Intramedullary spinal cord metastasis (ISCM) is very rare. Symptoms from ISCM metastasis being the initial presentation are extremely rare. We present a case of a 42-year-old woman without previous medical history who presented with complaints of progressive lower limb weakness of three weeks evolution. Neurological examination elicited a medullary syndrome, and physical examination showed a palpable mass on her right breast. A spinal MRI revealed a dorsal intramedullary tumor mass. A biopsy sample from the breast mass revealed the diagnosis of carcinoma. The diagnosis of an Intramedullary breast cancer metastasis (IMBCM) was made according to positron emission tomography. The patient received treatment with corticosteroids and radiation therapy without improvement, and she died, 3 months after the diagnosis. As far as we know, this is the first reported case of IMBCM revealing a breast carcinoma. Although extremely rare, ISCM should be considered as a differential diagnosis of a spinal intramedullary lesion.
Searchable abstracts of presentations at key conferences in endocrinology ISSN 1470-3947 (print) | ISSN 1479-6848 (online)
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Le cancer prostatique est un problème de santé publique, il s'agit du cancer le plus fréquent chez l'homme en France et le troisième en termes de fréquence en Tunisie. La scintigraphie osseuse au diphosphonate marqué au technétium (Tc-MDP) reste l'examen standard pour le bilan d'extension osseuse approuvé par le Food and Drug Administration, sensible mais peu spécifique. Une acquisition TEMP/TDM complémentaire a permis une augmentation significative de l'exactitude diagnostique. Le but de cette observation est de montrer, à travers un cas, l'apport incontestable de la TEMP/TDM dans cette indication. Il s'agit d'un patient âgé de 63 ans, récemment diagnostiqué porteur d'un adénocarcinome prostatique classé Gleason 8 (4 + 4). La valeur de PSA était supérieure à 20 ng/mL, le patient était ainsi classé à haut risque. Il nous a été adressé alors pour établir le bilan d'extension osseux de sa maladie par une scintigraphie au Tc-MDP. L'acquisition a été réalisée 2 heures après injection intraveineuse de 555 Mbq (15mCi) du radiotraceur. Le balayage corps entier avec acquisitions antérieure et postérieure a mis en évidence une distribution sensiblement homogène et symétrique du radiotraceur sur l'ensemble du squelette. Une légère asymétrie de fixation iliaque au profit du coté droit, présumée positionnelle, nous a amené à compléter par une acquisition TEMP/TDM centrée sur le bassin. Cette dernière a objectivé trois foyers ponctuels de fixation suspecte ; le premier est en médio-iliaque droit, le deuxième est en regard de la fosse interne de l'os iliaque gauche, à proximité de l'articulation sacro-iliaque. Ces deux foyers correspondent sur les coupes scannographiques à des foyers d'ostéocondensation en début de formation. Le troisième était au niveau de la branche ischiopubienne gauche mais sans substratum anatomique identifié. Le patient a été classé ainsi métastatique osseux. L'examen aurait été considéré négatif avant la réalisation complémentaire d'une TEMP/TDM, pour un patient étiqueté à haut risque. Ceci illustre la valeur ajoutée de la TEMP/TDM et pose la question sur la nécessité de l'inclure dans le protocole d'acquisition, de façon systématique, ou au moins chez les patients classés à haut risque métastatique.
