Journal of the European Academy of Dermatology and VenereologyVolume 34, Issue 1 p. e30-e32 Letter to the Editor Therapeutic inertia in the management of moderate-to-severe plaque psoriasis B. Halioua, Corresponding Author B. Halioua haliouab@yahoo.fr orcid.org/0000-0002-0823-6750 Dermatology Center, GEM Resopso, Paris, FranceCorrespondence: B. Halioua. E-mail: haliouab@yahoo.frSearch for more papers by this authorF. Corgibet, F. Corgibet Dermatology Center, Dijon, FranceSearch for more papers by this authorR. Maghia, R. Maghia Dermatology Center, Brest, FranceSearch for more papers by this authorS. Hello, S. Hello Celgene, Paris, FranceSearch for more papers by this authorG. Caillet, G. Caillet Celgene, Paris, FranceSearch for more papers by this authorC. Nicolas, C. Nicolas Dermatology Center, Commercy, FranceSearch for more papers by this authorJ.-L. Riboulet, J.-L. Riboulet Dermatology Center, Arras, FranceSearch for more papers by this authorE. Mahé, E. Mahé orcid.org/0000-0001-5780-1827 Dermatology Department, Victor Dupouy Hospital, GEM Resopso, Argenteuil, FranceSearch for more papers by this author B. Halioua, Corresponding Author B. Halioua haliouab@yahoo.fr orcid.org/0000-0002-0823-6750 Dermatology Center, GEM Resopso, Paris, FranceCorrespondence: B. Halioua. E-mail: haliouab@yahoo.frSearch for more papers by this authorF. Corgibet, F. Corgibet Dermatology Center, Dijon, FranceSearch for more papers by this authorR. Maghia, R. Maghia Dermatology Center, Brest, FranceSearch for more papers by this authorS. Hello, S. Hello Celgene, Paris, FranceSearch for more papers by this authorG. Caillet, G. Caillet Celgene, Paris, FranceSearch for more papers by this authorC. Nicolas, C. Nicolas Dermatology Center, Commercy, FranceSearch for more papers by this authorJ.-L. Riboulet, J.-L. Riboulet Dermatology Center, Arras, FranceSearch for more papers by this authorE. Mahé, E. Mahé orcid.org/0000-0001-5780-1827 Dermatology Department, Victor Dupouy Hospital, GEM Resopso, Argenteuil, FranceSearch for more papers by this author First published: 16 August 2019 https://doi.org/10.1111/jdv.15882Citations: 4Read the full textAboutPDF ToolsRequest permissionExport citationAdd to favoritesTrack citation ShareShare Give accessShare full text accessShare full-text accessPlease review our Terms and Conditions of Use and check box below to share full-text version of article.I have read and accept the Wiley Online Library Terms and Conditions of UseShareable LinkUse the link below to share a full-text version of this article with your friends and colleagues. Learn more.Copy URL Share a linkShare onFacebookTwitterLinked InRedditWechat No abstract is available for this article.Citing Literature Volume34, Issue1January 2020Pages e30-e32 RelatedInformation
L’inertie thérapeutique (IT) est le comportement médical qui consiste à ne pas instaurer ou à ne pas intensifier une prise en charge chez un patient alors que les recommandations en vigueur le justifient en l’absence de frein médico-économique. Ce concept récent reste méconnu des praticiens (1). De nombreuses études ont souligné son importance, ses causes et ses conséquences dans la prise en charge de maladies chroniques. Dans le cadre de cette réflexion, l’enquête étudie les facteurs influençant les dermatologues français et pouvant conduire à une IT. Des dermatologues ont été interrogés via deux modes complémentaires : le panel de professionnels de santé d’un prestataire spécialisé en santé, référencé chez Ipsos et via la base de données d’IMS Health sur la population des dermatologues français. Le questionnaire a été administré par internet entre le 5 avril et le 14 mai 2018. L’échantillon final a été redressé sur la base des données RPPS de la démographie des dermatologues au 1er janvier 2017 (DREES) sur les variables de sexe, âge, région et mode d’exercice. Les dermatologues considérés comme faisant preuve d’IT sont