Suite au premier audit réalisé en 2019, sur la prise en charge médicamenteuse (PECM) de la douleur en orthopédie, cinq protocoles de prescription ont été mis en place au sein du logiciel d’aide à la prescription (LAP) en 2020. Ceux-ci ont pour vocation de sécuriser et d’optimiser les prescriptions d’antalgiques. L’adaptation posologique du paracétamol chez le sujet âgé (SA) est programmée ; l’association d’un laxatif avec les morphiniques est intégrée… Évaluation des prescriptions pour la PECM de la douleur en orthopédie suite à l’élaboration de protocoles. Un nouvel audit des prescriptions concernant la PECM de la douleur au sein du service d’orthopédie a été réalisé le 11 décembre 2020 (31 prescriptions) et le 21 janvier 2021 (37 prescriptions). Soixante-huit prescriptions ont alors été analysées selon une grille de non-conformités, préalablement établie, de 39 critères. L’utilisation des protocoles réalisés pour la prescription a été évaluée. Les résultats obtenus ont été comparés au précédent audit de 2019. Sur les 68 prescriptions analysées, 53 % (36/68) sont des prescriptions de sujet âgé (SA) contenant du paracétamol. Les prescriptions inappropriées de paracétamol à la posologie de 4 grammes par jour chez le SA sont de 17 % (6/36) versus 41 % (14/34) lors du précédent audit. Parmi les 52 prescriptions analysées comprenant des morphiniques, 91 % (48/52) avaient une prescription de palier 1 en systématique. Un laxatif était associé à la prescription de morphinique dans 90 % des cas (47/52) versus 29 % (7/24) lors du précédent audit. Au cours du second audit réalisé, les prescriptions de laxatifs sont issues du protocole dans 73 % des cas (34/47) et celles de morphine proviennent du protocole pour 76 % des prescriptions (40/52). Une amélioration significative des pratiques est mise en évidence lors de ce nouvel audit. La mise en place de protocoles de prescription des antalgiques au sein du logiciel d’aide à la prescription a permis une standardisation de la PECM de la douleur avec respect des recommandations. L’antalgie multimodale, la prévention de la constipation induite aux opioïdes et l’adaptation des prescriptions aux patients (sujets âgés, insuffisants rénaux…) sont définies et permettent l’anticipation et l’optimisation de la prise en charge de la douleur des patients.
La prise en charge des Infections ostéo-articulaires (IOA) est complexe et implique une prise en charge pluridisciplinaire. Le plan pharmaceutique personnalisé a été déployé et développé tout au long du parcours des patients de l’unité d’orthopédie septique. Les différentes activités de pharmacie clinique mises en place permettent de faire le lien ville-hôpital. Évaluer l’impact du déploiement du plan pharmaceutique personnalisé pour les patients avec une infection ostéo-articulaire. Sur une période de 3 ans de novembre 2018 à octobre 2021, différents indicateurs de pharmacie clinique ont été recueillis, puis analysés. Les activités de Conciliations médicamenteuses d’entrée (CME) et de sortie (CMS) ont été évaluées : nombre et nature des conciliations effectuées, nombre de Divergences non intentionnelles (DNI) détectées. Les interventions pharmaceutiques (IP) réalisées sur la période ont été analysées ainsi que l’intérêt des entretiens pharmaceutiques (EP). Sur la période, 406 CME ont été réalisées. La majorité d’entre elles, 65 % (262/406), sont des CME rétroactives permettant de corriger en moyenne 2,6 DNI par patient. Les conciliations proactives représentent, quant à elles, 35 % (144/406) des CME. L’analyse pharmaceutique du service a engendré 840 IP. Les principales thérapeutiques concernées par les IP sont les anti-infectieux pour 36 % (302/840) et les anticoagulants à 31 % (260/840). Les principaux problèmes médicamenteux retrouvés sont des non-conformités aux consensus à 36 % (302/840), puis des problèmes liés à la posologie choisie (sous ou surdosage) à 23 % (193/840) tels que la non-adaptation des antibiotiques à la fonction rénale, puis des interactions médicamenteuses à 12 % (101/840), en particulier les anticoagulants oraux à relayer par des héparines lors de leur association à la rifampicine. À partir de fin 2019, 146 CMS couplées aux EP ont été développées. Des IP ont été formulées sur les ordonnances de sortie dans 30 % (44/146) des cas. Les principales IP concernent une erreur de durée de l’antibiothérapie pour 30 %, un sous-dosage de l’antibiotique pour 25 %, un arrêt des anti-inflammatoires pour 15 % des cas. Les EP ont permis d’expliquer au patient l’instauration de l’antibiothérapie, d’optimiser les modalités de prise et de prévenir de potentielles interactions médicamenteuses avec l’automédication et le traitement pris au domicile. Les prestations de pharmacie clinique mises en place s’intègrent aux différentes étapes du parcours du patient d’orthopédie septique. Elles permettent d’optimiser et de sécuriser la prise en charge médicamenteuse du patient dans le but de diminuer l’iatrogénie médicamenteuse. Le patient est au cœur de ce processus. Le lien ville-hôpital est favorisé en améliorant la transmission d’informations entre les différents acteurs de santé.
