Hidradenitis suppurativa (HS) has a major impact on women’s sexual health and desire for children. The results of our nationwide study in France reveal that more than one-third of women with HS face substantial challenges in fulfilling their desire for pregnancy, with sexual and emotional burdens often overlooked during medical consultations. Enhanced counselling and systematic evaluation are essential to address these gaps in care.
Introduction La cellulite disséquante du cuir chevelu s’intègre dans une tétrade folliculaire avec l’hidradénite suppurée (HS), l’acné conglobata et le kyste pilonidal. Elle se caractérise par des nodules fluctuants, douloureux et parfois interconnectés du cuir chevelu responsables d’une alopécie plus ou moins transitoire. La prise en charge doit être rapide afin d’éviter une fibrose cicatricielle et une alopécie définitive. Elle repose actuellement sur des traitements systémiques comme les antibiotiques, l’isotrétinoïne ou dans les formes sévères et récalcitrantes des biothérapies (adalimumab, anti-Il 17 ou anti-Il 23). Les injections intra-lésionnelles de corticoïdes retard sont utilisées en pratique courante pour traiter les lésions inflammatoires d’HS mais n’ont été évaluées dans la cellulite disséquante que dans une série rétrospective de 14 cas. Observations Nous rapportons 4 patients atteints de cellulite disséquante traités par injections intra-lésionnelles de corticoïdes retard (1 à 5 injections répétées tous les 3 mois). Nous avons évalué l’efficacité sur la douleur, le caractère fluctuant des nodules et la repousse des cheveux. Les patients avaient entre 15 et 26ans, 2 étaient fumeurs. 3 étaient de phototype 4, 1 de phototype 3. Deux avaient des antécédents personnels d’acné conglobata. Tous les patients recevaient un traitement systémique : 2 par isotrétinoïne entre 5mg et 10mg/jour, 1 par doxycycline 200mg/jour, et 1 par azithromycine 500mg 3 fois par semaine associée à de l’isotrétinoïne 5mg/jour. Deux patients ont aussi été traités avec une corticothérapie systémique transitoire. Après une injection intra-lésionnelle de corticoïdes retard à une concentration de 10mg/mL, tous les patients présentaient une amélioration rapide des douleurs et une diminution du caractère fluctuant des nodules. Aucun n’a présenté de signe d’atrophie cutanée. Chez tous les patients, une repousse des cheveux a été obtenue : 2 partielles et 2 complètes, dont un avec une hypertrichose au niveau de la zone injectée. Discussion Dans la revue de littérature de Masson et al., une seule série de cas décrit l’utilisation des injections intra-lésionnelles de corticoïdes retard dans la cellulite disséquante. Parmi les 14 patients de cette série un seul a été traité par injections intra lésionnelles de corticoïdes retard. Les injections de corticoïdes retard dans la prise en charge de la cellulite disséquante sont donc une pratique très peu décrite dans la littérature. Notre série est une des seules à montrer l’intérêt et l’innocuité des injections intra-lésionnelles de corticoïdes utilisées précocement dans la prise en charge des nodules inflammatoires de cellulite disséquante Cette stratégie semble avoir surtout un intérêt en combinaison de traitements systémiques. L’objectif est d’éviter la fibrose et l’alopécie cicatricielle secondaire. Conclusion Ces résultats doivent être confirmés prospectivement sur de plus grandes cohortes pour déterminer la dose idéale et le nombre d’injections à réaliser.
