La définition de l’hyperparathyroïdie primaire (HPT1) est une hypersécrétion de PTH inadaptée à la calcémie et son diagnostic est biologique reposant sur un dosage plasmatique concomitant de PTH et de calcium. L’apport de la biologie dans l’HPT1 est primordial au niveau diagnostic, en bilan de base ou en test dynamique sous charge calcique pour les cas limites à PTH et/ou calcium plasmatiques subnormaux, pour un diagnostic différentiel avec les autres causes d’élévation de PTH. Le dosage des formes bioactive et inactive de la PTH permettrait d’évaluer leur équilibre en réponse à une régulation fine au niveau des organes cibles en fonction des besoins physiologiques. La PTH apporte des informations complémentaires aux données morphologiques de l’imagerie parathyroïdienne : par la détermination du contenu hormonal sur la ponction d’un nodule repéré à l’échographie confirmant la nature tissulaire en accord avec la cytologie, et par le cathétérisme veineux étagé réalisé en radiologie vasculaire avec dosage immédiat de PTH permettant de dresser une cartographie de PTH à la recherche d’une zone de sécrétion maximale qui peut être associée à un foyer repéré par échographie et scintigraphie préalables, ou scanner ou IRM, et fournissant ainsi une « imagerie biologique ». L’association imagerie-biologie constitue une méthode efficace pour localiser le secteur de présence de l’adénome parathyroïdien et surtout pour prouver l’importance de l’hypersécrétion. L’apport de la PTH à la chirurgie est essentiel pour prouver l’efficacité du geste opératoire et décider rapidement des suites en cas d’échec grâce au dosage per-opératoire. Le contrôle postopératoire du couple PTH-Ca juge de la pertinence de l’ajustement thérapeutique éventuel et doit être assuré à longue échéance.
Objective: The aim of this study was to evaluate magnetic resonance cholangiography (MRC) in the diagnosis of biliary tree obstruction. Methods: Fifty-eight consecutive patients underwent MRC (GYROSCAN ACS II 1.5 Tesla, TSE T2 axial/coronal-MIP sequences) for clinical and biochemical signs of main bile duct obstruction. MRC images were interpreted by two radiologists and consensus was established according to presence or absence of main bile duct dilation, choledocholithiasis, and malignant or benign stricture. MRC was compared to a final diagnosis established by ultrasound and CT in 19 cases, endoscopic retrograde cholangiopancreatography (ERCP) in 25, intraoperative cholangiography and exploration in 14, and clinical, biochemical, and histological presentation when relevant. Included were single or multiple choledocholithiasis (28, including 11 ≤ 3 mm), malignant (10) and benign (12) strictures, and intrahepatic cholestasis (9). Results: Overall, MRC was sensitive (94%) and specific (92%) in detecting main bile duct dilation and choledocholithiasis (86% and 97%), but was less sensitive (64%) for small stones ≤ 3 mm. Sensitivity for stones > 3 mm was 100%. For benign and malignant strictures, MRC was less sensitive (67% and 80%) but remained specific (98% and 96%). In the detection of normal main bile duct, MRC was highly sensitive (100%) and specific (94%). Diagnostic accuracy ranged from 91% to 98%. Conclusions: MRC appears to be specific for choledocholithiasis and sensitive except for small stones. Results for biliary stricture are less satisfactory, but remain specific. Our data confirm that MRC can be useful in the diagnostic workup of main bile duct obstruction.