La fracture du col du fémur est une pathologie grave mettant en jeu le pronostic vital des sujets âgés fragilisés. Une concentration sérique satisfaisante en vitamine D supérieure à 30 ng/mL a un effet protecteur vis-à-vis du risque fracturaire en cas de chute. Cependant, il est difficile d’avoir des apports suffisants de manière naturelle (soleil, aliments), une supplémentation en vitamine D est nécessaire pour prévenir les carences. État des lieux de la supplémentation en vitamine D chez les patients ayant une fracture du col du fémur. Sur une période de 6 mois, une étude prospective, observationnelle a été réalisée chez les patients hospitalisés pour une fracture du col du fémur. Différents critères ont été relevés et analysés : la prise de vitamine D au domicile en amont de l’hospitalisation, le cas échéant la posologie, le dosage sérique en vitamine D lors de leur entrée dans le service. Sur la période, 102 patients âgés en moyenne de 83 ans ± 9,3 ans ont présenté une fracture du col du fémur dont 75 % (76/102) de femmes. Les patients proviennent en majorité du domicile pour 75 % et dans 25 % des cas des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Parmi ces patients, 56 % (57/102) sont supplémentés en vitamine D, dans la majorité des cas à raison d’une ampoule par mois. Lors de leur entrée dans le service, le dosage de vitamine D réalisé montre un déficit en vitamine D (dosage entre 12 et 30 ng/mL) pour 50 % (51/102) d’entre eux et une carence en vitamine D (dosage inférieur à 12 ng/mL) pour 27 % (28/102). Un total de 77 % (79/102) des patients présentent une concentration sérique insuffisante en vitamine D. Parmi les patients supplémentés, 63 % (36/57) ont une concentration sérique en vitamine D insuffisante. Seuls 11 % (5/45) des patients non supplémentés en vitamine D ont présenté une concentration sérique en vitamine D dans les normes. La supplémentation en vitamine D des patients présentant une fracture du col du fémur n’est pas optimale, près de la moitié des patients ne sont pas supplémentés et seul un tiers des patients supplémentés ont un taux de vitamine D satisfaisant. Une optimisation de la prise en charge de ces patients a donc été initiée avec la mise en place d’ordonnances de sortie de vitamine D avec des doses de recharge en fonction du déficit selon les nouvelles recommandations. Le déficit en vitamine D est un facteur de risque de fracture modifiable sur lequel le pharmacien peut agir. Une transmission des informations et une collaboration avec les acteurs de ville peuvent permettre une amélioration de la prise en charge de ces patients âgés fragiles.
