Introduction:Sleeve gastrectomy is a good treatment intervention to control the metabolic syndrome in patients with obesity worldwide. However, weight regain is of great concern and would usually necessitate a reintervention. In recent years, re-sleeve gastrectomy (ReSG) has been proposed to treat weight regain in the context of a large residual stomach. Our objective was to analyze the long-term results and safety profile of this intervention in a large case series.Methods:From September 2010 to March 2021, a retrospective cohort study in a tertiary nonuniversity hospital was performed. Seventy-nine patients received a ReSG by laparoscopy. Preoperative radiologic imaging showed a dilation of the gastric pouch exceeding 250 cc in all cases.Results:A total of 79 patients (87% females) with a mean age of 44.8 years old and a mean BMI of 40.0 kg/m2 were enrolled in the study. The mean follow-up was 44.8 months. The ReSG indication was insufficient weight loss in 37 patients (46.8%) and weight regain in 39 patients (53.2%). The authors noticed a 10.1% complications rate: gastric stenosis (5.1%), bleeding (2.5%), and incisional site hernia in 2.5%, with no death. There was no gastric fistula detected. The mean BMI decreased to 33.1 kg/m2 after ReSG (a decrease of 6.9 kg/m2).Conclusion:After insufficient weight loss or weight regain following sleeve gastrectomy and in the presence of localized or global gastric tube dilation, ReSG seems to be a good treatment choice and a safe procedure.
La sleeve gastrectomie laparoscopique (SG) représente aujourd’hui une meilleure option pour à la perte de poids, la diminution des complications associées à l’obésité et la survie. Cependant, la reprise de poids préoccupante, nécessite généralement une nouvelle intervention. Depuis quelques années, la re-sleeve gastrectomie (ReSG) a été proposée pour corriger la reprise de poids. Nous avons évalué cette pratique à long terme sur une population importante. Un recueil prospectif des données de septembre 2006 à mars 2021 a inclus 79 patients. L’exploration radiologique préopératoire comprenait une étude volumétrique (scanner gastro), une fibroscopie et TOGD. Cette population comprenait 69 femmes, l’âge moyen était de 44,8 ans avec un IMC moyen de 40 kg/m 2 . 32 patients (40,5 %) avaient un antécédent d’anneau gastrique et 26 patients. Le suivi moyen était de 44,8 mois (extrêmes 8-126 mois). L’indication de la ReSG était une perte de poids insuffisante chez 37 patients (46,8 %) et une reprise de poids chez 39 patients (53,2 %). Le volume gastrique moyen était de 412,2 cc (gamme 255–1050 cc). 47 patients (59,5 %) avaient une dilatation fundique localisée alors que 32 patients (40,5 %) avaient une dilatation gastrique globale. Nous avons noté 10 % de complications. Aucune fistule gastrique n’a été détectée. L’IMC moyen a diminué à 33,1 kg/m 2 après ReSG (diminution de 6,9 kg/m 2 ). Après une perte de poids insuffisante suite à une SG et en présence d’une dilatation localisée ou globale du tube gastrique, la ReSG pourrait représenter une intervention sûre et légitime à proposer.
