L'objectif principal de cette étude était de décrire l'impact de la pneumopathie interstitielle diffuse associée à la sclérodermie systémique (PID-ScS) sur la qualité de vie (QdV). Les objectifs secondaires étaient d'étudier la relation entre la QdV et d'autres atteintes d'organes de la ScS et le recours à des aidants par les patients. Sept centres investigateurs ont inclus 89 patients atteints de PID-ScS entre décembre 2019 et avril 2020. Des données sociodémographiques et cliniques ont été recueillies. Les patients ont renseigné un questionnaire de QdV générique (EQ-5D-5L), un questionnaire de QdV spécifique (K-BILD) et un auto-questionnaire évaluant l'impact de la ScS sur différents organes selon un score variant entre 0 et 100, et le recours à des aidants. Des analyses de régressions linéaires multivariées ont été conduites entre les scores de QdV, la capacité vitale forcée (CVF) et les scores des atteintes d'organes avec ajustement sur l'âge, le sexe, l'ancienneté de la maladie, le type diffus ou non de la ScS et la présence d'auto-anticorps anti-topoisomérase. Parmi les 89 patients inclus, 73,6 % étaient des femmes. L'âge moyen était de 58,2 ± 14,5 ans. La CVF moyenne était de 86,8 ± 24,9 %. Les anticorps détectés étaient majoritairement des anti-topoisomerases (59,0 %). Le score moyen EQ-5D-5L était de 0,8 ± 0,2 et le score moyen de l'échelle visuelle analogique (EVA) de l' EQ-5D-5L était de 60,8 ± 20,4. Le score moyen du K-BILD était de 58,4 ± 12,7. La régression linéaire multivariée a retrouvé une corrélation significative entre la CVF et le score EQ-5D-5L avec une augmentation de 0,003 du score EQ-5D-5L pour une augmentation de 1 % de la CVF (p = 0,0096). Aucune corrélation significative n'a été identifiée entre la CVF d'une part et l'EVA de l'EQ-5D-5L ou le score du K-BILD d'autre part. Des corrélations significatives ont été retrouvées par les analyses de régression multivariée entre le score EQ-5D-5L et l'impact de la maladie sur le système pulmonaire (p = 0,0003), le système cardiaque (p = 0,0018), le syndrome de Raynaud (p = 0,0015), le système digestif (p = 0,0032), les articulations/muscles (p = 0,0003), la peau (p < 0,0001), les reins (p = 0,0052) et le reflux gastro-oesophagien (p = 0,0063). Des corrélations significatives ont également été identifiées entre le score K-BILD et l'impact de la maladie sur le système pulmonaire (p < 0,0001), le système cardiaque (p < 0,0001), le système digestif (p < 0,0001), les reins (p = 0,0004), la peau (p = 0,0499) et l'existence d'un reflux gastro-œsophagien (p = 0,0033). 68,5 % des patients ont déclaré avoir besoin d'un aidant dans leurs activités de la vie quotidienne. Cet aidant était le plus souvent le conjoint du patient, dont 4 ont dû arrêter leur activité professionnelle pour se consacrer au patient. La population incluse présente des caractéristiques similaires aux sujets de la cohorte EUSTAR [1], ce qui est un gage de sa représentativité et les résultats de cette étude sont cohérents avec ceux d'autres travaux similaires [2]. Cette étude confirme l'impact de la PID-ScS sur la QdV avec la mise en évidence d'une corrélation significative entre le score EQ-5D-5L et la CVF, mais également avec d'autres atteintes d'organes.
In France, patients benefit from early access to innovation, ahead of the marketing authorization approval, via the compassionate use program (ATU). Medicinal products indicated in a severe, rare and/or chronic disease are likely to be eligible mainly when there is no suitable treatment available and when both efficacy and safety are relevant. ATU approval is associated with a data collection protocol (PUT). Real world data (RWD) have to be collected during ATU. HTA agency is resquesting ATU data during the reimbursement assessment. We investigate how ATU data are valuated by the Transparency Commission (TC) in France. We performed a retrospective analysis of TC assessments published on the HAS website in 2019. We read and collected information about how these ATU data were value in the reimbursement appraisal. Amongst the 130 TC evaluations reviewed, 18 products were available in an ATU program (50% being onco-hematology drugs). For 90% of the products, the TC concluded clinically relevant comparator(s) exist(s). 78% of the ATU products were valued with a medical improvement rating (ASMR IV [minor] or better). The median target population was very low: 51 years (min-max: 0-1679) The data valued by the TC were: patients' characteristics and clinical outcome, efficacy, safety and prescription data (treatment line, prescribers, etc.). All of these data were displayed for only 2 products. For these 2 products, the TC valued the data collected. Collecting ATU data allows to gather early real world evidence data, which are an asset for successful market access. Those data are considered as valuable by TC and mentioned in the apraisal. The challenge is to optimize the collection of relevant ATU data for market access considering the short time available to set up an ATU, and TC dossier submission mandatory deadlines.
