20 à 30% de mauvaises préparations retrouvées dans les deux jours d'endoscopie 2008: Ces chiffres ne sont pas compatibles avec une coloscopie de qualité. Le but de ce travail était d'évaluer à l'aide d'enregistrements systématiques et grâce au score de Boston la qualité de la préparation colique, d'un nouveau produit associant le picosulfate de sodium au citrate de magnésium sous la forme de 2 sachets associés à une hydratation de 2 à 3 litres.
Introduction: La résection endoscopique des lésions néoplasiques ampullaires débutantes (adénome ou adénocarcinome intramuqueux) s'impose progressivement comme le traitement curatif de référence. Les séries de la littérature sont cependant rares et rétrospectives. Nous présentons les résultats de la première étude prospective multicentrique française.
La qualité de la préparation colique reste l'élément essentiel pour la détection et la résection des polypes. Le but de ce travail était d'évaluer à l'aide d'enregistrements systématiques des coloscopies, les facteurs influençant la qualité de la préparation colique et ses modalités d'examen, indépendamment du type de produit utilisé. Cette enquête prospective a été réalisée par des gastro-entérologues endoscopistes séniors. L'analyse statistique descriptive était faite sans tenir compte du produit utilisé pour la préparation. La recherche de l'influence de facteurs a été faite en analyse univariée en utilisant le Chi2 ou le test exact de Fisher. La qualité de la préparation était évaluée d'une part par le remplissage d'une grille : « de très mauvaise à excellente » (de 1 à 5), par l'endoscopiste et d'autre part, par l'analyse des enregistrements visualisés par des relecteurs. 1 019 coloscopies ont été enregistrées. L'âge de réalisation des coloscopies était de 14 à 91 ans. Les coloscopies étaient réalisées en ambulatoire dans 97 % des cas. Un régime sans résidus était prescrit dans 79 % des cas le plus souvent pendant 3 jours (94 %). Il influençait de manière significative (p < 0,03) la qualité de la préparation. 95 % des patients avaient pris dans cette étude plus de 80 % de la préparation avec simplement 5 % de vomissements. Des lavements ont été réalisés dans 69,7 % des cas sans qu'il soit possible de montrer une influence significative sur la qualité de la préparation (p < 0,12). La proportion des coloscopies mal préparées : « très mauvaise, mauvaise et moyenne » (1, 2, 3) était de l'ordre de 23,4 % en première lecture. Lors de la relecture, le taux s'élevait à 30,6 % et la concordance observée entre les deux lectures était de 0,689 alors que la concordance aléatoire était de 0,322 avec un kappa à 0,541 et donc une reproductibilité moyenne. La coloscopie était jugée à refaire dans 6 % des cas. Il faut noter cependant que lors de la coloscopie un lavage permettant d'améliorer la préparation était pratiqué dans 32 % des cas. Si on étudie la qualité de la préparation en fonction de l'heure de la coloscopie, il était noté de meilleurs résultats lorsque les examens étaient effectués l'après midi (p < 0,001). Une explication de la préparation au patient était donnée par le médecin et la secrétaire dans 94,8 % avec une incidence sur sa qualité lorsque l'explication était faite par la secrétaire. Sur 644 observations où le temps de l'examen était noté, l'enregistrement montrait que la descente se faisait en 6 minutes ou moins dans 40,5 % des cas. La qualité de la préparation colique semblait meilleure lorsque les examens étaient pratiqués l'après-midi (rôle de la dernière prise dans les heures précédant la coloscopie). La prescription d'un régime sans résidus améliore significativement la préparation. Les coloscopies étaient considérées à refaire dans 6 % des cas. Le temps de descente est respecté seulement dans 60 % des actes. La variabilité inter-observateur confirme que l'enregistrement systématique de la coloscopie est nécessaire, afin d'améliorer les pratiques cliniques et de réaliser des actes en accord avec les recommandations de la SFED.
D~monstrations en 6choendoscopie digestive diagnostique et interventionnelle, et nouvelles techniques : agents de contraste, 3D, 61astographie ; retransmissions en direct d'examens r6alis6s dans le service de Marc Barthet. L'6choendoscopie bronchique sera 6galement pr6sent6e. Experts : Marc Barthet, Erwan Bories, Christian Bousti6re, Pascal Burtin, Louis Buscail, St6phane Carpenfier, Dimitri Coumaros, Olivier Croizet, Pierre Deprez, Herv6 Dutan, Mohammed Gasmi, Vincent Gillard, Marc Giovaninni, Jean-Michel Godchaux, Thierry Helbert, Michel Labadie, Bruno Richard-Mollard, Bertrand Napol6on, Laurent Palazzo, Bertrand Pujol, Gilles Roseau, Vincent Valentin.
