Les déficits immunitaires primitifs (DIP) sont un ensemble hétérogène de pathologies génétiques affectant le système immunitaire. Une atteinte spécifique pulmonaire, infectieuse et non infectieuse, est fréquente et responsable d’une morbi-mortalité importante. L’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) est le seul traitement curatif et peut s’envisager si le diagnostic génétique est associé à un pronostic péjoratif, dans le cas d’infections sévères, d’hémopathies, ou en cas d’atteinte d’organe impactant le pronostic fonctionnel à long terme. L’objectif de cette étude est de décrire l’évolution pneumologique après allogreffe. Recueil rétrospectif des données médicales des sujets atteints de DIP allogreffés de CSH à partir de l’âge de 16 ans, dans le service d’hématologie de l’hôpital Necker entre 2011 et 2020. Le critère de jugement principal était la fréquence des infections respiratoires sévères. Les critères secondaires étaient l’évolution fonctionnelle et radiologique ainsi que la fréquence de survenue des complications spécifiques de la greffe. Trente-deux patients ont été inclus, 13 (41 %) avaient un déficit immunitaire combiné, 10 (31 %) avaient une granulomatose septique chronique et 6 (19 %) avaient une dysrégulation du système immunitaire. La durée de suivi médiane était de 4 ans [IQR : 1,7–8,8] en pré-greffe et de 5 ans [IQR : 3,5–6,4] en post-greffe. Sept patients sont décédés dans la première année après la greffe. Les taux annualisés d’infections sévères pulmonaires étaient de 0,3 [IQR : 0–0,48] avant la greffe et de 0 [IQR : 0–0,26] après la greffe, soit une réduction de 0,28 (IC95 [−0,08 à 0,63], p = 0,12). Concernant les EFR, on observait un gain moyen de VEMS de +1,12 %/an et de la CV de +2,85 %/an en post-greffe. Les dilatations des bronches visualisées sur les scanners thoraciques avaient tendance à s’aggraver durant la période pré-greffe (+2 points au score Bhalla) alors qu’elles s’amélioraient (−1 point au score Bhalla) dans la première année post-greffe puis se stabilisaient. Les autres atteintes radiologiques étaient de l’emphysème, des micronodules et nodules, des cavités et des condensations rétractiles cicatricielles. Trois patients ont développé une bronchiolite oblitérante. L’allogreffe de CSH pour DIP est associée à une diminution non significative des infections respiratoires sévères, une stabilisation de la fonction respiratoire et de l’imagerie thoracique.
Background and importance In the field of clinical pharmacy services there are activities that are suitable for pharmacy technicians under the supervision of a pharmacist. At the university hospital in Dresden one full-time pharmacist and one half-time pharmacy technician (4 hours/day) are looking after 80 beds in the department of urology. The main tasks of the pharmacy technician are medication reconciliation as well as clinical prioritisation by using guidelines to identify patients who are at high risk of drug-related problems. Aim and objectives The aim of this study was to identify the clinical pharmacy services where the integration of pharmacy technicians has the biggest impact on avoiding drug-related problems. Material and methods Since 2019 the pharmacy technician has recorded their interventions in a categorical Excel worksheet, and there are two documentation weeks per quarter. The categories are drug name, short description of the drug-related problem, intervention, classification (dose-related problems, consultation of general practitioner, consultation of patient, electronic prescription, other drug-related problems after discussion with the pharmacist, drug substitution). Results During 22 documentation weeks from January 2019 to September 2020 the pharmacy technician documented 468 interventions. The main interventions were drug substitution on admission considering local guidelines (n=181; 39%), consultation with the general practitioner because of identified discrepancies on the medicine lists (n=138; 29%) and consultation with patients because of identified discrepancies (n=78; 17%). Dose-related interventions and other drug-related problems were detected by the pharmacy technician and discussed with doctors under the supervision of the pharmacist (n=49; 10%). Conclusion and relevance Especially in the field of medication reconciliation, trained pharmacy technicians can be suitable to prevent medication errors. Consultations with general practitioners and patients because of identified discrepancies on the medication lists are time-intensive and probably would not happen in the same way without integration of the pharmacy technician. Drug substitution in consideration of local guidelines and the preparation of the electronic prescription led to fewer queries from nurses or doctors. References and/or acknowledgements 1. Incorporation of pharmacy technicians to support clinical pharmacy services; Krankenhauspharmazie 2021;42:414–8. (Einbindung von pharmazeutisch-technischen Assistenten (PTA) in die klinisch-pharmazeutische Arbeit auf Station (krankenhauspharmazie.de)) Conflict of interest No conflict of interest
Zielsetzung Wir untersuchten die Teilnahme an der intensivierten Früherkennung (IF) in unserem Zentrum für familiären Brust- und Eierstockkrebs (FBREK). Ziel war es, Adhärenz und Fluktuation von Teilnahmeberechtigten an der IF einzuschätzen, Unterschiede zwischen Risikogruppen zu detektieren und die Ergebnisse mit Blick die Compliance-Rate zu bewerten.