ceux qui ont déclaré qu’ils n’étaient pas à l’aise pour instaurer rapidement un nouveau traitement systémique ou pour optimiser le traitement existant de patients atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère non ou mal contrôlé sous ou après traitement local et/ou photothérapie. Cent dix-huit dermatologues (femmes 70 %) ont été inclus sur l’ensemble du territoire français parmi lesquels 37 sont libéraux, 53 sont hospitaliers et 28 ont un exercice mixte. Trente-six pour cent font preuve d’IT dans la prise en charge des patients souffrant de psoriasis. Les arguments invoqués par l’ensemble des dermatologues pour justifier l’IT sont catégorisés selon quatre dimensions (Tableau 1) : exercice médical, typologie du patient, nature du système de soins, nature du traitement médicamenteux. C’est la première étude décrivant un phénomène d’IT d’origine multifactorielle dans la prise en charge du psoriasis en plaques modéré à sévère. Notre étude souligne l’intérêt de faire prendre conscience aux dermatologues qu’il peut exister une inertie clinique multifactorielle dans la prise en charge des patients atteints de maladie chronique. L’enquête suggère l’intérêt d’adopter des changements dans cette prise en charge pour éviter une IT répétée.
Le « statu quo thérapeutique » (SQT) est l’attitude qui consiste à maintenir le même traitement. Il peut constituer en soi une décision thérapeutique motivée, raisonnée et réfléchie. Notre étude est destinée à rechercher les facteurs susceptibles de faire changer d’avis les dermatologues ayant décidé de faire preuve de SQT chez des patients souffrant de psoriasis modéré ou sévère non contrôlé. Des dermatologues ont été interrogés par internet entre le 5 avril et le 14 mai 2018 via deux modes complémentaires : le panel de professionnels de santé d’un prestataire spécialisé en santé, référencé chez Ipsos et via la base de données d’IMS Health sur la population des dermatologues Français. L’échantillon final a été redressé sur la base des données RPPS de la démographie des dermatologues au 1er janvier 2017 (DREES) sur les variables de sexe, âge, région et mode d’exercice. Les dermatologues ont été interrogés à propos des facteurs qui pourraient les faire changer d’attitude face à des patients pour lesquels ils ont volontairement choisi de ne pas modifier leur prise en charge thérapeutique en cas de psoriasis en plaques modéré à sévère non ou mal contrôlé sous ou après traitement local et/ou photothérapie. Cent dix-huit dermatologues (femmes 70 %) ont été inclus sur l’ensemble du territoire français parmi lesquels 37 libéraux, 53 hospitaliers et 28 ayant un exercice mixte. Quatre éléments déterminants étaient susceptibles de faire changer d’avis les dermatologues qui avaient décidé initialement de faire preuve de SQT : l’état du patient, les retours positifs extérieurs (de patients ou d’autres dermatologues), l’acquisition de meilleurs outils de formation et de prise en charge et l’adoption d’un meilleur circuit de prise en charge thérapeutique (Tableau 1). Cette première étude présente les différents éléments pris en compte par les dermatologues dans leur décision thérapeutique. Elle met en évidence le rôle essentiel de l’avis des patients et des collègues et l’intérêt des outils de formation. La décision thérapeutique dans la cadre de la prise en charge du psoriasis en plaques est un acte intellectuel qui consiste à faire un choix entre plusieurs possibilités qui peuvent poser problème. Le dermatologue a la liberté de ses prescriptions, mais le contrat qui le lie au patient engage sa responsabilité en raison des conséquences possibles de son choix thérapeutique. Il est important d’actualiser et de poursuivre les formations sur le psoriasis, d’assurer une meilleure diffusion des recommandations thérapeutiques, une meilleure information des patients sur les différents traitements et un développement des réseaux ville–hôpital.