Le diagnostic de l’infection à Helicobacter pylori (H. pylori) se base sur des méthodes invasives et non invasives. Parmi les tests invasifs, l’examen anatomopathologique des biopsies gastriques représente le test le plus utilisé en pratique clinique. L’objectif de cette étude est de comparer la rentabilité diagnostique de l’examen anatomopathologique dans la détection de l’infection à H. pylori par rapport à l’étude génétique par PCR et d’étudier les facteurs associés à une histologie positive. C’est une étude transversale monocentrique, colligeant des patients consultant dans un service de Gastro-entérologie et chez qui une fibroscopie œsogastroduodénale (FOGD) avec biopsies à la recherche de l’H. pylori était indiquée. Nous avons réalisé deux séries de biopsies, l’une à visée anatomopathologique et l’autre à visée bactériologique afin de réaliser la PCR en temps réel. Ont été exclu de l’études les patients qui avaient reçu des antibiotiques dans le mois qui précédait la réalisation de la FOGD et ceux qui n’avaient pas d’infection à H. Pylori à la PCR. L’étude a comporté deux volets descriptif et analytique. Le seuil de signification statistique était fixé à 0,05. Nous avons inclus 101 patients ayant une infection active à H. pylori. L’âge moyen de nos patients était de 41,1 ± 15,9 ans et le sex-ratio (H/F) de 0,37. Vingt-sept (26,7 %) étaient tabagiques. La FOGD était indiqué essentiellement (70,3 %) devant des épigastralgies. La lésion la plus objectivée à l’endoscopie était la gastropathie congestive (75,2 %). L’examen anatomopathologique avait montré une gastrite active à H. pylori chez 80 patients (79,2 %). Une atrophie gastrique était objectivée chez 59 patients (58,4 %) et elle était légère chez la plupart des patients (94,9 %). Une métaplasie intestinale était présente chez 8 patients (7,9 %). Le résultat positif de l’examen anatomopathologique n’était pas associé au sexe (p = 0,8), ni à la consommation tabagique (p = 0,7), ni à l’antécédent d’ulcère (p = 0,7), ni à l’antécédent d’une cure anti-H. pylori (0,3), ni au motif de la réalisation de la FOGD (p = 0,8), ni aux lésions endoscopiques objectivées (p = 0,6). Notre étude montre que la rentabilité diagnostique de l’examen anatomopathologique des biopsies gastriques dans la détection de l’infection à H. pylori, comparé à l’étude génétique (PCR), est de 79 %.
Symmetric peripheral gangrene (SPG) is a symmetrical distal ischemic lesion on at least 2 or more extremities in the absence of proximal arterial obstruction and vasculitis. It is a rare and severe clinical entity. The aim of this study was to describe clinical symptoms, etiological agents and the management of SPG through a series of 4 cases.We included all cases of SPG hospitalized between 2000 and 2014. The inclusion criterion was the presence of distal ischemic damage at two or more sites in the absence of large vessel obstruction.Four patients (2 men and 2 women) were included. The mean age was 43.2±12 years. Two patients had a history of splenectomy. All patients had blackening of the tips of the fingers and toes. Three patients presented with septic shock. The etiology was bacteremia involving Streptococcus pneumoniae in two cases and a malignant form of Mediterranean spotted fever (MSF). In addition to specific antibiotics, we used a potent vasodilator (iloprost) in two cases and curative heparin therapy in two cases. The outcome was favorable in 3 cases, with regression of necrotic lesions. One case required the amputation of non-perfused necrotic fingers and toes.SPG can complicate MSF in some rare cases. Thorough and repeated skin examinations are essential to ensure timely diagnosis and treatment of GPS in order to improve the prognosis.
