infected patients in France and to compare the results with data from our five previous surveys.
Introduction: Rapid-onset of sensorineural hearing loss in a patient at risk of genital or oral exposure to treponema can be secondary to early neurosyphilis, for which delayed treatment may result in irreversible sequelae.Summary of the case report: A 40-year-old, HIV seropositive man with a CD4 lymphocyte count greater than 500/mm(3) presented with rapid-onset of bilateral sensorineural hearing loss over a period of one week. Otorhinolaryngological examination was normal. The audiogram showed bilateral hearing loss of 25 and 30 decibels, respectively. He subsequently developed loss of visual acuity, leading to the diagnosis of syphilitic meningitis affecting the optic and auditory nerves.Discussion: In about one half of cases, neurosyphilis is an early manifestation of the disease occurring several weeks or months after contamination. Rapid-or even sudden-onset of hearing loss may be due to auditory neuritis. Clinical interview and syphilis serology in a patient at risk of exposure can allow rapid diagnosis and treatment, consisting of two weeks parenteral penicillin. Recovery of hearing loss is inconstant but can be complete. (C) 2014 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Une surdité de perception d’apparition rapide chez un patient ayant un risque d’exposition au tréponème (par voie génitale ou buccale) peut être secondaire à une neurosyphilis précoce dont le retard thérapeutique peut entraîner des séquelles irréversibles. Un patient de 40 ans, séropositif pour le VIH avec un taux de lymphocytes CD4 supérieur à 500/mm3, s’est présenté pour une surdité de perception bilatérale apparue en une semaine. L’examen ORL était normal. L’audiogramme montrait une perte bilatérale de 25 et 30 décibels respectivement. Secondairement est apparue une baisse de l’acuité visuelle amenant à diagnostiquer une méningo-radiculite syphilitique atteignant les nerfs auditifs et optiques. L’atteinte neurologique de la syphilis est près d’une fois sur deux, une manifestation précoce de la maladie survenant quelques semaines ou mois après la contamination. La présence d’une surdité d’apparition rapide voire brutale peut témoigner d’une névrite du nerf auditif. L’interrogatoire et la prescription d’une sérologique syphilitique chez un patient ayant pris des risques d’exposition permettent de poser rapidement le diagnostic et d’entreprendre le traitement composé de 14 jours de pénicilline injectable. La récupération auditive est inconstante mais peut être totale.
INTRODUCTION:Infection by human parvovirus B19 (erythrovirus B19) is common and usually asymptomatic during childhood conferring lasting protection against a new infection. Parvovirus B19 infection may cause erythema infectiosum (5th disease) and aplastic crisis. Secondary symptomatic parvovirus B19 infection in the same patient is rare and its physiopathology is not always clear. CASE REPORT:A 48-year-old HIV-infected female patient presented within 5 years two acute episodes of parvovirus B19 infection although her CD4 cells count was above 500/mm(3). Absence of specific antibodies production after the first episode and persisting parvovirus viremia suggested viral reactivation rather than re-infection. During the second episode, specific antibodies were produced. CONCLUSION:Similarly to most DNA viruses, parvovirus B19 reactivation is possible in HIV-infected patients while effectively treated by antiretroviral therapy.
Depuis l'avènement d'antirétroviraux très efficaces vers le milieu des années 1990, la morbi-mortalité des patients infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) a diminué de façon spectaculaire dans les pays industrialisés. Dans le même temps, des complications métaboliques secondaires à ce même traitement, mais également probablement à l'infection chronique, sont apparues, favorisant l'apparition d'événements coronariens aigus. C'est ainsi que dans ces pays, nous sommes passés de complications cardiovasculaires liées à l'état d'immunodépression avant 1996 (myocardite, péricardite), à des complications liées, aux troubles métaboliques. Nous décrivons les troubles lipidiques secondaires à l'infection VIH et aux traitements antirétroviraux favorisant le sur-risque cardiovasculaire dans cette population.Since the availability of very effective antiretroviral treatments, in the mid-90, the morbi-mortality of patients infected by the Human Immunodeficiency Virus (HIV) has decreased spectacularly in industrialized countries. In the meantime, metabolic complications appeared, as a consequence of these treatments, but probably also due to the chronic infection, favouring the occurrence of acute coronary events. As a consequence, in countries where effective antiretroviral therapies are available, there was a shift from cardiovascular complications due to the immunodepressive condition before 1996 (myocarditis, pericarditis), to complications linked, to metabolic abnormalities. We describe the lipid abnormalities induced by HIV infection and antiretroviral treatments, which induce an excess in the cardiovascular risk of this population.
Infection with human immunodeficiency virus (HIV) may result in a variety of hair and nail changes, some of which may be the initial manifestation of the disease. Telogen effluvium, which presents as an acute to subacute diffuse noninflammatory alopecia, is the most common type of HIV-related hair loss. Hair straightening is a characteristic sign of HIV infection, especially in black patients. Onychomycosis is often a sign of HIV disease progression in an otherwise asymptomatic individual. Onychomycosis is most commonly caused by Trichophyton rubrum in both HIV-infected and non-infected individuals. The most common organism causing WSO is T. rubrum in HIV-infected patients and T. mentagrophytes in non-HIV-infected individuals. The antimicrobial susceptibility of organisms causing onychomycosis in HIV-infected patients appears to be the same as that in non-HIV-infected patients; therefore, treatment does …
A 26-year-old nurse presented with a three-day history of sudden onset of pyrexia of 39 °C, malaise, and a patchy maculopapular rash, after returning from a monthlong work in Senegal. A tourniquet was applied to help locate the vein for diagnostic blood sampling. After the procedure, a petechial rash erupted with a demarcation line below the level of the tourniquet. A diagnostic test for dengue fever was performed and confirmed by the polymerase chain reaction (PCR) to be positive for serotype DEN-1. The tourniquet test is performed by inflating a blood pressure cuff tied on the upper arm to a point midway between systolic and diastolic blood pressure for five minutes. The test is considered positive when there are 20 or more petechiae per square inch (6.25 cm(2)) on the forearm, and is one of several clinical parameters considered by the World Health Organization to be important in the diagnosis of dengue fever.
Une infirmière âgée de 26 ans est admise pour une fièvre évoluant depuis trois jours associée à une hypotension et un rash maculopapulaire au retour d’un séjour au Sénégal. Un garrot posé pour un prélèvement sanguin fait apparaître en aval, quelques minutes après, un purpura pétéchial limité par la marque du garrot. Le diagnostic de dengue est confirmé par une PCR positive pour le sérotype DEN-1. Le signe du lacet s’obtient par le gonflement du tensiomètre pendant cinq minutes entre la pression diastolique et systolique. Il est positif lorsque apparaissent plus de 20 pétéchies sur une surface de 6,25 cm2. Dans les zones où circule le virus, ce simple test est un des signes importants pour le diagnostic de dengue selon l’Organisation mondiale de la santé.