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Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) sont des tumeurs conjonctives peu fréquentes dont la localisation rectale est extrêmement rare. Ce sont typiquement des tumeurs avides de FDG. Par conséquent, la TEP/TDM au 18 FDG reste une modalité d'imagerie de choix dans la recherche de récidive, assez fréquente dans les GIST initialement métastatiques. Il s'agit d'un patient âgé de 65 ans, suivi pour GIST du bas rectum métastatique au niveau osseux, traité par immunothérapie néo-adjuvante suivie de résection antérieure et de thérapie ciblée adjuvante. Un scanner abdominopelvien de contrôle 18 mois post-chirurgie a suspecté une récidive locorégionale devant un épaississement irrégulier de l'anastomose colo-anale associée à une infiltration de la graisse pelvienne. La TEP/TDM au 18 FDG faite dans ce contexte a montré un foyer intensément hypermétabolique au niveau de la zone d'anastomose. La récidive a été fortement suspectée. Une IRM pelvienne a été alors demandée, retrouvant l'épaississement spiculé et rétractile de l'anastomose sans restriction de la diffusion, évoquant un aspect de remaniements cicatriciels post-thérapeutiques et le diagnostic de récidive a alors été récusé. Les GIST siègent le plus souvent au niveau de l'estomac (50–70 %) et de l'intestin grêle (20–30 %). La localisation rectale représente seulement 5 % des cas et 0,1 % de toutes les tumeurs rectales. Selon plusieurs études, la TEP/TDM au 18 FDG présente un apport potentiel pour la détection et la localisation des récidives locales et à distance dans les GIST, avec une sensibilité estimée à 86 % et une valeur prédictive positive de 98 % résultant en un impact significatif sur la prise en charge thérapeutique. Toutefois, étant donné que les remaniements inflammatoires post-thérapeutiques peuvent fixer le FDG, des faux positifs peuvent exister. Dans des revues systématiques étudiant les performances de la TEP/TDM au 18 FDG dans la recherche de récidive des GIST, Albano et al ont retrouvé deux faux positifs dont l'un était un ganglion médiastinal revenu en faveur de sarcoïdose et le deuxième était au niveau gastrique avec une gastrite prouvée histologiquement. Kaneta et al ont aussi reporté un cas de faux positif œsophagien qui s'est avéré être un léiomyome.
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Le paragangliome (PGL) est une tumeur neuroendocrine rare caractérisée par des manifestations cliniques équivoques posant ainsi un défi diagnostique pour le clinicien. L'imagerie nucléaire a une place fondamentale dans l'exploration des PGL. Nous rapportons dans ce cadre deux cas de PGL de localisation inhabituelle en précisant l'apport de l'imagerie TEP-FDG dans le diagnostic topographique. Cas 1 : Un homme de 16 ans consulte pour HTA de grade 3 sans retentissement. L'enquête étiologique a mis en évidence une élévation franche des dérivés méthoxylés plasmatiques (×20 LSN). L'examen tomodensitométrique montrait un processus tissulaire médiastinal para-vertébral gauche étendu de T6 à T8 de 49 mm. L'exploration par 5 mCi de 18FDG montrait une masse médiastinale postérieure fortement hypermétabolique para-vertébrale gauche, SUVmax = 35,37. Le patient a été opéré et l'aspect anatomopathologique était compatible avec un PGL. L'évolution a été favorable sur le plan clinique et biologique. Cas 2 : Un homme de 30 ans consulte pour HTA de grade 2 et hématurie. L'exploration cystoscopique montrait une lésion bourgeonnante de la paroi vésicale dont l'aspect anatomopathologique cadrait avec un PGL vésical. L'exploration par 5 mCi de 18FDG montrait une lésion hypermétabolique de la paroi vésicale qui se distingue de l'avidité urinaire. La lésion était entièrement réséquée avec bonne évolution clinique et biologique. Le choix de l'imagerie TEP appropriée pour le diagnostic de PGL n'est pas consensuel. La TEP-FDOPA semble être l'examen le plus performant en termes de sensibilité. L'introduction récente de la Ga-DOTA-TEP a amélioré la performance diagnostique de l'imagerie TEP grâce à l'expression abondante de SSTR2 sur les cellules tumorales du PGL. Cependant, la TEP-FDG, grâce à sa disponibilité, son coût relativement faible et sa bonne sensibilité, pourrait être un choix de première intention raisonnable notamment dans le cadre de mutation SDHx.