Évaluer les conséquences sur la qualité de vie d’un épisode d’infection à Clostridium difficile (ICD) chez des patients hospitalisés en court séjour. Une étude observationnelle prospective a été conduite en 2016 dans sept centres hospitaliers français chez des patients présentant une ICD confirmée microbiologiquement. L’auto-questionnaire EQ-5D-3L a été complété par les patients pour décrire leur état de santé perçu, à deux reprises : à 7 (± 2) jours après le diagnostic d’ICD ainsi que de façon rétrospective pour décrire leur état avant l’épisode infectieux. Les décréments d’utilité correspondants (avant et pendant l’épisode) ont été calculés en appliquant les valeurs de référence françaises [1]. Le score obtenu variait entre −1 et 1, 1 étant la meilleure qualité de vie possible. Le calcul des QALYs a été effectué à partir de l’EQ-5D et des durées moyennes observées des épisodes dans les études publiées. La perte de QALY a été estimée en multipliant la perte incrémentale d’utilité par la durée moyenne d’un épisode. Une analyse de la variance des décréments d’utilité en fonction de la sévérité de l’ICD et des caractéristiques des patients a été réalisée. Au total, 80 patients ont été inclus et disposaient de données exploitables ; 45 % des patients inclus étaient des hommes et l’âge médian à l’inclusion était de 71 ans (min/max : 30/98). La durée d’hospitalisation moyenne était de 30 jours (± 29). Le score moyen de Charlson était de 5,1 (± 2,8). Les scores d’utilité étaient négatifs chez 14 patients (18 %) avant l’épisode d’ICD et chez 43 patients (54,4 %) pendant l’épisode. Le score moyen EQ-5D est passé de 0,542 (± 0,391) avant l’épisode infectieux à 0,050 (±0,404) pendant l’épisode, avec une perte d’utilité moyenne ajustée de 0,482 points (±0,4). Le décrément d’utilité était significativement plus important en fonction de la sévérité de l’ICD (score Zar ≥ 3) (p = 0,001), pour les patients avec un score d’utilité positif avant l’épisode (p = 0,032), pour les femmes (p = 0,041) et pour les patients âgés de 65 ans ou plus (p = 0,041). Aucune association avec le score de Charlson n’a été mise en évidence. La perte de QALY associée en l’absence de décès était de 10,22 QALD (« Quality-Adjusted Life Days ») (± 19,44) soit 0,028 QALY (± 0,052). Les conséquences sur la qualité de vie des épisodes d’ICD, en dehors des conséquences en termes de mortalité plus élevée, sont importantes et se traduisent en une perte significative de QALY malgré leur courte durée.
Objectif : Décrire les pratiques d’auto-surveillance glycémique (ASG) chez les patients diabétiques de type 1 (DT1) ou 2 (DT2) et estimer la proportion de patients réalisant une ASG selon la fréquence recommandée, la proportion de patients respectant les recommandations de qualité de la mesure. Matériels et méthodes : Etude nationale, transversale, conduite auprès de 238 pharmacies. Un questionnaire était complété avec les patients sur les items suivants : diabétiques adultes, achetant pour eux-mêmes du matériel d’ASG, utilisant un lecteur depuis au moins six mois, sous insuline ou sulfamide/glinide ± autres antidiabétiques (AD). Résultats : 449 patients ont été inclus : 85 DT1 et 121 DT2 traités par multi-injections de type basale-bolus ± AD (Groupe A et Groupe B), 123 DT2 par insuline basale ± AD (Groupe C), 102 patients sous un autre schéma insulinique ± AD (Groupe D) et 120 DT2 par sulfamides/glinides sans insuline ± autres AD (Groupe E). La fréquence recommandée était suivie respectivement par 29,8 %, 36,4 %, 61,8 % et 69,2 % des patients Groupe A, Groupe B, Groupe C, Groupe E. La qualité de l’auto-mesure restait insuffisante qu’il s’agisse du nettoyage de l’appareil, des conditions de conservation/péremption des bandelettes ou de l’utilisation des solutions de contrôle. La capacité des patients à prendre une décision face à leur ASG restait faible (Groupe A : 56,5 %, Groupe B : 70,2 %, Groupe C : 49,2 %, Groupe E : 36,0 %) comme leur connaissance de leurs objectifs glycémiques (Groupe A : 81 %, Groupe B : 80,5 %, Groupe C : 68,6 %, Groupe E : 73,7 %). Conclusion : Si des progrès restent à faire sur la fréquence et la qualité des mesures, professionnels et patients doivent surtout porter leurs efforts sur l’éducation à l’interprétation des résultats de l’ASG.
La fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP) est une affection autosomique dominante rare, caractérisée par l’association d’anomalies congénitales des extrémités et la survenue d’épisodes successifs et cumulatifs d’ossifications musculaires irréversibles, conduisant à une ankylose progressive de l’axe vertébral et des membres. La prévalence de la FOP est mal connue, évaluée de façon variable par deux études à 0,36 et 0,61 par million d’habitants. L’objectif de ce travail est d’estimer la prévalence à partir de deux systèmes de collecte de données nationaux complémentaires en France : données provenant soit de registres (CEMARA et MOC) soit médico-administratives (PMSI) afin notamment d’évaluer les patients non présents dans les registres. Cette étude a été réalisée à partir du croisement de CEMARA, base de données des centres maladies rares, existant depuis 2007 (intégrant les patients FOP du registre local du centre de référence MOC établit en 1990, après accord des patients et des professionnels les prenant en charge) et du PMSI, base du programme de médicalisation des systèmes d’information (données de 2006 à 2012). La date choisie pour l’estimation de la prévalence était le 1er janvier 2012. Les patients décédés avant cette date ont été exclus de l’étude. Les résultats préliminaires sont présentés ci-dessous. Les résultats du croisement des deux bases ne seront analysés qu’après accord de la CNIL en attente. CEMARA et registre du CR MOC : au 01/01/2012, 85 patients vivants sont identifiés FOP dans CEMARA et résident en France. Pour 63, le diagnostic avait été confirmé à cette date, 10 avaient déjà des symptômes mais sans diagnostic confirmé. Pour le reste (12), ces données sont manquantes. La prévalence est donc de 1,3 cas par million. Parmi ces 85 patients, 52 % sont des hommes, l’âge moyen est de 29 ans, 44 % ont moins de 20 ans, 48 % entre 20 et 60 ans et 8 % plus de 60 ans. PMSI : au 01/01/2012, 242 patients sont identifiés dans le PMSI comme ayant été hospitalisés avec un code diagnostique CIM10 de FOP avant cette date et non décédés à cette date. La prévalence estimée est de 3,7 par million. Il est probable que certains de ces patients aient eu ce code diagnostique par excès. Ce point sera examiné après : (1) appariement des données avec la base CEMARA et (2) examen plus précis des données issues du PMSI sur ces hospitalisations (autres diagnostics, hospitalisations ultérieures). Parmi ces 242 patients, 44 % sont des hommes, l’âge moyen est de 42 ans, 18 % ont moins de 20 ans, 60 % entre 20 et 60 ans et 22 % plus de 60 ans. Cette étude préliminaire permet de montrer pour cette pathologie une prévalence supérieure aux études antérieures. Elle montre la pertinence du réseau CEMARA ainsi que le potentiel d’exploitation couplé aux données médico-administratives en France pour les maladies rares. L’étude d’appariement avec le PMSI permettra d’affiner la précision de l’étude qui se situera probablement au-dessus de 1,3 cas par million en France (soit 1/770 000 résidents).
