Le coliti microscopiche (CM), collagenosica (CC) e linfocitica (CL), rappresentano un’entità patologica che causa diarrea secretoria cronica con colon endoscopicamente normale. La diagnosi è istologica e si ottiene mediante l’esame di biopsie del colon a più profondità. La CC è definita da un ispessimento del collagene della membrana basale epiteliale maggiore di 10 μm e la CL da un aumento del livello di linfociti intraepiteliali (LIE) maggiore di 20 per 100 cellule epiteliali. Recentemente, è stata definita nei pazienti sintomatici una terza entità, la colite microscopica incompleta (CMi) caratterizzata o da un ispessimento del collagene della membrana basale epiteliale insufficiente per porre la diagnosi di CC o da un aumento del numero di LIE insufficiente per porre la diagnosi di CL. L’incidenza annuale delle CM è in costante aumento e la prevalenza delle CM varia dal 10% al 14% nei pazienti con diarrea di durata superiore a tre settimane e colon endoscopicamente normale. Il quadro clinico delle CM è molto simile a quello della sindrome dell’intestino irritabile con diarrea. La causa farmacologica e la disimmunità sono i principali fattori associati alle CM, essendo stata notata un’associazione privilegiata con la celiachia. Sebbene possano verificarsi rare complicanze durante il loro decorso, le CM sono condizioni benigne che possono progredire fino alla remissione. Dal punto di vista terapeutico, è necessario prima escludere una causa farmacologica, con la sospensione del farmaco che consente la guarigione della colite, e una possibile celiachia associata. Negli altri casi, la budesonide è il trattamento di scelta per le forme più gravi resistenti ai consueti trattamenti sintomatici.
Depuis l'étude française sur les hémorragies digestives hautes de 2005 (1) de nombreuses évolutions sont apparues avec l'arrivée des anticoagulants oraux directs, la plus large diffusion des techniques d'hémostase, la publication de nouvelles recommandations et la généralisation des astreintes d'endoscopie de territoire. Ce travail présente les résultats, après 6 mois d'inclusion, d'une nouvelle étude observationnelle qui a pour but d'en décrire l'épidémiologie, les facteurs de risque, la prise en charge et l'adhésion aux recommandations. Les résultats seront actualisés avec l'effectif complet au moment de la présentation.
Les modalités d'organisation de l'endoscopie digestive sous AG (EDAG) dans les CHG paraissent très hétérogènes. Cette activité peut être localisée dans une unité dédiée d'endoscopie digestive, dans un bloc opératoire central ou dans un bloc ambulatoire polyvalent. Cette enquête «minute» a pour objectifs d'effectuer un état des lieux des pratiques de l'EDAG dans nos CHG.
La maladie de Whipple est une infection rare liée à Tropheryma whipplei. Elle se manifeste par des troubles digestifs, articulaires et plus rarement par des lésions cutanées permettant d’affirmer le diagnostic quand la PCR est positive sur la biopsie. Nous rapportons un nouveau cas révélé par un purpura. Un patient de 72 ans se plaignait depuis 4 ans d’altération de l’état général progressive avec amaigrissement important, troubles digestifs et arthralgies. Il était hospitalisé pour une diarrhée importante évoluant depuis 3 semaines. On notait des lésions purpuriques non infiltrées des membres inférieurs apparues simultanément. Il existait une hyperleucocytose avec polynucléose, une anémie inflammatoire, une hypoalbuminémie, une hypokaliémie ; la CRP était à 44. La coproculture et l’examen parasitologique des selles étaient normaux ainsi que le scanner thoraco-abdominal. L’endoscopie permettait d’observer une colite modérée non spécifique et des lymphangiectasies diffuses importantes du duodénum. L’histologie des biopsies digestives montrait, dans la lamina propria, un infiltrat inflammatoire avec des macrophages PAS positifs. L’examen histologique de la biopsie d’une lésion purpurique montrait un infiltrat de lymphocytes péricapillaires avec extravasation d’hématies dans le derme superficiel sans vascularite. La PCR sur les biopsies cutanées et dans les selles était positive à Tropheryma whipplei. Un traitement était débuté par doxycycline 200 mg/j et hydroxychloroquine 200 mg × 3/j associé à une nutrition parentérale. Progressivement, son état général s’améliorait avec disparition de la diarrhée, reprise de poids disparition des douleurs articulaires et des lésions purpuriques. La maladie de Whipple est rare atteignant habituellement les hommes d’âge moyen. Les signes articulaires à type de polyarthralgies diffuses sont