L’auto-immunité apparait lorsque les mécanismes de contrôle qui maintiennent la tolérance et l’homéostasie immunitaire échouent. Certaines maladies auto-immunes à début précoce et/ou à présentation familiale peuvent être causées par une mutation dans un seul gène (on parle alors de maladie monogénique). Leur étude peut permettre une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans l’auto-immunité en général. Nous avons analysé par étude de l’exome ou du génome entier (whole exome/génome sequencing) une série de patients ayant présentés une maladie auto-immune à début précoce et/ou familiale. La pathogénicité ainsi que la ségrégation familiale des variants retrouvés ont été analysées. Une large série d’études immunologiques, biochimiques et de biologie moléculaire a été réalisée afin de démontrer l’impact au niveau cellulaire des mutations retrouvées. Nous avons identifié des mutations germinales hétérozygotes, de transmission autosomique dominante, et pertes de fonctions du gène SOCS1 chez 10 patients de 5 familles différentes avec des maifestations auto-immunes à début précoce et/ou de présentation familiale. La pénétrance était incomplète (65 %). Les symptômes ont débuté à un âge médian de 7,5 ans (2–44) mais la majorité des patients était adulte au moment de l’analyse génétique. Les principales manifestations cliniques étaient : des cytopénies auto-immunes (n = 5), une auto-immunité d’organe (thyroidite, psoriasis, maladie coeliaque, n = 4) et un lupus systémique (n = 2). SOCS1 est une protéine intracellulaire inductible qui régule négativement l’activation de la voie JAK-STAT en réponse à certaines cytokines pro-inflammatoires. Ainsi, les lymphocytes dérivés de patients présentaient une hyperactivation de la voie JAK-STAT en réponse à l’interféron-gamma, l’interleukine-2 et l’interleukine-4. Sur le plan immunologique, les patients présentaient une proportion augmentée de lymphocytes B autoréactifs (CD19 + CD38lowCD21low) et une proportion diminuée de lymphocytes B mémoires switchés. On observait également une proportion diminutée de lymphocytes T régulateurs qui présentaient un phénotype et une fonction altérés. Les lymphocytes T de patients avaient une prolifération augmentée en réponse à l’interleukine-2 en comparaison avec des contrôles. Enfin, in vitro, ex-vivo et in vivo, l’utilisation d’un inhibiteur de JAK1-2 (le ruxolitinib) était efficace sur pour supprimer l’hyperactivation de la voie JAK-STAT en réponse aux différentes cytokines L’haploinsuffisance en SOCS1 est une nouvelle cause monogénique de maladie auto-immune à début précoce et/ou familiale de transmission autosomique dominante caractérisée par une hypersensibilité des cellules immunes aux cytokines pro-inflammatoires. L’utilisation des inhibiteurs des JAKs pourrait être particulièrement adaptée dans ce contexte.
