La fouille de la necropole s’inscrit dans les recherches menees dans le cadre de la Zac de la Croix de Fer, situee a l’est d’Amiens (Somme). Ce site est l’une des six zones retenues pour des fouilles preventives a l’issu des sondages realises en 2007 sur une surface de 35 ha. Le site F est localise sur la parcelle cadastrale ZH 13 et 14. Le decapage a ete realise sur une surface de 1 300 m2. Les sept sepultures a incineration reconnues sont attribuables a La Tene C2/D1 ; elles sont concentree...
Divisee en trois departements (Aisne, Oise, Somme), l’ancienne region administrative de Picardie couvre une superficie de pres 13 400 km2, soit environ 7 % de l’aire etudiee dans le cadre du projet RurLand. Pendant la periode romaine, cette partie de la Gaule Belgique etait occupee par plusieurs peuples, notamment les Ambiens, les Viromanduens, les Bellovaques, les Silvanectes, les Suessions, dont Amiens, Saint-Quentin, Beauvais, Senlis et Soissons etaient respectivement les capitales. Ces villes etaient reliees entre elles par un reseau de voies de communication le long desquelles se trouvaient d’assez nombreuses agglomerations secondaires ou habitats groupes.
structuration du site repose sur une superposition d’au moins trois enclos et de quelques structures associees. Un premier enclos A assimile a une zone de pacage plus qu’a un etablissement rural, correspond a une occupation qui a livre tres peu de mobilier. Ce sont les enclos B et C qui constituent l’essentiel de cet ouvrage : leur particularites est de s’inscrire dans un meme espace tout en changeant d’orientation. Ces occupations ont pris place entre -180 et - 60 avant notre ere.Cette occupation est exceptionnelle du point de vue de sa structuration, de son evolution a travers le temps, de la simple ferme a une occupation dediee a des pratiques rituelles en passant par un tres riche etablissement aristocratique qui se caracterise par de grandes quantites de mobiliers. Les fragments d’une soixantaine d’amphores suggerent la quantite de vin consomme, de grandes quantites de restes fauniques constituent les indices d’une consommation massive de viande de porcs et de bœufs. quantite impressionnante de vaisselle (plus de 2000 vases), mais aussi celle des meules, abondent dans le sens de consommations massives communautaires. Parmi le mobilier metallique, fourchette a chaudron, poelon, gril sont les temoins directs des ustensiles lies au banquet. Le caractere monumental de l’entree et des bâtiments, auxquels s’ajoutent les expositions de crânes d’animaux qui mettent en scene l’ostentation du lieu, participent au caractere hors du commun du site de Braine La Grange des Moines.
Cette synthèse régionale s'appuie sur l'analyse de 73 occupations funéraires réparties dans le quart nord-ouest du Bassin parisien, du littoral normand et picard aux confins de l'Aisne champenoise, du Ve au Ier siècle av. J.-C. Les données sont envisagées depuis les choix d'implantation jusqu'à la clôture de la tombe. L'approche méthodologique cherche à caractériser les espaces funéraires laténiens ainsi que leur évolution, et à mettre en évidence la hiérarchie interne des tombes monumentales. La population et les traitements des individus sont également abordés. Enfin, une grille de lecture constituée à partir des 4300 objets inventoriés autorise une présentation hiérarchisée des données et des différentes catégories fonctionnelles figurées dans les tombes.
Avec plus de 400 km de tracé traversant la Picardie et principalement la Somme, les projets routiers ont profondément modifié la perception de l’occupation du territoire au second âge du Fer. Les fossés d’enclos de dizaines d’établissements agricoles, parfois contigus, ont été identifiés et fouillés, livrant une somme colossale d’informations. Un catalogue raisonné des implantations et des formes de l’occupation, des structures rencontrées et des activités attestées, s’attache à brosser un tableau complet, bien loin de fournir une image homogène du peuplement gaulois. L’accent est mis sur certains sites, pour leur valeur d’exemple ou au contraire pour leur aspect exceptionnel.
Cette synthese regionale s’appuie sur l’analyse de 73 occupations funeraires reparties dans le quart nord-ouest du Bassin parisien, du littoral normand et picard aux confins de l’Aisne champenoise, du Ve au Ier siecle avant J.-C. Les donnees sont envisagees depuis les choix d’implantation jusqu’a la cloture de la tombe. L’approche methodologique cherche a caracteriser les espaces funeraires lateniens ainsi que leur evolution, et mettre en evidence la hierarchie interne des tombes monumentales. La population et les traitements des individus sont egalement abordes. Enfin, une grille de lecture constituee a partir des 4300 objets inventories autorise une presentation hierarchisee des donnees et des differentes categories fonctionnelles figurees dans les tombes.