PDGF/PDGFR pathway has been implicated in malignant pleural mesothelioma (MPM) carcinogenesis, and evidence suggests autocrine mechanisms of proliferation. We sought to evaluate the incidence of PDGFRB gene copy number gain (CNG) by fluorescence in situ hybridization and PDGFR pathway protein expression by immunohistochemistry (IHC) and correlate it to patient clinical outcome. Eighty-eight archived tumor blocks from resected MPM with full clinical information were used to perform IHC biomarkers (PDGFRα, PDGFRβ, p-PDGFRβ) and fluorescence in situ hybridization analysis of PDGFRB gene CNG. Spearman rank correlation, Wilcoxon rank-sum test, Kruskal-Wallis test, BLiP plots, and Kaplan-Meier method were used to analyze the biomarkers and correlation to clinical outcome. Several correlations between the IHC biomarkers were seen; however, none correlated to clinically relevant patient demographics or histology. In the CNG analysis, PDGFRB gene CNG in >10% of tumor cells had lower cytoplasmic p-PDGFRβ (P = .029), while PDGFRB gene CNG in >40% of tumor cells had a higher cytoplasmic PDGFRβ (P = .04). PDGFRB gene CNG status did not associate with patient demographics or tumor characteristics. PDGFR pathway IHC biomarkers did not associate with survival outcomes. However, patients with PDGFRB CNG >40% of tumor cells had improved relapse-free survival (HR 0.25 [95% CI 0.09-0.72], P = .0096) and improved overall survival (HR 0.32 [95% CI 0.11-0.89], P = .029). PDGFRB CNG >40% of MPM tumor cells is a potential prognostic biomarker for surgery and may identify a unique population of mesothelioma patients. Future validation of this biomarker in prospective trials is needed. From a retrospective review of archived tissue specimens from patients with resected malignant pleural mesothelioma tumors, we show that patients with PDGFRB CNG >40% of tumor cells had improved relapse-free survival (HR 0.25 [95% CI 0.09-0.72], P = .0096) and improved overall survival (HR 0.32 [95% CI 0.11-0.89], P = .029). PDGFRB CNG >40% of MPM tumor cells is a potential prognostic biomarker for surgery and may identify a unique population of mesothelioma patients.
Integrase strand transfer inhibitors (INSTI) are the standard of care for naïve HIV‐infected individuals due to their favourable efficacy and safety profile. The newest INSTIs, elvitegravir and dolutegravir, have not been evaluated in a head to head study; however, both have been compared to efavirenz/emtricitabine/tenofovir (EFV/FTC/TDF) in phase III trials. Elvitegravir/cobicistat/emtricitabine/tenofovir DF (E/C/F/TDF) was compared to EFV/FTC/TDF for 144 weeks in Gilead Study 102 (GS‐102), while dolutegravir (DTG) with the abacavir/lamivudine fixed‐dose combination (ABC/3TC) was compared to EFV/FTC/TDF for 96 weeks in the SINGLE study. The objective of this analysis is to perform an indirect comparison at 48 and 96 weeks of E/C/F/TDF to DTG+ABC/3TC by using the two trials evaluating each of these regimens compared to EFV/FTC/TDF.
L'autosurveillance glycémique (ASG) permet aux patients diabétiques de surveiller leur glycémie afin d'ajuster les doses d'insuline et de prévenir les hypoglycémies. Le kit d'ASG est donc au cœur de la prise en charge thérapeutique du patient et lui confère une certaine autonomie. L'ASG peut être divisée en trois étapes : préparation, prélèvement, lecture. Elle est effectuée à l'aide d'un autopiqueur équipée d'une lancette, d'une bandelette de mesure et d'un lecteur de glycémie. Ces appareils sont garantis par le laboratoire fabricant, agréés selon les normes en vigueur et la plupart sont remboursés. Leur utilisation est sujette à une manipulation précise (profondeur de piqûre) et à un entretien spécifique (déchets d'activités de soins à risque infectieux). Le rôle du pharmacien d'officine est de première importance lors de la délivrance du premier kit, mais aussi dans le cadre d'un suivi régulier. Self-monitoring of blood glucose (SMBG) allows patients with diabetes to monitor their blood sugar levels, so as to adjust insulin doses and prevent hypoglycemia. The SMBG kit is at the heart of the therapeutic management of the patient and gives them certain autonomy. The SMBG kit can be divided into three stages: preparation, collection and reading. It is performed using a lancing device equipped with a lancet, a test strip and a blood glucose meter. The manufacturing laboratory, approved according to current standards, guarantees these devices and most are refunded. Their use is subject to precise handling (penetration depth) and specific maintenance (infectious clinical waste). The role of the pharmacist is of prime importance when issuing the first kit, but also in regular monitoring.