Background Paediatric cutaneous granuloma with primary immunodeficiency (PID) is a rare condition. The physiopathology is unclear, and treatment is challenging. We report on 17 paediatric cases and review the literature. Objectives To make dermatologists and dermatopathologists aware of the diagnostic value of skin granulomas in paediatric PID. Methods We collected data on 17 patients with cutaneous granulomas and PID registered with us and also reviewed 33 cases from the literature. Results Cutaneous granuloma was the presenting feature of the PID in 15 of the 50 collated cases. The lesions presented as red-brownish nodules and infiltrated ulcerative plaques, predominantly on the face and limbs. Scleroderma-like infiltration on a single limb was observed in 10% of the cases. The associated PID was ataxia-telangiectasia (52%), combined immunodeficiency (24%), cartilage-hair hypoplasia (6%) and other subtypes (18%). The granulomas were mostly sarcoidal, tuberculoid, palisaded or undefined subtypes. In some patients, several different histopathologic granulomatous patterns were found in the same biopsy. Some granulomas were associated with the presence of a vaccine strain of rubella virus. Conclusion Cutaneous granulomas associated with a PID have a variable clinical presentation. A PID can be suspected when crusty, brownish lesions are found on the face or limbs. The concomitant presence of several histological subtypes in a single patient is suggestive of a PID.
La multiplicité des étiologies contribue à une prise en charge hétérogène des malades ayant une dilatation des bronches (DDB). Les malades ayant un déficit immunitaire primitif (DIP) sont fréquemment atteints de DDB et sont accessibles à des traitements spécifiques. Le but du travail est de comparer les caractéristiques initiales et l’évolution des DDB liées aux DIP, à celles d’autres étiologies. Il s’agit d’une étude rétrospective et monocentrique menée dans le service de pneumologie de l’Hôpital Foch à Suresnes, incluant les patients adultes suivis pour une DDB pendant plus de 5 ans et disposant de plus de 4 tests fonctionnels respiratoires à un an d’intervalle. Le seul critère d’exclusion était le diagnostic de mucoviscidose homozygote. Le score de Bhalla a été utilisé pour l’analyse des scanners. L’évolution du volume expiratoire maximal en 1 seconde (VEMS), du rapport VEMS/capacité vitale (VEMS/CV) et du rapport volume résiduel/capacité pulmonaire totale (VR/CPT), a été calculée en utilisant la différence entre les premières et les dernières valeurs disponibles. Les résultats sont exprimés en médiane ou en proportion. L’étude a reçu l’accord de la SPLF (CEPRO 2018–018). Parmi les 340 patients suivis dans le service pour une DDB, 102 remplissaient les critères de l’étude (Tableau 1). Ils ont été répartis dans 3 groupes selon l’étiologe des DDB : DIP (20 patients, 19,6 %) ; idiopathique et postinfectieuse (39 patients, 38,2 %) ; et autres causes (43 patients, 42,2 %). La principale cause de DIP était un déficit immunitaire commun variable (13 patients). Il n’y avait pas de différence significative sur les caractéristiques initiales : 55 ans, 70 % de femmes, 70 % de VEMS, score de Bhalla à 9, 33 % de colonisation à Pseudomonas sp. 85 % des patients avec un DIP recevaient une substitution en immunoglobulines. Dans le groupe DIP, les patients perdaient 23 ml de VEMS par an et avaient un taux d’exacerbation de 0,8 par an, sans différence significative avec les autres groupes. Une hémoptysie est survenue chez 20 % des patients du groupe DIP (nécessitant dans un quart des cas une embolisation artérielle), et une hospitalisation en réanimation a été nécessaire chez 5 % des patients des patients du groupe DIP, sans différence significative avec les autres patients. Le taux de mortalité était de 10,8 % pour un suivi de 10 ans (sans différence entre les groupes). Les caractéristiques initiales et l’évolution des DDB est similaire entre les patients atteints de DIP et ceux des autres groupes.