L’étude s’appuie sur l’analyse de 73 occupations funéraires réparties dans le quart nord-ouest de la France, du Aisne-Marne IIA (La Tène A1) à La Tène D2. L’approche méthodologique tend à caractériser les espaces funéraires laténiens et leur évolution dans la région picarde. À cette fin, nous avons élaboré une grille d’analyse qui prend en compte en premier lieu des critères concernant l’environnement géographique (plateau, vallée, plaine et littoral), topographique (terrasse, versant, rebord, replat et butte), mais aussi humain (accolé ou à proximité d’un site d’habitat, d’un tertre de terre ou tumulus) ; puis, en second lieu, des critères concernant la morphologie, l’organisation et l’évolution de l’espace funéraire. Ces espaces sont ouverts ou fermés avec des éléments de délimitation de type chemins ou enclos, accolés ou non à une occupation domestique. Les sépultures sont isolées, groupées, en noyaux, organisées de façon linéaire ou implantées de façon aléatoire sans organisation apparente. Dans certains cas, on note la présence d’éléments structurants, anciens tumulus, sépultures aristocratiques contemporaines ou légèrement antérieures, espaces vides. L’évolution du site, elle, est perceptible à travers le nombre de phases et le développement de l’espace funéraire avec une densification sur place, une extension ou un déplacement. L’analyse de ces paramètres permet de définir des catégories de sites et de mettre en évidence des choix différents d’un point de vue chronologique et géographique. L’objectif est d’appréhender l’évolution générale de la structuration sociale et de mettre en évidence les choix d’implantation et de gestion de l’espace funéraire au cours du second âge du Fer.
The survey of nearly 700 sets of burial deposits, that is 4300 items, dating from La Tène A1 to La Tène D2 , in Picardy and on its fringes, has enabled us to establish a model allowing a hierarchical presentation of the data and of the various functional groups which appear in the graves, as well as facilitating a global approach. The personal possessions worn by or deposited alongside the deceased are represented by jewels, weapons, dress accessories and toilet or tool bags. Even if the social status of the deceased may be determined, in certain chrono-cultural levels, thanks to the type of accessories displayed, we cannot rely on any specific item which would indicate the position of the person in the group. Only the presence of weapons may attest both a social status and a military position. Diet is suggested both by edible goods and recipients belonging to table sets, or related to cooking and sometimes storage. Variations in shapes and numbers are typical here of changes in the way the pottery deposited in the burials was selected, and of the existence of different sorts of “ sets”, showing not only an evolution in dietary practices, but also a deliberate exercise of choice in the functions highlighted. The varied practical, functional and symbolic aspects observed in our corpus, in the periods from La Tène A1 to La Tène D2 in Picardy, are examples of the wide range of choice in the way the deceased were “ dressed up”, and in the offerings that accompany them. They also highlight some deep differences in the funerary rites which governed these offerings.
Identifiant de l'operation archeologique : 9075 Date de l'operation : 2007 (EX) Le projet d’extension de la ZAC, vers l’est, appele pole Jules-Verne, qui concerne a terme pres de 109 ha, a suscite plusieurs operations de diagnostic archeologique depuis la fin 2005, dont une phase de reconnaissance menee sur 35 ha en juin et juillet 2006, completee en janvier 2007 par une intervention sur 3,6 ha, sur des parcelles qui n’etaient auparavant pas accessibles. Cette intervention permet de preciser...
Identifiant de l'operation archeologique : 9206, 9269 et 9270 Date de l'operation : 2007 (EX) L’amenagement de la ZAC de la Croix de Fer par la chambre de commerce et d’industrie d’Amiens, a la peripherie est de la ville, fait l’objet depuis 1996 d’un suivi archeologique systematique. L’extension de la zone d’activite, le pole Jules-Verne, suscita en 2006 une nouvelle operation de diagnostic archeologique sur une surface de 35 ha, a l’issue de laquelle plusieurs occupations furent retenues po...
Identifiant de l'operation archeologique : 9098 Date de l'operation : 2007 (EX) Cette intervention est la derniere phase de diagnostic, debute en 2005 dans le cadre de l’extension de la ZAC de la Croix de Fer, pole Jules-Verne, et qui aura concerne a terme pres de 109 ha, principalement sur la commune de Glisy. La zone diagnostiquee s’eleve cette fois a 20 ha. Le secteur de l’intervention se situe sur un lambeau de plateau, entre la vallee de la Somme a environ 2 km au nord, et la vallee de l...
Date de l'opération : 2006 (EV)1 La nouvelle intervention archéologique réalisée dans le cadre de la ZAC « Jules-Verne » continue à montrer combien cette portion de territoire, située à la confluence de deux vallées, a été fréquentée et exploitée par l'Homme depuis des millénaires.Depuis les premières interventions, il y a de cela dix ans, ressurgissent peu à peu des occupations humaines qui retracent plus de trois mille ans d'histoire.
La nécropole se situe dans la dépression formée par un léger talweg traversant d'est en ouest ce secteur du plateau. Cette dépression a entraîné une accumulation, sous la forme d'un sédiment sableux homogène situé à l'interface entre la terre végétale et le substrat limoneux. Au plus fort de son développement, cet horizon représente une trentaine de centimètres d'épaisseur. Les tombes ont été creusées dans ce sédiment.