Connaître les critères diagnostiques de la pancréatite aiguë selon la conférence de consensus de l’ANAES en 2001. Connaître les différentes étiologies de l’hyperlipasémie. Connaître la physiopathologie de l’hyperlipasémie et ses conséquences. Connaître l’imagerie de la pancréatite aiguë en poussée y compris les complications. Connaître l’imagerie des deux principales étiologies de l’hyperlipasémie importante : la fistule pancréatico-portale et la tumeur acineuse du pancréas. L’association de douleurs abdominales avec une lipasémie très importante doit faire rechercher un syndrome de Christian weber. La triade : douleurs abdominales, lipasémie très importante et lésions dermatologiques, doit conduire à la recherche d’une fistule pancréatico-portale ou d’une tumeur acineuse du pancréas. Une bonne maitrise de l’imagerie du pancréas normal, de la pancréatite aiguë, de la pancréatite chronique et du pancréas tumoral est un préalable pour l’interprétation des images. La tomodensitométrie abdominale reste l’examen de choix. Mais en cas de difficultés diagnostiques, l’IRM standard, la bili-IRM sans et avec l’utilisation du Mangafodipir trisodium, l’échographie doppler sans ou avec contraste permet d’étayer le diagnostic.
Savoir dépister et caractériser une anomalie morphologique et hémodynamique du montage, responsable du dysfonctionnement. Connaître les principales anomalies. La principale étiologie est la sténose, dont le siège et le caractère vont déterminer la conduite à tenir.
Evaluation de la pratique professionnelle dans le cadre d’un acte de radiologie interventionnelle : la pyélostomie. La méthode d’EPP est le chemin clinique avec création des grilles ou check-list. Un groupe multidisciplinaire a listé les différents items à réaliser sur le parcours du patient. Une analyse quantitative et qualitative des résultats est faite après 6 mois de fonctionnement pour avoir une action d’amélioration. Le remplissage des grilles est analysé en tableau et histogramme. L’analyse des items montre 5 critères majeurs, sur les 3 grilles à corriger: le brancardage, l’identification du côté, la douleur, l’explication consentement du patient et le risque médical. L’axe d’amélioration est la modification de la grille de ces items. L’EPP dans la prévention des actes à risque de radiology interventionnelle améliore la sécurité et la qualité des soins. Le chemin clinique est une méthode facile à mettre en oeuvre, motivante pour les équipes soignantes. Elle permet une réflexion sur ses pratiques.
Les auteurs comparent l’index de sévérité de la pancréatite aiguë (PA) obtenu à partir de l’analyse des critères morphologiques scanographiques de la classification de Balthazar et de la classification de Mortele. Prospectivement le scanner abdominal multiphasique avec injection de produit de contraste iodé chez 94 patients présentant des signes cliniques et biologiques de PA ont été analyses selon la classification de Balthazar et de Mortele. La méthode a été répétée dans les PA graves et lors des complications. Parmi les PA (n = 67), l’analyse selon l’index de sévérité (CTSI) de Balthazar retrouve 37 PA légères, 24 PA modérées 6 PA sévères. L’analyse selon le CTSI de Mortele retrouve 37 PA légères, 21 PA modérées et 9 PA sévères. Le CTSI de Mortele tient compte des complications, il est plus reproductible pour les auteurs alors que le CTSI de Balthazar d’utilisation courante est plus limité dans la stadification des complications.
L’association d’une pancréatite chronique calcifiante et d’une tumeur endocrine du pancréas est rare. Les remaniements pancréatiques rendent le diagnostic difficile. Au travers de ce cas, nous faisons une revue de la littérature et décrivons la sémiologie scanographique. Patient de 50 ans porteur d’une pancréatite chronique calcifiante diagnostiquée en 1987 d’origine exogène bénéficiant de contrôles scanographiques lors des événements sentinelles (poussée de pancréatite, douleurs) en 1989, 1993, 1994 et altération de l’état général en 2001. Le scanner montre des calcifications, une dilatation du canal de Wirsung, un pseudokyste céphalique, une zone hypodense caudale, une thrombose segmentaire avec circulation collatérale veineuse correspondant à la pancréatopathie. Evolution sur les scanners de contrôle de l’hypodensité caudale devenant une masse de 80 mm de diamètre en 1994 avec une exploration chirurgicale en faveur d’une masse inflammatoire. Le diagnostic de carcinome endocrine du pancréas était réalisé après ponction d’une masse hypervascularisée avec des zones de nécrose et de calcifications en 2001 associée à une hypercalcémie, hypercalcitoninémie et hypersécrétion de PTHrp. La revue de la littérature retrouve trois cas de tumeur endocrine sur pancréatite chronique préexistante. Intérêt du scanner comparatif dans le suivi des pancréatites chroniques.
Au cours des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, une pancreatite aigue (PA) peut compliquer l'evolution de la maladie [1-4]. Elle est le plus souvent secondaire A a un traitement par azathioprine, 6-mercaptopurine, derives salicyles, sulfasalazine ou metronidazole [3]. Les corticoides ne sont que tres rarement signales comme une cause possible de pancreatite [3, 5]. Nous rapportons une observation de PA recidivante au cours d'une maladie de Crohn suggerant la responsabilite de la corticotherapie.
In proximal deep vein thrombosis, thrombolytic treatment is more effective than heparin from a recanalization point of view but with a failure rate of 20%. We describe an interventional therapeutic procedure that may be effective in these cases. Mechanical thrombolysis with the thrombolizer (Angiocor, Lille Hellemmes, France) has been tried in 2 cases of deep vein thrombosis, when systemic thrombolysis alone had failed.
We report a 40-year-old patient with complication of chronic pancreatitis as a pancreatico-portal fistula. The patient had subcutaneous nodular fat necrosis of the lower limbs resembling Weber-Christian syndrome, and amylasic ascitis. The diagnosis was established with retrograde endoscopic cholangio-pancreatography which found three pancreatic pseudocysts and a communication with the portal venous system. A portal thrombosis with cavernum was studied with color echo-Doppler and arteriography. The echo-endoscopy was performed for the first time in this complication and its significance estimated. The evolution was quickly and spontaneously favourable. That is a very rare complication of chronic pancreatitis and an expectant conservative management can be adopted.
We report a 40-year-old patient with complication of chronic pancreatitis as a pancreatico-portal fistula. The patient had subcutaneous nodular fat necrosis of the lower limbs resembling Weber-Christian syndrome, and amylasic ascitis. The diagnosis was established with retrograde endoscopic cholangio-pancreatography which found three pancreatic pseudocysts and a communication with the portal venous system. A portal thrombosis with cavernum was studied with color echo-Doppler and arteriography. The echo-endoscopy was performed for the first time in this complication and its significance estimated. The evolution was quickly and spontaneously favourable. That is a very rare complication of chronic pancreatitis and an expectant conservative management can be adopted.