Les nocardioses sont des infections opportunistes sévères auxquelles les patients avec certains déficits immunitaires primitifs (DIP) sont exposés. L'objectif principal de cette étude était de décrire les cas de nocardiose chez des patients atteints de DIP. Cette étude rétrospective observationnelle rassemble tous les patients avec DIP documentés (phénotypiquement ou génétiquement), associés à une nocardiose (culture positive à Nocardia et atteinte clinicoradiologique compatible) diagnostiquée et/ou publiée entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2016. Tous les cas français ont été inclus suite à un appel national à observations. Une revue de la littérature a permis d'inclure tous les cas publiés en anglais ou en français sur Pubmed. Soixante-dix-neuf cas de nocardiose associés à un DIP ont été inclus, dont 12 cas français et 67 cas de la littérature. Le sexe ratio homme/femme était de 1/1,9. L'âge médian au diagnostic de nocardiose était de 16 ans [0,3–54]. Les principaux DIP identifiées étaient la granulomatose septique chronique (CGD ; n = 61 ; 77,5 %), la lymphopénie CD4 idiopathique (n = 4), le déficit immunitaire commun variable (n = 4), le déficit en IL12Rβ1 (n = 2), le déficit en IL12p40 (n = 2), le déficit immunitaire combiné sévère (n = 2). Au diagnostic de nocardiose, 21 % des patients étaient sous corticoïdes (n = 9/42) et 30 % étaient sous antibioprophylaxie à base de triméthoprime-sulfaméthoxazole (cotrimoxazole, n = 23/76). Le délai médian entre le début des symptômes et le diagnostic de nocardiose était de 60 jours [2–257]. Les nocardioses étaient de forme pulmonaire (89 %, n = 46/52), neurologique (19 %, 10/52), ganglionnaire (15 %, 8/52), cutanée (14 %, n = 7/52) et rhumatologique (12 %, n = 6/52) et l'infection était disséminée dans 25 % des cas (n = 12/52). Le diagnostic d'espèce était fait dans 65 % des cas (n = 36/55), avec 36 % de Nocardia farcinica (n = 13/36). Parmi les souches testées, 75 % étaient sensible au cotrimoxazole (n = 9/12). Il existait une co-infection dans 36 % des cas (n = 18/50). La durée médiane d'antibiothérapie était de 191 jours [35–852] et 30 % des patients ont eu une prise en charge chirurgicale associée (n = 14/47). Le taux de mortalité était de 10 % (n = 5/52) à 12 mois du diagnostic de nocardiose et 13 % des patients ont eu deux épisodes de nocardiose (n = 6/46). La majorité des 79 patients de cette série avaient une CGD et une nocardiose pulmonaire, avec une co-infection dans un tiers des cas et 10 % de mortalité à 12 mois. Il s'agit de la plus grosse série de nocardiose associée à des DIP décrite à ce jour, permettant d'orienter le bilan étiologique à réaliser en cas de nocardiose inexpliquée.
La principale cause génétique du syndrome hyper-IgE (ex syndrome de Job) est un déficit en Signal Transducer and Activator of Transcription 3 (STAT3). Cette pathologie autosomique dominante se manifeste par un déficit immunitaire Th17 et qualitatif des immunoglobulines associé à des manifestations atopiques, rhumatologiques, cardio-vasculaires, cutanées et respiratoires. L'atteinte respiratoire est la première cause de mortalité. Peu de données sont disponibles du fait de la faible prévalence de la maladie et d'une hétérogénéité clinique importante. Notre objectif était de décrire les évènements respiratoires aigus et l'atteinte respiratoire chronique à l'âge adulte. Un recueil rétrospectif exhaustif des données cliniques, biologiques, radiologiques et fonctionnelles concernant les évènements respiratoires aigus et chroniques des patients de plus de 16 ans ayant un déficit en STAT3 et enregistrés dans le registre national du CEREDIH, a été réalisé de mai 2015 à décembre 2015. Cinquante-six patients âgées de 16 à 51 ans, dont 44 % de femmes, ont été inclus dans 23 centres. Douze patients (21 %) avaient été diagnostiqués à l'âge adulte. Les évènements respiratoires infectieux étaient les plus fréquents dans toutes les tranches d'âge et touchaient 95 % des patients, la plupart d'origine bactérienne (30 % étaient documentés à S. aureus) et fungiques (32 infections aspergillaires décrites chez 19 patients (34 %)). Les évènements vasculaires étaient inhabituellement fréquents : sept patients (12,5 %) ont présenté au moins un évènement thromboembolique dont un cas d'hypertension artérielle pulmonaire sévère post-embolique. L'analyse de l'imagerie a identifié des dilatations des bronches ou des pneumatocèles chez 42 patients (75 %), apparus avant l'âge de 16 ans pour 19 d'entre eux. Quatorze patients (25 %) avaient été opérés, la plupart pendant l'enfance, pour pneumothorax persistant après drainage (29 %) ou traitement d'un aspergillome sur cavité (43 %). Cette étude confirme l'importance des atteintes respiratoires infectieuses bactériennes et fungiques chez ces patients et précise leurs caractéristiques. Elle identifie également une fréquence élevée de maladie veineuse thromboembolique. Enfin, ces patients développent des cavités parenchymateuses de très grande taille difficiles à prendre en charge, avec des suites opératoires complexes.
