. 1.The whitefly Bemisia tabaci is a pest of many agricultural and ornamental crops worldwide and particularly in Africa. B. tabaci is a complex of more than 20 biotypes. Effective control of B. tabaci calls for a greater knowledge of the local biological diversity in terms of biotypes or putative species. Information is available about biotype distribution in Northern, Eastern, and Southern Africa, but data for Western Africa remain very scarce. At the time of this study, data were available for only three sampling sites in Burkina Faso, where three biotypes have been detected, the native Sub-Saharan Africa non-Silver Leafing (AnSL), the Sub-Saharan Africa Silverleafing (ASL), and the Mediterranean Q biotypes, but no information is available about their respective distributions on host plant species (Gueguen , 2010). 2.Our study describes the biotypes and symbiotic bacterial communities of B. tabaci sampled in three West African countries, Burkina Faso, Benin, and Togo. A total of 527 individuals were collected from seven cultivated host plants. 3.In the 20 localities studied, we found the same three biotypes AnSL, ASL, and Q previously detected in Burkina Faso. These biotypes display a specific pattern of geographical distribution influenced by the host plant species. In Benin and Togo, the ASL and AnSL biotypes were predominant, while in Burkina Faso, the Q biotype was dominant, with two sub-groups, Q1 and Q3 (recorded to date only in this country), and ASL individuals found in sympatry with Q1 individuals in some localities. As previously reported, each biotype and each genetic group harbours a specific community of symbiotic bacteria.
BACKGROUND:The tobacco whitefly, Bemisia tabaci Gennadius (Hemiptera: Aleyrodidae), has developed a high degree of resistance to several chemical classes of insecticides throughout the world. To evaluate the resistance status in West Africa, eight insecticides from different chemical families were tested using the leaf-dip method on four field populations collected from cotton in Benin, Togo and Burkina Faso.RESULTS:Some field populations showed a significant loss of susceptibility to pyrethroids such as deltamethrin [resistance ratio (RR) 3-5] and bifenthrin (RR 4-36), to organophosphates (OPs) such as dimethoate (RR 8-15) and chlorpyrifos (RR 5-7) and to neonicotinoids such as acetamiprid (RR 7-8) and thiamethoxam (RR 3-7). Bemisia tabaci was also resistant to pymetrozine (RR 3-18) and to endosulfan (RR 14-30).CONCLUSION:The resistance of B. tabaci to pyrethroids and OPs is certainly due to their systematic use in cotton treatments for more than 30 years. Acetamiprid has been recently introduced for the control of whiteflies. Unfortunately, B. tabaci populations from Burkina Faso seem to be already resistant. Because cross-resistance between these compounds has never been observed elsewhere, resistance to neonicotinoids could be due to the presence of an invasive B. tabaci biotype recently detected in the region.
Au Togo, les pesticides de synthese sont utilises de facon intense et constante pour assurer la rentabilite des productions maraicheres et cotonnieres. Ainsi, une etude de la vulnerabilite de ces systemes de cultures a ete realisee en zone maraichere a Lome et en zone cotonniere a Kolokope au moyen de questionnaires administres au champ a 30 producteurs par site d'etude. L'etude a ete suivie d'une evaluation des impacts des pesticides identifies au cours de nos enquetes sur ces agrosystemes en utilisant le model Quotient d'Impact Environnemental (QIE). Cette evaluation a ete poursuivie avec une etude de la sensibilite aux insecticides usuels et recommandes par la methode d'impregnation de feuille en utilisant Bemisia tabaci comme bio-indicateur. Elle est ensuite completee avec une recherche de mecanismes d'action impliques dans la resistance aux insecticides au sein des populations d'anopheles associes aux agrosystemes par PCR-PASA. Il ressort des resultats d'enquetes que 93% des personnes interrogees utilisent des pesticides en zone maraichere contre 100% en zone cotonniere. En zone maraichere, 25 matieres actives sont utilises contre 7 en zone cotonniere. Cette utilisation intensive de pesticides a sans doute fortement contribue a selectionner la resistance de B. tabaci aux differentes matieres actives. Elle a selectionne egalement les mutations genetiques kdr et ace1R chez Anopheles gambiae s. l. en zone maraichere comme en zone cotonniere. La mutation genetique kdr est la plus representee avec 70% et une frequence allelique de 0,84 par rapport a l'ace1R observee a l'etat d'heterozygote. Chez An. gambiae, la mutation kdr a ete exclusivement observee chez la forme moleculaire S en zone cotonniere alors qu'elle a ete equitablement repartie chez les deux formes M et S a Lome. (Texte integral)