Background. - Symmetric peripheral gangrene (SPG) is a symmetrical distal ischemic lesion on at least 2 or more extremities in the absence of proximal arterial obstruction and vasculitis. It is a rare and severe clinical entity. The aim of this study was to describe clinical symptoms, etiological agents and the management of SPG through a series of 4 cases. Patients and methods. - We included all cases of SPG hospitalized between 2000 and 2014. The inclusion criterion was the presence of distal ischemic damage at two or more sites in the absence of large vessel obstruction. Results. - Four patients (2 men and 2 women) were included. The mean age was 43.2 +/- 12 years. Two patients had a history of splenectomy. All patients had blackening of the tips of the fingers and toes. Three patients presented with septic shock. The etiology was bacteremia involving Streptococcus pneumoniae in two cases and a malignant form of Mediterranean spotted fever (MSF). In addition to specific antibiotics, we used a potent vasodilator (iloprost) in two cases and curative heparin therapy in two cases. The outcome was favorable in 3 cases, with regression of necrotic lesions. One case required the amputation of non-perfused necrotic fingers and toes. Conclusion. - SPG can complicate MSF in some rare cases. Thorough and repeated skin examinations are essential to ensure timely diagnosis and treatment of GPS in order to improve the prognosis. (C) 2017 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Since the Arab Spring, a resurgence of zoonotic diseases such as rickettsiosis, endemic in the Mediterranean basin, has been observed. It preferentially infects microvascular endothelial cells of mammalian hosts inducing vasculitis with endothelial injury. Rickettsioses are considered benign infectious diseases. Severe systemic manifestations have been reported and are often explained by a delay in diagnosis. We present a case of hemophagocytic syndrome occurring in a 4-year-old Libyan girl as a complication of Mediterranean spotted fever. Rickettsial infection was confirmed by serology and the patient was treated with clarithromycin, with a favorable outcome.
Les endocardites à Coxiella burnetii représentent 1 à 5 % des endocardites infectieuses. Elles posent des difficultés sur le plan diagnostique et thérapeutique. L’objectif de notre étude était de préciser les particularités épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de ces endocardites. Étude rétrospective réalisée dans les services de Cardiologie et des Maladies Infectieuses entre 2005 et 2013. Tous les patients avaient une endocardite certaine à C. burnetii selon les critères diagnostiques de Duke modifiés. Notre étude avait inclus 10 cas d’âge moyen de 44 [17–70] ans. Quatre cas avaient une exposition professionnelle évidente. Trois cas avaient une prothèse valvulaire et quatre cas avaient une cardiopathie congénitale. Le délai moyen de diagnostic était de 5 mois. Le tableau clinico-biologique comportait une fièvre (6 cas), asthénie (4 cas), insuffisance cardiaque (2 cas), anémie (7 cas) et/ou thrombopénie (4 cas). Les hémocultures étaient négatives dans 9 cas. Une échographie était contributive dans 7 cas (7 végétations et 2 abcès péri-annulaires). Six cas étaient traités par une association de doxycycline et hydroxychloroquine. Un remplacement valvulaire a été pratiqué chez 5 cas. La PCR était réalisée sur 3 valves avec mise en évidence de C. burnetii dans tous les cas. Trois patients sont décédés suite à des complications thrombo-emboliques. L’endocardite infectieuse à C. burnetii est une pathologie grave et peu étudiée. Sa fréquence réelle reste sous-estimée à cause de la difficulté du diagnostic positif. Elle doit être évoquée systématiquement devant toute suspicion d’endocardite infectieuse à hémoculture négative sur terrain prédisposé.
La neurobrucellose est une entité rare mais grave dont le pronostic dépend de la précocité du diagnostic et du traitement. Le but de notre travail était d’étudier le profil épidémiologique, clinique, paraclinique et évolutif de la neurobrucellose. Étude rétrospective réalisée entre 1990 et 2013. Le diagnostic de neurobrucellose a été retenu devant une atteinte neurologique avec isolement de Brucella dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) et/ou une sérologie de Wright positive et/ou une hémoculture positive à Brucella . On a exclu les complications neurologiques secondaire à une spondylodiscite. Il s’agit de 15 cas (10 hommes et 5 femmes) ayant un âge moyen de 38,2 ± 17 ans. La consommation de lait cru était notée dans 66 %. La fièvre (86 %) et les céphalées (73 %) étaient les symptômes les plus fréquents. Les formes cliniques étaient réparties en : méningite (9 cas), méningo-encéphalite (2 cas), méningomyéloradiculite (2 cas), radiculite (1 cas) et myélite (1 cas). La sérologie de Wright était positive dans tous les cas. L’étude du LCR a révélé une pléocytose à prédominance lymphocytaire avec hypoglycorrachie et hyperproteinorrachie dans 10 cas. On a isolé Brucella melitensis dans le LCR dans 5 cas. L’association d’antibiotique la plus utilisée était la doxycycline, la rifampicine et le cotrimoxazole dans 8 cas. L’évolution était favorable sans séquelle dans 11 cas. Un seul cas est décédé. Les manifestations cliniques de la neurobrucellose sont variées relatant les difficultés diagnostiques. Il faut l’évoquer devant tout tableau neurologique fébrile surtout dans les zones d’endémicité.
