BACKGROUND:Sentinel lymph-node (LN) biopsy (SLNB) is a valuable tool to assess the regional LN status in Merkel cell carcinoma (MCC). However, its prognostic value is still debated. This study was undertaken to assess SLNB usefulness for MCC management and to determine the impact of SLNB status on disease-free survival (DFS) and overall survival (OS) by comparing SLNB-positive versus -negative patients according to demographic, clinical and treatment characteristics.PATIENTS AND METHODS:In this retrospective, multicenter observational study, SLNB was proposed to all patients referred for clinically N0 MCC. Treatment schedule consisted of wide-margin surgical resection of primary MCC followed by adjuvant radiation therapy (aRT) to the primary site and, for SLNB-positive patients, radical LN dissection followed by regional aRT. Univariate and multivariate analyses determined factors associated with DFS and OS.RESULTS:Among 87 patients with successful SLNB, 21 (24.1%) were SLNB-positive. Median follow-up for the entire series was 39 months; respective 3-year DFS and OS rates were 73% and 81.4%, respectively. Univariate analysis (all patients) identified SLNB-negativity as being associated with prolonged OS (P = 0.013) and aRT (all sites considered) was associated with longer DFS (P = 0.004) and OS (P = 0.018). Multivariate analysis (all patients) retained SLNB status and aRT (all sites considered) as being associated with improved DFS (P = 0.014 and 0.0008) and OS (P = 0.0020 and 0.0019). Moreover, for SLNB-negative patients, tumor-bed irradiation was also significantly associated with prolonged DFS (P = 0.006) and OS (P = 0.014).CONCLUSIONS:The present study demonstrates that SLNB-negativity is a strong predictor of longer DFS and OS in stage I and II MCC patients. The similar benefit for aRT on tumor bed observed in this study has to be confirmed by a prospective study. The results advocate for SLNB being considered to all MCC patients.
Les carcinomes annexiels (CA) constituent un groupe inhomogène et sont susceptibles de métastaser. L'intérêt de la détection du ganglion sentinelle (GS) est peu documenté. Le but de cette étude était d'analyser les résultats du traitement chirurgical avec procédure du ganglion sentinelle(GS), ainsi que l'évolution. Étude bicentrique, rétrospective de patients (pts) traités pour un CA entre le 01/01/2006 et le 30/01/2014 par exérèse large et procédure du GS. Étaient inclus : CA prouvé histologiquement de plus de 2 cm de grand axe ou/et comportant des signes histologiques d'agressivité (mitoses > 1/mm2, emboles vasculaires ou lymphatiques, invasion périneurale). Les patients atteints de maladie de Paget étaient exclus. Les données collectées étaient : âge, sexe, localisation, diamètre clinique, type histologique, taille de la reprise d'exérèse, résultat du GS, traitement complémentaire, temps de suivi, récurrence, état aux dernières nouvelles. Parmi 45 pts atteints de CA, 11 pts étaient traités par la technique du GS : 5 femmes et 6 hommes de 66 ans d' âge médian [50–79]. Les CA siégeaient sur : scalp (n = 2), paupière inférieure (n = 1), tronc (n = 3), membres supérieurs (n = 2), membres inférieurs (n = 2). Tous étaient d'origine sudorale (porocarcinome n = 2, carcinome syringomateux n = 1, cylindrocarcinome n = 1, adénocarcinome sudoral, n = 4, carcinome sudoral sans précision n = 3). Leur surface médiane était de 3,6 cm2 [0,5–113]. La marge médiane des exérèses était de 3 cm [1,5–3]. Trois (27 %) pts avaient un GS métastatique : Un adénocarcinome mucineux avec atteinte périneurale, un adénocarcinome sudoral > 12 cm de diamètre et un adénocarcinome sous cutané apocrine > 3 cm de diamètre. Les curages complémentaires trouvaient respectivement 1 N+/29, 1 N+/10 et 3 N+/27. Il y avait un échec de la technique (CA du scalp) et les GS des autres pts étaient indemnes. La durée médiane de suivi était de 49 mois [7–84]. Une radiothérapie adjuvante (56 Gy) était délivrée sur le site du primitif dans 1 cas en raison d' engainements périnerveux dont le GS était positif. Aucun des pts de la série n'a eu de récidive locale, régionale ou à distance lors du suivi. Les CA des pts ayant eu la technique du ganglion sentinelle avaient des critères cliniques ou histologiques de mauvais pronostic. La littérature manque de données sur les critères d'agressivité cliniques et/ou histologiques des CA. Moins de 30 cas d'analyse du GS ont été publiés à ce jour, et le bénéfice de la technique pour le patient est incertain. Néanmoins, par notre sélection, le GS a été retrouvé positif chez prés de 30 % des malades et ces 3 patients traités par curage ganglionnaire sont vivants sans rechute avec une durée de surveillance moyenne de 47 mois [46–48]. le GS est une technique réalisable et permet de déceler et de traiter précocement un envahissement ganglionnaire régional chez les patients présentant un CA avec caractère agressif.