BACKGROUND AND STUDY AIMS:Colonoscopy is still considered the standard investigation for the detection of colorectal adenomas, but the miss rate, especially for small and flat lesions, remains unacceptably high. Chromoscopy has been shown to increase the yield for lesion detection in inflammatory bowel disease. The aim of this randomized prospective study was to determine whether a combination of chromoscopy and structure enhancement could increase the adenoma detection rate in high-risk patients.PATIENTS AND METHODS:All patients included in the trial had a personal history of colorectal adenomas and/or a family history of colorectal cancer (but excluding genetic syndromes). They were randomized to one of two tandem colonoscopy groups, with the first pass consisting of conventional colonoscopy for both groups, followed by either chromoscopy and structure enhancement (the "study" group) or a second conventional colonoscopy (the control group) for the second-pass colonoscopy. All detected lesions was examined histopathologically after endoscopic resection or biopsy. The principal outcome parameter was the adenoma detection rate; the number, histopathology, and location of lesions was also recorded.RESULTS:A total of 292 patients were included in the study (146 patients in each group). The patients' demographic characteristics, the indications for colonoscopy, and the quality of bowel preparation were similar in the two groups. There was a significant difference between the two groups with respect to the median duration of the examination (18.9 minutes in the control group vs. 27.1 minutes for the study group, P < 0.001). Although more hyperplastic lesions were detected throughout the colon in the study group ( P = 0.033), there was no difference between the two groups in either the proportion of patients with at least one adenoma or in the total number of adenomas detected. Chromoscopy and structure enhancement diagnosed significantly more diminutive adenomas (< 5mm) in the right colon, compared with controls ( P = 0.039).CONCLUSIONS:On the basis of our results we cannot generally recommend the systematic use of chromoscopy and structure enhancement in a high-risk patient population, although the detection of small adenomas in the proximal colon was improved.
AIM:The aim of this study was to evaluate the practice of colonoscopy and sigmoidoscopy in France in 2000.METHODS:A prospective study was conducted in November 2000 using questionnaires sent to all gastroenterologists practicing in France (N=2858) who were asked to reply to items concerning colonoscopies and sigmoidoscopies performed on two workdays chosen in advance. The response rate was 32.8%. Data were extrapolated to establish estimates for the entire year.RESULTS:An estimated 894000 colonoscopies and 115320 sigmoidoscopies were performed in 2000. Single-use material was used in 22.1% of the procedures. Indications for endoscopy were mainly hematochezia (21.6%), gastrointestinal symptoms (35%) and surveillance of patients with a history of previous polypectomy (15%). Colorectal cancer screening was the indication for 20% of colonoscopies. Abnormal findings were reported for 54.8% of the endoscopies (polyps for 287218 procedures and cancer for 32799). Failure was noted in 4.9% of colonoscopies. The complication rate was 0.48%. Most polyps were adenomas (64.4%) or hyperplasic polyps (28.1%). The overall estimated number of colonoscopies with polypectomy was 224133.CONCLUSION:In 2000 there was an increased rate of colonoscopy for colorectal cancer screening (20%) but an overall decrease (2.5%) in the total number of colonoscopies compared to 1999. Abnormal findings were disclosed by 54.8% of the procedures. Extrapolation from these data indicates that colonoscopic screening enabled the diagnosis of 32799 colorectal cancers.
Dans le cadre de l’entrée en vigueur de la nouvelle nomenclature des actes médicaux en 2005, ces derniers ont fait l’objet d’une réévaluation de libellé et de tarification. Ils ont été regroupés au sein d’une liste codée commune aux secteurs hospitalier et libéral: la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM). L’objectif de la réforme de la nomenclature est de créer ainsi un instrument unique de rémunération (remplaçant la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP) utilisée en secteur libéral et le Catalogue des Actes Médicaux (CDAM) à usage hospitalier. Les actes techniques sont dissociés entre le travail médical (hiérarchisé en inter et intra spécialité de façon experte) et le coût de la pratique.