Les formes sévères de la rickettsiose représentent 6 à 10 % avec une mortalité de 32 %. L'atteinte neurologique constitue 28 % des formes graves avec un pronostic réservé. Le but était d'évaluer la fréquence des formes neurologiques de la rickettsiose et décrire leurs aspects cliniques et thérapeutiques. Étude rétrospective réalisée entre 1990 et 2013. Les patients inclus avaient une atteinte neurologique et une rickettsiose confirmée sérologiquement. Parmi 403 cas de rickettsiose, 26 avaient une atteinte neurologique (6 %) avec un âge médian de 51,5 ans. Le délai moyen de consultation était de 8,3 jours. La fièvre (100 %) et les céphalées (69 %) étaient les principaux signes fonctionnels. A l'examen, le syndrome méningé était prédominant (76 %) suivi de confusion (30 %) et autres signes psychiatriques (15 %). Une éruption caractéristique était présente dans 61 %. L'escarre d'inoculation était trouvée chez 2 patients. L'atteinte neurologique se résumait à une méningite (11 cas), une méningo-encéphalite (8 cas), une encéphalite isolée (4 cas), une cérébellite (1 cas), une atteinte du nerf VIII (1 cas) et une hémorragie méningée (1 cas). Une méningite lymphocytaire normoglycorachique et normoprotéinorachique était l'anomalie la plus fréquente du LCR. La sérologie de Rickettsia conorii était positive dans 76 %. Le traitement de première intention était une fluoroquinolone (61 %) et des phénicolés (34 %). La durée moyenne de traitement était 17 jours. L'évolution était favorable sans séquelles (19 cas), avec des séquelles psychiques (2 cas) et fatale (5 cas). Les formes neurologiques de la rickettsiose sont de plus en plus fréquentes. Leur tableau clinique est polymorphe. Elles sont graves et méritent une attention particulière pour leur prise en charge clinique et thérapeutique.
les rickettsioses sont largement répandues dans le monde entier. En Tunisie, la fièvre boutonneuse méditerranéenne (FBM) est la rickettsiose la plus commune et elle constitue une cause fréquente d’hospitalisation. Cependant, d’autres infections à rickettsies ont été rapportées. Le but de cette étude est de déterminer la fréquence les tableaux cliniques et le type d’infections à rickettsia chez les patients présentant une fièvre aiguë. Il s’agit d’une étude prospective des patients hospitalisés, pour une fièvre aiguë d’origine indéterminée, dans les services de maladies infectieuses de l’hôpital universitaire de Sousse et de Mahdia (centre tunisien) durant 2 années consécutives (2011 à 2013). Le diagnostic de rickettsioses a été retenu devant une sérologie positive (Taux d’IgG > 1/64 et/ou IgM > 1/32, une séroconversion, ou une augmentation du titre des IgG. Nous avons recherché les anticorps anti- R. conorii, anti- R. typhi et anti- R. felis. La biopsie de l’escarre ou un écouvillonnage pour PCR et culture des rickettsies ont été pratiqués chez 15 patients présentant une fièvre éruptive. Trois cent quatre-vingt patients ont été inclus dans notre étude répartir en 217 hommes (57 %) et 163 femmes (43 %) Le tableau clinique prédominant était une fièvre aiguë isolée, secondairement une fièvre éruptive et une méningite lymphocytaire. La sérologie était positive chez 197 patients (52 %). Les AC anti-R. conorii, R. typhi et R. felis ont été positifs respectivement dans 56 cas (28,4 %), 67 cas (34 %) et 14 cas/106 (13,2 %). Une réaction croisée a été retrouvée dans 60 cas (30,4 %). Nos résultats montrent que les rickettsioses sont à l’origine de la moitié des cas de fièvres aiguës d’origine indéterminée dans notre région. Elles sont souvent sous-estimées en raison du manque de spécificité du tableau clinique et de moyens rapides de diagnostic.