longtemps isolés pouvant précéder de plusieurs années le diagnostic. Ensuite apparaissent les signes digestifs à type de douleurs abdominales diarrhée, amaigrissement ; puis la maladie se généralise avec possibilité d’atteinte cardiovasculaire, neurologique et cutanée. L’atteinte dermatologique survient dans un tiers des cas environ. Les lésions spécifiques avec présence de macrophages PAS positifs à la biopsie sont les plus rares : ont été rapportés des nodules sous cutanés, des érythèmes noueux ou panniculites. Les atteintes non spécifiques sont plus fréquentes : hyperpigmentation, xérose cutanée favorisées par la malabsorption ; pétéchies ou purpura vasculaire, vascularite cutanée. Le diagnostic est affirmé sur la positivité de la PCR qui peut être pratiquée sur les selles, la salive, les biopsies digestives ou cutanées. La PCR peut être positive sur des lésions cutanées considérées comme non spécifiques histologiquement et souvent même en peau saine. La biopsie cutanée doit donc être systématique chez tout patient suspect de maladie de Whipple car cet examen peu invasif peut permettre le diagnostic grâce à la PCR même en l’absence de lésions cutanées.
P0796 NEW DIRECT ACTING ANTIVIRALS FOR HEPATITIS C TREATMENT: FIRST RESULTS IN A REAL-LIFE SETTING IN FRANCE A. Pariente, A.-J. Remy, J.-P. Arpurt, I. Rosa-Hezode, C. Renou, R. Arotcarena, G. Macaigne, H. Lison, F. Bourhis, X. Causse, A. Pauwels, S. de Montigny-Lenhardt, V. Jouannaud, H. Labadie, E. Maringe, J.-H. Salloum, E. Gagea, H. Hagege, B. Lesgourgues, on behalf of Association Nationale des Gastroenterologues des Hopitaux generaux (ANGH). Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Pau, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Perpignan, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Avignon, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier Intercommunal, Creteil, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Hyeres, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Lagny-Marne la Vallee, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Creil, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Chambery, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier Regional, Orleans la Source, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Gonesse, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Aubagne, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Montfermeil, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier Delafontaine, Saint-Denis, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Beaune, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Meaux, Service d’Hepatogastroenterologie, Centre Hospitalier, Cholet, France E-mail: alex.pariente@free.fr
The popularity of baclofen as an anti-craving agent in the treatment of alcohol use disorders (AUDs) has increased, especially in patients with established liver disease. However, evidence-based guidelines to inform practice are lacking. The aim of this systematic review is explore the prescribing practices of baclofen in AUD treatment. Electronic databases were searched for relevant articles from 2002. Assessment of eligibility criteria for inclusion was performed independently by two investigators. The main outcomes of interest were maximum dose, starting dose, titration regimen, effectiveness, and tolerability. Twenty-five studies reporting outcomes in 613 patients treated with baclofen for an AUD were identified. Starting doses ranged between 5 and 50 mg/d. Titration was study-dependent, and doses were increased until either therapeutic target (abstinence or study-defined low risk drinking) was achieved or adverse events resulted in a dose reduction or discontinuation. The maximum dose for individual patients ranged between 20 and 630 mg/d. Seven studies reported at least one patient using >300 mg/d. In studies with 10 or more patients, we found a negative correlation between dose and proportion of patients achieving the therapeutic goal. However, this was skewed by one study. A range of serious adverse events were reported. Most were reported at doses over 100 mg/d, but others presented at lower doses. Baclofen is a promising therapeutic in this area. Evidence is required, however, to support practitioners in prescribing doses that optimise outcomes and reduce adverse events.
But: Les angiodysplasies coliques sont habituellement responsables d'anémie ferriprive. Le but de ce travail est de décrire les caractéristiques cliniques et les facteurs pronostiques des angiodysplasies coliques responsables d'hémorragie digestive basse (HDB).
