L’insulinome, tumeur neuroendocrine pancréatique rare, parfois multiple, en particulier dans le cadre de la néoplasie endocrinienne multiple de type 1, est à l’origine d’une sécrétion inappropriée d’insuline, responsable d’hypoglycémies sévères. Le traitement curatif est chirurgical. L’exérèse de la lésion doit être ciblée afin d’éviter le risque de diabète secondaire. Sa localisation préopératoire est donc indispensable. Les examens actuellement réalisés lors du bilan morphologique préopératoire ont une sensibilité variable mais ne sont pas spécifiques. Évaluer l’apport de l’imagerie fonctionnelle aux analogues du GLP-1 sur la prise en charge chirurgicale de l’insulinome. De 2000 à 2018, 54 patients ont été explorés chirurgicalement pour suspicion d’insulinome. Le bilan préopératoire comprenait scanner, écho-endoscopie, IRM, OctréoscanÒ, échographie, TEP F-DOPA, imagerie aux analogues du GLP-1, TEP 18FDG, SACS et artériographie. 54 insulinomes ont été réséquées chez 51 patients, 1 lésion a été laissée en place devant un rapport bénéfice/risque défavorable, 1 lésion n’a pas été retrouvée, 1 patiente présentait une nésidioblastose. La confrontation des examens radiologiques aux résultats anatomopathologique retrouvait des sensibilités bonnes pour le scanner, l’IRM et l’écho-endoscopie (78,6, 84,8 et 89,2 %) mais des spécificités moyennes à faible (74,1, 50 et 22,2 %). Seule l’imagerie au GLP-1 avait une bonne sensibilité (88,9 %) et une bonne spécificité (100 %). Le développement de nouvelles techniques d’imagerie fonctionnelle comme l’imagerie aux analogues du GLP-1, très sensible et spécifique de l’insulinome, améliore la chirurgie ciblée de l’insulinome, en particulier en cas de lésions multiples. Sa plus grande disponibilité lui permettrait de devenir l’examen de référence.
L’objectif de cette étude est d’évaluer l’apport de la Scintigraphie au 99mTc-MIBI combinée à l’Iode 123 (SMI) avec quantification de fixation, dans la discrimination bénin-malin des nodules thyroïdiens (NT) suspects. 5 patients consécutifs, suivis au CHU de Lille, porteurs d’un NT posant un problème diagnostic de malignité, mesurant 34,5 cm en médiane (11 NT Bethesda I, 23 NT Bethesda III-IV et étude cytologique impossible pour 1 NT) ont effectué une SMI avec mesure de la captation du traceur à deux temps d’acquisition -précoce (TP) et tardif (TT)- avant thyroïdectomie. 2 nodules étaient malins et 23 bénins. La médiane (interquartiles) du ratio de fixation (NT/parenchyme sain) du 99mTc-MIBI était significativement plus élevée dans les cancers au TP 12,34 (10,15 ;15,11) vs 7,73 (4,75 ;10,09), p = 0,001) comme au TT 7,41 (6,26 ;8,37) vs 4 (2,43 ;6,68), p = 0,001). En choisissant grâce aux courbes ROC un seuil du ratio de fixation au TT de 5,76, la sensibilité, spécificité, VPP et VPN de la SMI étaient respectivement de 100 %, 69,57 %, 63,16 % et 100 % pour différencier NT bénin et malin. Une thyroïdectomie peut être évitée dans 16/23 cas (69,56 %). D’après cette étude pilote, le nodule est toujours bénin pour un ratio de fixation nodulaire du 99mTc-MIBI au TT < 5,76 tandis que le risque de malignité est de 63 % au-dessus de ce seuil. La SMI quantifiée pourrait offrir un bon moyen d’exclusion de la malignité des NT, et de reconnaissance des NT avec indication chirurgicale.