En novembre 2021, l'Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) a sollicité la Société française de dermatologie (SFD) sur les modalités actuelles d'utilisation de l'isotrétinoïne en France. Pour répondre aux interrogations soulevées par l'ANSM, un séminaire a été organisé par le Centre de preuves (CDP) de la SFD en juin 2022, réunissant les membres du CDP et des experts (professionnels de santé, représentant de patient). Après un état des lieux pour chaque question par un ou plusieurs experts, un temps de discussion était dédié à la formulation de solutions et de projets de recherche clinique et translationnelle. Les principales propositions concernaient l'utilisation du score ADRS (Adolescent Depression Rating Scale) lors de l'introduction et du renouvellement de l'isotrétinoïne dans l'acné pour identifier les patients à risque psychiatrique et la nécessité d'un renforcement de l'information sur la prévention des grossesses. Un allègement de la surveillance biologique est également proposé. Les modalités d'utilisation hors AMM pour d'autres indications (1re ligne dans certaines acnés sur peaux noires et pigmentées, acné du bas du visage de la femme adulte, rosacée, dermatite séborrhéique, hidradénite suppurée, etc.) ont été précisées avec des propositions de projets de recherche. Enfin, une amélioration des outils de communication (professionnels de santé et patients/parents) et du parcours de soins est nécessaire. Le développement de la formation continue pour les professionnels de santé et l'actualisation des recommandations ont été proposés et seront portés par le nouveau groupe thématique DEFI (DErmatoses FacIales) de la SFD. In November 2021, the French National Medicines Agency (ANSM – Agence nationale de sécurité des médicaments) asked the French Society of Dermatology (SFD) to examine current isotretinoin use in France. To answer the questions raised by the ANSM, a seminar was organized by the Centre of Evidence (CDP) of the SFD in June 2022 involving a multidisciplinary panel of French experts (including members of the CDP, health professionals and patient association leader). After a short presentation of each question by one or more experts, a number of proposed solutions and clinical and translational research projects were discussed. The main points concerned the use of the Adolescent Depression Rating Scale score before and during isotretinoin treatment for acne to evaluate the risk of depression and the need to reinforce information to patients concerning prevention of pregnancy. Reducing the frequency of laboratory monitoring was also proposed. Off-label uses for other indications (first-line therapy for certain types of acne on pigmented skin, adult acne, rosacea, seborrheic dermatitis, hidradenitis suppurativa, etc.) were specified with proposals for research projects. Finally, the need for improving both communication tools (health professionals and patients/parents) and the care pathway was highlighted. The development of continuing medical education for health professionals and updating recommendations were proposed and will be supported by the French DErmatoses FacIales group of the SFD.
Introduction Le « reste à charge » (RAC) représente les frais de santé que le patient doit payer après les remboursements de l’assurance maladie et/ou mutuelle. Contrairement au psoriasis ou à la dermatite atopique le reste à charge pour les patients atteints d’hidradénite suppurée (HS) n’a pas encore été évalué de manière précise. Matériel et méthodes Un questionnaire [co-construit avec des experts et des associations de patients] a été administré à des patients français atteints d’HS confirmée par un médecin. Le projet a reçu un avis favorable d’un CPP. Le questionnaire explorait les ressources médicales [consultation, hospitalisation, actes chirurgicaux, traitements médicaux et usage de médecine alternative] dont a bénéficié le patient. Dans le cas où une ressource médicale était consommée, la question du reste à charge lui était posée. Une régression linéaire multivariée a été effectuée pour examiner la relation entre le RAC et les variables explicatives suivantes : l’âge, le genre, l’ancienneté de la maladie, le stade de Hurley, le DLQI, le PUSH-D (score d’évaluation de la stigmatisation), la reconnaissance en ALD, le niveau de revenu moyen (le revenu de référence étant le salaire médian autour de 1850 €). Résultats Mille deux cent cinquante cinq patients étaient évaluables pour le RAC. Neuf cents patients (71,7 %) ont déclaré un reste à charge pour au moins une des ressources médicales consommées. Parmi eux 42,4 % (n=382) ont déclaré être en ALD ; 126 % (n=114) ont déclaré un RAC dans le cadre d’une hospitalisation en lien avec leur HS, 67,8 % (n=610) dans le cadre de leur consultation, 61,2 % (n=551) dans le cadre des traitements, 25,8 % (n=232) dans le cadre d’une chirurgie et 28 % (n=258) dans le cadre de médecine alternative et complémentaire. Le RAC annuel moyen est de 531€±949 €. Il n’est pas observé de différence significative selon l’âge, le genre : femmes : 546€±995 vs hommes : 483€±88 (p=0.314). En revanche, une différence significative est observée selon le stade de Hurley : stade 3 : 651€±998 vs stades 1et 2 : 423€±662 (p<0,001). Dans l’analyse multivariée, être une femme (β=211,1, [66,4 ; 355,5], p=0,004), être atteint du stade III de Hurley (β=160,3, [31,2 ; 289,4], p=0,01), avoir un score PUSH-D élevé ([β=5,9, [1,6 ; 10,3], p=0,006]), résider en zone urbaine (β=243,9, [118,0 ; 369,7], p=0,0002) et avoir un salaire moyen supérieur à la médiane française (β=194,9, [64,6 ; 325,0], p=0,0034),) étaient associées à des valeurs plus élevées de RAC, En revanche le score du DLQI (β=,5,0 [–2,2 ; 1,2], p=0,1312) et l’ancienneté du diagnostic (β=2,6, [–4,5 ; 9,8], p=0,463) ou le fait d’être en ALD β=82,4, [–42,5 ; 20,4], p=0,195 n’étaient pas associés au RAC. Discussion Notre étude montre que le RAC des patients atteints d’HS est loin d’être négligeable alors que la tendance actuelle observée est de revendiquer le zéro reste à charge. Le RAC est influencé par plusieurs facteurs, comprenant le sexe, le stade de la maladie et la situation socio-économique des patients. Pour mémoire, le RAC dans le cadre d’une étude suivant une méthodologie identique était estimé pour les patients avec un psoriasis à 531€±1198€ [JEADV 2020] et pour les patients ayant une dermatite atopique à 350±416. [JEADV 2019] Conclusion Pour mieux prendre en charge les patients atteints d’HS, il nous semble crucial de considérer ces déterminants afin de réduire leur RAC et de garantir une prise en charge équitable et efficace.
Introduction Les formes syndromiques d’hidradénite suppurée (HS) sont rares. Nous rapportons le troisième cas d’HS syndromique associée à une mutation du gène X-linked inhibitor of apoptosis (XIAP). Observation Un patient de 35 ans, sans antécédents familiaux, présentait depuis l’âge de 17 ans une HS s’intégrant dans une triade folliculaire avec acné conglobata, folliculite du cuir chevelu associée à une oligoarthrite du genou. Cette HS était principalement caractérisée par des nodules inflammatoires et des abcès du tronc. Plusieurs lignes thérapeutiques ont été successivement utilisées avec une efficacité partielle: antibiothérapies, corticothérapie orale, méthotrexate, puvathérapie, aprémilast, disulone, doxycycline, ciclosporine, isotrétinoïne, biothérapies (infliximab, adalimumab, ustékinumab) et inhibiteur de JAK (tofacitinib). Une réaction paradoxale psoriasiforme était apparue sous traitement anti-TNF alpha. Une synoviorthèse du genou droit avait été pratiquée permettant de contrôler l’arthrite du genou droit. Le patient n’a actuellement aucun traitement compte tenu de la régression des manifestations dermatologiques qui restent paucisymptomatiques (folliculites). Une recherche génétique par puce NGS inflammatoire révélait une mutation pathogène du gène X-linked inhibitor of apoptosis (XIAP), variant ADNc c.389_392del. Discussion Le déficit en XIAP de transmission liée à l’X induit des altérations de l’apoptose, de l’autophagie ainsi que des voies de signalisation nuclear factor kappa-light-chain_enhancer of activated B cells (NFκB) et mitogen-activated protein kinase (MAPK) dépendantes de nucleotide-binding oligomerization domain 2 (NOD2). Il induit une lymphohistiocytose hémophagocytique EBV induite, par réaction immunitaire inappropriée, et des atteintes auto-inflammatoires variées, principalement des maladies inflammatoires de l’intestin (type maladie de Crohn majoritairement). Une revue de la littérature (entre 2006 et 2020), publiée en 2022 et comptant 167 patients, rapportait une prévalence des atteintes cutanées de l’ordre de 2 %, avec notamment des abcès récidivants, des érythèmes noueux et des lésions psoriasiformes. Deux cas d’HS associée à une mutation du gène XIAP ont été publiés. Le premier patient avait une figure clinique proche de notre cas avec des lésions psoriasiformes des plis et du cuir chevelu, une folliculite diffuse et des lésions nodulaires inflammatoires des plis axillaires et inguinaux associées secondairement à une polyarthrite inflammatoire et une pancolite inflammatoire. L’autre patient présentait une HS associée à un pyoderma gangrenosum multiple et une colite inflammatoire. Ce patient avait fait dans l’enfance un syndrome d’activation macrophagique EBV induit. Conclusion Nous rapportons le troisième cas d’HS syndromique liée à la mutation du gène XIAP. Un suivi attentif de ces patients doit être effectué pour dépister une maladie inflammatoire du tube digestif parfois associée.