Hereditary angioedema (HAE) is a rare and potentially serious disease. Due to its rarity, there are very few epidemiological and therapeutic data on this disease. The objectives of this study were to generate new information describing HAE patients and their symptoms, costs of therapeutic management, and impact on health-related quality of life (HRQoL). A one-year retrospective observational study was conducted involving 306 HAE patients across 19 French medical centres. Data were collected on disease pathology, management,, resources and health-related quality of life based on the SF-36. 64.1% of patients had type I and/or II HAE, whilst 35.9% of patients had type III. The initial symptoms appeared in adolescents for type I/II HAE and in young adults for type III HAE. Across all HAE types, 87.4% of patients had already experienced at least one severe (life threatening) event related to the pathology and had an average of 8.5 episodes in the prior year. Out of 883 episodes, hospitalisation was necessary in 11.4% of episodes. An ICU stay was needed in 13.8% of the hospitalised episodes, and 3 of these stays necessitated intubation. 55.2% of the patients had ongoing long-term prophylactic treatment. The annual per-patient cost of HAE episodes (treatment, hospitalisation) was €4892 for type I/II and €3313 for type III. As compared with a population of patients with allergies, patients suffering from HAE have a decrease in their SF-36 scores in the areas of mental health and social well-being, as well as in most domains of physical health. Notably, there is a significant degradation in the SF-36 scores of patients when the number of episodes increases. HAE is a disease which reduces the QoL and has a high cost of treatment
Aim: To provide formulae that may be used to transform sample-based estimates of group-level mean and standard deviation of visual acuity (VA) across different scales of measurement. Methods: We focused on 3 transformations: (1) ETDRS letters – LogMAR (2) Decimal – LogMAR and (3) Snellen – LogMAR. We assumed that logMAR follows a normal distribution in the underlying population and used the empirical asymptotic normal approximation of the joint distribution of average and standard deviation in order to derive formulae for transformation of group-level estimates. We considered that the true population parameters are not known and are to be estimated using data from a sample of patients (which is essentially always the case). We compared estimates obtained with the proposed sample-based approach with those based on a “naïve” approach in which individual-level formulae are used directly for transformation of means and standard deviations at the group-level. Results: Applying formulae that are appropriate for transformations of scales of measurement for data at the individual- (or patient-) level, to transform VA at the group level, can lead to biased estimates of means and standard deviations. In particular, it could lead to underestimation of the average logMAR VA in studies that use decimal VA. Such bias will be greater in magnitude when disease strongly affects VA. Conclusions: This paper provides formulae that can be easily implemented in standard spreadsheet software programs, and which allow appropriate transformations of group-level estimates of mean and standard deviation of VA across different scales of measurement. These transformations are helpful for performing meta-analyses or for comparisons of results across studies when VA is expressed in different units.
Catherine Boureau1, Antoine Lafuma2, Viviane Jeanbat2, Andrew F Smith3, Gilles Berdeaux41Clinique Geoffroy St Hilaire, Paris, France; 2Cemka-Eval, Bourg la Reine, France; 3Alcon Laboratories Ltd, Hemel Hempstead, UK and Nuffield Laboratory of Ophthalmology, University of Oxford, UK; 4Alcon France, Rueil Malmaison, France; Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris, FranceBackground: Posterior capsule opacification is one of the most frequent adverse events following cataract surgery. This manuscript reports the lifetime cost of complications linked to posterior capsule opacification using three types of intraocular lens with square edges.Methods: Costs were estimated from a retrospective study of patients who underwent cataract surgery and data from the literature. The lenses studied were hydrophobic acrylic (SA60AT and AR40E) and hydrophilic acrylic (XL-Stabi) lenses with square edges. The frequency of Nd-Yag laser capsulotomies after 4 years’ survival was estimated by two methods: the first involved linear adjustment of the rate at 5 and 6 years follow-up and then application of a constant rate after 6 years; the second involved linear adjustment after 5 years follow-up. The economic perspective was that of the French Sickness Fund.Results: After 3 years’ follow-up the percentage of patients who had not undergone laser Nd-Yag capsulotomy was 86.9% with SA60AT, 76.6% with AR40E and 54.6% with XL-Stabi lenses (p < 0.001). The total cost of capsulotomy and management of complications per patient lifetime was estimated to be €90.5 for SA60AT, €189.5 for AR40E and €288.0 for XL-Stabi lenses by the first extrapolation method. With the second method of extrapolation the costs were €94.8, €200.0 and €300.2, respectively.Interpretation: Lower costs for cataract surgery and management of related complications were observed with the two hydrophobic acrylic lenses; the lowest costs were observed with SA60AT lenses as they were associated with fewer Nd-Yag laser capsulotomies.Keywords: cataract surgery, Nd-Yag laser, capsulotomy, adverse event, cost, budget impact