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Les lésions pseudo-tumorales constituent une entité diagnostique rare mais importante à identifier en neuroradiologie. Ces lésions peuvent survenir au cours des pathologies inflammatoires (maladies systémiques, vascularites, démyélinisantes), infectieuses, et vasculaires. Par ailleurs, chez un patient ayant une tumeur traitée, la pseudo-progression et la radionécrose constituent également un diagnostic différentiel non tumoral important à individualiser de l’évolution tumorale. Le diagnostic de pseudotumeur ou d’évolution pseudo-tumorale peut être difficile à réaliser en imagerie. Toutefois, certaines caractéristiques IRM en séquence conventionnelle et en diffusion, perfusion et spectroscopie permettent d’évoquer le caractère pseudo-tumoral d’une lésion. La présence d’éventuelles lésions intracrâniennes associées peut orienter vers une maladie systémique ou infectieuse. Une lésion en hyposignal T2 oriente vers une granulomatose ou une histiocytose, surtout si une atteinte méningée ou hypothalamo-hypophysaire est associée. Les lésions non tumorales ne sont généralement pas hyperperfusées. Enfin, en l’absence de diagnostic étiologique de certitude, l’évolution spontanée ou sous traitement de ces lésions est un élément diagnostique fondamental.
Montrer les aspects radiologiques de la tuberculose urogénitale (TUG) à travers 50 observations. Cinquante patients colligés entre janvier 2000 et août 2006 pour TUG. Le bilan radiologique comportait au moins une urographie intraveineuse (UIV). L’échographie et /ou une tomodensitométrie (TDM) voire une imagerie par resonance magnétique (IRM) ont été demandées selon le siège des lésions et les difficultés diagnostiques rencontrées. Parfois une urétrocystographie rétrograde (UCR) ou une urétéropyélographie (antérograde (UPR) ou rétrograde (UPA)) étaient nécessaires pour faire l’inventaire du bilan lésionnel. Les anomalies urographiques on été rencontrées dans 84 % des cas : urétéro-hydronéphrose (54 %), sténoses urétérales (24 %) et mutité rénale (20 %). Les autres anomalies morphologiques comprenaient des calculs urinaires (n = 12), un hydrocalice (n = 6), un syndrome tumoral (n = 3), un rein mastic (n = 3) une petite vessie tuberculeuse (3 fois), deux cavernes parenchymateuses rénales et une urétérite striée. L’atteinte était unilatérale dans 82 % et bilatérale dans 18 % des cas. L’atteinte génitale était présente dans 40 % (20 cas), dominée par la prostatite chronique obstructive (18 %) et l’orchi-épididymite chronique (10 %). La TUG est une affection grave. L’imagerie est d’un apport capital pour le diagnostic et le suivi post-thérapeutique. L’UIV reste un examen essentiel et performant. Le scanner présente les mêmes avantages que l’UIV dans l’étude du rein et de la vessie. Elle est plus sensible dans la détection des calcifications parenchymateuses et apprécie mieux l’extension périrénale et périvésicale. Les indications de l’IRM sont réservées aux cas où les autres examens sont non concluants ou contrindiqués, notamment en cas d’insuffisance rénale ou de grossesse.
La neurofibromatose de type 1 est la plus fréquente des phacomatoses. C’est une maladie autosomique dominante polymorphe qui peut toucher la plupart des organes. Les manifestations du système nerveux central sont fréquentes et dominées par les néoplasies et les lésions hamartomateuses non néoplasiques. L’atteinte vasculaire cérébrale est plus rare, souvent sténosante ou occlusive. La survenue d’anévrismes intracrâniens au cours de la neurofibromatose de type 1 suscite la question de l’aspect fortuit ou non de cette association, d’autant que la quasi-totalité des anévrismes rapportés dans la littérature sont sacciformes et le plus souvent uniques. Nous rapportons une observation originale d’une vasculopathie ectasiante diffuse des artères cérébrales associée à la neurofibromatose de type 1, chez un patient de 43 ans admis pour épilepsie.