Les dilatations des bronches (DDB) sont une des manifestations pulmonaires les plus fréquentes et sévères des déficits immunitaires héréditaires (DIH) à prédominance humorale. Décrire chez les patients adultes atteints d’un DIH humoral diagnostiqué dans l’enfance, les différentes caractéristiques des DDB, et les facteurs favorisant leur survenue. Étude rétrospective de l’ensemble des données cliniques, biologiques, fonctionnelles respiratoires et radiologiques disponibles concernant le suivi des patients adultes atteints d’agammaglobulinémie, de déficit immunitaire commun variable (DICV), ou, de syndrome d’hyper-immunoglobuline M (HIgM) diagnostiqués avant l’âge de 16 ans, inclus dans la cohorte du Centre de référence des déficits immunitaires héréditaires (CEREDIH) suivis au sein de 3 hôpitaux franciliens. Nous avons inclus 151 patients tous âgés de plus de 16 ans : 68 atteints d’agammaglobulinémie, 60 de DICV t 23 d’HIgM. Des DDB étaient présentes chez 62 patients (41,0 %) de notre étude. Elles étaient plus fréquentes (57,4 %) chez les patients atteints d’agammaglobulinémie, que chez ceux atteints de DICV (30,0 %) (p = 0,0019) et d’HIgM (17,2 %) (p = 0,0038). La médiane de l’âge au moment du diagnostic de DDB était de 13,7 ans. Il existait une prédominance des DDB dans les lobes inférieurs et moyens. Les patients atteints de DDB étaient plus fréquemment porteurs d’une colonisation bronchique chronique à Haemophilus influenzae (RR = 2,8 ; IC95 % [2,0–3,8] ; p < 0,0001) et à Streptococcus pneumoniae (RR = 2,4 ; IC95 % [1,8–3,2] ; p = 0,0015). Il n’existait pas de différence significative entre le groupe de patient porteur de DDB et les autres, concernant le délai médian entre l’apparition des premiers symptômes du DIH et le début de la substitution en immunoglobulines, l’âge médian au moment de l’introduction de la substitution en immunoglobulines et le nombre médian de pneumopathies survenues avant le début de la substitution en immunoglobulines. La proportion de patients concernés par un diagnostic de DDB continuait d’augmenter tout au long du suivi, malgré l’instauration de la supplémentation en immunoglobulines. Au total, 41,9 % des patients porteurs de DDB étaient traités par de l’azithromycine au long cours. Les DDB ont une fréquence élevée et croissante tout au long du suivi des patients atteints de DIH humoraux diagnostiqués dans l’enfance. Cela nous incite à recommander un suivi pneumologique régulier pour ces patients à l’âge adulte.