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Le carcinome parathyroïdien est une entité rare. Son association avec un carcinome papillaire de la thyroïde est encore plus exceptionnelle. Nous présentons le cas d'un patient de 68 ans présentant une hyperparathyroïdie primaire (HPP) en rapport avec un carcinome parathyroïdien (CP) ectopique associé à un carcinome papillaire de la thyroïde (CPT). Il avait un historique de lithiases urinaires récurrentes à bascule, ainsi qu'une fracture de l'avant-bras. Le diagnostic de l'HPP était confirmé devant une hypercalcémie, une hypophosphorémie et une PTH élevée (1036 pg/mL = 16 × LSN). Le bilan de retentissement avait révélé des lithiases urinaires récidivantes et une ostéoporose sévère. Le diagnostic de localisation était établi par le biais de la scintigraphie parathyroïdienne au Sesta-MIBI qui a révélé une fixation pathologique au sein d'une volumineuse masse nécrosée cervico-médiastinale postérieure rétrotrachéale droite confirmant ainsi la présence d'une ectopie parathyroïdienne. Cette masse n'a pas été visualisée à l'échographie cervicale. Après une supplémentation en vitamine D et une couverture par bisphosphonate, le patient a subi une intervention chirurgicale comprenant une thyroïdectomie totale, l'exérèse de la lésion parathyroïdienne et un curage ganglionnaire médiastino-récurentiel et latérotrachéal droit. L'examen anatomopathologique a révélé un CP de 8 cm avec invasion du tissu adipeux et présence d'invasion vasculaire. De plus, un CPT dans sa variante vésiculaire était identifié au niveau du pôle supérieur du lobe droit de la thyroïde, accompagné de plusieurs adénomes thyroïdiens. Une métastase d'un CPT a été observée dans un ganglion du curage médiastino-récurentiel droit. Le bilan d'extension, comprenant un TEP balayage corps entier, une TDM TAP et une scinti MIBI corps entier, n'avait pas montré de fixation pathologique. La classification finale était un CP de stade pT1pN0M0 et un CPT de stade T1bN1aM0, avec un risque intermédiaire de récidive. L'évolution postopératoire était marquée par une hypocalcémie à J3. La PTH à un mois postopératoire était de 24,5 pg/mL, et la calcémie à 6 mois postopératoire était de 2,15 mmol/L. La particularité de cette observation réside dans la rare association d'un CPT avec un CP mettant en évidence une localisation ectopique du CP. Il s'agit du 3e cas ectopique répertorié, étant le premier à être décrit dans la littérature avec une tumeur dépassant 5 cm.
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Malgré une épidémiologie explosive, le carcinome différencié de la thyroïde (CDT) reste moins connu du grand public comparé aux autres néoplasies. L’objectif de notre travail est d’évaluer les pré-acquis sur le carcinome différencié de la thyroïde (CDT) chez des patients adressés pour totalisation isotopique. Étude transversale incluant 25 patients opérés pour CDT ayant intégré le programme d’éducation thérapeutique sur le CDT au centre de médecine nucléaire de Sfax, Tunisie. Les connaissances sur le CDT ont été évaluées par un questionnaire. Notre groupe est formé de 19 femmes et 6 hommes, âgés en moyenne de 45,5 ± 15,2 ans. La majorité des participants avait un niveau d’instruction universitaire (36 %) ou secondaire (36 %). Le diagnostic a été porté dans les 3 derniers mois dans 52 % des cas. La découverte du CDT était motivée par l’exploration d’un nodule cervical ou d’une adénopathie dans 64 % des cas. La plupart des participants décrivent le CDT comme étant une maladie chronique (84 %) ayant une fréquence moyenne (62,5 %). Seulement 28 % tranchent sur sa malignité. Concernant ses facteurs de risque, 64 % incriminent une prédisposition génétique, le stress psychologique (48 %) ou la pollution (36 %). Selon 24 % des interrogés, un déséquilibre alimentaire pourrait expliquer la genèse du CDT, notamment un déséquilibre iodé (16 %). D’autres y impliquent des mécanismes inflammatoires (28 %) ou infectieux (12 %). Parmi les participants, 48 % connaissaient quelqu’un atteint de CDT dans leur entourage et rapportent une évolution favorable dans 83,3 % des cas. Il s’agit d’un cancer d’excellent pronostic pour 76 % des cas. Une éducation thérapeutique assurée par une équipe multidisciplinaire (endocrinologie, ORL, médecine nucléaire, psychologie) serait indispensable pour guider les patients nouvellement diagnostiqués du CDT. Une action coordonnée des autorités sanitaires et des médias semble incontournable pour sensibiliser la population générale sur les facteurs de risque, les signes annonciateurs de néoplasme thyroïdien.