Le but de ce travail multicentrique était d'évaluer rétrospectivement les caractéristiques d'une cohorte de malades ayant une colite microscopique (CM), lymphocytaire (CL) ou collagène (CC), diagnostiquée dans trois services de gastro-entérologie d'hôpital général. Les malades ayant eu un bilan endoscopique entre 2000 et juin 2008 pour une diarrhée de plus de 3 semaines et chez qui le diagnostic de CM a été retenu ont été inclus dans l'analyse. La CL était définie par une augmentation du nombre de lymphocytes intra-épithéliaux supérieur à 20 pour 100 cellules épithéliales coliques et la CC par un épaississement de la membrane basale épithéliale supérieur à 10 μm. Un interrogatoire exhaustif à la recherche d'une introduction récente de médicament ou de l'existence d'une pathologie dysimmunitaire associée était systématiquement colligé. Le diagnostic de CM (28 CC ; 35 CL ; 1 colite indéterminée) a été retenu chez 64 malades, dont 73 % de femmes (82 % en cas de CC et 68,5 % en cas de CL, NS), âgés en moyenne de 61,7 ans (63,4 ans en cas de CC et 60,3 ans en cas de CL ; NS). La durée médiane de la diarrhée était de 3,2 mois (1 - 180). Une cause médicamenteuse était retenue chez 27 malades (42 %) (groupe 1) ; 14 (52 %) avaient une CL et 13 (48 %) une CC. Parmi les médicaments incriminés, les veinotoniques étaient retenus dans 9 cas, les inhibiteurs de la pompe à protons dans 4 cas, les anti-parkinsoniens et les anti-dépresseurs dans 3 cas chacun et les anti-migraineux dans 2 cas. Un contexte dysimmunitaire personnel ou familial (apparenté au premier degré) était identifié chez 16 malades (25 %) (groupe 2) ; 8 (50 %) avaient une CL et 8 une CC (50 %). Parmi les pathologies dysimmunitaires associées, la maladie cœliaque et les pathologies thyroïdiennes (hypothyroïdie de Basedow et hyperthyroïdie) étaient les plus fréquemment notées dans respectivement 5 (31 %) et 3 (19 %) cas. Un contexte dysimmunitaire était significativement plus fréquent en l'absence d'étiologie médicamenteuse qu'en cas de CM d'origine médicamenteuse, respectivement 42 % et 5 % (p = 0,002). Le dernier groupe de 21 malades n'avait ni cause médicamenteuse ni contexte dysimmunitaire identifié (groupe 3). Il n'était pas noté de différence significative entre ces 3 groupes concernant l'âge au diagnostic, la durée de la diarrhée et les caractéristiques histologiques. En revanche, dans le groupe 3, on notait une diminution significative de la prédominance du sexe féminin avec un sex ratio proche de 1 vs 5,6 (p = 0,01) et 6,7 (p = 0,02) respectivement dans les groupes 1 et 2. Dans notre cohorte de CM, une étiologie médicamenteuse était identifiée dans 42 % des cas et un contexte dysimmunitaire dans 25 % des cas. En l'absence de cause médicamenteuse, un contexte dysimmunitaire était significativement plus souvent présent. Dans le groupe de CM sans étiologie médicamenteuse ni contexte dysimmunitaire, la prédominance féminine disparaissait.
But: Décrire les caractéristiques épidémiologiques actuelles des hémorragies digestives basses aiguës (HDBA) ainsi que les pratiques professionnelles, la morbidité et la mortalité hospitalière.
Tropical sprue (TS) is a postinfective tropical malabsorption that occurs in tropical countries. TS is associated with a persisting colonizotion of the small-intestine lumen by enterotoxinogenic bacteria that cause subsequent enterocyte damage affecting all or part of the small-intestine. We report two cases of TS that occurred in inhabitants of Paris area returned from endemic areas. The first observation con cerned a 76-year old woman admitted for anorexia, loss of 20 kg and anemia. The second observation concerned a 53-year old man referred for chronic diarrhea and loss of 40 kg within 4 years. In both cases, duodenal lesions consisted of subtotal and total villous atrophy with prominent infiltration of the damaged surface epithelium with lymphocytes and infiltrate of lymphocytes and plasma cells of the lamina propria. The two patients recovered under antibiotics, confirming the diagnosis of TS.