Environ 10 % des nodules thyroïdiens captent l’iode123, ce qui est habituellement indicatif d’une bonne différenciation cellulaire et de bénignité. Nous rapportons deux cas de goitre nodulaire hyperfonctionnel opéré où des nodules thyroïdiens fixant l’iode123 étaient finalement des cancers. Monsieur S, 57 ans et Madame C, 29 ans, en hyperthyroïdie infraclinique, ont été traités chirurgicalement d’un goitre multinodulaire de 45 mL et 90 mL respectivement. Chez Monsieur S, la scintigraphie à l’iode123 montre deux nodules chauds (NC) : l’un au pôle inférieur du lobe droit (PID) et l’autre médio-lobaire gauche (MLG) (14 mm, EU-TIRADS 3, Bethesda IV). L’étude anatomopathologique révèle au niveau MLG un carcinome papillaire de forme microvésiculaire de 11 mm, bien limité ; et en controlatéral un microcarcinome papillaire de 8 mm, avec envahissement de la capsule tumorale. Chez Madame C, la scintigraphie à l’iode123 met en évidence deux NC du lobe droit non extinctifs (le plus volumineux mesure 42 mm, de vascularisation mixte, EU-TIRADS 3, Bethesda II). L’étude anatomopathologique du lobe droit montre un carcinome folliculaire invasif peu différencié de 50 mm. Les nodules fixant l’iode123 et cancéreux ne sont pas si exceptionnels : le risque de cancer au sein des NC est estimé à 8,5 % dans une étude récente. Les carcinomes papillaires et folliculaires représentent respectivement 57 % et 36 % des cas rapportés. L’interprétation échographique et cytologique est difficile, d’où la nécessité de développer d’autres moyens diagnostiques pour identifier les cas ambigus à traiter chirurgicalement.
Les tumeurs neuro-endocrines (TNE) thymiques sont une atteinte rare de la NEM1, de prévalence estimée entre 2–8 %. Elles en grèvent cependant le pronostic par leur caractère invasif, notamment depuis les améliorations thérapeutiques des autres atteintes. Il n’existe pas de consensus de prise en charge. Cinq cas de TNE thymique associée à une NEM1 ont été répertoriés parmi les patients suivis à Lille. Une analyse rétrospective de leurs caractéristiques, des modalités diagnostiques, thérapeutiques et du suivi a été réalisée à la lumière des connaissances actuelles. Les caractéristiques épidémiologiques étaient semblables à celles de la littérature (âge moyen au diagnostic 40,2 ans ± 10,3, prépondérance masculine, tabagisme), la mortalité moindre, la durée de suivi maximale de 17 ans. Le diagnostic initial fut scanographique dans 3 cas/5, les récurrences révélées par scanner et/ou TEP-FDG, plus aléatoirement par octréoscan. Le traitement initial était toujours chirurgical. Le rythme et la nature des examens de dépistage et de suivi de ces tumeurs sont discutés chez ces patients prédisposés, devant initier une surveillance précoce. Le scanner, plus sensible pour le dépistage et le bilan d’invasivité des TNE thymiques, est désormais moins irradiant. L’IRM devient intéressante pour l’étude médiastinale. L’imagerie fonctionnelle est performante pour le dépistage et le suivi, notamment la TEP-FDG. De nouveaux traceurs spécifiques des TNE (68Ga-DOTA-peptides) sont étudiés. Une détection précoce des tumeurs et des récidives diminue le risque invasif et optimise la chirurgie, seul traitement efficace. Les registres informatisés sont un outil d’étude à grande échelle de cette pathologie rare.
