Connaître les conditions de réalisation (consultation multidisciplinaire préalable, préparation du patient et de la salle, modes anesthésiques). Savoir les principales étapes des procédures. Décrire d’astucieux procédés pour que le geste soit réussi dans des conditions optimales. Discuter des complications principales rencontrées. Eventail des gestes de radiologie interventionnelle anti-douleur sous guidage TDM. Conditions optimales de réalisation. Astuces de guidage. Principales complications rencontrées. Nous pratiquons dans notre établissement, depuis plus de 15 ans quotidiennement, de nombreux gestes interventionnels à visée antalgique sous contrôle TDM : neurolyses par alcoolisation ou radiofréquences percutanées intercostales, splanchniques et solaires, de la chaîne sympathique thoracique ou lombaire, du ganglion stel-laire, impar, infiltrations périradiculaires et articulaires, cimentoplas-ties, vertébroplasties et radiofréquences osseuses… Nous utilisons le scanner qui permet un guidage pas à pas en toute sécurité sur la cible des aiguilles, trocarts, agents lytiques ou anti-inflammatoires. L’apprentissage est ainsi facilité. Nous rappellerons les conditions de réalisation et les principales étapes des procédures, décrirons des astuces de guidage et rapporterons les principales complications rencontrées…
Un état des lieux réalisé par le groupe Évaluation du CLUD va permettre la mise en œuvre de mesures correctives.Évaluer la qualité de la prise en charge de la douleur du point de vue des soignés et des soignants.Soixante-trois unités tirées au sort (hospitalisation traditionnelle adulte) 698 questionnaires distribués aux soignés et 1 238 aux soignants.Soignants :954 questionnaires récupérés, taux de réponse = 77 % ;•L'évaluation de la douleur ne fait pas partie des paramètres de surveillance systématique pour 31 % ;•74 % pensent qu'il est souhaitable d'utiliser la morphine dans les douleurs fortes ;•33 % disposent de protocoles d'analgésie ;•78 % du personnel n'ont pas suivi de formation, 82 % en souhaitent une, 65 % souhaitent un référent.Soignés :493 questionnaires, taux de réponse = 71 %.•82 % ont été encouragés à signaler leur douleur, 41 % n'ont pas été informés sur la prise en charge de la douleur ;•pour les patients douloureux (55 %), la douleur est évaluée à une fréquence variant pour 76 % toutes les 2 heures à 1 fois/jour ;•51 % la signalent rapidement, 36 % attendent de 15 à plus de 30 mn, 12 % jamais ;•87 % sont traités en moins de 15 min, par traitements médicamenteux jugés moyennement efficace, voire pas efficace pour 1/3. Cinquante-quatre pour cent pensent efficace l'association de traitements non médicamenteux.Soignants et soignés considèrent la prise en charge de qualité cependant, information, formation et évaluation sont des axes de travail à privilégier pour optimiser la prise en charge.
Les « accès douloureux paroxystiques » (ADP) du patient atteint de cancer, correspondent à une augmentation transitoire de la douleur, survenant sur un fond de douleur stable, chez des patients recevant un traitement opioïde de fond. Ils sont présents dans plus de 50 % des cas et leur durée moyenne est de 30 minutes. On différencie « les accès douloureux prévisibles » lorsque la douleur est liée à des actions volontaires du patient, « les accès douloureux nociceptifs » pour les exacerbations de douleurs somatiques ou viscérales non prévisibles, et « les accès douloureux neuropathiques » pour l’ensemble des épisodes douloureux liés à une majoration de la composante neuropathique. Lorsque la douleur est liée à une insuffisance thérapeutique provoquée par la fin prématurée de l’action des antalgiques de fond, on parle alors de « réapparition de la douleur ».Leur prise en charge thérapeutique repose principalement sur la prescription systématique par voie orale d’interdoses de morphiniques, c’est-à-dire d’un opioïde à libération rapide en association aux morphiniques à libération prolongée. En cas « d’accès douloureux paroxystiques prévisibles », leur administration doit se faire de manière anticipée. Parmi les molécules disponibles, on retiendra le sulfate de morphine, le chlorhydrate de morphine, l’oxycodone et enfin le citrate de fentanyl transmuqueux (CFTM).Dans certaines situations, en particulier lorsque la voie orale n’est pas utilisable, le prescripteur peut être amené à utiliser la voie parentérale (voie sous-cutanée ou intraveineuse) pour l’administration de morphine, avec un dispositif d’analgésie contrôlé par le patient. D’autres moyens thérapeutiques sont décrits dans la littérature, mais doivent rester des mesures d’exception.In cancer patients receiving opioid therapy for persistent background level of pain, paroxysmal pain consists of a temporary increase of its’ intensity. About 50% of cancer patients experience attacks of paroxysmal pain lasting about 30 minutes on average. “edictable” paroxysmal pain, directly related to a voluntary action, can be distinguished from nociceptive attacks unpredictablely aggravating somatic or visceral pain and from neuropathic attacks related to an aggravation of the neuropathic component of pain. Attacks related to therapeutic insufficiency, arising when the analgesic effect of the continuous anti-pain treatment ends prematurely are considered to be “revived” pain.Therapeutic management relies basically on the prescription of oral morphine, using a combination rapid release and prolonged release formulation. In the event of predictable attacks, administration can be anticipated. Available compounds include morphine sulfate, morphine chlorhydrate, oxycodone and transmucosal fentanyl.In certain situations, particularly when oral administration is not possible, subcutaneous or intravenous parenteral administration may be useful with a patient-controlled delivery system. Other therapeutic options have been described in the literature but remain exceptional measures.