Introduction L’hidradénite suppurée (HS) altère considérablement la vie quotidienne des patients, entraînant une stigmatisation sociale et affectant leur vie professionnelle. Cet impact est principalement dû à la localisation anatomique des lésions, à leur nature ainsi qu’à la chronicité et à l’imprévisibilité des poussées. Peu de recherches ont évalué les conséquences de l’HS sur la sexualité et le désir de parentalité des femmes atteintes. Matériel et méthodes Un questionnaire [co-construit avec des experts et des associations de patients] a été administré à des patientes françaises atteintes d’HS confirmée par un médecin. Le questionnaire explorait une série de thèmes relatifs à l’expérience de vie des patientes atteintes d’HS, y compris les sentiments de culpabilité, la sexualité et la parentalité. Pour les deux derniers thèmes, la patiente avait le choix de ne pas répondre ou était libre d’arrêter le questionnaire quand elle le souhaitait. Le projet a reçu un avis favorable d’un CCP. Résultats Parmi les femmes qui ont répondu au questionnaire, 69,5 % (629/905) ont accepté de remplir la partie concernant la sexualité. L’HS a conduit 25,9 % des femmes à modifier leurs pratiques sexuelles. La fréquence des rapports sexuels a été réduite chez 43,2 % d’entre elles et l’arrêt complet de l’activité sexuelle a été signalé par 12,8 %. La vie sexuelle perturbée se manifestait par une détérioration de la relation de couple [27,7 %], un sentiment de frustration [59,9 %] et un sentiment de culpabilité [64,7 %]. Parmi les patientes, 72,8 % ont exprimé une perte d’estime de soi et 17,6 % ont déclaré ressentir un isolement. Les difficultés à concevoir un enfant concernent 9,6 % des femmes qui se sont exprimées. Les abcès et la douleur étaient les principaux problèmes qui gênaient les femmes pendant les rapports sexuels, affectant respectivement 96,5 et 97,6 % [dont 75,9 % et 67,5 % énormément] des femmes, suivis par les écoulements 86,8 % [57,8 % énormément] et la fatigue affectant 81,4 % [35,9 % énormément] des femmes. L’odeur a également été déclarée comme un facteur gênant pour 62,5 % [37,5 % énormément] ; 71,5 % des femmes considèrent que leur HS est principalement responsable des difficultés liées à leur sexualité. Parmi les femmes, 75,7 % disent se sentir moins attirantes ou moins capables de séduire à cause de leur HS. Parmi les femmes, 16,9 % se sentaient bien dans leur corps et 61,9 % soutenues. Quarante-huit pour cent ne se sentaient pas à l’aise pour parler de leurs difficultés sexuelles. Concernant le désir d’enfant, 35,2 % des femmes concernées ont déclaré avoir renoncé ou hésité à avoir un enfant en raison de leur HS. Parmi les femmes, 73,5 % ont admis n’avoir jamais abordé le sujet avec un professionnel de santé. Discussion L’impact de l’HS sur la sexualité et le désir de parentalité a été peu documenté jusqu’à présent. Notre étude montre que ces facteurs concernent la majorité des patientes interrogées. L’excellent taux de réponse à ce questionnaire suggère que les patientes atteintes ont la volonté d’échanger sur ces questions et qu’elles pourraient être abordées spécifiquement lors des consultations. Les abcès, les écoulements et l’odeur constituent des obstacles importants à la vie sexuelle des patientes, la fatigue et la douleur aggravent l’inconfort pendant l’activité sexuelle. Au-delà d’une baisse de fertilité déjà constatée chez les HS, le désir d’enfants est également compromis. Conclusion Aborder le sujet de la sexualité et de la parentalité chez les femmes atteintes d’HS devrait permettre une meilleure reconnaissance de leurs problèmes de vie et d’améliorer leur dignité.