La sleeve gastrectomie laparoscopique (SGL) et le bypass gastrique en Y laparoscopique (BPGYL) sont couramment effectués, mais peu d’études ont montré la supériorité d’une stratégie par rapport à l’autre. Comparer simultanément la SGL et le BPGYL en termes de perte de poids et de morbi-mortalité sur une période de suivi de 36 mois. Étude prospective et comparative entre la SGL et le BPGYL. L’objectif principal de cette étude était une hypothèse conjointe testée au cours d’un suivi de 36 mois : le premier critère principal concernait la fréquence de patients présentant une perte d’excès de poids (PEP) supérieure à 50 % (% PEP > 50 %) après SGL et BPGYL ; le deuxième critère principal était un critère composite défini comme la survenue d’au moins une complication majeure. Les objectifs secondaires devaient rapporter la régression des comorbidités et l’amélioration de la qualité de vie. Deux cent soixante dix-sept patients ont participé à l’étude (91 BPGYL, 186 SGL). L’âge moyen était de 41,1 ± 11,1 ans, et l’indice de masse corporelle préopératoire moyen de 45,3 ± 5,5 kg/m2. Après 36 mois, le % PEP > 50 % n’était pas inférieur dans le groupe SGL (82,2 %) par rapport au groupe BPGYL (82,1 %) ; pendant que le taux de complications majeurs était significativement plus élevés après BPGYL (15,4 %) qu’après SGL (5,4 %, p = 0,005). Après 36 mois, les objectifs secondaires étaient comparables entre les groupes alors que le reflux gastro-œsophagien (RGO) a augmenté dans le groupe SGL et a diminué dans le groupe BPGYL. La SGL a été non inférieure au BPGYL pour ce qui concerne la perte de poids et était associée à un taux plus faible de complications majeures au cours d’un suivi de 3 ans. Mais le RGO a augmenté dans le groupe SGL et a diminué dans le groupe BPGYL. Laparoscopic sleeve gastrectomy (LSG) and laparoscopic Roux-en Y gastric bypass (LRYGB) are commonly performed, but few studies have shown superiority of one strategy over the other. Simultaneously compare LSG and LRYGB in terms of weight loss and morbi-mortality over a 36-month follow-up period. Prospective, comparative study between LSG and RYGBP. The primary endpoint of this study was a joint hypothesis during the 36-month follow-up: the first primary outcome pertained to the frequency of patients with an excess weight loss (EWL) greater than 50 % (% EWL > 50 %) after LSG or RYGB ; the second primary outcome was defined as a composite endpoint of at least one major complication. Secondary objectives were regression of comorbidities and improvement in quality of life. In all, 277 patients were included (91 RYGBP, 186 LSG). The mean age was 41.1 ± 11.1 years, and average preoperative body mass index of 45.3 ± 5.5 kg/m2. After 36 months, the % EWL > 50 % was not inferior in the case of LSG (82.2 %) relative to LRYGB (82.1 %); while major complications rates were significantly higher in LRYGB (15.4 %) vs. LSG (5.4 %, P = 0.005). After 36 months, all secondary objectives were comparable between groups while only gastro esophageal reflux disease (GERD) increased in LSG group and decreased in LRYGB group. LSG was found non-inferior to LRYGB with respect to weight loss and was associated with lower risk of major complications during a 3-year follow up. But GERD increased in LSG group and decreased in LRYGB group.
Background: Laparoscopic sleeve gastrectomy (LSG) and laparoscopic Roux-en Y gastric bypass (LRYGB) are commonly performed, but few studies have shown superiority of one strategy over the other. Objective: Simultaneously compare LSG and LRYGB in terms of weight loss and morbimortality over a 36-month follow-up period. Setting: University hospital and bariatric surgery centers, France. Methods: Prospective, comparative study between LSG and RYGBP. The primary endpoint of this study was a joint hypothesis during the 36-month follow-up: the first primary outcome pertained to the frequency of patients with an excess weight loss (EWL) greater than 50% (% EWL > 50%) after LSG or RYGB; the second primary outcome was defined as a composite endpoint of at least one major complication. Secondary objectives were regression of comorbidities and improvement in quality of life. Results: Two hundred and seventy-seven patients were included (91 RYGBP, 186 LSG). The mean age was 41.1 +/- 11.1 years, and average preoperative body mass index of 45.3 +/- 5.5 kg/m(2). After 36 months, the %EWL > 50% was not inferior in the case of LSG (82.2%) relative to LRYGB (82.1%); while major complications rates were significantly higher in LRYGB (15.4%) vs. LSG (5.4%, P=0.005). After 36 months, all secondary objectives were comparable between groups while only gastroesophageal reflux disease (GERD) increased in LSG group and decreased in LRYGB group. Conclusions: LSG was found non-inferior to LRYGB with respect to weight loss and was associated with lower risk of major complications during a 3-year follow-up. But GERD increased in LSG group and decreased in LRYGB group. (C) 2019 Published by Elsevier Masson SAS.