La survenue de carcinome différencié de la thyroïde (CDT) sur un parenchyme de thyroïdite lymphocytaire (TL) est une situation fréquente en pratique clinique. L’objectif de notre travail est de décrire les particularités histologiques et pronostiques des CDT survenant sur une TL. Étude descriptive et analytique ayant inclus 41 patients atteints de CDT suivis au centre de médecine nucléaire de Sfax, Tunisie. Leurs données histologiques initiales ont été revues rétrospectivement. Nous avons comparé deux sous-groupes : * [G1] : CDT sur TL (n = 11) * [G2] : CDT sans TL (n = 30). La taille moyenne des CDT étaient plus petite dans G1 (14,7 ± 10,2 vs 26,1 ± 16,3 mm ; p = NS). G1 était formé exclusivement de type papillaire (100 %) tandis que G2 incluait 83,3 % de CDT papillaires et 16,7 % folliculaires (p = NS). Les formes multifocales étaient plus observées dans G1 (45,5 % vs 36,7 % ; p = NS). L’infiltration lymphocytaire semble protéger contre la prolifération locorégionale des CDT puisque les micocarcinomes étaient plus retrouvés dans G1 que G2 (45,5 % vs 16,7 % ; p = NS). La majorité des CDT du G1 étaient classés T1 ou T2 (90,9 % vs 60 % ; p = 0,05) alors que les stades ≥ T3 étaient plus observés dans G2 (9,1 % vs 40 % ; p = 0,05). Idem, les effractions capsulaires étaient plus rares dans G1 (9,1 % vs 30 % ; p = NS). Les CDT sur TL avaient des limites chirurgicales R0 dans 100 % des cas versus 90 % pour le parenchyme non lymphocytaire. G1 et G2 partageaient le même profil de métastases ganglionnaires (45,5 vs 50 % ; p = NS). Paradoxalement, les métastases à distance affectaient plus les CDT du G1 (18,2 vs 6,7 % ; p = NS). Selon la stratification du risque ATA 2015, les CDT sur LT étaient globalement de plus bon pronostic que G2 (faible = 45,5 % vs 23,2 % ; intermédiaire = 36,4 % vs 53,3 % ; haut = 18,2 % vs 23,3 % ; p = NS). Les TL seraient plus associées aux microcarcinomes et aux formes multifocales du CDT. Nos résultats suggèrent que la TL aurait un effet protecteur contre la progression et l’agressivité locorégionale des CDT, mais serait sans effet sur la dissémination lymphatique et hématogène de ces cancers. Des études plus larges sont requises pour valider ces hypothèses.
Le cancer bronchopulmonaire primitif est l’une des affections malignes les plus courantes et la principale cause de décès par cancer dans le monde. L’adénocarcinome pulmonaire est le type histologique le plus fréquent, responsable de 40 à 50 % des cas. Le foie, le poumon controlatéral, l’os, les glandes surrénales et le cerveau sont les sites métastatiques de prédilection. Les métastases à d’autres organes sont très rares, ne dépassant pas 5 % des cas. La tomographie par émission de positons (TEP) au 18F-fluoro-désoxy-glucose (FDG) s’est rapidement imposée parmi les examens clés de la prise en charge de cette maladie. On illustre à travers des cas cliniques des sites viscéraux d’extension à distance inhabituels pour l’adénocarcinome pulmonaire de découverte fortuite à la TEP au 18F-FDG. Nous rapportons les cas de 3 patients âgés, respectivement, de 44, 53 et 54 ans, diagnostiqués d’un adénocarcinome primitif pulmonaire, adressés à notre service pour un examen TEP au 18F-FDG dans le cadre d’une évaluation métabolique post-thérapeutique pour le premier et d’une stadification initiale pour les deux autres. L’examen révèle chez la première patiente une récidive tumorale et une lésion secondaire osseuse hypermétabolique. Par ailleurs, on note la présence de foyers hypermétaboliques en regard de deux masses tissulaires pelviennes latéro-utérine droite (SUVmax = 6,69) et au niveau de la fosse iliaque gauche (SUVmax = 8,31). L’IRM pelvienne confirme la présence d’un ovaire droit augmenté de taille, siège d’une composante tissulaire solide d’allure secondaire avec quelques implants péritonéaux. Chez les deux autres patients, l’examen montre, outre la présence d’un hypermétabolisme intense de la tumeur primitive et de son extension ganglionnaire, un foyer hypermétabolique intense en regard d’un épaississement de la paroi colique droite chez le 2e patient et une lésion nodulaire centimétrique intraoculaire sur le versant nasal supérieur gauche modérément hypermétabolique chez la 3e patiente. Un complément d’investigations a confirmé l’origine secondaire de ces 2 lésions. Devant ces tableaux, le diagnostic d’adénocarcinome pulmonaire primitif multi-métastatique a été retenu. Les métastases oculaires, ovariennes et du tractus gastro-intestinal sont rares au cours du cancer bronchopulmonaire primitif. Leur survenue a tendance à assombrir d’avantage le pronostic global de la maladie. La TEP-TDM au 18F-FDG constitue un outil performant dans la détection des lésions métastatiques distantes habituelles et inhabituelles de cette tumeur.