Le cancer médullaire de la thyroïde (CMT) se caractérise par une hypersécrétion tumorale de calcitonine. Il peut sécréter d’autres peptides comme l’ACTH dans 0,6 % des cas, à l’origine d’un syndrome de Cushing (para)néoplasique. Nous rapportons le cas d’un patient de 48 ans exploré pour une diarrhée chronique présentant un CMT sporadique avec des métastases hépatiques et ganglionnaires cervico-médiastinales (calcitonine : 24 140 pg/mL, ACE : 1219 μg/L). Un syndrome de Cushing ACTH-dépendant est présent au diagnostic (cortisol urinaire à 10 fois la normale, ACTH en plateau à 140 pg/mL), associé à une hypertrophie surrénalienne bilatérale. Malgré l’association metopirone et ketoconazole, un échappement thérapeutique survient à 3 mois avec une progression en taille des surrénales qui deviennent hypermétaboliques en TEP-FDG. Une surrénalectomie bilatérale est proposée pour le contrôle sécrétoire, finalement limitée à l’exérèse surrénalienne gauche en raison de difficultés peropératoires. L’examen pathologique montre à la fois une hyperplasie corticale diffuse de la surrénale en faveur d’une stimulation chronique du tissu cortico-surrénalien et la présence de localisations métastatiques du CMT. En immunohistochimie, ni les cellules tumorales thyroïdiennes et métastatiques surrénaliennes n’expriment l’ACTH. Le patient décède à 7 mois du diagnostic. Ce dossier inspire trois réflexions. L’hypertrophie surrénalienne du syndrome de Cushing paranéoplasique n’exclut pas la métastase surrénalienne. L’immunomarquage par l’anticorps anti-ACTH est inconstant (1 cas sur 10 [1]) et ne doit pas remettre en cause le diagnostic clinique et biologique. L’évolution péjorative est à la fois liée à l’hypercorticisme et au stade avancé du cancer dans cette présentation particulière.
Le cancer thyroïdien anaplasique (CTA) et le lymphome primitif thyroïdien (LPT) sont les deux pathologies tumorales systématiquement évoquées devant une tumeur thyroïdienne rapidement évolutive. Ces tumeurs malignes, toutes deux agressives mais de pronostic différent, requièrent une prise en charge urgente, d’où la nécessité d’un diagnostic qui repose à ce jour sur une biopsie chirurgicale. Nous avons analysé en rétrospectif les caractéristiques de 33 cas de CTA et de 33 cas de LPT consécutifs, pris en charge entre 2000 et 2016 au CHRU de Lille pour rechercher des critères initiaux (clinique, biologique et radiologique) d’orientation diagnostique. En faveur du CTA, les critères les plus informatifs étaient l’hyperleucocytose supérieure à 10 000 éléments/mL, des polynucléaires supérieurs à 7500/mL, la présence de macrocalcification (s) tumorale (s), de métastase (s) et de thrombus de la veine jugulaire interne, avec respectivement les VPP suivantes : 77,3 %, 75 %, 93 %, 80 % et 77,8 %. La présence d’asymétrie de la glande était un élément informatif (VPN à 75 %). En faveur du LPT, les critères informatifs étaient l’existence d’une thyroïdite et l’élévation de la TSH, dont les VPP étaient respectivement de 83 % et de 76,5 %. En analyse multivariée, l’élévation des PNN supérieure à 7500/mL, la présence de métastase (s) et la présence d’au moins un signe cervical de compression tumorale étaient significatives, avec respectivement des OR à 6,6, à 7, et à 3,9. Le sexe, un antécédent de cancer, les dimensions et la vascularisation de la tumeur n’étaient pas discriminants. Ces critères constituent des arguments utiles pour différencier les CTA des LPT.
Les corticosurrénalomes (CS) sont des tumeurs rares avec un taux élevé de récidives, un taux de survie à 5 ans faible, et des traitements complémentaires peu efficaces. Le but de cette étude était d’évaluer l’impact de la chirurgie des récidives sur la survie des patients. Il s’agit d’une étude rétrospective et multicentrique portant sur les patients suivis pour une récidive de CS. La survie globale, sans récidive et le délai d’apparition de la récidive ont été mesurés. Des analyses univariée et multivariée ont été réalisées. Le seuil de significativité était p ≤ 0,05. Cinquante-neuf patients ont été inclus dont 46 R0. 29 patients ont été opérés de leur récidive et 30 ont eu des traitements médicaux seuls. Les patients opérés avaient une médiane de survie après récidive significativement meilleure que les patients non opérés (91 mois vs 15 mois, p < 0,001). Chez les patients non opérés, les différents types de stratégies n’avaient pas d’impact sur la survie. En analyses univariée et multivariée, la prise en charge chirurgicale des récidives (p = 0,037) et l’intervalle entre la chirurgie initiale et le diagnostic de récidive > à 12 mois (p = 0,045) étaient des facteurs pronostiques d’amélioration de survie. La chirurgie des récidives des CS améliore la survie chez des patients sélectionnés. Cette stratégie doit être proposée aux patients dont le site de récidive est résécable et dont le délai entre la prise en charge de la tumeur primitive et la récidive est de plus de 12 mois.