Le traitement chirurgical fait consensus dans la prise en charge des phlegmons des gaines digitales, ce qui n’est pas le cas de la duree de l’antibiotherapie postoperatoire. L’hypothese principale etait qu’une duree d’antibiotherapie postoperatoire de 15 jours (ATB15) dans les suites d’un phlegmon de stade 2 ou 3 de la classification de Michon n’augmente pas le risque de recidive par rapport a une duree de 21 jours (ATB21). L’objectif secondaire etait de realiser une revue epidemiologique des phlegmons des gaines. Nous avons realise une etude comparative, retrospective, monocentrique analysant les donnees des patients pris en charge pour phlegmon des gaines de stade 2 ou 3 entre 2010 et 2017 dans un centre de chirurgie de la main. Le critere de jugement principal etait l’absence de recidive a 6 semaines postoperatoires. Plusieurs donnees epidemiologiques etaient egalement recherchees — duree d’hospitalisation et d’antibiotherapie, germe identifie, delai de prise en charge. Au total, 41 patients ont ete inclus. Vingt presentaient un stade 2A, dix-neuf un stade 2B et deux un stade 3. L’âge moyen etait de 53,7 ans (20–91 ans), la duree moyenne d’hospitalisation etait de 4,2 jours (1–15 jours). Le germe le plus frequemment retrouve etait Staphylococcus aureus multisensible. Une ATB15 a ete realisee pour 21 patients et une ATB21 pour 20 patients. Les deux populations etaient comparables. Il n’y a eu aucune recidive de phlegmon a 6 semaines postoperatoires. La duree d’hospitalisation etait plus elevee dans le groupe de phlegmons de stade 2B par rapport au stade 2A ( p = 0,02). La prise en charge chirurgicale superieure a 12 heures apres l’apparition des symptomes retrouvait plus de phlegmons de stade 2B ( p = 0,019). Les plaies negligees etant la premiere etiologie retrouvee, un phlegmon doit etre suspecte meme sans porte d’entree, et le traitement chirurgical doit etre realise en urgence pour eviter une evolution vers un stade plus severe. Une antibiotherapie prehospitaliere favorise l’absence de germe aux cultures. Chez les patients atteints de phlegmons de stade 2 ou 3, une ATB15 semble aussi efficace qu’une ATB21 sur le risque de recidive. Une duree d’antibiotherapie plus courte permettrait de limiter les risques de resistances bacteriennes et de limiter les couts de prise en charge de cette pathologie. Une etude prospective permettrait de valider cette attitude therapeutique.
Les reprises de prothèse totale de hanche (PTH) posent entre autre le problème de la reconstruction osseuse lors des atteintes sévères de l’acétabulum et du risque de luxation notamment en post opératoire. Les cupules double mobilité ont démontré leur intérêt dans la prévention du risque luxant lors des reprises de PTH pour instabilité, mais leur comportement lorsqu’elles sont cimentées dans une armature de soutien a été peu rapporté. Le but de cette étude était d’apprécier les résultats d’une cupule à double mobilité cimentée dans une armature métallique, par rapport au risque de descellement aseptique ou d’instabilité postopératoire. Nous avons analysé rétrospectivement avec 5 ans de recul minimum les résultats d’une série continue monocentrique de 62 patients opérés avec ce type de montage lors de révision de PTH. Les causes d’échec par descellement aseptique ou instabilité ont été évaluées, ainsi que la survie de l’implant au dernier recul. L’analyse radioclinique avait été faite au recul moyen de 77 mois. Nous avons retrouvé des scores moyens de PMA à 14, Harris à 73 et Oxford-12 à 23,9 au dernier recul. Les complications étaient de 5 descellements et 2 luxations. Nous avons retrouvé un risque significatif de descellement lorsque l’épaisseur de ciment était inférieure ou égale à 2 mm entre la cupule et l’armature. Le taux de survie hors infection à 8 ans était de 91,9 %. Nous avons retrouvé des résultats cliniques comparables aux séries de la littérature utilisant le même type de montage. Nous avons un taux de luxation faible, mais notre taux de descellement aseptique est plus important que ces séries. L’épaisseur de ciment entre l’armature et la cupule est une donnée prépondérante dans la stabilité du montage. Le dessein de la cupule pourrait aussi avoir un rôle quant au risque de descellement. Ce type de montage nous semble être, cependant, une bonne option lors des reprises de PTH avec perte de substance osseuse importante. IV, étude rétrospective.