Le dépistage de l’infection par le VIH fait partie de la politique de prévention de l’infection par le VIH. Elle repose sur la responsabilisation individuelle et l’incitation au dépistage volontaire. En France des centres de dépistages anonymes et gratuits ont été mis en place pour faciliter cette démarche. Nous rapportons ici l’expérience d’un centre de dépistage anonyme mais non gratuit de l’infection par le VIH. L’inscription et la prise de rendez-vous pour le dépistage se font en ligne sur un site dédié, en même temps qu’un questionnaire anonyme. Le test est effectué à l’hôpital par une infirmière qui l’accompagne par du counseling. Celle-ci vérifie et complète si besoin avec le patient, le questionnaire. Avant 2006, les résultats étaient rendus la semaine suivante, lors d’un 2e rendez-vous. Après 2006, ils sont rendus immédiatement (méthode Determine). Nous présentons ici les questionnaires collectés entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2016. Parmi 23071 inscriptions en ligne, 17 817 ont été honorées : hommes 61 %, âge moyen : 32 ans (extrêmes 14–83 ans). La situation maritale des personnes était : célibat (60 %), en couple (18 %), séparés (12 %). Le motif du test était : probable exposition au VIH (44 %), nouvelle relation (35 %), peur (47 %), rupture de préservatif (12,5 %), abandon du préservatif (19 %), autres raisons (9 %). C’était le 1er test pour 25 % des personnes, le 2e ou plus pour 63 %. Les pratiques sexuelles étaient : relations avec des femmes (53 %), des hommes (39 %), les deux à la fois (4,5 %). Le nombre de partenaires durant la dernière année était > 1 pour 68,5 % des personnes (> 5 pour 12 %). Le port de préservatif était constant pour 53,5 %, absent ou rare pour 31 % avec un partenaire occasionnel. Par rapport à la population résidante, on peut estimer qu’environ 8 % (3556/44 865 personnes) de la population (âge moyen entre 30 et 35 ans) se sont faits tester en 2015. La consultation payante ne dissuade pas la population sexuellement active de se faire dépister. Celle-ci est majoritairement célibataire, se dépiste en raison d’une probable prise de risque et de la peur d’avoir été contaminé, pratique des tests régulièrement, et a de multiples partenaires principalement féminines. La majorité des personnes déclare utiliser toujours un préservatif lors des relations avec partenaires occasionnels. L’inscription anonyme en ligne incite probablement au dépistage.
Background Medication reconciliation (MR) improves safety at transition of care. This time consuming process requires patient prioritising. MR in general hospitals focuses on patients ≥65 years old admitted via the emergency department (ED). No recommendation has been specifically elaborated for MR in psychiatric hospitals. Purpose To identify patient selection criteria among psychiatric inpatients for MR on admission. Material and methods A 6 week prospective monocentric study was conducted in a psychiatric hospital ward. The pharmacy resident acquired the best possible medical history for each admission, using all information sources available to identify treatments and check for allergies. The psychiatrist identified and corrected the medication errors (ME). Six patient selection criteria were investigated. Proportion and CI of patients presenting ME under each criterion were estimated and compared with that in the sample. The average medications prescribed on admission was compared between patients with and without ME using a unilateral Student test. Results 45 patients were included, with a mean age of 51 years. 10 patients presented ≥1 ME (22%, CI 11.2–37.1). 21 ME were found (omissions=16, drug errors=2, dosage error=2, timing error=1). 6 ME were graded as significant or major. They involved anticoagulant, antihypertensive, antidiabetic and corticosteroid omissions. 15 were minor. CI overlap. Proportions of patients presenting ME under the above criteria did not significantly differ from that in the sample. Among patients without ME, the admission prescription listed on average 6.4 medications (min=5; max=15) whereas patients with ME had a mean of 8.8 medications prescribed (min=1; max=14). Admission prescription was significantly longer among patients with ME than patients without ME (p=0.038). Conclusion ME did not appear to be related to sex, age ≥65 years, patient origin, admission type or period. But admission prescription was longer among patients presenting ME, even though most ME were omissions. The length of medication prescription on admission should be considered as a patient selection criterion for MR for psychiatric patients on admission. No conflict of interest