Trace levels of three organophosphate insecticides (OPI) were detected in eight fish species from the region of Santarém, State of Pará, Brazil. Individual concentrations of OPI in fish ranged from less than the detection limit to 2,1 ppb. Mean concentrations of chlorpyrifos, malathion, and methyl-parathion were 0,3 ± 0,3, 0,1 ± 0,1, and 0,3 ± 0,3 ppb, respectively. Pellona flavipinnis, the largest and fattest piscivorous species analyzed, was the most contaminated. Since an inhabitant of this Amazonian region consumes 220 g of fish per day on average, ingested doses of chlorpyrifos, malathion, and methyl-parathion may reach up to 308, 220, and 462 ng·d-1, respectively. Compared to acceptable daily intakes (ADI), quantities of OPI absorbed via fish consumption on a daily basis are far below deleterious levels. We estimated that even considering the highest OPI contents detected, the average daily fish consumption of anadult of 60 kg would have to increase by ca. 1 950, 5 450, and 2 600 times to reach ADI of chlorpyrifos, malathion, and methyl-parathion, respectively. Neither fish diet nor fish lipid content enabled us to completely explain the interspecific differences observed.
In the Casablanca region, the regional uplift and climatic conditions which favour rapid consolidation of littoral deposits have favored the preservation of ancient shorelines and their faunas, since at least the end of the Miocene. The species Patella intermedia, present in almost all Middle and Upper Pleistocene formations, exhibits a relatively rapid rate of epimensation because of regional temperatures. This allows us to establish an aminostratigraphic framework for the Atlantic and Mediterranean coasts of Morocco up until isotopic stage 9. The D-AIle/L-Ile ratios of total ammo acids associated with the Holocene and Soltaman (stages 2 to 4) deposits yield the linear portion of the regional epimensation curve. This gives us an opening for dating Upper Pleistocene and Holocene archaeological sites. Three older groups can be clearly distinguished : aminogroup O (Ouljian) attnbuted to isotopic stage 5 (shoreline between 0 and 6 m), the infrequent Bir Feghloul aminogroup (shoreline near 8 m), attributed to stage 7, and aminogroup OAJ (Oulad Aj Jmel, shoreline between 9 et 12 m) attnbuted to stage 9 Beyond stage 9, Patella intermedia underwent a marked degradation expressed by a significant decrease in ammo acid concentration and scattered D-AIle/L-Ile ratios. These two characteristics allow us to recognize a pre- OAJ aminogroup
Le long de la côte de l'Atlas atlantique marocain, entre Agadir et Cap Rhir, on observe trois terrasses marines déformées d'âge pleistocene tranchées en basses falaises par l'Océan vers 50, 20 et 0-8 m, en-dessous d'une large surface d'abrasion marine d'âge cénozoïque, formant la «rasa moghrébienne», soulevée entre 100 et 600 m d'altitude. Des études géomorphologiques, sédimentologiques et faunistiques, ainsi que des datations U-Th et U-Pa, ont permis de relier ces trois terrasses à trois étages du Quaternaire marin marocain : Maarifien, Harounien (= Agadirien) et Ouljien (Weisrock, 1980 ; Brébion et al, 1984). Le Maarifien constitue ici une remarquable terrasse, observée vers 35-55 m d'altitude, entre Agadir et Cap Rhir. Les dépôts y présentent deux faciès : un faciès inférieur contenant surtout des Gastéropodes, avec deux espèces tropicales caractéristiques (Nucella plessisi et Calyptraea trochiformis), un faciès supérieur régressif contenant surtout un Bivalve, Acanthocardia tuberculata. Les carrières du premier port d'Agadir ont fourni d'excellentes coupes des séquences de l'Agadirien et de l'Ouljien. L' Agadirien, à 20 m, est daté (en âges minima) entre 139 000 et 310 000 ans B.P. par cinq mesures 230Th/234U et 231Pa/235U effectuées sur le même site, où plus de 80 espèces de Bivalves et Gastéropodes ont été déterminées. Il est rare de retrouver des traces de cette séquence au Nord d'Anza (nouveau port d'Agadir). L'Ouljien forme d'Agadir au Cap Rhir une basse plage fossile également riche en espèces ; les âges U-Th et U-Pa obtenus à Agadir s'établissent (en âges minima) entre 70 000 et 150 000 ans B.P. (21 mesures). De nouvelles mesures par amino-chronologie effectuées sur certaines espèces (Patella, Thais, Mytilus) des deux séquences agadirienne et ouljienne confirment ces résultats. Ceux-ci restent toutefois encore trop peu nombreux pour relier de façon sûre la séquence agadirienne à la chronologie isotopique ; la corrélation Agadirien - stade 9 n'est pas à exclure, au vu des datations et de leurs implications tectoniques ; la corrélation Ouljien - stade 5 est en revanche acquise.
Le cadre lithostratigraphique et culturel de la partie superieure du dernier cycle climatique du littoral atlantique du Maroc, entre Casablanca et Tanger, est precise par des donnees croisees entre des datations par le 14 C conventionnelles ou par accelerateur et par les acides amines. Les conditions thermiques le long des cotes marocaines septentrionales sont restees favorables a la differenciation d'une echelle aminochronologique regionale. La mesure des rapports D-alloisoleucine/ L-isoleucine (Alle/Ile) de l'hydrolysat total des acides amines mesures par chromatographie liquide a ete appliquee a plusieurs types de tests dont les taux d'epimerisation peuvent varier du simple au double selon le genre: gasteropodes et pelecypodes marins, Patella, Monodonta, Mytilus, et gasteropodes continentaux, Helix et Rumina. Les sites echantillonnes, grottes, abris sous roche, paleorivages, dunes littorales, nappes continentales, representent des milieux de conditions thermiques et de fossilisation variees. Dans les conditions thermiques stables d'abris sous roche et de grottes, le taux d'epimerisation de Helix suit une courbe lineaire au moins jusque vers 25 000 BP, concordante avec les âges 14 C.