Introduction: Total hip arthroplasty (THA) requires bone reconstruction in case of severe acetabular injury, with risk of dislocation, especially postoperatively. Dual-mobility cups have proved effective in preventing dislocation in THA revision for instability, but their behavior when cemented in a metal reinforcement has been little studied.Objectives: The present study assessed results for a dual-mobility cup cemented in a metal reinforcement, in terms of aseptic loosening and postoperative instability.Material and methods: A single-center continuous series of 62 patients receiving such an assembly in THA revision was assessed retrospectively at a minimum 5 years' follow-up. Failure due to aseptic loosening or instability and implant survival at last follow-up were analyzed.Results: Radiological and clinical analysis was performed at a mean 77 months' follow-up. Mean Merle-d'Aubigne-Postel score was 14, Harris score 73 and Oxford-12 score 23.9 at last follow-up. Complications comprised 5 cases of loosening and 2 of dislocation. Loosening risk was significantly greater in case of<2mm cement thickness between cup and reinforcement. Eight-year infection-free survival was 91.9%.Discussion: The present clinical results were comparable to those in series using the same kind of assembly; the dislocation rate was low, but the rate of aseptic loosening was higher than reported elsewhere. Cement thickness between cup and reinforcement was a determining factor for stability. Cup design may also be relevant to loosening. This technique seemed to be a good option in THA revision with severe bone loss. (C) 2017 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Introduction: For the surgeon and patient, permanent removal of an infected knee prosthesis is an unwelcome decision taken out of necessity because unfavourable local or general conditions may increase the likelihood of mechanical or infectious failure upon prosthesis reimplantation. The purpose of this study was to determine if permanent removal of an infected total knee arthroplasty (TKA) implant controls the infection and prevents above-the-knee amputation when reimplantation turns out to be too risky. It was hypothesized that removal without reimplantation contributes to eradicating the infection and helps to avoid amputation.Patients and methods: Seventy-two consecutive patients who underwent TKA removal between 2000 and 2010 at 14 hospitals were reviewed. The TKA removal was followed by knee fusion in 29 cases or implantation of a permanent cement spacer in 43 cases.Results: If failure is defined as clinically obvious recurrence of the infection, the survival rate was 65 +/- 5% at 2 years; 44% of patients had a recurrence of the infection, 8% had undergone amputation and 19% presented with nonunion at the last follow-up. The male gender and the presence of multiple co-morbidities were predisposing factors for failure.Discussion: Control of the infection is not guaranteed upon TKA implant removal; the success rate is lower than in cases of two-stage reimplantation. The outcomes in this study are worse than those of other published studies. This is likely due to the heterogeneity in the patient population and treatments, along with the presence of co-morbidities. This treatment option should be the last recourse before amputation. (C) 2015 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
La dépose définitive d’une prothèse de genou infectée est le plus souvent ressentie par le chirurgien et le patient comme une solution contrainte imposée par des conditions locales ou générales défavorables, faisant craindre un échec mécanique ou infectieux de la réimplantation. Le but de cette étude était de vérifier si la dépose définitive d’une prothèse totale de genou (PTG) infectée lorsque la réimplantation s’avère trop risquée, permettait de contrôler l’infection et d’éviter l’amputation de cuisse. L’hypothèse était que la dépose sans réimplantation favorise l’éradication de l’infection et permet d’éviter l’amputation. Soixante-douze patients opérés consécutivement d’une dépose de PTG entre 2000 et 2010 dans 14 centres ont été revus. La dépose était suivie d’une arthrodèse dans 33 cas ou de l’implantation d’un espaceur acrylique définitif dans 39 cas. En prenant pour critère d’échec la récidive infectieuse patente cliniquement, le taux de survie était de 65 % ± 5 % à deux ans, 44 % des patients ayant présenté une récidive infectieuse, 8 % ayant été amputés, 19 % étant en pseudarthrodèse au dernier recul. Les facteurs d’échecs étaient le sexe masculin et la présence de plusieurs comorbidités. Le contrôle de l’infection n’est pas garanti par la dépose de l’implant, avec un taux de succès inférieur aux réimplantations en deux temps. Nos résultats sont inférieurs à ceux de la littérature. L’hétérogénéité des patients et des traitements ainsi que l’association des comorbidités peuvent être une explication. Cette option thérapeutique est à considérer en dernier recours avant l’amputation. Niveau IV étude rétrospective de cohorte.