Le carcinome de Merkel (CM) est une tumeur neuroendocrine rare. L'objectif de ce travail était d'étudier l'intérêt de la biopsie du ganglion sentinelle (GS) dans la prise en charge des patients atteints de CM. Une biopsie du GS était proposée à l'ensemble des patients de 5 centres pris en charge pour un CM sans atteinte ganglionnaire palpable de 1999 à 2014. Les caractéristiques associées au délai sans rechute (DFS) et à la survie globale (OS) ont été étudiées en utilisant un modèle de Cox (univarié, multivarié). Quatre-vingt-onze patients de sex-ratio H/F 0,85, d'âge médian 74,5 ans (31–90 ans ; 63,7 % âgés de plus de 70 ans), stade T1 (n = 57), T2 (n = 30) ou T3 (n = 4), localisation sur les membres (55 %), la tête et le cou (34 %) ou le tronc (11 %) étaient inclus. Parmi les patients, 10 % étaient immunodéprimés. La fréquence d'atteinte du GS (21/87 = 24 % des procédures réussies) ne différait pas significativement aux stades T1 et T2 (p = 0,4) et pour les tumeurs T1 ≤ 1 cm vs T1 1–2 cm (p = 0,5). Vingt sur vingt et un patients GS+ bénéficiaient d'un curage et des ganglions positifs supplémentaires étaient trouvés chez 6/20 (30 %) patients. Une radiothérapie adjuvante était administrée sur le lit tumoral chez 73/87 patients et sur les aires ganglionnaires atteintes chez 19/21 patients GS+. Pendant le suivi (médiane) 22 mois chez les GS+ (6–78 mois) et 41 mois chez les patients GS− (4–171 mois), une récidive survenait chez 21,8 % de l'ensemble des patients avec un délai médian de 13 mois (3–115 mois). Quinze pour cent des patients sont décédés de l'évolution de la maladie. Une radiothérapie adjuvante (p = 0,013) mais pas le statut négatif du GS (p = 0,10) étaient associés à une meilleure DFS en analyse univariée. La radiothérapie adjuvante et le statut négatif du GS étaient tous les deux associés à une meilleure OS en analyse univariée et multivariée (p = 0,029 pour la radiothérapie et p = 0,013 pour le statut GS−). Dans cette étude, la positivité du GS n'est pas associée au stade T et est élevée au stade T1 confirmant qu'une procédure du ganglion sentinelle doit être envisagée pour tous les patients sans ganglion palpable. Un GS indemne est prédictif d'une survie meilleure et la radiothérapie adjuvante est associée à une meilleure DFS et OS. Des études prospectives sont nécessaires pour confirmer ces résultats. Cette étude montre que chez les patients atteints de CM sans ganglion palpable, la procédure du ganglion sentinelle a une valeur pronostique et qu'un traitement adjuvant par radiothérapie améliore la survie.