Scars are visible marks from various causes, including surgery, skin injury, burning or dermatological disease, and may impact the quality of life.
Dear Editor, Even though the risk for patients undergoing cutaneous surgery has been evaluated as extremely low, haemorrhagic complications may occur, although rarely, especially in patients taking anticoagulants.1,2 Nowadays, more and more patients are being treated for atrial fibrillation, and the use of direct IIa and Xa inhibitors, also referred to as nonvitamin K oral anticoagulants (NOACs) or direct oral anticoagulants (DOACs), is increasing worldwide compared to warfarin because of their more favourable balance between efficacy and safety.3 Several guidelines on the perioperative management of these drugs have been published,4,5 but continue to spark debate among dermatologists.6 The aim of this study was to assess patterns of practice among French dermatologists on the perioperative management of DOACs for dermatologic surgery. An online questionnaire was sent from April 2022 to October 2022 to French dermatologists practicing dermatologic surgery. At the end date, 237 dermatologists had completed the survey (Table 1). Most participants accept to operate on patients usually taking DOACs (97%) (Table 2). The reasons cited by those who do not were mainly the risk of bleeding, the general risk of operating alone in private practice, and the lack of adequate surgical training. 58% of the practitioners who accept to operate on those patients declared that they sometimes withhold DOACs before surgery. The surgical procedures where respondents withhold DOACs the most are large skin flaps on the face (87% of the respondents who withhold DOACs in some situations) and the ones where they withhold them the least are simple sutures of the body (12%). Most participants do not bridge with heparin when DOACs are withheld. Among the respondents who may withhold DOACs, 9% would decide on the modality of the medication suspension based on the type of surgery, that is, depending on how large the blunt dissection is planned, and 72% would decide based on the medication regimen. When the respondents withhold DOACs, only 32% of them systematically contact the patient's cardiologist beforehand and 27% never contact them at all. Since skin surgery procedures are usually considered ‘minor risk interventions, i.e., infrequent bleeding and with Received: 23 February 2023 | Accepted: 18 April 2023
Fulani in Africa are known to be less susceptible to Plasmodium falciparum (Pf) malaria. This study explored a potential involvement of antibody-mediated merozoite phagocytosis mechanism in this natural protection against malaria.Before the start of the malaria transmission season (MTS) in Benin, the functionality of antibodies against Pf merozoites was determined by the opsonic phagocytosis (OP) assay in plasma samples from Fulani, Bariba, Otamari and Gando groups. These individuals were actively followed-up for malaria detection from the beginning to the end of MTS. Anti-GLURP Immunoglobulin G antibody quantification, malaria Rapid Diagnostic Test (RDT) and spleen palpation were performed before and after MTS.In Bariba, Otamari and Gando, but not in Fulani, plasma from adults promoted higher levels of OP than the children (P = 0.003; P = 0.012; P = 0.031 and P = 0.122). A high proportion of Fulani children had higher OP and anti-GLURP (P < 0.0001) antibody levels as compared to non-Fulani children; whereas this was not observed for Fulani adults (P = 0.223). High OP levels before MTS were significantly related to negative RDT after MTS (P = 0.011).Our results highlight the ability of opsonizing antibodies to potentially enhance natural protection of young Fulani individuals against Pf malaria in Benin.
