Background: Although Cytoreductive Surgery (CRS) and Hyperthermic Intraperitoneal Chemotherapy (HIPEC) confers health benefits in peritoneal carcinomatosis (PC) treatment, it is associated with significant postoperative morbidity and mortality rate with increased length of hospital stay. The goal of this study is to determine whether a new comprehensive physiotherapy program including epidural loco regional analgesia can improve the quality of care and patients recovery.Methods: Between 2009 and 2013, 124 patients with PC were operated for CRS and HIPEC procedures. These patients were analyzed and divided in 2 groups by means of time. No Physio group included patients operated from 2009 to 2011 (n = 57) having a thoracic patient controlled epidural analgesia (PCEA) but no preoperative physiotherapy program. The Physio group included patients operated from 2012 to 2013 (n = 67) having both a PCEA with a preoperative physiotherapy program.Results: The mortality rate was 1.6% (n = 2). The median length of stay in the intensive care unit (ICU) was lower in the Physio group, 2 days vs. 0 for No Physio group (p < 0.0001). The first time of mobilization after surgery was shorter in the Physio group (day 3 vs. 2, p = 0.0043). The overall satisfaction in the Physio group was achieved in 93% of patients, helping in decreasing fear of surgery and mobilization in 70% and 84% of cases respectively.Conclusion: Our study demonstrates that a clear pre-operative information and education by a physiotherapist, associated with a PCEA-pain management significantly benefits the patient's post-operative recovery and reduces the length of stay in the ICU. (C) 2016 Elsevier Ltd, BASO similar to the Association for Cancer Surgery, and the European Society of Surgical Oncology. All rights reserved.
Background: Cytoreductive surgery (CRS) with hyperthermic intraperitoneal chemotherapy (HIPEC), used to treat peritoneal surface malignancies (PSM), is a complex procedure with significant major morbidity (MM).Objective: To investigate the learning curve (LC) of CRS with HIPEC in a new specialized surgical unit with a fully trained senior surgeon and individualize the variables associated with morbidity and oncological results.Methods: A total of 290 consecutive patients with PSM were included. Complete CRS with HIPEC was performed in 204 patients. A risk-adjusted sequential probability ratio test was used to assess the LC on the basis of rates of incomplete cytoreduction (IC) and MM.Results: Complete CRS, MM, and mortality rates were 70.4%, 30.4%, and 2.5%, respectively. Tumor histotype, a high peritoneal cancer index (PCI) and the invaded region were the major independent risk factors for IC, whereas previous surgery, high PCI, stomia realization and blood transfusion were predictors of MM. RA-SPRT showed that 140 and 40 cases were needed to achieve the lowest risk of IC and MM, respectively.Conclusion: CRS with HIPEC to treat PSM has a steep LC. Drastic selection has to be made at the beginning, excluding high PCI, rare peritoneal disease and patients previously operated on. (C) 2015 Elsevier Ltd. All rights reserved.
Le praticien en anesthesie reanimation - In Press.Proof corrected by the author Available online since mercredi 7 octobre 2015
La fracture traumatique de l'extrémité supérieure du fémur (FESF) est une pathologie fréquente touchant préférentiellement les sujets âgés, et associée à une morbi-mortalité importante. Le traitement chirurgical permet la reprise de la marche et le retour à domicile. Le délai de la prise en charge médico-chirurgicale de ces patients est un déterminant majeur de cette morbi-mortalité. La mise en place d'un bloc opératoire dédié aux urgences chirurgicales au sein du département d'anesthésie de notre hôpital a été l'occasion de mesurer l'impact de cette réorganisation sur la prise en charge des patients admis aux urgences pour FESF. Nous avons conduit une étude monocentrique observationnelle de type avant-après. Tous les patients consécutifs admis via le service d'accueil des urgences (SAU) et opérés d'une FESF sur deux périodes distinctes de trois mois ont été inclus. Durant la première période, s'étendant de novembre 2013 à janvier 2014 (période 1), les patients étaient inclus dans le programme opératoire quotidien. De novembre 2014 à janvier 2015 (période 2), ils étaient opérés dans un bloc opératoire dédié aux urgences chirurgicales. Les caractéristiques cliniques et biologiques des patients à l'arrivée au SAU étaient recueillies, ainsi que les dates d'entrée et de sortie de l'hôpital, la date et le type d'intervention chirurgicale. Le critère principal de jugement était la durée moyenne de séjour (DMS). La comparaison des DMS entre les deux périodes a été faite pour l'ensemble des patients, et estimée pour chaque quartile d'âge. Quarante et un patients ont été pris en charge durant la période 1, et 60 patients pendant la période 2. Les caractéristiques démographiques des deux groupes étaient comparables (voir Tableau 1). La DMS était significativement plus courte après la mise en place d'un bloc opératoire dédié aux urgences chirurgicales (voir Fig. 1A). Cette différence semblait maximale pour les patients dont l'âge est compris entre 70 et 88 ans (voir Tableau 1, Fig. 1B). La mise en place d'un bloc opératoire dédié aux urgences chirurgicales a permis de réduire significativement la durée moyenne de séjour des patients opérés d'une fracture traumatique de l'extrémité supérieure du fémur. Cet effet a pu être mis en évidence après 3 mois seulement de fonctionnement et semble bénéficier aux patients d'âge non-extrême.
La chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale (CHIP) décrite au début des années 1990 est une procédure utilisée dans le traitement des carcinoses péritonéales (cancers colorectaux, maladies primitives du péritoine) dont la survie était souvent inférieure à 6 mois. Elle associe une chirurgie de cytoréduction complète et une chimiothérapie par voie intra-péritonéale et systémique. C’est une chirurgie grevée d’une morbi-mortalité élevée pour laquelle la sélection des patients est primordiale afin de garder un bon rapport bénéfice/risque. Elle doit être réalisée par des équipes entraînées. En phase peropératoire, la prise en charge anesthésique consiste principalement à maintenir l’équilibre hydroélectrolytique, à gérer les variations hémodynamiques et la température du patient tout au long de la chirurgie qui peut durer plus de 10heures. Les complications postopératoires les plus fréquentes peuvent être chirurgicales (hémopéritoine, péritonite, fistule) ou médicales (hématotoxicité, embolie pulmonaire, sepsis, pneumopathie). Grâce à la CHIP, la survie médiane des patients est passée de 6 mois à 22 à 63 mois selon les séries. Après une phase de convalescence d’environ 3 mois, la qualité de vie des patients est bonne.
L’exérèse de la carcinose péritonéale suivie d’une Chimio-Hyperthermie Intrapéritonéale (CHIP) est devenu un traitement de référence. Outre une morbi-mortalité élevée et une accessibilité limitée, un des freins à son acceptabilité par les patients et les soignants concerne sa réputation de traitement lourd altérant la qualité de vie (QdV). Notre objectif a été d’évaluer la QdV de patients ayant une CHIP, de façon prospective, sur une série continue d’octobre 2006 à 2008. Le questionnaire de QdV de l’EORTC, QLQ-C30 a été rempli à chaque visite, en dehors de la présence des médecins et analysé. Ce questionnaire était comparé avec le questionnaire préopératoire, chaque patient étant son propre contrôle. Une diminution de 20 % d’un des scores était considéré comme informative. 48 patients ont été inclus. Aucun patient n’a été perdu de vue. Une large majorité de ces patients ont été opérés pour carcinose d’origine colorectale et ont eu en post CHIP une chimiothérapie systémique dans les 6 mois suivant. La QdV à 1 mois de la CHIP est diminuée pour une majorité (64 %) des patients. Cette altération de QdV porte sur l’existence de douleur, de difficulté aux efforts physiques. A 3 mois, la QdV a été considérée comme revenue au niveau préopératoire ou améliorer chez 69 % des patients. Les altérations portent sur la fatigue, l’asthénie et la nécessité du repos. Entre 6 mois et un an, la QdV est améliorée ou retrouvée chez 72 % des patients. Les altérations de la QdV portent alors sur les soucis et la gestion de la famille et des activités sociales qui sont encore en deçà des attentes pour une majorité des patients. De façon spécifique, la QdV a été altérée pour certains cas du fait de neuropathie séquellaire à l’Oxaliplatine, de syndrome dépressif non lié à une récidive tumorale et du fait de récidive tumorale métastatique (foie, poumon). La QdV est modifiée par la CHIP comme pour toute intervention lourde dans les mois qui suivent l’intervention, par les altérations physiques. Celles-ci sont passagères et à 3 mois la QdV est revenue à l’état préopératoire, et même améliorée pour une large majorité des patients. Ces résultats de QdV doivent être exposés aux patients en cas de carcinose.
Hyperthermic intraoperative intraperitoneal chemotherapy (HIPEC) is now an entire part of treatment of peritoneal dissemination of colorectal malignancy, and it's possible to hope prolonged survival. This treatment is more and more codified. Four indications are recognized by some tree national evaluation committees : the French ANAES, the British NICE and the Canadian CEPO : colorectal carcinoma, carcinoma of the appendix, pseudomyxoma peritonei and mesothelioma. Last big published series results show a decrease of morbidity and mortality and interest of using new drugs like oxaliplatine. Indications have to be more homogeneous and based on evidences.
La chimiohyperthermie intraperitoneale (CHIP) n'est plus une technique experimentale, mais un traitement innovant valide. Les methodes chirurgicales et les dispositifs medicaux sont definis. Un materiel dedie permet aujourd'hui de chauffer la chimiotherapie efficacement et avec une securite maximale. Quatre indications de CHIP ont ete validees par trois agences d'evaluation de sante: - carcinose colique ou rectale isolee; - pseudomyxome ou maladie gelatineuse; - mesotheliome; - carcinose d'origine appendiculaire. D'autres indications, comme le cancer gastrique et le carcinome ovarien, sont discutees et doivent faire l'objet d'etudes cliniques. A la suite des travaux de l'equipe de l'Institut Gustave-Roussy, l'oxaliplatine devient la chimiotherapie de reference.