Le réseau douleur Franche-Comté, réseau interhospitalier constitué d’un pilotage à la fois régional et local, de coordination, financé par la dotation régionale de développement des réseaux (DRDR) a mené une étude dans le cadre d’une démarche qualité afin de repérer les dysfonctionnements et définir des axes d’amélioration dans la prise en charge des patients atteints de douleur chronique et aiguës rebelle suivis dans les différentes structures douleur de la région (à l’exclusion des patients atteints de douleur cancéreuse évolutive). À j0 et à six mois de la prise en charge entre septembre 2005 et avril 2006, chaque nouveau patient inclus dans le réseau a rempli un questionnaire et cinq échelles : une échelle visuelle analogique de la douleur (EVA), une échelle numérique de la douleur (EN), une échelle de retentissement comportemental, l’Hospital Anxiety and Depression scale et une échelle visuelle analogique de qualité de vie. Au total 166 patients ont été inclus. Cent ont répondu aux questionnaires à six mois. La répartition des pathologies est comparable à celle retrouvée dans le bilan d’activité 2005 du réseau douleur de Franche-Comté. La moyenne d’âge des patients est de 50 ans. La durée d’évolution de la pathologie à l’origine des douleurs est en moyenne de sept ans et la durée médiane de trois ans. À j0, 15 % connaissent des difficultés d’ordre social, 84 % présentent un score d’anxiété douteuse ou certaine et 67 % un score de dépression douteux ou certain (pris en charge psychothérapeutique 24 %). À six mois, 38 % des patients ont une amélioration des douleurs d’au moins un point, plus fréquente en cas de céphalées et en l’absence de difficultés sociales (p>0,02). L’ amélioration de qualité de vie de 50 % (36 % des patients), l’amélioration de la marche (43 % des patients), et du travail habituel à la maison (55 % des patients) est plus fréquente en cas de prise en charge en psychothérapie et en centre de rééducation fonctionnelle. L’amélioration du temps de loisir (50 % des patients), de la libido (43,2 % des patients) et du score d’anxiété et de dépression (30 % des patients) est plus fréquente en l’absence de difficultés sociales. Cette étude révèle une insuffisance de l’amélioration de la qualité de vie et des douleurs à six mois, mais permet de repérer des axes possibles d’amélioration. Grâce à l’organisation en réseau, ces améliorations sont possibles par une meilleure communication avec les médecins généralistes, par une demande de postes mutualisés entre plusieurs centres et par une évaluation des pratiques professionnelles en continue grâce à la mis en place d’un dossier médical commun informatique.
Aims. - The head and neck tumors are most often associated with a precarious nutritional status. Radiotherapy increases the risk of denutrition because of its secondary effects on the secretory and sensorial mucous membranes. The purpose of our retrospectively study was to evaluate the interest of a precocious and regular nutritional therapy on the ability to maintain the nutritional status of the patient during the radiotherapy.Patients and methods. - The fifty-two patients included in the survey have been classified retrospectively in two different groups based on their observance to the nutritional therapy: group 1 "good observance", group 2 "bad observance".Results. - The 31 patients of group I have lost an average of 1.9 kg by the end of the irradiation, whereas the 21 patients of group 2 have lost an average of 6.1 kg (p < 0.001). The almost stability in weight of patients in group I was linked to a lower frequency of breaks in the radiotherapy (6 vs 33% p = 0.03) and in a decrease in grade of inflammatory mucous membranes (10% of grade 3 in group 1 vs 52% in group 2, p = 0.006). The quantity of calories ingested in form of nutritional supplements was greater in group 1 and consequently enabled patients to stabilized their weight (1200 calories in group 1 versus 850 calories in group 2, p < 0.005).Conclusions. - The given nutritional advice and the prescription of adapted nutritional supplements consequently allowed limiting efficiently the weight lost during the irradiation and the grade of mucositis. The systematization of a precocious nutritional therapy for patients irradiated for head and neck tumors seems absolutely essential. (C) 2007 Elsevier Masson SAS. Tons droits reserves.
The given nutritional advice and the prescription of adapted nutritional supplements consequently allowed limiting efficiently the weight lost during the irradiation and the grade of mucositis. The systematization of a precocious nutritional therapy for patients irradiated for head and neck tumors seems absolutely essential.