La prise en charge des fistules de l’hidradénite suppurée (HS) est essentiellement chirurgicale: marsupialisation (deroofing), exérèse localisée ou exérèse élargie de la zone anatomique atteinte dans les stades 3 de Hurley. Néanmoins certaines localisations en dehors des plis exposent à une rançon cicatricielle plus préjudiciable. La durée de cicatrisation après chirurgie est par ailleurs prolongée, s’accompagnant d’une morbidité, d’un impact psychologique pour le patient et d’un surcoût financier (hospitalisation, arrêt de travail, soins infirmiers). Nous avons réalisé une étude preuve de concept pour évaluer l’efficacité et la tolérance de l’application de phénol dans les fistules au cours de l’HS. Cette étude monocentrique a été réalisée de février à avril 2023. Tout patient suivi pour une HS, stade Hurley 2 ou 3, ayant une indication chirurgicale d’une ou plusieurs fistules était inclus, quelle que soit la localisation et la prise en charge médicale associée. Protocole : après anesthésie locale et individualisation de la fistule, une application de phénol aqueux à 88 % était réalisée (3 passages d’un écouvillon imbibé). Les critères d’évaluation locaux (fréquence des poussées, écoulement, douleur, inflammation) ont été recueillis avant et à 1 mois. Chez un total de 12 patients, dont 8 femmes et 4 hommes d’âge médian de 37 ans, 22 fistules ont été traitées, de localisations essentiellement axillaires (n = 8) et inguinales (n = 8). Leur taille était inférieure à 5 cm (n = 17) pour la majorité d’entre elles. La réponse était complète pour 13 fistules (59 %), partielle pour 2 (9 %). Aucune amélioration n’a été notée pour 7 fistules (32 %). La tolérance était bonne avec une sensation de chaleur durant 24 h à 48 h après l’intervention. La cicatrisation était obtenue en environ 2 semaines. Les limites de ce traitement étaient les fistules complexes, interconnectées et associées à un degré de fibrose important ainsi que les fistules non initialement productives. Le phénol est un agent caustique déjà utilisé pour traiter les fistules pilonidales. Certains produits sclérosants comme le sérum salé hypertonique ont également été proposés dans cette indication. L’objectif est de détruire l’épithélium fistuleux qui se crée rapidement sans mise à plat chirurgicale. Nous confirmons dans ce travail préliminaire l’efficacité de l’application du phénol à 88 % dans les fistules d’HS (ou phénolisation), avec une réponse précoce à 1 mois dans plus de 2/3 des cas. Ce traitement trouve en particulier son intérêt pour des zones où la chirurgie est plus complexe à réaliser (nuque, thorax). Il permet enfin de rendre accessible le traitement des fistules au cabinet de dermatologie. La phénolisation des fistules d’HS apparaît simple, rapide et peu coûteuse avec une durée de cicatrisation courte. La qualité des cicatrices résiduelles, l’intérêt de réaliser plusieurs sessions en cas de réponse partielle ainsi que le taux de récidives à plus long terme restent néanmoins à préciser.
