
Différents travaux ont souligné la propension des élites économiques à se faire passer pour vertueuses auprès des médias, des sociologues ou des entrepreneurs de morale qui pourraient multiplier les critiques à leur encontre ( greenwashing , pinkwashing , etc.). À partir de l’ethnographie d’une école de commerce, cet article soutient qu’une norme inverse conduit les acteurs à tenir, dans des contextes d’entre-soi, des discours marqués par l’insensibilité, au nom de l’accumulation économique qui serait le seul objectif légitime, alors que le désintéressement apparaît relativement indicible.
Cet article analyse les scènes sociales de l’eau domestique dans le semi-aride brésilien à partir d’une enquête ethnographique menée auprès de ménages ruraux. En adoptant une approche dite métabolique, il interroge les conditions d’accès, de gestion et d’usage de l’eau, afin de montrer comment elles s’articulent à des rapports de pouvoir à différentes échelles. L’attention portée aux circulations de l’eau domestique met en lumière le travail domestique qui les rend possibles, ainsi que les dimensions relationnelle, matérielle et politique du care .
Cet article interroge les conditions sous lesquelles la mise en valeur de la scène domestique sur les réseaux sociaux contribue à renforcer la réputation des jeunes femmes des classes populaires et intermédiaires rurales. Il montre que les publications en ligne doivent témoigner d’une adhésion à l’idéal d’installation pour être socialement valorisées. Il analyse ensuite les commérages suscités par ces mises en scène, en soulignant qu’ils révèlent à la fois l’ancrage territorial des femmes concernées et les formes de distinction qui s’établissent entre elles.