Les traitements insecticides destines a la protection de la culture du coton ont ete souvent evoques comme principal facteur de selection de la resistance d'Anopheles gambiae, principal vecteur du paludisme, aux insecticides. Pour verifier cette hypothese, nous avons evalue la resistance d'An. gambiae s.s dans les zones cotonnieres du Benin, selon trois programmes de protection contre les ravageurs: le programme calendaire avec utilisation de fortes quantites d'insecticides, le programme a lutte etagee ciblee (LEC) avec tres peu d'insecticide et le programme biologique ou aucun insecticide chimique n'est utilise. Dans un premier temps, nous avons effectue une enquete sur la nature des pesticides utilises contre les ravageurs de coton, leur origine et les doses appliquees. Dans un second temps, nous avons etudie la sensibilite des anopheles issus des sites d'etude aux papiers impregnes de deltamethrine (0,05 %), de permethrine (0,75%) de DDT (4%), et du bendiocarb (0,1%) et enfin, nous avons procede a la caracterisation moleculaire et a l'identification des mecanismes de resistance chez An. gambiae. Il ressort des resultats que les planteurs de coton utilisent plusieurs familles d'insecticides (les pyrethrinoides, les organocholores, les organophosphores et les carbamates). Dans les sites a traitement biologique, une decortission de feuilles de Neem ou de papayer en combinaison avec le piment et le savon local est utilisee pour traiter les plants de coton. Concernant le statut de resistance des moustiques dans les champs de coton, An.gambiae apparait resistant aux pyrethrinoides (75% de mortalite) et au DDT (48%), mais sensibles a la deltamethrine et au bendiocarb (97%) dans les zones a programme calendaire et a lutte etagee ciblee (respectivement, zones a forte et faible utilisation d'insecticides). Par contre, dans les zones de coton biologique, An. gambiae a ete trouve sensible a l'ensemble des insecticides sauf au DDT. Selon les resultats de l'analyse moleculaire (PCR), le complexe An. gambiae des zones d'etude est compose d'An. gambiae s. s (65%), et d'An. arabiensis (35%) et de deux formes moleculaires: S (15%) et M (85%). La frequence du gene Kdr, principal mecanisme de resistance observe en Afrique de l'Ouest chez An. gambiae est de 66,7% dans les moustiques issus des sites a insecticide et 33,3% dans les sites sans insecticide. Cette etude confirme une fois encore que les traitements insecticides sont responsables de la selection de la resistance aux pyrethrinoides chez An.gambiae en Afrique de l'Ouest. (Texte integral)
La mouche blanche Bemisia tabaci Gennadius (Homoptera, Aleyrodidae) est un des ravageurs les plus redoutes des cultures maraicheres et cotonnieres. Ce ravageur a developpe a travers le monde des resistances aux insecticides appartenant a plusieurs familles chimiques. Pour evaluer le statut de la resistance de B. tabaci en Afrique de l'Ouest, huit insecticides appartenant a cinq familles chimiques ont ete testes au laboratoire. Les bioessais ont ete realises sur des populations sauvages du ravageur collectees sur cotonnier au Benin, au Togo et au Burkina Faso en utilisant la methode par trempage de feuilles dans des solutions insecticides. En se referant aux valeurs des DL50s de la souche de reference Sud-S, les resultats ont montre que toutes les populations testees sont resistantes aux pyrethrinoides (deltamethrine et bifenthrine) et aux organophosphores (chlorpyriphos et dimethoate) utilises depuis plus de vingt ans en Afrique de l'Ouest. Toutefois, les populations de B. tabaci du Burkina Faso ont ete 5 a 9 fois pour les pyrethrinoides et 15 fois pour les organophosphores plus resistantes que celles du Benin. Les populations du Togo ont montre un niveau de resistance intermediaire. Les populations du Burkina Faso sont egalement resistantes a l'endosulfan et aux neonicotinoides (acetamipride et thiamethoxame) contrairement a celles du Togo et du Benin. Seul le pymetrozine a montre la meme efficacite sur toutes les populations. Les populations du Benin plus sensibles pour la plupart des insecticides testes, leurs DL50s ont ete utilisees comme reference pour etablir les facteurs de resistance. Ces resultats montrent que la pression de selection exercee par les traitements chimiques sur les populations de B. tabaci serait beaucoup plus forte au Burkina Faso jusqu'a entrainer aussi de resistance aux neonicotinoides d'utilisation recente voire jamais encore utilisees. L'implication des resultats pour le controle des infestations au champ en particulier sur cotonnier et cultures maraicheres est discutee. (Texte integral)
The efficacy of a mosquito netting to protect cabbages, Brassica oleracea L., against pests was investigated in field trials in Benin, West Africa. A polyester net covered the plants at night by using a wood armature. The net was removed during the day to prevent overheating and excessive shade, both problems of insect-proof screens used under tropical conditions. The number of all lepidopteran larvae with netting protection and foliar insecticide sprays was significantly lower than the unprotected control. The number of diamondback moth, Plutella xylostella (L.), was significantly lower with netting protection compared with foliar insecticide sprays and control. Netting treated with deltamethrin gave total protection of young plants against the aphid Lipaphis erysimi (Kaltenbach). At harvest, the number of marketable cabbages protected with untreated netting was significantly higher compared with the production with foliar insecticide sprays. The protection of cabbages with netting can be an economically viable method. Considering the price of cabbages on local markets (US dollars 1/unit), the net returns per 100 m2 were US dollars 247 by using netting, US dollars 149 by using insecticides, and US dollars 117 for controls. The net returns for using netting are based on replacing the netting each crop cycle. But netting can be reused several times, depending upon conditions, increasing the profit margin. The netting protection may be an alternative to the growing unsustainable practices of vegetable cropping in peri-urban areas of tropical countries.