L’atteinte de la maladie de Kaposi (MK) varie de formes locorégionales à disséminées selon ses 4 formes: classique, endémique, iatrogénique, épidémique. L’atteinte des muqueuses est surtout observée dans la forme épidémique liée au VIH, mais la localisation génitale y est rare. Nous rapportons 2 cas de MK du gland non lié au VIH. Le 1er cas est un homme de 72 ans aux antécédents de leucémie à tricholeucocytes en rémission depuis 13 ans après un traitement par cladribine et de MK classique avec plaque du pied traitée chirurgicalement il y a 5 ans. Il était suivi pour un lichen plan du gland traité par dermocorticoïdes puis par tacrolimus topique durant 6 mois du fait d’un contrôle incomplet. Devant l’apparition de lésions rouge violine asymptomatiques du gland, une biopsie était réalisée pour ne pas méconnaître une transformation. L’examen histologique montrait des fentes vasculaires et une prolifération de cellules fusiformes, HHV8+, en faveur d’une maladie de Kaposi, développée sur un fond de lésions lichénoïdes. Il n’existait pas d’autre atteinte. La sérologie VIH et le bilan d’extension étaient négatifs et n’y avait pas de lymphopénie. Une régression partielle était constatée 1 mois après l’arrêt du traitement local. Le 2e cas est un homme de 79 ans traité pour un mycosis fongoïde (MF) par méthotrexate 15 mg/semaine associé à des dermocorticoïdes. Deux mois après le début du méthotrexate apparaissaient 2 nodules violines asymptomatiques du gland. L’examen histologique concluait à une MK. L’atteinte était initialement isolée. La sérologie VIH était négative et il existait une légère lymphopénie à 1,0 G/L. Quelques mois plus tard apparaissaient de discrètes papules de MK forme classique des jambes. Après réduction du méthotrexate à 5 mg/semaine, une disparition de l’atteinte du gland et un affaissement des lésions cutanées étaient observés. La MK avec atteinte primitive ou exclusive du gland est rare dans la littérature. Sa présentation anatomo-clinique reste classique. L’originalité de nos observations, outre l’atteinte isolée ou quasi-isolée du gland, est la survenue chez des patients ayant une certaine immunodépression de par leur maladie (antécédent de leucémie à tricholeucocytes et MF) mais surtout de par un facteur d’immunodépression surajouté, local (tacrolimus topique) ou systémique (méthotrexate), même si cette immunosuppression était modérée. La régression des lésions à la diminution de l’immunosuppression locale ou générale est à souligner. Cela a permis de temporiser ou d’éviter une prise en charge délicate du fait de la localisation. Ces 2 cas de MK classique avec atteinte primitive ou exclusive du gland soulignent la vigilance nécessaire devant la survenue de lésions génitales et ce même dans un contexte d’immunodépression iatrogène modérée.
A thorough knowledge of non-surgical procedures (laser, peelings, injections, threads) and surgical procedures (combined surgeries and skin grafts), including contraindications and potential risks and side effects, (e.g. infection, hypopigmentation, hyperpigmentation, and scarring) is essential to be able to reduce their incidence and ensure the patient receives the most benefit from the procedure. Individuals with darker skin and of high Fitzpatrick phototype are at higher risk of dyschromias, notably melasma and post-inflammatory hyperpigmentation, which may be treated using aesthetic procedures but may also arise as a complication of some procedures. A group of experts in cosmetic surgery and dermatology reviewed the published literature and discussed recommendations for optimizing outcomes with practical advice on supportive skincare before, during and after non-surgical or surgical procedures. A broad-spectrum sunscreen with a high sun protection factor against UVB and high protection against UVA, especially long UVA, is essential for all treatment modalities for the prevention and potential improvement of pigmentation disorders. Supportive skin care management to prepare, cleanse and protect the skin and post-procedure skin care with healing and anti-inflammatory ingredients are recommended to speed up regeneration and wound healing whilst minimizing scarring and downtime. Additionally, adjunctive skin care to procedures with antioxidant, anti-ageing and lightening properties may enhance skin benefits.
Introduction: Recent expert recommendations suggest mycophenolate mofetil (MMF) as a third-line therapy, in severe corticosteroid-dependent or corticosteroid-resistant nail lichen planus (NLP). However, there is currently no literature to support MMF use in this indication. This is a retrospective monocentric French case series of 5 patients with severe corticodependant or corticoresistant NLP treated by oral MMF (2–3 g/day), between 2013 and 2021. Case Presentation: The primary outcome was therapeutic success in a target fingernail. All 5 patients showed some clinical improvement, ranging from mild improvement (1/5) to clinical cure (2/5). Clinical improvement was more significant when the drug was taken for a longer period (24 months vs. 4 months) and at a higher dose (3 g/day vs. 2 g/day). Relapse occurred after stopping or tapering the MMF dose. MMF was well tolerated. Discussion/Conclusion: MMF may be a treatment to consider for severe corticosteroid-dependent or corticosteroid-resistant NLP. The long-term safety of this treatment warrants further investigation.