La fièvre boutonneuse méditerranéenne (FBM) est une rickettsiose éruptive due à Rickettsia conorii. L’évolution de la maladie est habituellement favorable ; cependant des formes malignes avec atteinte cardiaque, hépatique ou neurologique ont été décrites. Le déficit en glucose 6-phosphodéshydrogénase (G6PD) est reconnu comme facteur aggravant classique de l’infection à R. conorii. La myocardite au cours de la FBM est exceptionnelle. Des observations cliniques isolées sont décrites dans la littérature. Nous rapportons le cas d’un sujet âgé de 15 ans présentant un déficit en G6PD, admis à l’hôpital militaire de Tunis pour éruption cutanée fébrile associée à des douleurs thoraciques rétrosternales. À l’examen clinique, le patient est fébrile à 40 °C. Il présente une éruption cutanée maculopapuleuse atteignant les paumes des mains et les plantes des pieds et épargnant le visage. L’auscultation cardiaque montre un galop gauche. L’électrocardiogramme montre une tachycardie sinusale avec troubles de la repolarisation. À la biologie, les troponines étaient à 1,3 ng/L. À l’échocardiographie cardiaque, le ventricule gauche n’est pas dilaté, sa fonction systolique est altérée (FEVG 40 %). La sérologie des rickettsioses confirme l’infection récente à R. conorii. Le patient est mis sous antibiothérapie associant la vibramycine et la rifadine, inhibiteur de l’enzyme de conversion bêtabloquants et diurétiques de l’anse. L’évolution a été rapidement favorable avec une apyrexie, une normalisation des troponines, du bilan inflammatoire et une restitution ad integrum de la fonction ventriculaire gauche. Cette observation démontre l’importance d’un diagnostic et d’une antibiothérapie précoces et la nécessité d’identifier une atteinte cardiaque par une pratique large de l’échocardiographie au cours de la FBM vu l’implication pronostique de cette atteinte.Mediterranean spotted fever (MSF) due to Rickettsia conorii is the most important tick-borne disease occurring in North Africa. The first description of MSF was made by Conor and Brush in 1910 in Tunisia. Clinical diagnosis relies on the association of fever, rash and inoculation's scar during summertime. Prognosis in MSF is usually good, however malignant forms were described. These forms occur in patients with comorbidities. G6PD deficiency is a classic ground for severe forms of MSF. Myocarditis is an uncommon complication in MSF; only few cases were reported in the literature. We report a new case of myocarditis complicating MSF in a 15-year-old patient with G6PD deficiency. The patient presented with fever and rash, evocative of MSF; he reported chest pain and the electrocardiogram showed ST segment elevation in anterior leads. Troponin level was elevated. Echocardiogram showed left ventricular dysfunction with 40% ejection fraction. Serologic tests confirmed R. conorii recent infection. Antibiotic treatment with vibramycine and rifadine was started. Patient also received classic treatment of myocarditis with left ventricular dysfunction associating CEI, ß-bloquers and diuretics. Evolution was favourable with complete recovery of left ventricular function. Myocarditis is an uncommon but severe complication of MSF. Early diagnosis and treatment allow favorable evolution.
L’actinomycose est une infection chronique causée par une bactérie anaérobie Gram positif de la famille des actinomycètes. Ses zones de prédilection sont principalement les régions cervico-faciale et abdominale.Nous rapportons le cas d’un patient de 30 ans admis pour une oto-mastoïdite droite agressive compliquée de paralysie faciale et de cophose. La tomodensitométrie retrouvait une importante destruction de l’os temporal. Le patient a bénéficié d’un évidement pétro-mastoïdien suivi d’une antibiothérapie prolongée.La symptomatologie non spécifique et l’évolution atypique, combinées aux difficultés d’isolement de l’agent causal, font de l’actinomycose une infection de diagnostic difficile. La localisation de l’actinomycose en région temporale est très rare ; moins de 30 cas ont été rapportés dans la littérature. Le traitement d’une telle forme de l’actinomycose repose sur la chirurgie et l’antibiothérapie prolongée. Le traitement chirurgical a pour but de réduire la charge bactérienne par un débridement mécanique et de créer des conditions d’aérobiose.Par rapport aux autres cas publiés dans la littérature, notre cas d’actinomycose temporale présente la particularité d’être d’une grande agressivité. Une telle localisation doit être suspectée devant un tableau d’otite moyenne chronique d’évolution atypique. Son traitement reste médicochirurgical.