Cette étude, issue d'un symposium de la Société française de la hanche et du genou (SFHG), a pour objet de présenter la répartition des différentes causes de faillite des prothèses unicompartimentales de genou, et de préciser leur délai de survenue. Les révisions de prothèses unicompartimentales sont d'apparition tardive avec une prévalence importante pour l'usure. Cette étude multicentrique (25 centres) a porté sur 418 implantations initiales des prothèses unicompartimentales réalisées entre 1978 et 2009. L'étude s'est concentrée sur la répartition et le délai de survenue des causes dites « principales », ayant motivé la reprise chirurgicale sur des constatations préopératoires. Les constatations associées lors de la reprise ont été analysées. Les résultats ont été comparés à ceux de registres nationaux exhaustifs pour confirmer le caractère représentatif de la population. Les délais de survenue étaient précoces avec 19 % dès la première année, et 48,5 % avant la fin de la cinquième année. Les descellements étaient la première cause d'échecs (45 %), puis l'extension des lésions arthrosiques (15 %), et enfin l'usure prothétique (12 %). Un problème technique était rapporté pour 11,5 %, tandis que 5,5 % des genoux étaient révisés pour « douleurs non expliquées » et 3,6 % pour faillite du support osseux. Le taux d'infection était de 1,9 %. Notre hypothèse n'a pas été confirmée. Le caractère précoce de la majorité des échecs suggère un rôle important des défauts techniques alors que la morbidité intrinsèque de la prothèse semble modérée, et en tout cas non supérieure à celle des prothèses totales. Le caractère représentatif de l'échantillon étudié est confirmé par la concordance avec les résultats des registres exhaustifs. Une analyse plus fine est nécessaire et plaide pour la mise en place d'un registre français des prothèses de genou. Niveau IV étude rétrospective.
Background: This study originated from a symposium held by the French Hip and Knee Society (Societe francaise de la hanche et du genou [SFHG]) and was carried out to better assess the distribution of causes of unicompartmental knee arthroplasty (UKA) failures, as well as cause-specific delay to onset.Hypothesis: Our working hypothesis was that most failures were traceable to wear occurring over a period of many years.Materials and methods: A multicentre retrospective study (25 centres) was conducted in 418 failed UKAs performed between 1978 and 2009. We determined the prevalence and time to onset of the main reasons for revision surgery based upon available preoperative findings. Additional intraoperative findings were analysed. The results were compared to those of nation wide registries to evaluate the representativeness of our study population.Results: Times to revision surgery were short: 19% of revisions occurred within the first year and 48.5% within the first 5 years. Loosening was the main reason for failure (45%), followed by osteoarthritis progression (15%) and, finally, by wear (12%). Other reasons were technical problems in 11.5% of cases, unexplained pain in 5.5%, and failure of the supporting bone in 3.6%. The infection rate was 1.9%. Our results were consistent with those of Swedish and Australian registries.Discussion: Our hypothesis was not confirmed. The short time to failure in most cases suggests a major role for surgical technique issues. Morbidity related to the implant per se may be seen as moderate and not greater than with total knee prostheses. The good agreement between our data and those of nationwide registries indicates that our population was representative. A finer analysis is needed, indicating that the establishment of a French registry would be of interest.
L’instabilité est une des complications les plus redoutées de l’arthroplastie totale de hanche (PTH). En France, les cupules à double mobilité sont largement utilisées dans les reprises acétabulaires pour instabilité, mais peu d’études sont consacrées à ce type d’implant. Le gain de stabilité apporté par la double mobilité permet de limiter le risque de récidive de luxation au moyen d’un changement isolé d’implant acétabulaire. Le but de notre étude était de tester cette hypothèse sur une série à moyen terme de cupules sans ciment à double mobilité utilisées lors d’un changement acétabulaire isolé, effectué pour des luxations récidivantes. Nous avons analysé rétrospectivement une série de reprises de PTH pour instabilité. Les critères d’inclusion de notre série étaient les luxations itératives de PTH reprises par cupule à double mobilité non cimentées entre 1995 et 2001. L’analyse radiologique a été effectuée à l’aide du logiciel Imagika™. Cinquante-neuf patients ont été inclus, neuf sont décédés avant la revue radioclinique et aucun des survivants n’a été perdu de vue. Le recul moyen était de huit ans (6–11). Une luxation précoce est survenue et n’a jamais récidivé. Le taux de luxation de notre série était de 1,7 %. Au recul, le score de PMA moyen était de 16,5 (12–18) et le score de Harris moyen de 86,7 (49–99). Radiologiquement, il n’y avait ni descellement, ni migration, mais 19 % des radiographies montrent un liseré péri-acétabulaire de moins de 1 mm. Avec comme critère de censure la survenue d’une luxation, le taux de survie à huit ans était de 98 % (IC à 95 % de 95 % à 100 %). Le taux de récidive de luxation (1,7 %) et les résultats cliniques sont meilleurs que la plupart des résultats des séries de reprise pour luxations récidivantes au moyen de cupules contraintes. Le taux important de liserés péri-acétabulaires semble être en relation avec le revêtement extérieur de la cupule en alumine pour le Novae-1 et en bicouche alumine-hydroxyapatite pour le Novae-E. L’usage de cupules à double mobilité pour traiter l’instabilité des PTH donne des résultats satisfaisants. Nous recommandons de ne plus utiliser les cupules à double mobilité à revêtement alumine ou alumine-hydroxyapatite au profit de celles ayant un traitement par hydroxyapatite sur un substrat métallique poreux. Étude rétrospective de niveau IV.
