Therapeutic patient education (TPE) is an essential component of pulmonary readaptation in chronic respiratory diseases. Numerous and varied patient education projects offer heterogeneous contents and methods, which render them difficult to analyze and to compare. The objective of this review was to provide perspective on the main principles of patient education, using a non-exhaustive approach.This review is focused on patient education using a patient-centered approach, physician-patient partnership and self-management, which are presented at once pragmatically and conceptually. One of the main objectives of TPE is the acquisition of self-management skills by patients with a chronic disease, which will be considered from a clinical standpoint. Lastly, TPE will be assessed in the overall framework of patient-centered pulmonary readaptation.TPE needs to be structured in view of assessing its effects. It is consequently essential for caregivers to receive continuous training so as to more clearly understand the methods employed, the objective being to build evaluable contents contributing to performance of multicentric trials.Current literature on TPE emphasizes the extent to which the patient remains the central actor in his or her care pathway. If patients are called upon to modify their behaviors, it is equally necessary that caregivers proceed likewise, adopting postures favoring the acquisition and appropriation by the patient of skills that shall be required as he or she learns to live with chronic disease.
Helium is known to reduce airflow limitation. Our hypothesis was that severeCOPD patients undertaking exercise would show greater improvement in endurance under aheliox mixture (80/20%) than under air alone. This hypothesis was tested in a double-blinded, randomized study. Methods. - Out of the 53 patients included, 45 were randomly assigned to two groups : Heliox( n = 23) and Air (n = 22). Patients were assessed with spirometry under air and heliox, incrementalexercise test, constant workload (80% Wmax) exercise test and weekly 6-minute walk test. Thetwo groups went through fifteen 30-minute retraining sessions in the overall framework of anidentical pulmonary rehabilitation program. Results. - There was no significant difference in endurance improvement (Heliox : +52.5 sec, Air: + 114 sec, median value). FEV1 improvement under heliox exceeding 10% identified a groupof 20 patients as ``helium responders'', who improved their endurance time by a median of135 sec compared to 50 sec for the ``non-responders'' (non-significant difference). Conclusion. - In patients with severe COPD, use of Heliox in exercise retraining did not producesignificantly improved endurance. On the other hand, ``helium responders'' showed more FEV1improvement than non-responders. Improved FEV1 under heliox should therefore be used infuture studies as an inclusion criterion. (c) 2022 SPLF. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Introduction. - Therapeutic patient education (TPE) is an essential component of pulmonary readaptation in chronic respiratory diseases. Numerous and varied patient education projects offer heterogeneous contents and methods, which render them difficult to analyze and to compare. The objective of this review was to provide perspective on the main principles of patient education, using a non-exhaustive approach. State of knowledge. - This review is focused on patient education using a patient-centered approach, physician-patient partnership and self-management, which are presented at once pragmatically and conceptually. One of the main objectives of TPE is the acquisition of self management skills by patients with a chronic disease, which will be considered from a clinical standpoint. Lastly, TPE will be assessed in the overall framework of patient-centered pulmonary readaptation. Perspectives. - TPE needs to be structured in view of assessing its effects. It is consequently essential for caregivers to receive continuous training so as to more clearly understand the methods employed, the objective being to build evaluable contents contributing to performance of multicentric trials. Conclusion. - Current literature on TPE emphasizes the extent to which the patient remains the central actor in his or her care pathway. If patients are called upon to modify their behaviors, it is equally necessary that caregivers proceed likewise, adopting postures favoring the acquisition and appropriation by the patient of skills that shall be required as he or she learns to live with chronic disease. (c) 2022 SPLF. Published by Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
IntroductionL’hélium améliore les débits ventilatoires. Notre hypothèse d’une amélioration de l’endurance plus importante sous mélange Hélium-Oxygène (He-O2 : 80/20 %) dans le réentraînement à l’exercice des patients BPCO sévères, a été testée dans une étude randomisée en double aveugle.MéthodesSur 53 patients randomisés en deux groupes, 45 ont été analysés : Hélium (n= 23) et air (n=22). Les patients ont été évalués par spirométrie sous air et He-O2, épreuve d’effort incrémentale, épreuves d’endurance et test de marche. Tous ont effectué 15 séances de réentraînement sur cycloergomètre (air ou hélium à leur insu), dans le cadre d’un programme de réhabilitation respiratoire.RésultatsIl n’y a pas de différence significative du temps d’endurance entre les deux groupes (He : +52,5sec, Air : +114sec). L’amélioration de plus de 10 % du VEMS sous hélium définit un groupe de 20 patients répondeurs à l’hélium qui améliorent leur temps d’endurance médian de 135sec contre 50sec chez les non répondeurs (non significatif).ConclusionChez les patients BPCO sévères, l’utilisation du mélange He-O2 n’apporte pas de gain en endurance. Les patients répondeurs à l’hélium ont une amélioration plus importante de leur endurance. L’amélioration du VEMS sous hélium devrait, à l’avenir être prise en compte.