En 2006, le nombre de méningites bactériennes aiguës communautaires survenues en France a été estimé à 1375 (2,23/100 000). Les pathogènes impliqués chez l’adulte étaient, par ordre de fréquence, Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis, puis Listeria monocytogenes, Streptococcus agalactiae et Haemophilus influenzae. La mortalité globale était de 20 %. Les séquelles survennaient dans 30 % des cas, plus fréquentes en cas de pneumocoque. La diminution de la sensibilité aux antibiotiques concerne surtout N. meningitidis, S. pneumoniae et H. influenzae. Avec la généralisation du vaccin conjugué anti-H. influenzae de type b pour les enfants de moins de deux ans en 1992, les méningites à H. influenzae sont devenues peu fréquentes chez l’adulte ; il s’agissait le plus souvent de souches non typables, de sensibilité diminuée aux aminopénicillines par diminution d’affinité d’une protéine de liaison aux pénicillines (12 % des cas). Les souches de N. meningitidis étaient de sensibilité diminuée à l’amoxicilline dans 30 % des cas, mais restaient sensibles aux céphalosporines de troisième génération (C3G) injectables. La résistance à la rifampicine ou à la ciprofloxacine était rare. La proportion de souches de S. pneumoniae de sensibilité diminuée aux bêta-lactamines est en baisse régulière depuis 2002. Dans les méningites de l’adulte, elle était de 37 % pour la pénicilline, 18 % pour l’amoxicilline et 4 % pour le céfotaxime ou la ceftriaxone. Pour aucune de ces souches, la CMI des C3G injectables n’excédait 2 mg/l. Toutes les souches de pneumocoque étaient sensibles aux glycopeptides.In 2006, the number of bacterial meningitis cases was estimated at 1375 (2.23/100,000). The leading pathogens involved in adult meningitis were, according to frequency, Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis, Listeria monocytogenes, Streptococcus agalactiae, and Haemophilus influenzae. The overall mortality rate averaged 20%, higher among patients with pneumococcal meningitis or in individuals over 65 years of age. Sequels were observed in 30% of cases and more frequent after pneumococcal meningitis. A decrease in susceptibility to antibiotics was reported for N. meningitidis, S. pneumoniae and H. influenzae. Generalized vaccination of children less than two years of age with H. influenzae type b conjugate vaccine has lead to a dramatic decrease in adult H. influenza meningitis. The few cases involved almost exclusively non-typeable strains, presenting in 12% of cases, a modified penicillin binding protein leading to a decreased susceptibility to aminopenicillins. Decreased susceptibility to amoxicillin was observed in 30% of meningococcal isolates, but all strains remained susceptible to parenteral third generation cephalosporins. Resistances to rifampicin or to ciprofloxacin, recommended in meningococcal meningitis prophylaxis, were unusual, but had to be documented. Finally, the proportion of pneumococcal strains with decreased susceptibility to beta-lactams has decreased since 2002. In adult meningitis, pneumococcal isolates with decreased susceptibility to penicillin, amoxicillin, and cefotaxime or ceftriaxone accounted for 37, 18, and 4% of cases respectively. It should be noted that for these isolates, no parenteral third generation cephalosporins MIC was above 2 mg/l. Resistance to rifampin was very unusual and all pneumococcal isolates were fully susceptible to glycopeptides.
OBJECTIVES:We had for aim to describe the epidemiologic and clinic characteristics of murine typhus in a series of 43 serologically confirmed cases, in our region. PATIENTS AND METHODS:Serologic screening for IgG and IgM against Rickettsia typhi was performed in 1024 patients during three years (2006-2008). The characteristics of patients with a positive serology were examined retrospectively. One hundred and seventy sera obtained from blood donors were tested to detect IgG against R. typhi to determine the seroprevalence of the infection. RESULTS:There was evidence of recent R. typhi infection in 43 patients (4.2%) during the study period, and 3.7% of blood donors had IgG against R. typhi. The mean age of patients was 43.1 years and the sex-ratio was 1.04. Among the patients, 58.1% were from rural areas. No patient reported any exposure to rats or rat-fleas. There were more cases during the summer and fall. The most frequent complaint was fever as a single symptom (67.5%). A cutaneous rash was reported in 44.1% and headache in 60.5% of patients. Among the patients, 44.1% presented with thrombopenia and 47.2% with elevated liver enzymes. CONCLUSION:Murine typhus seems to be frequent in Tunisia. This infection could be a threat for travellers. Serology should be performed systematically in patients with fever as a single symptom since its clinical presentation is non-specific.