Le carcinome différencié de la thyroïde (CDT) est le premier néoplasme endocrinien. Il est associé à un excellent pronostic d’où la constitution d’une large communauté de patients survivants. L’objectif de notre travail est d’évaluer la qualité de vie (QDV) à long terme des survivants aux CDT. Étude transversale analytique ayant colligé 86 longs survivants aux CDT suivis au centre de médecine nucléaire de Sfax, Tunisie. Un questionnaire générique SF-36 a été adressé à tous les patients recrutés. Les résultats ont été comparés avec ceux d’une population locale de référence en bonne état de santé (n = 76). Les survivants avaient un âge moyen de 44,3 ± 12,5 ans avec un sex-ratio de 0,12. Les témoins étaient âgés de 27,1 ± 11,2 ans avec un sex-ratio de 0,41. Les survivants aux CDT présentaient un carcinome papillaire dans 91,9 % des cas. Dans 55,8 % des cas, le néoplasme était classé pT1. Un statut ganglionnaire initial N+ était retrouvé dans 52,3 % des cas. Les métastases à distance étaient observées dans 7 % des cas. Tous les survivants ont bénéficié d’une thyroïdectomie totale + évidement ganglionnaire central suivis d’une totalisation isotopique et hormonothérapie freinatrice. La survie moyenne sans maladie du groupe des survivants étaient 5,8 ± 4,8 ans. Les domaines SF-36 liés à la santé physique étaient significativement plus bas chez les survivants. Les scores moyens des axes étudiant le fonctionnement physique, le rôle physique et la douleur physique étaient significativement plus altérés en comparaison avec les témoins. Bien que les longs survivants aient présenté des scores plus détériorés pour les domaines étudiant la santé psychologique (santé mentale, rôle émotionnel et vitalité) et le fonctionnement social, cette différence n’était pas significative. Un plus faible score pour la perception de la santé générale était significativement rapporté dans le groupe des survivants par rapport aux témoins sains. La QDV des longs survivants aux CDT est globalement altérée dans ses aspects physiques et psychologiques par rapport aux témoins. Les besoins en termes de santé de cette population ne sont plus restreints à la simple prise en charge oncologique. Plusieurs autres paramètres de la santé mentale méritent aussi d’être pris en compte. Une collaboration multidisciplinaire est souvent requise pour améliorer la QDV de cette population.
La tomoscintigraphie cérébrale de perfusion au 99mTc-HMPAO est une technique d’imagerie utile dans la prise en charge des syndromes démentiels. L’application d’une correction de l’atténuation est recommandée pour son interprétation précise et fiable. Plusieurs auteurs ont rapporté des discordances entre la correction uniforme de l’atténuation par la méthode de Chang et la correction non-uniforme utilisant le scanner. Notre objectif était d’étudier l’impact de ces deux méthodes de correction de l’atténuation sur l’interprétation visuelle et le degré de concordance avec le tableau clinique. Nous avons étudié 13 scintigraphies reconstruites selon les deux méthodes de correction de l’atténuation. Tous les patients de notre série ont bénéficié du dosage des biomarqueurs biologiques dans le liquide céphalo-rachidien (protéine bêta-amyloïde, protéine Ptau et protéine Ttau). La différence de perfusion entre les images issues de la CA par la méthode de Chang et celles issues de la CA par le scanner était étudiée et confrontée aussi bien au tableau clinique qu’aux biomarqueurs biologiques dans le LCR. Comparée à la méthode de Chang, une meilleure concordance avec le tableau clinique et les biomarqueurs biologiques était retrouvée sur les coupes corrigées par le scanner, ce qui suggère que cette méthode est fiable pour corriger l’atténuation et devrait être appliquée quand c’est possible.