Peu d'autoquestionnaires sont disponibles pour évaluer la limitation d'activité spécifiquement induite par la dyspnée dans la vie quotidienne, et adaptés à diverses pathologies respiratoires chroniques. Le but de l'étude était de créer et valider un nouvel auto-questionnaire bref utilisable en routine clinique et adapté au suivi. Le développement du questionnaire s'est déroulé en 3 étapes : (1) sélection des activités et modalités de réponse (focus groupes) ; (2) étude clinique chez 194 patients répartis dans 5 groupes : BPCO (n = 105) avec VEMS ≥ 50 % ou < 50 %, dont 52 évalués avant et après réadaptation respiratoire ; mucoviscidose (n = 30) ; Pneumopathie interstitielle diffuse (n = 30) ; hypertension pulmonaire (n = 29). La validité concourante a été évaluée versus les questionnaires mMRC, SGRQ, et Baseline Dyspnea Index (BDI). Les scores ont été corrélés au VEMS et à la distance au test de marche (TM6). La reproductibilité a été évaluée à 7 jours d'intervalle chez 30 patients stables. La sensibilité au changement a été évaluée par l'effect size obtenu en post réadaptation respiratoire dans le sous-groupe de 52 patients BPCO ; (3) réduction d'items. La version initiale comprenait 18 activités et 5 modalités pour chacune : plus lentement, pauses, besoin d'aide, évitement de l'activité, changement d'habitudes. Pour chaque modalité la fréquence de ressenti était cotée de 5 (jamais) à 0 (très souvent). La cohérence interne évaluée par le test de Cronbach était satisfaisante (0,95), la reproductibilité aussi. Les corrélations avec les questionnaires de référence étaient élevées (SGRQ : rho = −0,79 ; BDI : 0,75) ainsi qu'avec la distance au TM6 (rho = 0,55). La sensibilité au changement était bonne avec un effect size à 0,57. La réduction d'items a permis de conserver seulement 3 modalités : plus lentement, besoin d'aide, changement d'habitudes. Les versions plus courtes entre 7 et 10 activités conservaient des propriétés proches de la version complète en termes de validité concourante et de sensibilité au changement post-réadaptation. La version sélectionnée comprend 8 activités, avec un score de 0 (limitation maximale due à la dyspnée) à 15 (aucune limitation due à la dyspnée). Le questionnaire DYSLIM apparaît valide et reproductible en pathologie respiratoire chronique, avec une sensibilité au changement satisfaisante. Des études de validation complémentaires sont nécessaires, incluant la détermination de la différence minimale cliniquement significative (MCID).
L’évaluation de la réhabiltation (RHB) s’appuie sur le changement significatif de scores (Dyspnée-QV) et de grandeurs physiologiques d’exercice. Nous avons établi le MCID du TLC3’ et du questionnaire DIRECT au cours d’une étude en vie réelle [1]. Au cours de cette étude, les tests physiologiques ont été répétés après 6 séances d’entrainement afin de juger si l’ampleur du bénéfice final était en partie due à l’amélioration de l’aisance loco-motrice. 116 patients GOLD II, III, IV (VEMS moyen: 1,3 ± 0.5 L; 48 ± 16 % préd.) ont été évalués en début et fin de programme mais aussi précocement (à l’exception des questionnaires) après 6 à 8 séances soit en moyenne au 14e jour (11,8–16,4). Durée moyenne du programme: 42 jours. Les tests d’exercice étaient: TM6, Temps endurance Cycloergomètre, TLC-3’, TLC-1’, force musculaire quadriceps (n = 38). Les questionnaires (début et fin de programme étaient: mMRC, CAT, SGRQ, DIRECT, HAD. Une amélioration significative était atteinte pour tous les tests d’exercice TM6, Endurance Cycle, TLC3, TLC1, FMQD, FLQG (respectivement de 48,9 m, 4,1 min, 9,1 levers, 5,7 levers, 13,5, 15,4 U.); et pour tous les scores (excepté le mMRC) soit DIRECT, CAT, SGRQ total respectivement −1,9, −2,7, − 4,7 Unités. Dès la 6e séance, environ 50 % du bénéfice final était constaté pour TM6, Endurance Cycle, TLC3, TLC1, FMQ atteignant le MCID pour TLC3-TLC1-Endurance cycle. La RHB est jugée efficace quel que soit le stade GOLD selon le test réalisé attestant la nécessité d’une évaluation multi dimensionnelle avec des tests courts, facilement répétables et avec un MCID validé [2]. Les tests simples s’affranchissant des contraintes liées à l’environnement de travail sont aussi performants que les tests complexes (TM6-Endurance cyclo) pour juger du bénéfice de la RHB. L’évaluation du bénéfice physiologique réel d’un programme d’entraînement devrait prendre pour comparaison les mesures fonctionnelles initiales réalisées après 6-8 séances d’entraînement.
