L’expérimentation au Niger d’une nouvelle molécule arsenicale, susceptible d’être utilisée dans le traitement de la trypanosomose cameline à Trypanosoma evansi a démontré, au cours d’un essai d’efficacité effectué sur 8 jeunes dromadaires infestés artificiellement par Trypanosoma evansi, l’action trypanocide du produit aux deux doses utilisées (0,625 mg/kg et 1,250 mg/kg). Les tolérances, locale et générale, sont bonnes à la dose la plus basse. A la dose de 3,75 mg/kg (essai toxicité) le produit amène une importante nécrose des tissus au point d’inoculation, que ce soit en injection sous-cutanée ou en intramusculaire.
La lutte contre la trypanosomose en République de Côte d'Ivoire a conduit le gouvernement de cet Etat à faire réaliser, en accord avec la F.A.O. et dans un projet conjoint avec la G.T.Z., une étude spécifique dans la région des savanes qui occupent tout le nord du pays. Le déroulement de l'enquête sur le terrain a nécessité l'emploi d'une cartographie spécialement conçue pour répondre à divers niveaux d'approche, de la collecte des données à la présentation des résultats. Cet article montre l'importance de la carte comme document de base, dont le caractère spatial constitue l'élément indispensable à ce genre d'enquête.
Un essai de lutte anti-tsé-tsé a été fait sur 13 km de galerie forestière au sud de la zone guinéenne sur le ranch de la Marahoué. Une série de pièges biconiques Challier-Laveissière modifiés et imprégnés de Deltaméthrine en poudre mouillable à 2,5 p. 100 ont été placés à 100 m environ l'un de l'autre. En 16 jours, la réduction de la population (réduction corrigée par rapport à la dynamique des populations d'une rivière témoin) a atteint 98,1 p. 100 pour G. palpalis spp., 98 p. 100 pour G. longipalpis et 42 p. 100 pour celles du groupe fusca. A la fin de l'expérience, 62 jours plus tard, les réductions respectives étaient de 100 p. 100, 97 p. 100 et 77,7 p. 100. Les avantages les plus intéressants de la méthode sont: la simplicité, l'absence d'effets néfastes sur le milieu et un prix de revient inférieur à celui d'autres méthodes
L'administration de 13 produits médicamenteux (5 antibiotiques, 1 sulfamide, 1 neuroplégique, 3 vitamines et 3 hormones) à des lapins, a provoqué, chez des femelles de G. p. gambiensis nourries sur eux, des perturbations physiologiques se traduisant, notamment, par une diminution de la longévité et de la fécondité. Le sulfamide (Eftolon) est le plus nocif. Les hormones diminuent nettement la longévité. Le taux d'éclosion des pupes produites est inférieur à celui du lot témoin. Les modalités d'action possibles de ces médicaments sont discutées, ainsi que leurs possibilités d'emploi chez les animaux destinés à nourrir des élevages de glossines, ou leur utilisation éventuelle dans la lutte contre ces insectes
En vue de tester sur le terrain la technique de lutte génétique par lâchers de mâles stériles, une colonie de G. p. gambiensis a été créée en mars 1975 au Centre de Recherche sur les Trypanosomiases animales de l'I.E.M.V.T. à Bobo-Dioulasso (Haute-Volta), à partir de 5 333 pupes provenant du laboratoire d'entomologie de l'I.E.M.V.T. à Maisons-Alfort (France). Les auteurs, après avoir décrit le dispositif technique mis en place pour réaliser un tel élevage, font état des résultats obtenus depuis l'origine jusqu'en avril 1976. Après une première phase d'adaptation, de mars à décembre 1975, la souche a été en phase d'expansion de janvier à avril 1976 avec un coefficient naturel d'accroissement moyen de 0,0067. La progression constante de l'effectif a permis d'atteindre la moyenne de 25 505 femelles par jour en avril 1976 avec une production mensuelle de 46 445 pupes, soit 1,82 pupes par femelle en 30 jours. Ces résultats ont pu être obtenus, malgré les nombreuses difficultés rencontrées, grâce aux bons critères biologiques de la souche élevée (-taux d'insémination des femelles: 98,7 p. 100, poids moyen des pupes supérieur à 25 mg, pourcentage d'éclosion supérieur à 90 p. 100). La colonie de glossines ainsi constituée a permis de commencer, douze mois après sa création, les premiers lâchers de mâles stériles (5 655 en mars 1976, 8 669 en avril) et d'entamer ainsi le principal objectif du Centre de Recherches de Bobo-Dioulasso.
Les auteurs comparent les performances de deux unites d'elevage de Glossina palpalis gambiensis nourries sur deux especes animales hotes. La premiere unite comprend environ 35000 femelles reproductrices nourries sur les oreilles de lapins; la seconde comprend 15000 femelles nourries sur les flancs tondus de cobayes. L'etude, au cours d'une annee d'observation, de differents parametres, montre que le lapin, plus prolifique, plus docile et plus propre que le cobaye, constitue un hote nourricier plus interessant que ce dernier. (Resume d'auteur)