Searchable abstracts of presentations at key conferences in endocrinology ISSN 1470-3947 (print) | ISSN 1479-6848 (online)
Le bypass gastrique (BP) est considéré comme la chirurgie de référence avec d’excellents résultats pondéraux à long terme et de remarquables améliorations des comorbidités associées. Nous voulions démontrer que la gastrectomie longitudinale (SG) est non inférieure au BP pour la perte de poids et les complications avec un suivi de 36 mois. Cette étude était initialement prospective randomisée, contrôlée, multicentrique, avec une analyse de données en intention de traiter. Après les 40 premiers patients, nous avons été contraints de passer à une étude non randomisée prospective en soins courants. L’étude a testé deux hypothèses : une hypothèse sur la différence de fréquence de la morbi-mortalité et la non-infériorité sur la réduction de l’excès de poids > 50 %. Deux cent soixante-dix-sept patients ont été inclus entre février 2008 et mars 2012 (91 BP vs. 186 SG). L’âge moyen était de 41,1 ans, avec 85,9 % de femmes et un IMC moyen de 45,25 kg/m2. La perte d’un excès poids > 50 % à 36 mois était non inférieure : 79,12 % et 79,46 % pour le BP et la SG respectivement. À 36 mois, il y avait une différence significative pour le critère composite de morbi-mortalité 15,4 % (BP) vs. 5,9 % (SG) (p = 0,0098). L’amélioration des comorbidités était similaire dans les deux groupes. Il s’agit de la première étude de cette taille prospective française démontrant que la SG est non inférieure dans la perte de poids et moins risquée que le BP. Cela conforte le choix des patients, des chirurgiens et des autorités administratives pour préférer la SG.
Peu d'études rapportent les résultats à long terme de la sleeve gastrectomie (SG) après échec d'anneau gastrique. Notre objectif a été d'évaluer l'efficacité et la sécurité de la SG après échec d'anneau à 7 ans révolus. De mai 2006 à d écembre 2007, 36 patients ont eu une SG après échec d'anneau gastrique. Les pourcentages de perte d'excès de poids (%PEP) et de perte d'excès d'IMC (%PEI), ainsi que les comorbidités liées à l'obésité, et les complications liées à la SG ont été évaluées 2 ans après la SG d'après notre base de données, et 7 ans après la SG d'après un questionnaire soumis aux patients après le 7e anniversaire de la SG, de juin 2013 à décembre 2014. Un recueil complet des données a été obtenu pour 30 patients (83,3 %) incluant 24 patients qui ont eu une SG comme traitement chirurgical définitif, et 6 patients qui ont eu au moins une autre intervention bariatrique après la SG, du fait d'une insuffisance de perte de poids (3 bypass gastriques, 2 Re-SG, 1 Re-SG suivie d'un bypass gastrique). Pour ces 30 patients, nous avons constaté une PEP moyenne de 58,4 % à 2 ans et 5 1,7 % à 7 ans ; une PEI moyenne de 6 2 % à 2 ans et 5 7,5 % à 7 ans. Quatre patients (13,3 %) ont présenté une complication postopératoire (2 fistules (6,7 %), 1 hémorragie (3,3 %), 1 sténose (3,3 %)). À distance, une seule complication (3,3 %) à type d'éventration sur site de trocart a été constatée. Parmi ces 30 patients, 7 (23,3 %) avaient un traitement antidiabétique avant la SG et 4 (13,3 %) 7 ans après ; 9 (30 %) avaient un traitement anti-HTA avant la SG et 6 (20 %) 7 ans après ; 8 (26,7 %) avaient un traitement hypolipémiant avant la SG, et 5 (16,7 %) 7 ans après ; 11 (36,7 %) avaient un SAS avant la SG et 5 (16,7 %) 7 ans après. Par ailleurs, 5 patients (16,7 %) avaient un RGO traité par IPP avant la SG et 9 (30 %) 7 ans après. Sept ans révolus après une SG comme traitement d'un échec d'anneau gastrique, la perte de poids est satisfaisante, une régression des comorbidités a été constatées et la fréquence du RGO augmentée. Les auteurs n'ont pas transmis de conflits d'intérêts.