La pyélonéphrite emphysémateuse (PNE) aiguë est une forme grave de l’infection urinaire. Elle survient habituellement chez le diabétique. Les germes les plus en cause sont les bacilles à Gram négatif. Nous rapportons un cas de PNE bilatérale à Candida glabrata, survenue chez une diabétique de 64 ans. Le tableau clinique a débuté par de la fièvre, des douleurs abdominales, sans signes urinaires et s’est compliqué d’un sepsis grave, d’une insuffisance rénale et d’une acido-cétose. Le diagnostic a été confirmé par la tomodensitométrie et le germe a été isolé en culture pure et abondante au niveau des urines. L’évolution sous antibiotique puis sous antifongique était rapidement fatale dans un tableau d’état de choc septique. Les pyélonéphrites emphysémateuses d’origine candidosique sont rares. Toutefois, l’adjonction rapide d’un traitement antifongique paraît justifiée devant toute pyélonéphrite emphysémateuse d’emblée grave associée à des facteurs de risque d’infection candidosique.Acute emphysematous pyelonephritis (AEP) is a severe form of urinary tract infection. It occurs usually in diabetics. The most concerned agents are the Gram-negative bacilli. We report a first case of bilateral AEP due to Candida glabrata, occurred in a 64-year-old diabetic woman. The clinical presentation started with fever and abdominal pains, without signs of urinary tract infection. Within six hours, the patient had developed a septic shock with renal failure and ketoacidosis. The diagnosis was confirmed by CT scan and the pathogen was isolated in urine. Despite antibiotic and antifungal treatment, she died from a septic shock. Acute emphysematous pyelonephritis due to Candida species is rare. However, the addition of antifungal therapy seems justified if a severe emphysematous pyelonephritis is associated with risk factors of Candida infection.
AIM:We report the emergence of Staphylococcus aureus resistant to pristinamycin in Tunisia, and the characterization of the mechanisms of resistance to macrolides and streptogramins.METHODS AND RESULTS:Five strains of S. aureus resistant to pristinamycin were recovered from the department of dermatology in a Tunisian university hospital from skin samples after oral use of pristinamycin between 2004 and 2007. Susceptibility testing showed that all isolates were resistant to quinupristin-dalfopristin (MIC=4-32mg/L), lincomycin, gentamicin, kanamycin, tobramycin, tetracycline and rifampin. One isolate was susceptible to erythromycin. All five strains were closely related after analysis by pulsed-field gel electrophoresis. erm(C) was amplified from three strains and erm(A) from one strain. vga and vat genes were amplified from all strains. None of the isolates carried the vgb gene. The vga and vat genes were typed as vga(B) and vat(B) by restriction profiles analysis after electrophoresis.CONCLUSION:This is the first report of clonal emergence of S. aureus resistant to pristinamycin carrying vga and vat genes in Tunisia. The role of selective pressure of pristinamycin use is certainly the main explanation of this emergence. So we must reduce the utilisation of this antibiotic for the treatment of cutaneous and bone infectious disease caused by multidrug resistant bacteria.