A heterozygous germline variant in the HABP2 gene (p.G534E), that negatively impacts its tumor suppressive activity in vitro, has been described in 4 to 14% of kindreds of European ancestry with familial papillary thyroid carcinoma (fPTC). But it is also found in ≈4% of Europeans and European Americans from public databases that, however, did not provide information on the thyroid function of the controls. To get unbiased results, we decided to compare genotypes of patients with fPTC with those of “thyroid-checked” controls. We built a control group consisting of 95 European patients who underwent a thyroidectomy for medullary thyroid carcinoma and were devoid of any histologically detectable PTC or follicular-deriving carcinoma. In parallel we recruited 17 patients with fPTC from nine independent European kindreds. The entire coding region of HABP2 was analyzed by Sanger sequencing the germline DNAs of patients. Two variants (p.G534E and p.R122 W) were found in 2 and 3 patients at the heterozygous level (minor allele frequency (MAF): 5.55% and 8.33%, respectively). The R122 residue lies in the EGF-3 domain of HABP2 which is important for its activation. In controls, the MAF was either lower for the p.R122 W (1.05%, P < 0.05) or similar (2.63%, ns) for the p.G534E HABP2 variant. In conclusion, our data do not support the pathogenicity of the HABP2 p.G534E variant but highlight the existence of another variant that should be more extensively searched for in fPTC patients.
Les phéochromocytomes et paragangliomes sont des tumeurs rares dont plus du tiers relèvent d’une étiologie génétique. Plus de 10 gènes de prédisposition ont été identifiés [1], dont MAX, notamment dans des phéochromocytomes bilatéraux [2], [3]. Notre patiente, opérée à 18 ans, en 1988, d’un phéochromocytome gauche, sans récidive en 2013, présente, à 45 ans, une élévation tensionnelle, sans autre signe clinique. Le dosage des dérivés méthoxylés montre une normétanéphrine plasmatique à 1407 ng/L (N < 170) et une normétanéphrine urinaire à 3074 μg/24 h (N < 400). Un scanner révèle un nodule surrénalien droit de 3 cm. La scintigraphie au MIBG est non contributive. La TEP à la F-DOPA identifie 2 lésions : l’une surrénalienne droite de 48 mm, et l’autre de 13 mm au sein du pédicule rénal gauche. Après exérèse des lésions, l’anatomopathologie confirme un phéochromocytome droit bien différencié de 2,2 cm et un paragangliome gauche. En l’absence de mutation de VHL, SDHB, SDHC, SDHD, RET, SDHAF1, SDHAF2 et MEN1, l’analyse du gène MAX révèle une mutation R33X. Le diagnostic de phéochromocytome ou paragangliome impose la recherche d’une étiologie génétique tenant compte du contexte clinique afin de hiérarchiser les analyses génétiques [1].
Les états de résistance à la PTH se caractérisent ordinairement par des signes d’hypocalcémie chronique avec hyperphosphorémie qu’explique l’altération de la sensibilité rénale à l’action de la PTH. Éventuellement l’intensité de la riposte parathyroïdienne rend compte d’une expression majeure au niveau des récepteurs osseux, déterminant une situation qualifiée de pseudo-hypohyperparathyroïdie. Nous rapportons l’observation d’un patient de 34 ans évalué à l’occasion d’une fracture phalangienne survenue pour un traumatisme minime : ostéoporose (T-score vertébral : –2,9 DS, T-score fémoral : –2,1 DS), calcémie et phosphorémie normales mais net accroissement des marqueurs du remodelage osseux et augmentation considérable de la PTH (3121 pg/mL, N = 12–65). Les radiographies des mains révélaient un aspect feuilleté des corticales, des signes de résorption sous-périostée. Un nodule palpé dans la région cervicale gauche était identifié par l’échographie, la scintigraphie au MIBI-Technétium et la TDM comme une très volumineuse lésion parathyroïdienne en situation latéro-œsophagienne gauche. La discrétion des atypies morphologiques sans habitus typique d’ostéodystrophie d’Albright et la notion d’hypocalcémie familiale ont conduit à évoquer un état de PSHP de type 1B, authentifié par l’analyse génétique : anomalie de méthylation des DMRA/B du gène GNAS et délétion de la syntaxine 16. L’intervention chirurgicale a permis l’exérèse d’un volumineux adénome parathyroïdien (6330 mg) sans signe histologique de malignité. Les suites opératoires ont été marquées par une hypocalcémie sévère (minimum à 49 mg/L) mais peu symptomatique, attribuée à un « hungry bone syndrome », nécessitant de très fortes doses d’apports calciques (alimentaires et médicamenteux) et vitaminiques durant plusieurs semaines. Une amélioration des paramètres ostéodensitométriques (T-score vertébral : -1,8 DS, T-score fémoral : –1,8 DS) a été constatée après 8 semaines. Cette situation inédite d’hyperparathyroïdie tertiaire compliquant une PSHP de type 1B élargit le spectre phénotypique des situations de résistance à la PTH.