Évaluer l’efficacité et la sécurité de la sleeve gastrectomie (SG), 7 années révolues après sa réalisation.
Il existe une augmentation de la prévalence de l'obésité dans les populations les plus précaires en France. Notre objectif a été d'apprécier le niveau de précarité des candidats à une chirurgie bariatrique pris en charge dans notre établissement et de le comparer à celui d'une population obèse qui consulte dans un centre de santé voisin de l'établissement. Nous avons mené une étude observationnelle transversale chez 100 patients candidats à la chirurgie bariatrique vus consécutivement en hospitalisation de jour au Centre Hospitalier de Saint-Denis. Nous avons mis en relation les données cliniques et les réponses à deux auto questionnaires : le score de qualité de vie BAROS et celui de précarité EPICES (seuil de précarité fixé par convention à 30,17 %). Nous avons comparé ces données à un groupe de référence de 578 sujets avec un IMC ≥ 35 extraits d'un groupe plus important de 7 812 sujets vus en 2012 au Centre de Santé de l'Assurance Maladie de Bobigny. Pour les 100 patients hospitaliers, l'âge moyen était de 40 ans (extrêmes 17–70 ans), avec 87 % de femmes et un IMC moyen de 42,6 kg/m2 (extrêmes 31–69). Le score EPICES moyen était de 38,6 % donc précaire. Le score BAROS a considéré comme mauvaise la qualité de vie des candidats à une chirurgie bariatrique dans 76 % des cas. Le groupe de référence de 578 sujets avec un IMC ≥35 vus en 2012 au Centre de Santé à Bobigny avait un score EPICES moyen de 51 (supérieur à notre population hospitalière). Il n'y avait pas, pour ces deux populations, de relation entre l'IMC et le score de précarité. Les candidats à une chirurgie bariatrique pris en charge au Centre Hospitalier de Saint-Denis ont une mauvaise qualité de vie et sont précaires, mais beaucoup moins précaires que la population obèse qui consulte dans le centre de santé voisin de l'établissement.
Objective: Our purpose was to evaluate the efficacy and safety of sleeve gastrectomy (SG) at 5 years after surgery.Patients and methods: From June 2005 to January 2007, 65 obese patients underwent SG. The percentage of excess weight loss (%EWL) and excess BMI loss (%EBL), obesity-related co-morbidities, and post-SG complications were evaluated at 2 years after SG based on our database, and at 5 years after SG based on a questionnaire sent to the patients by one of the authors (IB) between May 2011 and February 2012.Results: A complete data set was obtained for 53 of 65 patients (82%), including 45 patients who had SG as the only surgical treatment, and eight patients who had a second bariatric procedure at a later date because of insufficient weight loss (five gastric bypass (GBP), three SG revision). For these 53 patients, the mean %EWL was 54.4% at 2 years and 53.7% at 5 years, and the mean %EBL was 61% at 2 years and 60% at 5 years. Three patients (5.7%) had postoperative complications (two fistulas (3.8%), one hemorrhage (1.9%)). Three trocar-site hernias (5.7%) were observed between 10 months and 34 months post-SG. Sub-group analysis of the 45 patients who underwent SG alone showed a mean %EWL of 57.1% at 2 years and 50.7% at 5 years; the mean %EBL was 64% at 2 years and 56.8% at 5 years. Of these 45 patients, 13 (28.9%) required medication to treat diabetes (DM) before SG and only five (11.1%) at 5 years after SG (61.5% decrease); 18 (40%) had antihypertensive treatment before SG, and eight (17.8%) at 5 years after SG (55.5% decrease); 12 (26.7%) took lipid-lowering medication before SG, and five (11.1%) at 5 years after SG (58.3% decrease); 24 (53.3%) had sleep apnea (SAS) before SG and six (17.8%) at 5 years after SG (75% decrease). However, while only five patients (11.1%) had GERD requiring PPI therapy before SG, 15 patients required PPI therapy (33.3%) at 5 years after SG (200% increase).Conclusion: Five years after performance of SG, weight loss was satisfactory, few complications were observed, the reduction of co-morbidities was significant, but there was an increase in the frequency of GERD. (C) 2013 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Évaluer l’efficacité et la sécurité de la sleeve gastrectomie (SG) 