Mercury (Hg) and methylmercury (MeHg) concentrations in insects from 19 lakes in Quebec (Canada) and Sweden ranged from 550 ng Hgg-1 dry weight (dw). The mean proportion of MeHg to total Hg concentrations depended on the feeding behaviour of the animals, increasing from 35-50% in detritivoresgrazers (dipterans, ephemeropterans, trichopterans) to 70-95% in predators (heteropterans, coleopterans, odonates). These differences were attributed to the biomagnification of MeHg in the food web since the MeHgJtotal Hg ratio in the organisms was not related to their body size. A large part of the overall variability of total Hg (r2=0.57, p=0.0001) and MeHg (r2=0.79, p=0.0001) concentrations in insects was explained by taxonomic differences, probably related to feeding behaviour, and the differences between lakes. MeHg concentrations in chironomids and in odonates were significantly correlated with sediment MeHg contents (r=0.78, p=0.005; r=0.62, p=0.001, respectively). However, our results suggest that animal feeding behaviour and the quality of ingested food are more important in determining MeHg accumulation in insects than either MeHg contents of sediment or atmospheric Hg deposition rates. Our data indicate that the bioavailability of Hg to the lower trophic levels of the food web is determined by abiotic factors and controls contamination of predators at the top of the food chain. Total Hg concentrations in insects increased from spring to fall, from 60-80 ng Hgg-1 dw to 125-175 ng Hgg-1 dw in the detritivore-grazer taxa, and from 88-120 ng Hggl dw to 180-200 ng Hgg-1 dw in the predator taxa. MeHgItotal Hg ratios showed little variability from spring to fall and the increase of Hg and MeHg concentrations in insects seemed to be related to enhanced methylation resulting from the rise of water temperature and to the variations in the nature of the food ingested.
Dans la vallée moyenne du Souss, les dépôts quaternaires atteignent 80 m d'épaisseur. Ils sont constitués de cônes et intercônes issus du Haut et de l'Anti-Atlas. La partie observable de ces dépôts forme le Groupe de Taroudannt composé 1) d'une unité silteuse inférieure (SO), 2) de trois séquences (SI, S2, S3) composées chacune d'un membre inférieur à galets torrentiels, d'un membre moyen de lentilles de sable et d'un membre supérieur silteux, et 3) d'une couverture discontinue de dépôts du Rharbien. La séquence S3 ou Formation de Maader est corrélée avec une séquence du littoral atlantique et représenterait le cycle Interglaciaire-Glaciaire Ouljien-Soltanien s.l. Une origine climatique est attribuée à ces séquences. Les taux d'épimérisation Alle/Ile de 0,48 à 0,3 obtenus sur des coquilles d'Hélix et de Rumina sont égaux à ceux d'autres unités soltaniennes du Maroc, ce que confirme une datation au 14C de 36210 ± 770 BP (Beta-36763). Les unités anté-soltaniennes correspondraient soit à des grandes phases polygéniques continentales reconnues au Maroc ou enregistreraient avec précision les stades isotopiques océaniques.
les taux d'epimerisation de Patella permettent de distinguer les coquilles des stationnements marins situes a 9-12m (Harounien s.l.), 0-6m (Ouljien s.l.) et 0-2m (Holocene) sur la cote atlantique septentrionale du Maroc. En accord avec des datations au 14C, trois amino-groupes caracterisent le dernier cycle climatique : groupe associe au stade isotopique 5 (AIle/Ile = 0,540 ± 0,125 pour Patella), groupes associe aux stades 4,3 et 2 (AIle/Ile compris entre 0,4 et 0,2 pour patella et Helix) et groupe de l'Holocene.
En accord avec des datations au 14C, trois amino-groupes caracterisent le dernier cycle cli-matique : groupe associe au stade isotopique 5 (AIle/Ile = 0,540 ± 0,125 pour Patella), groupe associe aux stades 4, 3 et 2 (AIle/Ile compris entre 0,4 et 0,2 pour Patella et Helix) et groupe de l'Holocene.
Neuf nouvelles dates au 14C comparees aux donnees anterieures permettent de proposer un essai de periodisation du Neolithique nord-atlantique du Maroc. Le Cardial s'etablit lors d'une phase recente, a partir de 5300 av. J.-C, sur un substrat autochtone encore mal defini, et diffuse vers le Sud. Lui succede, a compter de 4500 av. J.-C, un Neolithique moyen incorporant des influences sahariennes et dont les temoins restent rares. Dans sa phase recente, vers 3700 av. J.-C, le Neolithique moyen est present sur toute l'aire consideree avec des productions ceramiques a caracteres proto-campaniformes et constitue, dans sa phase finale, une ambiance propice a l'eclosion d'une metallurgie locale; vers 2700-2500 av. J.-C, il concourt a l'emergence de la civilisation campaniforme iberique dont le Maroc recoit les productions en retour.