Les mutations inactivatrices du CASR entraînent un syndrome hypercalcémie hypocalciurie familiale ou parfois une hyperparathyroïdie néonatale ou primaire. Le but de cette étude était de comparer les phénotypes des patients porteurs ou non d’une mutation pathogène du CASR.
L’étude des facteurs pronostiques du carcinome peu différencié de la thyroïde (CTPD) permettra d’améliorer la qualité des décisions thérapeutiques. À partir d’une série monocentrique de CTPDs définis selon les critères de TURIN après relecture anatomopathologique, nous avons analysé les facteurs pronostiques de survie globale (SG), de survie sans rechute (SSR) et les facteurs prédictifs de réponse à l’iode en cas de maladie métastatique après thyroïdectomie totale et totalisation radio-isotopique. Sur 1120 thyroïdectomies réalisées entre 2000 et 2010, le diagnostic de CTPD a été retenu dans 44 cas. Au total, 45 % de ces patients (âge médian = 55,5 ans ; sex-ratio H/F = 0,76) sont en rémission après chirurgie et totalisation radio-isotopique. Les SG et SSR sont respectivement de 78 % et de 59 % à 5 ans. Les facteurs de mauvais pronostic de SG en analyse multivariée sont le statut métastatique et le pourcentage de nécrose > 10 %. Les facteurs de mauvais pronostic de SSR en analyse multivariée sont l’âge > 55 ans, le stade pT3/pT4 et les emboles vasculaires >7. Un tiers des patients métastatiques a été mis secondairement en rémission après traitement radio-isotopique. En analyse univariée, la réponse à l’iode est corrélée à un taux de nécrose <1 % et à un index mitotique faible. La prise en compte des emboles vasculaires, de la nécrose, du compte mitotique est importante pour la caractérisation histo-pronostique des CTPDs. La thyroïdectomie totale et la totalisation radio-isotopique restent un standard thérapeutique. L’iode 131 peut être efficace sur la maladie métastatique dans les cas où mitose et nécrose sont rares.
Adrenal tumors mostly present with specific and unique clinical features, regarding their endocrine metabolism. A 53-year-old man came to our Department for a left adrenal mass discovered incidentally. Biochemical and imaging findings were suspicious for a pheochromocytoma. The patient underwent a laparoscopic left adrenalectomy. A well-circumscribed 5.5-cm mass was removed. It was composed of adrenal cells intimately admixed with pheochromocytes. Immunohistochemical studies were positive both for cortical cells (inibin-α, synaptophysine and melan-A) and medullary cells (S-100 and chromogranine A). Final pathology was of corticomedullary mixed tumor (CMT). CMT is a rare tumor with 14 cases previously reported in literature, with wide variable biochemical behavior, such as his radiological and pathological features. Prevalence and actual malignant potential are yet unknown to our knowledge.