Un état des lieux réalisé par le groupe Évaluation du CLUD va permettre la mise en œuvre de mesures correctives.Évaluer la qualité de la prise en charge de la douleur du point de vue des soignés et des soignants.Soixante-trois unités tirées au sort (hospitalisation traditionnelle adulte) 698 questionnaires distribués aux soignés et 1 238 aux soignants.Soignants :954 questionnaires récupérés, taux de réponse = 77 % ;•L'évaluation de la douleur ne fait pas partie des paramètres de surveillance systématique pour 31 % ;•74 % pensent qu'il est souhaitable d'utiliser la morphine dans les douleurs fortes ;•33 % disposent de protocoles d'analgésie ;•78 % du personnel n'ont pas suivi de formation, 82 % en souhaitent une, 65 % souhaitent un référent.Soignés :493 questionnaires, taux de réponse = 71 %.•82 % ont été encouragés à signaler leur douleur, 41 % n'ont pas été informés sur la prise en charge de la douleur ;•pour les patients douloureux (55 %), la douleur est évaluée à une fréquence variant pour 76 % toutes les 2 heures à 1 fois/jour ;•51 % la signalent rapidement, 36 % attendent de 15 à plus de 30 mn, 12 % jamais ;•87 % sont traités en moins de 15 min, par traitements médicamenteux jugés moyennement efficace, voire pas efficace pour 1/3. Cinquante-quatre pour cent pensent efficace l'association de traitements non médicamenteux.Soignants et soignés considèrent la prise en charge de qualité cependant, information, formation et évaluation sont des axes de travail à privilégier pour optimiser la prise en charge.
Introduction: This study aimed at assessing the effect of radiotherapy on regenerated bone mineralization and consolidation obtained by mandibular bone distraction. The planned application was a new immediate mandibular reconstruction technique in defects following surgery for oral cavity tumours requiring postoperative radiotherapy. Material and methods: Ten sheep underwent bilateral mandibular bone distraction (control group). A second group of 6 sheep (study group) had bilateral mandibular bone distraction followed by irradiation on the 21st postoperative day. The animals were sacrificed on the 60th postoperative day. Radiographic and histomorphometric studies were performed. Results: In the control group, 9 distraction sites out of 20 were consolidated. In the irradiated group, 9 out of 12 were consolidated. Histomorphometric analysis did not demonstrate any statistically significant difference between the osseous and cartilaginous samples, the trabecular thickness of the new bone, or the osteoid surface of basal bone in the control and test groups (p = 0.126, 0.247, 0.792, 0.082). However, the osteoid surface of the regenerated bone in the test group was statistically smaller (p = 0.017) than in the control group. Conclusion: In this experiment, radiotherapy did not hinder bone mineralization or consolidation following distraction of mandibular bone receiving irradiation on the 21st postoperative day. Bone distraction could be proposed for the repair of mandibular defects following surgery for oral tumours which require early postoperative radiotherapy. (c) 2005 European Association for Cranio-Maxillofacial Surgery
Discussion Surprisingly, the results of our study do not support the clinical usefulness of sentinel lymph node detection as a reliable and accurate staging method in patients with oral squamous cell carcinoma. We observed that lymphoscintigraphy was not a reliable method for detecting micrometastases in patients diagnosed with a squamous-cell carcinoma of the oral cavity without clinical evidence of neck matastases.
INTRODUCTION:This study aimed at evaluating the relevance of sentinel node detection by lymphoscintigraphy in patients diagnosed with squamous-cell carcinoma of the oral cavity in the absence of neck adenopathy.PATIENTS AND METHODS:A prospective study was carried out in 31 patients diagnosed with T1 to T3 squamous-cell carcinoma of the oral cavity without any clinically detectable neck adenopathy. A lymphoscintigraphy was performed the day before surgery. All patients underwent sentinel lymph node biopsy guided by a gamma-ray detecting probe and modified neck dissection. Pathologic evaluation of the sentinel lymph node included, in addition to the standard protocol, immunohistochemical analysis and thin sections of E stained preparations.RESULTS:In 3 patients, the lymphoscintigraphy failed to detect any sentinel lymph node. In the remaining group of 28 patients, 20 patients showed a negative sentinel node concordant with a histologically negative neck dissection. In 5 patients, a positive lymph node was found although the rest of the neck dissection was negative. In 3 patients, sentinel lymph node was found to be negative but other neck nodes were positive. The overall sensitivity of lymphoscintigraphy in our study was 62%.DISCUSSION:Surprisingly, the results of our study do not support the clinical usefulness of sentinel lymph node detection as a reliable and accurate staging method in patients with oral squamous cell carcinoma. We observed that lymphoscintigraphy was not a reliable method for detecting micrometastases in patients diagnosed with a squamous-cell carcinoma of the oral cavity without clinical evidence of neck matastases.