5 années révolues après sa réalisation. De juin 2005 à janvier 2007, 65 patients obèses ont eu une SG. Les pourcentages de perte d’excès de poids (%PEP) et de perte d’excès d’IMC (%PEI), ainsi que les comorbidités liées à l’obésité, et les complications liées à la SG ont été évaluées 2 ans après la SG d’après notre base de données, et 5 ans révolus après la SG d’après un questionnaire soumis aux patients par un des auteurs (IB), de mai 2011 à février 2012. Un recueil complet des données a été obtenu pour 53 patients (82 %), incluant 45 patients ayant eu une SG comme seul traitement chirurgical, et 8 patients qui ont eu une seconde intervention bariatrique, dans un deuxième temps, du fait d’une insuffisance de perte de poids (5 by-pass gastriques, 3 re-SG). Pour ces 53 patients, nous avons constaté une PEP moyenne de 54,4 % à 2 ans et 53,7 % à 5 ans ; une PEI moyenne de 61 % à 2 ans et 60 % à 5 ans. Trois patients (5,7 %) ont présenté une complication dans les 30 jours postopératoires (2 fistules [3,8 %], 1 hémorragie [1,9 %]). Trois patients (5,7 %) ont présenté une éventration sur site de trocart opérée 10 à 34 mois après la SG. L’analyse des résultats du groupe des 45 patients ayant eu exclusivement une SG a montré une PEP moyenne de 57,1 % à 2 ans, et 50,7 % à 5 ans ; une PEI moyenne de 64 % à 2 ans et 56,8 % à 5 ans. Parmi ces 45 patients, 13 (28,9 %) avaient un traitement antidiabétique avant la SG et 5 (11,1 %), 5 ans après la SG (diminution de 61,5 %) ; 18 (40 %) avaient un traitement antihypertenseur avant la SG, et 8 (17,8 %) 5 ans après (diminution de 55,5 %) ; 12 (26,7 %) avaient un traitement hypolipémiant avant la SG, et 5 (11,1 %) 5 ans après (diminution de 58,3 %) ; 24 (53,3 %) avaient un SAS avant la SG et 6 (17,8 %) 5 ans après (diminution de 75 %). Par ailleurs, 5 patients (11,1 %) avaient un RGO traité par IPP avant la SG, et 15 (33,3 %) 5 ans après (augmentation de 200 %). Cinq années révolues après une SG, la perte de poids était satisfaisante, peu de complications ont été constatées, la diminution des comorbidités a été importante, mais la fréquence du RGO augmentée. Our purpose was to evaluate the efficacy and safety of sleeve gastrectomy (SG) at five years after surgery. From June 2005 to January 2007, 65 obese patients underwent SG. The percentage of excess weight loss (%EWL) and excess BMI loss (% EBL), obesity-related co-morbidities, and post-SG complications were evaluated at 2 years after SG based on our database, and at 5 years after SG based on a questionnaire sent to the patients by one of the authors (IB) between May 2011 and February 2012. A complete data set was obtained for 53 of 65 patients (82%), including 45 patients who had SG as the only surgical treatment, and eight patients who had a second bariatric procedure at a later date because of insufficient weight loss (5 gastric bypass [GBP], 3 SG revision). For these 53 patients, the mean %EWL was 54.4% at 2 years and 53.7% at 5 years, and the mean %EBL was 61% at 2 years and 60% at 5 years. Three patients (5.7%) had postoperative complications (2 fistulas [3.8%], 1 hemorrhage [1.9%]). Three trocar-site hernias (5.7%) were observed between 10 months and 34 months post-SG. Sub-group analysis of the 45 patients who underwent SG alone showed a mean %EWL of 57.1% at 2 years and 50.7% at 5 years; the mean %EBL was 64% at 2 years and 56.8% at 5 years. Of these 45 patients, 13 (28.9%) required medication to treat diabetes (DM) before SG and only 5 (11.1%) at 5 years after SG (61.5% decrease); 18 (40%) had antihypertensive treatment before SG, and 8 (17.8%) at 5 years after SG (55.5% decrease); 12 (26.7%) took lipid-lowering medication before SG, and five (11.1%) at 5 years after SG (58.3% decrease); 24 (53.3%) had sleep apnea (SAS) before SG and six (17.8%) at 5 years after SG (75% decrease). However, while only five patients (11.1%) had GERD requiring PPI therapy before SG, 15 patients required PPI therapy (33.3%) at 5 years after SG (200% increase). Five years after performance of SG, weight loss was satisfactory, few complications were observed, the reduction of co-morbidities was significant, but there was an increase in the frequency of GERD.
