Cette étude évalue la faisabilité d'un programme d’irrigation d’appoint visant à sécuriser la production de céréales dans la plaine de Saïss. Dans un contexte agricole crucial, l'objectif principal est de déterminer la faisabilité technique et financière du programme. La méthodologie comprend une estimation du consentement à payer des producteurs de blé pour un mètre cube d'eau par le modèle logit, une analyse technique des coûts liés à la production et à l'irrigation, ainsi qu'une analyse financière approfondie. Les résultats indiquent un fort soutien des agriculteurs, avec une approbation de 100 % et 92 % prêts à contribuer financièrement. Sur le plan financier, le coût total de l'investissement est d'environ 650 millions de dirhams, avec des indicateurs de rentabilité positifs (TRI d'environ 11 %, VAN de 708 millions de dirhams, délai de récupération de sept ans), confirmant la faisabilité du projet. La mise en œuvre du programme pourrait renforcer significativement la sécurité alimentaire et le développement économique dans la région. Mots clés: Filière céréalière, sécurité alimentaire, programme de sécurisation, Étude de faisabilité, plaine de Saïss
Le Maroc - pays de la rive sud de la Méditerranée - présente des systèmes de culture fortement tributaires de la pluviométrie et des disponibilités en eau d’irrigation. À chaque étage climatique correspond un système plus ou moins spécifique, caractérisé par un niveau de productivité donné et des besoins propres en engrais. Cette dépendance étroite entre fertilisation et offre hydrique confère au zonage agroclimatique le statut de variable structurante de premier rang dans l’architecture et l’arborescence d’un logiciel d’aide à la décision en matière de fertilisation raisonnée. C’est sur ce postulat qu’est conçu, il y a une trentaine d’années, le premier logiciel marocain dédié à la fertilisation des grandes cultures et des fourrages. Outil convivial et complet, élaboré en plusieurs modules intégrant l’auto-contrôle des erreurs et la prévention des choix inappropriés lors de la saisie, l’interprétation des analyses de sol, le calcul des plans de fumure, le choix des engrais, la formulation des mélanges de type Bulk Blending ainsi que l’optimisation du coût de la fumure. Il est en outre doté d'aides contextuelles, consultables à tout moment, précisant la finalité de chaque information exploitée et les limites de son utilisation. Il offre également aux spécialistes des fertilisants la possibilité d’ajuster le paramétrage de base proposé lorsqu’ils estiment disposer de références plus adaptées. Conçu en adéquation avec les réalités agroclimatiques locales, ce logiciel se veut un outil de proximité au service de l’agriculteur, quel que soit son niveau technique: plan de fumure fondé sur l’analyse de sol lorsque celle-ci est disponible, mais aussi fumure de première approximation, de type «Mieux que rien», en cas d’analyse incomplète ou lorsque cette analyse fait totalement défaut. Le logiciel ayant été perdu entre-temps et sa conception n’ayant jamais été publiée, le présent article a pour objectif d’en présenter la démarche méthodologique à la communauté agronomique et, surtout, d’inspirer les initiatives souhaitant reprendre ce grand chantier avec un nouveau regard, en s’appuyant sur les bases de données les plus récentes et sur les avancées liées à l’essor de l’intelligence artificielle. Mots clés: Logiciel d'aide à la décision Maroc, fertilisation raisonnée, systèmes de culture, plans de fumure, analyse du sol, Maroc
La présente étude vise à évaluer l'effet de différentes doses de semis sur la croissance, la productivité et la rentabilité économique de l'orge (Hordeum vulgare L.) conduite en Bour en conditions d’agriculture de conservation dans le Saïss (Meknès, Maroc), durant la campagne agricole 2024-2025. Quatre doses ont été ainsi testées: 70 (T1), 100 (T2), 130 (T3) et 160 (T4) kg/ha et, réparties en blocs aléatoires complets avec quatre répétitions. Les résultats ont montré que la dose de semis a un effet significatif sur la majorité des paramètres étudiés. À la levée, la densité des plantes augmente proportionnellement avec la dose de semis, allant de 146 plantes/m² pour T1 à 336 plantes/m² pour T4. Cependant, les faibles densités (T1) favorisent un tallage plus important par plante, avec T1 enregistrant en moyenne 7 talles/plante à la montaison contre 5 talles/plante pour T4. En termes de croissance verticale, les densités élevées (T4) ont montré une plus