Introduction.- Malignant tumours of the adrenal gland are adrenocortical carcinomas (ACC), malignant phaeochromocytomas (MPC) or metastatic tumours. The objective of this article is to propose guidelines for the management of these tumours.Material and Methods.- A review of the literature was performed by selecting articles on malignant tumours of the adrenal gland published in PUBMED.Results.- Abdominal computed tomography is the reference first-line examination. A diameter > 6 cm, a heterogeneous appearance, irregular margins, spontaneous high density (> 20 HU) and delayed wash-out are radiological signs of malignancy. MRI can be used to characterize the tumour with a sensitivity of 89 % and a specificity of 99 %. Hormone assays and an endocrinology consultation are recommended before any management. When ACC is suspected, (18)FDG-PET is the reference scintigraphic examination, while the isotope of choice for MPC is F-18-DOPA, which is more sensitive than MIBG. These scintigraphic examinations have a sensitivity close to 100% and allow staging of distant metastases. Percutaneous biopsy has a limited place in the diagnostic work-up. It is only indicated in the case of suspected adrenal metastasis after having excluded phaeochromocytoma and must not be performed in the case of suspected adrenocortical carcinoma.Surgery is first-line treatment for localized and resectable tumours, but is rarely curative due to the high recurrence rate. For ACC, adjuvant therapy by mitotane or adjuvant radiotherapy can be proposed. Metabolic radiotherapy with I-131-MIBG can be proposed for the treatment of MPC. First-line chemotherapy is indicated in the case of advanced disease or unresectable tumour. Surgical treatment of adrenal metastasis by adrenalectonny is recommended depending on the type and prognosis of the primary cancer.Conclusion.- Preoperative laboratory, morphological and scintigraphic assessment is essential before any management. First-line treatment is surgical when the tumour is resectable, but must be completed by adjuvant therapy to limit the risk of recurrence. (C) 2013 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
The aim of this study was to assess the safety and efficacy of adrenalectomy on patients with pheochromocytoma diagnosed at the time of an acute heart failure (AHF).
Interventions to increase fruit and vegetable intake typically apply manipulations that do not distinguish fruits and vegetables as separate food groups. This study aimed to compare the efficacy of separate implementation intention instructions with a combined implementation intention instruction on separate indices of fruit and vegetable intake, and investigate the written content of implementation intentions for behavioural strategies focusing on the 'target' action of consumption or the 'preparatory' actions that enable consumption. Participants (N = 580) were randomised to one of three conditions (control; separate implementation intentions; combined implementation intention). The findings were: (a) the combined instruction was successful in increasing fruit intake but not vegetable intake, whereas the separate instructions generated a significant increase in both fruit intake and vegetable intake, and (b) 'target' strategies appear more beneficial for increasing fruit intake where as preparatory strategies show some promise for vegetable intake. The conceptual and practical implications of this work are discussed in relation to future research into increasing fruit and vegetable consumption.
Although the current evidences may suggest that the 25(OH)D associated with depression, still there exists conflicting results. In addition, little known is concerning the relationship between the 25(OH)D and the chronic stress-induced depressive-like behaviors. We detected the 25(OH)D levels in serum and the VDR protein expression in different brain regions aiming to explore the relationship between 25(OH)D/VDR signaling and major depression. The chemiluminescent microparticle immunoassay (CMIA) was used to detect the serum concentration of 25(OH)D in patients, the enzyme-linked immunosorbent assay (ELISA) was applied to measure the serum 25(OH)D levels in both CRS-treated and CSDS-treated mice models of MDD. Meanwhile, the VDR protein expression levels were validated among three MDD related brain regions from CRS-treated mice by western blotting. In this study, we mainly observed that the concentration of the 25(OH)D was decreased in the serum of MDD patients comparing to healthy controls. Consistent with the clinical findings, the CRS-treated mice also displayed down-regulated 25(OH)D level comparing with control mice. While in the CSDS model, the serum 25(OH)D status of depressive mice remained unchanged. Moreover, we found the protein level of VDR was significantly decreased in the hippocampus while increased in the hypothalamus of CRS-treated mice. Nevertheless, the prefrontal cortex exhibited no change regarding VDR protein expression compared with control mice. Taken together, these findings further confirmed that the 25(OH)D together with VDR may involve in the pathophysiological mechanism of depression-like behaviors induced by chronic stress.