Le bypass gastrique (BP) souvent réalisé chez des super super obèses présente des taux de complications élevés. La technique de gastrectomie longitudinale (« sleeve gastrectomie » (SG)) plus récente donne des taux de complications plus faibles mais est estimée moins performante pour la perte de poids. Notre objectif était d'évaluer la perte de poids et les complications per opératoires chez 30 patients présentant un Index de Masse Corporelle (IMC) > 60 kgKg/m2 opérés d'une gastrectomie longitudinale. Cette étude prospective inclut 23 femmes, 7 hommes, d'âge moyen 35 ans (18–59), avec un IMC préopératoire moyen de 66 kgKg/m2 (60–85), et un poids moyen de 168 kg (140–258). Les données évaluées sont le temps opératoire, les complications, le pourcentage de perte d'excès de poids ainsi que la nécessité d'une seconde intervention. Un patient présentait un situs inversus complet et 4 patients avaient déjà eu un anneau gastrique Le temps moyen opératoire était de 120 minutes (80–220), avec un séjour hospitalier moyen de 7,5 jours (4–28 j) et une mortalité postopératoire nulle. Les complications post opératoires immédiates étaient deux hématomes sous-phréniques, une fistule gastrique et une embolie pulmonaire. Parmi les 30 patients, 23 avaient un suivi suffisant de 18 mois, et 17 présentaient des résultats jugés satisfaisants. Pour les 6 autres patients avec une perte de poids insuffisante, 3 ont eu une deuxième SG, 2 un BP gastrique et un patient a refusé une seconde intervention. Trois ans après la SG initiale, la perte moyenne d'excès de poids était de 51 % (21–82 %) et la perte moyenne d'IMC de 20 kgKg/m2 (10–39 kg/m2) La sleeve gastrectomie est une opération efficace chez les super super obèses associée à très peu de complications et à une mortalité post opératoire nulle. Dans le cas d'une perte insuffisante de poids une deuxième opération peut être proposée.
Objective. This prospective study evaluated laparoscopic sleeve gastrectomy for its safety and efficiency in excess weight loss (%EWL) in super superobese patients (BMI>60 Kg/m2).Results. Thirty patients (33 women and 7 men) were included, with mean age of 35 years (range 18 to 59). Mean preoperative BMI was 66 Kg/m2(range 60 to 85). The study included one patient with complete situs inversus and 4 (14%) with previous restrictive gastric banding. The mean operative time was 120 minutes (range 80 to 220 min) and the mean hospital stay was 7.5 days (4 to 28 days). There was no postoperative mortality or need for a laparotomy conversion. Two subphrenic hematomas, one gastric fistula, and one pulmonary embolism, were the major complications. After 18 months 17 (77%) had sufficient weight loss and six had insufficient results, leading to either re-sleeve gastrectomy (3), or gastric bypass (2). Three years after the initial laparoscopic sleeve gastrectomy, the mean EWL was 51% (range 21 to 82).Conclusion. The laparoscopic sleeve gastrectomy is a safe and efficient operating procedure for treating super superobesity. In the case of insufficient weight loss, a second-stage operation like resleeve gastrectomy or gastric bypass can be proposed.