Introduction: Instability is one of the most feared complications following total hip replacement (THR). In France, dual-mobility cups are widely used in acetabular revision for instability; few studies, however, have focused on this type of implant. Hypothesis: The gain in stability provided by the dual-mobility implant allows the risk of dislocation to decrease by the sole revision of the acetabular component in case of recurrent instability.Objectives: This hypothesis was tested over medium-term follow-up of a series of cementless dual-mobility cups implanted during isolated acetabular revision for recurrent dislocation.Patients and methods: A series of THR revision for instability was analyzed retrospectively. Inclusion criteria were: recurrent THR dislocation treated by cementless dual-mobility cup, between 1995 and 2001. Radiological analysis used Imagika (TM) software. Fifty-nine patients were included; nine died before radioclinical follow-up could be performed; none of the survivors were lost to follow-up. Mean follow-up was 8 years (range, 6-11 years).Results: There was one early dislocation without recurrence; the dislocation rate was 1.7%. At follow-up, mean PMA score was 16.5 (12-18) and mean Harris score 86.7 (49-99). Radiologically, there was no loosening or migration, but 19% of X-ray views showed less than 1 mm wide peri-acetabular radiolucency. With dislocation as censoring criterion, 8-year survivorship was 98% (95% CI: 95-100%).Discussion: The dislocation rate (1.7%) and clinical results were better than in most series of revision by constrained cup for recurrent dislocation. The high rate of peri-acetabular radiolucency would seem to relate to the external coating of the cup: aluminum oxide in the Novae-1 implant and aluminum oxide/hydroxyapatite in the Novae-E.Conclusion: The use of dual-mobility cups to treat THR instability gave satisfactory results. We recommend dual-mobility cups with hydroxyapatite surface treatment over a porous metallic substrate, rather than with an aluminum oxide or an aluminum oxide/hydroxyapatite bilayer coating.
Treatment of recurrent total hip arthroplasty (THA) dislocation is always a surgical challenge. Numerous treatments have been developed, but until now there is no gold standard. The goal of our study was to evaluate the results of a non-constrained tripolar implant (Novae) in this indication. Material and Methods: The study was retrospective. The inclusion criterion was a dislocated THA which underwent reoperation for changing acetabular stem for a Novae cup. 59 patients were included. Femoral stem was always cemented and was never changed. All patients were reviewed with clinical and radiological examinations. The mean follow up is 8 years (6–11 years). 9 patients died before clinical examination and there was no lost to follow up. Radiological examination was performed numerically with the software Imagika ® Results: Only one patient had an early dislocation, treated by external reduction. After reduction, no more dislocation occurred. One patient had a femoral fracture below the femoral stem treated by plate. Dislocation rate in our study was 1.7%. The mean Postel Merle d’Aubigne score was 16.5 (12–18) and the mean Harris score was 86.7 (49–99). Radiologically, there wasn’t aseptic loosening neither implant migration, but 19% of the radiographs showed a radiolucent line (less than 1 mm). Discussion: We compared the results of our study with the results of the other treatments of dislocation. With a dislocation rate of 1.7%, the efficacy of the tripolar non-constrained implant is much better than that of several other treatments, such as external braces, allograft, re-orientation of acetabular shell, change of liner or acetabular augmentation. Constrained implants have also a low dislocation rate, but they have an increased risk of early aseptic loosening. The high rate of radiolucent lines at the last examination is possibly due to the absence of osteointegrating surface of the shell. New implants with osteointegrating surface have been developed. Conclusion: The efficacy of the studied non-constrained implant is very good with a re-dislocation rate of 1.7%. At 8 years of follow-up, the clinical and radiological results are excellent. We continue to use this implant in the prevention and treatment of dislocation.
Nous rapportons une observation de hernie du cæcum et de l'iléon distal à travers l'hiatus de Winslow. Cette forme rare de hernie interne est de diagnostic difficile. Nous rappelons les signes cliniques, le bilan radiologique permettant de faire le diagnostic et faisons une mise au point sur le traitement.