Despite effectiveness and clear international guidelines, respiratory rehabilitation remains underutilized: less than 15% of suitable patients in France and worldwide receive this treatment. The factors of this lack of referral and uptake have been studied and are not limited to a problem of quantitative adequacy of supply and demand. The lack of knowledge of health professionals, patients, payers, heterogeneous programs which does not necessary correspondto the needs of the patient (modalities, geography, duration), the lack of trained and available professionals, the profile of patients and prescribers and the quality of the programs are identified as potentially hindering the completion of a rehabilitation program. It is essential to analyze these barriers and to find solutions to the greatest number of respiratory patients can benefit optimal healthcare and integrate into a coherent care planning. (C) 2020 Published by Elsevier Masson SAS on behalf of SPLF.
Breathlessness is the prominent symptom of chronic obstructive pulmonary disease (COPD). Despite optimal therapeutic management including pharmacological and non-pharmacological interventions, many COPD patients exhibit significant breathlessness. Chronic breathlessness is defined as breathlessness that persists despite optimal treatment of the underlying disease. Because of the major disability related to chronic breathlessness, symptomatic treatments including opioids have been recommended by several authors. The prevalence of chronic breathlessness in COPD and its management in routine clinical practice have been poorly investigated. Our aim was to examine prevalence, associated characteristics and management of chronic breathlessness in patients with COPD recruited in a real-life tertiary hospital-based cohort. A prospective study was conducted among 120 consecutive COPD patients recruited, in stable condition, at Nancy University Hospital, France. In parallel, 88 pulmonologists of the same geographical region were asked to respond to an on-line questionnaire on breathlessness management. Sixty four (53%) patients had severe breathlessness (modified Medical Research Council scale≥3), despite optimal inhaled medications for 94% of them; 40% had undergone pulmonary rehabilitation within the past 2 years. The severity of breathlessness increased with increasing airflow limitation. Breathlessness was associated with increased symptoms of anxiety, depression and with osteoporosis. No relation was found with other symptoms, exacerbation rate, or cardiovascular comorbidities. Among the patients with chronic breathlessness and Hospitalized Anxiety and/or Depression score > 10, only 25% were treated with antidepressant or anxiolytic. Among the pulmonologists 46 (52%) answered to the questionnaire and expressed a high willingness to prescribe opioids forchronic breathlessness, which contrasted with the finding that none of these patients received such treatments against breathlessness. Treatment approaches to breathlessness and associated psychological distress are insufficient in COPD. This study highlights underuse of pulmonary rehabilitation and symptomatic treatment for breathlessness.
L'hélium, en raison de ses propriétés physiques (fluidité) améliore les débits ventilatoires. Son utilisation dans des programmes de réhabilitation de patients BPCO a montré des résultats contradictoires [1], [2]. Notre hypothèse d'une amélioration de l'endurance plus importante sous mélange He :O2 (80/20 %), par comparaison avec l'air ambiant, dans le réentraînement à l'exercice des patients BPCO sévères, a été testée dans une étude randomisée en double aveugle. Sur 53 patients BPCO sévères (VEMS < 50 % ; PaO2 > 50 mm de Hg), 45 ont été randomisés en deux groupes : hélium (n = 23) et air (n = 22). Les deux groupes ont effectué 15 séances de réentraînement à l'exercice de 30 mn, 5 fois par semaine, dans le cadre d'un programme de réhabilitation respiratoire en hospitalisation complète de 4 semaines, identique pour les deux groupes. À l'inclusion et en fin de programme, les patients ont été évalués par une épreuve d'endurance en air à 80 % de la Wmax et un test de marche de 6mn effectué une fois par semaine pour objectiver la cinétique de l'amélioration. À l'issue du programme, l'amélioration de l'endurance pour les deux groupes ne montre pas de différence significative (He : +1,6mn = +42 %, Air : +1,55mn = +34 %). La cinétique de l'amélioration de l'endurance est non significativement différente entre les deux groupes : 87 m soit 91 % de l'amélioration du TDM6 sous He et 77 m soit 73 % en air, sont obtenus après 10 séances (soit deux semaines). Chez les patients BPCO sévères, l'utilisation du mélange He–O2 pour le réentraînement à l'exercice n'apporte pas d'amélioration de l'endurance supérieure à l'air ambiant au terme d'un programme de réhabilitation respiratoire. Le mélange He–O2 n'améliore pas la cinétique de progression de l'endurance en particulier au début de la réhabilitation.