Objectives. - The authors had for aim to monitor Enterobacteriaceae resistance to colistin, during 6 years (2005-2010), and to study the epidemiology of Enterobacteriaceae resistant strains isolated in the Sfax region (Tunisia).Design. - This retrospective study was carried out in the microbiology laboratory, at the Habib Bourguiba teaching hospital in Sfax. All strains of colistin resistant Enterobacteriaceae isolated from patients were studied.Results. - One hundred and twenty one strains of colistin resistant Enterobacteriaceae were isolated from 93 patients. Klebsiella pneumoniae was the most frequent species (60.2%), followed by Enterobacter cloacae (26.9%), and Escherichia coli (12.9%). Thirteen strains (E. cloacae) were heteroresistant to colistin. Eighty one isolates (87.1%) were resistant to third generation cephalosporins. The rate of resistance to colistin ranged from 0.09% for E. coli to 1.2% for K. pneumoniae, and 1.5% for E. cloacae. A progressively increasing colistin resistance was observed for K. pneumoniae. Most resistant strains were isolated from urine in the urology department. Previous exposure to colistin was reported in 59.2% of patients. Pulsed field gel electrophoresis typing revealed different clones.Conclusions. - Colistin resistance in Enterobacteriaceae is a worrying phenomenon in Sfax. It is related to polyclonal diffusion. Continuous epidemiological monitoring and a rational use of colistin are necessary to limit the spreading of these colistin resistant strains and to maintain this antibiotic's effectiveness. (C) 2012 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Aim To develop and evaluate an in-house reverse hybridization technique for Chlamydia trachomatis genotype identification. Methods and Results The evaluation of the developed and optimized reverse hybridization method on reference strains showed the specific detection of all genotypes. This technique showed its ability to type one inclusion-forming unit of C. trachomatis genotype E and equivalent sensitivity to the Cobas TaqMan assay. It was also able to detect mixed infections in vitro. Application of the reverse hybridization method on 38 isolated C. trachomatis strains and their respective swabs allowed the detection of six urogenital genotypes D, E, F, G, H and K and one trachoma genotype B. Genotype E was the most prevalent, detected in 73% of the swab samples. Mixed infections were detected in 26% of swab cases. Conclusion The reverse hybridization technique is simple and does not require specialized instruments. It is powerful in the diagnosis of mixed infections and is suitable for use in epidemiological studies. Significance and Impact of the Study This technique allowed rapid C. trachomatis genotype identification.
We characterized 67 Escherichia coli isolates with reduced susceptibility to cefotaxime obtained from 136 samples of healthy broilers housed in 36 Tunisian farms. All these isolates harboured blaCTX‐M‐1 and/or blaCMY‐2 genes located mostly on self‐conjugative IncI1 plasmids. qnrS1, qnrA6 and aac(6′)‐Ib‐cr were detected in six isolates. Considerable genetic diversity was detected among isolates from different farms. To our knowledge, this is the first detailed documentation of a high occurrence of blaCTX‐M‐1 and blaCMY‐2 in E. coli at the poultry farm level in Tunisia as well as the first description of plasmid‐mediated quinolone resistance in food animals in Tunisia which may contribute to the dissemination of these genes throughout Tunisia.
Several clinical trials have validated the effectiveness of drug eluting stents (DES) and its benefit comparing to bare-metal stent for restenosis rate reduction after angioplasty. But the major disadvantage of DES is thrombosis. The aim of this study is to describe clinical and angiographic outcomes of DES implantation in Sfax Cardiology Departments (public and private centers). Our study is retrospective including 619 patients undergoing percutaneous angioplasty by 769 eluding stents during the period between juillet 2003 and June 2009. The mean age was 63,25 years and most patients were men (80,7%). The majority of patients (61, 6%) were diabetic. Most patients (46, 3%) had multivessel disease. Coronary lesion sites were located mainly on the left descending coronary artery at 71, 4%. The mean diameter stent was 2, 93 ± 0,37 mm, and the mean length was 26,95 ± 6,91 mm. Coronary lesion was in the most time long (in 43,1%). We used Taxus stents in 81,4% of cases. The stenting was direct in 72,1% of procedures, and after dilatation in 22 procedures%. A post inflation was achieved in 11,3% of procedures. The mean of pression inflation was 14, 29 mmhg. The angiographic success was noted in 100%. The mean follow-up was 18, 26 months. Acute instent thrombosis occurred in 3,7% (23 patients/619 patients). One case of acute thrombosis, 21 cases of subacute thrombosis, one case of late thrombosis, no case of verylate thrombosis was noted. On the Follow up, an angiographic control was performed in 8,3% des cas (49 patients). A restenosis in stent was noted in 16% and new lesions were noted in 3,6% of cases. MACE rate was 10,2% with 2,5% of mortality. The high price of drug eluting stents relative to bare stents has been an obstacle to widespread utilization of drug eluting stents in our tertiary region. These latter are more interesting for diabetic persons and complex lesions but they are limited by the risk of acute and late thrombosis.