Introduction: L’examen de référence pour le diagnostic des adénomes colorectaux (CR) est la coloscopie. La fonction rehaussement de structure (RdS) de certains vidéo endoscopes et la coloration par indigo carmin (IC) sont destinées à augmenter la visualisation des anomalies du relief muqueux. La question se pose de savoir si leur emploi systématique en association est susceptible d’augmenter le nombre d’adénomes détectés en coloscopie. Une étude multicentrique, comparative randomisée a été conduite en ciblant un groupe de patients à risque de niveau élevé. Patients et Méthodes: Les patients inclus, ayant une indication de coloscopie pour des antécédents personnels de polypes CR et/ou des antécédents familiaux de cancer CR du premier degré (hors maladie génétique), ont eu après randomisation et lors de la même anesthésie: soit deux coloscopies successives avec premier passage sans RdS/IC (nécessaire pour rechercher des anomalies de couleur qui auraient pu être masquées par la coloration) et deuxième passage avec RdS/IC (groupe RdS/IC); soit deux coloscopies successives sans RdS/IC (groupe contrôle). Toutes les lésions polypoïdes ont été enlevées ou biopsiées. L’analyse a porté sur le nombre, la nature et le siège des lésions retrouvées. Résultats: Les 294 patients inclus (âge moyen: 59 ans, groupes appariés), avaient des antécédents personnels seuls dans 33% des cas, des antécédents familiaux seuls dans 48% et les deux dans 19%. Le pourcentage de patients avec au moins un adénome a été de 39% (58/147) dans le groupe RdS/IC et de 36% (53/147) dans le groupe contrôle (NS). Le nombre total d’adénomes trouvés dans le groupe RdS/IC a été de 111 et dans le groupe contrôle de 86 (NS). Le nombre d’adénomes de plus de 10 mm n’était pas différent dans les 2 groupes (11 au total). L’étude a identifié 13 lésions CR évoluées: 11 dans le groupe RdS/IC (2 adénocarcinomes vus lors du premier passage et 9 lésions avec foyer de dysplasie de haut grade (DHG) dont 7 vues lors du premier passage) et 2 dans le groupe contrôle (2 DHG). Le nombre de patients avec au moins un polype hyperplasique a été de 60 (41%) dans le groupe RdS/IC et de 39 (27%) dans le groupe contrôle (p = 0,01). Conclusion: Il existe une tendance à une meilleure détection des adénomes par l’utilisation de techniques endoscopiques permettant d’intensifier le relief, chez une population à risque de niveau élevé, mais la différence n’est pas significative. On ne peut donc actuellement, pour cette population, recommander l’emploi systématique de ces techniques pour la recherche d’adénomes, y compris ceux avec foyer de DHG.
Introduction: First intent exam for colorectal (CR) adenomas diagnosis is the colonoscopy. Structure enhancement function (SEF) and chromoscopy by indigo carmine dye solution (IC) intend to increase the detection of mucosal irregularities. The aim of this multicenter, randomized, prospective study was to determine if using combination SEF and chromoscopy, it would be possible to diagnose more adenomas by colonoscopy in a group of high risk level patients. Patients and methods: All included patients had individual history of CR adenomas and\or a first -degree family history of CR cancer (except genetic disease).They were randomized to have during the same session: either two successive colonoscopies with first passage without SEF/IC (to look for abnormalities of colour which would have been able to be masked with the dye) and second passage with SEF/IC (SEF/IC group); or two successive colonoscopies without SEF/IC (control group). The histopathology of all lesions was obtain on endoscopic resection specimens or biopsy specimens. Analysis concerned number, histopathology and location of colorectal lesions. Results: 294 patients were included (mean age: 59 years). 33% had individual history only, 48% had family history only and 19% both. The rate of patients with an adenoma or more was 39% (58/147) in the SEF/IC group and 36% (53/147) in the control group (NS). The total number of adenomas found in the SEF/IC group was 111 and 86 in the control group (NS). The number of adenomas > or = 10mm was not different in the 2 groups (total =11). This study identified 13 advanced CR lesions: 11 in the SEF/IC group (2 adenocarcinomas seen during the first passage and 9 high-grade dysplasia lesions (HGD), 7 seen during the first passage) and 2 in the control group (2 HGD). 60 patients (41%) had one or more hyperplastic polyp in the SEF/IC group and 39 (27%) in the control group (p=0,01). Conclusion: There is a trend to a better detection of adenomas by combining contrast chromoscopy and magnification colonoscopy, in a high risk level population but difference is not significant. On the basis of the presented data, we can not recommend the systematic use of these techniques for detection of adenomas in high risk level patients.