Chronic obstructive pulmonary disease (COPD) is the chronic respiratory disease with the most important burden on public health in terms of morbidity, mortality and health costs. For patients, COPD is a major source of disability because of dyspnea, restriction in daily activities, exacerbation, risk of chronic respiratory failure and extra-respiratory systemic organ disorders. The previous French Language Respiratory Society (SPLF) guidelines on COPD exacerbations were published in 2003. Using the GRADE methodology, the present document reviews the current knowledge on COPD exacerbation through 4 specific outlines: (1) epidemiology, (2) clinical evaluation, (3) therapeutic management and (4) prevention. Specific aspects of outpatients and inpatients care are discussed, especially regarding assessment of exacerbation severity and pharmacological approach.
Recenser les difficultés rencontrées par les soignants lors de la création d’un dispositif éducatif et les solutions trouvées. Organisation d’une réunion pluridisciplinaire, analyse qualitative. Les résultats se trouvent sur la Fig. 1. Mise en évidence de compétences à acquérir : – savoir repérer les signes de dysfonctionnement d’une équipe ; – savoir amorcer un changement ; – gestion des conflits : connaître le concept de bouc émissaire et les stratégies à mettre en œuvre ; – mettre en valeur l’acte d’apprentissage. La création d’un programme d’ETP n’est pas un simple ajout dans la prise en charge des patients. Elle change la posture de l’équipe soignante qui doit passer de la position de soignant à soignant éducateur. La résolution des difficultés ne passe pas exclusivement par une formation.
Chez les patients présentant une fibrose pulmonaire idiopathique (FPI), la tolérance à l’exercice est le plus souvent évaluée par un test de marche de 6 minutes (TM6). Néanmoins, certaines contraintes pratiques peuvent rendre difficile la réalisation de ce test. Le test d’exercice à charge constante sur ergocycle, utilisée notamment pour évaluer un programme de réhabilitation respiratoire, est de réalisation simple. Le but de cette étude était d’évaluer l’intérêt de ce test d’endurance chez les patients présentant une FPI. Tout patient présentant une FPI certaine ou probable était susceptible d’être inclus dans cette étude rétrospective portant sur une période de 6 ans. Chaque patient devait avoir bénéficié d’un bilan comprenant : une tomodensitométrie thoracique, des explorations fonctionnelles respiratoires, des gaz du sang de repos, un test d’exercice à puissance constante et un TM6 en air ambiant. Soixante-seize patients (64 hommes et 12 femmes) ont été inclus. L’âge moyen était de 69 ± 8 ans. Lors du test sur ergocycle, la puissance développée moyenne était de 32 ± 14 W et la désaturation en O2 observée était corrélée à la capacité vitale forcée, au VEMS, à la capacité pulmonaire totale, à la DLCO et au KCO exprimés en pourcentage de la théorique ainsi qu’au gradient alvéolo-artériel en O2 de repos (r = 0,554, p < 0,0001). Cette désaturation en O2 observée sur ergocycle était moins importante que celle observée lors du TM6 (respectivement, −5,1 ± 3,9 % et −8,4 ± 5,8 %, p < 0,005). Néanmoins, il existait une corrélation entre la SpO2 de fin de test sur ergocycle et la SpO2 en fin de TM6, ainsi qu’entre la désaturation en O2 observée lors du TM6 et celle constatée lors du test sur ergocycle (respectivement, r = 0,584, p < 0,0001 et r = 0,438, p < 0,0001). Au total, le test d’exercice à charge constante sur ergocycle apparaît intéressant pour évaluer l’évolution de la SpO2 à l’effort chez les patients présentant une FPI et pourrait ainsi représenter une alternative au TM6.
La BPCO est responsable du développement d’une maladie secondaire comprenant inactivité, comorbidités et atteinte musculaire. Cette atteinte a un impact clinique néfaste avec le développement d’une invalidité et d’une réduction de la qualité de vie. Dès l’initiation de l’activité physique, la sortie de ce cercle vicieux est possible. Des études montrent qu’elle peut induire notamment une réduction du déclin du VEMS et la réduction du risque de développer une BPCO. L’augmentation du niveau d’activité physique au long cours est un objectif primordial constituant, pour les années à venir, un défi débordant largement le cadre strictement médical.COPD is responsible for reduced activity, comorbidities and skeletal muscular degradation. These consequences have negative clinical impacts with invalidity and reduced healthrelated quality of life. It is possible to escape from this vicious circle as soon as physical activity is increased. Clinical studies have suggested that physical activity may lower FEV1 decline and limit the risk to develop COPD. Increasing the level of physical activity is a major therapeutic objective for the next years, and is a real challenge that should extend beyond the medical environment.