grande hauteur de plantes (115,4 cm à l’épiaison), traduisant une compétition accrue pour la lumière et l'étiolement. Toutefois, la matière sèche totale par plante diminue significativement avec l'augmentation de la densité, T1 atteignant en moyenne 9,41 g/plante à la maturité tandis que T4 n'atteint que 3,65 g/plante. La densité d'épis par m² augmente significativement avec la dose de semis avec en moyenne 462 épis/m² pour T4 et 354 pour T1, mais cela s'accompagne d'une diminution très significative du nombre de grains par épi et d'une tendance à la baisse du poids de mille grains. Concernant les rendements finaux, malgré des variations de moyenne, l'effet de la dose de semis sur le rendement en grains, en paille et le rendement biologique est non significatif. T1 a obtenu, en moyenne, le rendement en grains le plus élevé (46,4 qx/ha), et également le rendement paille (74,6 qx/ha) et biologique (136,3 qx/ha) les plus élevés. La verse, dont l'incidence croît significativement avec la densité de peuplement (R²= 63,2%) et la hauteur des plantes (R²= 61,6%), a significativement réduit les composantes individuelles du grain, notamment le PMG (R²= 47,6%) et le nombre de grains par épi (R²= 62,9%). Les coûts totaux augmentent avec la dose de semis, passant de 3139 MAD/ha pour T1 à 3481 MAD/ha pour T4. Malgré l'absence de significativité statistique pour les revenus totaux, T1 a généré le revenu total le plus élevé (19315 MAD/ha), tandis que T4 a eu le plus bas (17306 MAD/ha). La marge nette, dont l'analyse de variance tend vers la significativité, est également la plus élevée pour T1 (16176 MAD/ha) et la plus basse pour T4 (13825 MAD/ha). Mots-clés: dose de semis, agriculture de conservation, orge, paramètres de croissance, productivité, rentabilité économique, Saïs, Maroc
This paper proposes and implements a Generative Automatic Matching (GAM) approach, an innovative solution to handling the heterogeneity of systems and architectural diversity in developing modern applications. GAM overcomes the limitations of existing methods by fully automating the matching and model generation process, eliminating reliance on fixed algorithms and heuristics that lack adaptability. By embedding a multi-agent system—a focused area of artificial intelligence—GAM enables distributed problem-solving and enhances the efficiency of system integration across heterogeneous environments. Implemented on the .NET platform, GAM utilizes intelligent agents to coordinate and execute matching operations, demonstrating a significant improvement over traditional methods that often require manual or semi-automated processes. The approach is applied to the Elementary Case Study (ECS) to showcase how GAM tackles the complexities of diverse system architectures. System-to-system interactions are fully automated through the multi-agent framework, ensuring complete integration. In the developed .NET application, performance evaluation using machine learning quality metrics underlines this scalable, adaptable framework’s high degree of accuracy and reliability, positioning GAM as a versatile and dependable framework for addressing current and emerging challenges in system development and integration.
Plants, over millennia, have evolved intricate and sophisticated defense mechanisms to counter a myriad of environmental stresses, primarily through the synthesis of secondary metabolites (SMs). These unique compounds are instrumental in plant defense acting as a frontline barrier against pathogens, pests, and herbivores, while also facilitating as well as aiding adaptation to environmental challenges and mediating interactions with other organisms. This review discusses the role of SMs in plant defense against pathogens and herbivores, as well as their significant contribution to abiotic stress tolerance. Furthermore, the review examines the impact of individual environmental variables, namely salinity, drought, temperature, and light, on the accumulation of SMs in plants. It also explores the intricate genetic regulation of SM biosynthesis during stress conditions, with a particular focus on the involvement of transcription factors, such as AP2/ERF, bZIP, bHLH, WRKY, MYB, and NAC. By integrating and synthesizing insights on both biotic and abiotic stress responses, this review sheds light on the complex interplay between environmental factors and secondary metabolite production, offering a comprehensive and holistic perspective on plant adaptive strategies.