Les résultats obtenus après 1 an d'observations portant sur 44 000 mâles stériles lâchés sur 15 km de galerie forestière constituent la première partie des recherches concernant l'utilisation de la méthode du mâle stérile contre Glossina palpalis gambiensis. On peut les résumer brièvement: demi-vie de 9 jours, - longévité maximale de 48 jours, ces deux données, meilleures que celles enregistrées à Koro en 1975 s'expliquent par l'irradiation modérée de 11 000 rads, - équilibre spatial entre mâles stériles et glossines sauvages satisfaisant, la vitesse de dispersion de ces mâles, un peu faible dans les premiers jours, devenant ensuite identique à celle des glossines sauvages
La méthode du mâle stérile a été utilisée selon deux modalités, d'une part seule sur 2,8 km de galerie forestière (Guimpy-Nord) et, d'autre part, associée à un traitement insecticide non rémanent sur 2,2 km d'une autre galerie (Dienka). Les sondages réguliers ont montré que le rapport mâle stérile/mâle obtenu a été d'au moins 10/1 sur chaque gîte. L'espèce-cible G. p. gambiensis a régressé régulièrement par rapport à G. tachinoides et sa densité est devenue nulle au bout de 24 mois sur le premier gîte et au bout de 19 mois sur le deuxième. L'association des deux méthodes (chimique et génétique) crée une synergie intéressante. Il en serait de même de l'utilisation du piégeage continu avec la méthode génétique
Les auteurs décrivent les principales anomalies ovaro-utérines rencontrées dans les élevages de Glossina palpalis gambiensis au C.R.T.A. à Bobo-Dioulasso. Ces anomalies peuvent être classées en 5 catégories: avortements, blocages, ralentissements des cycles, dégénérescence, nymphoses utérines. Toutes mettent en évidence une diminution de productivité dont les causes variables font intervenir surtout l'âge des femelles, les conditions climatiques défavorables, une alimentation insuffisante ou contenant un produit nocif etc. Dans le cadre d'une lutte génétique par lâchers de mâles irradiés, leur étude constitue également un excellent contrôle de l'impact de ces mâles sur la population sauvage
Le projet franco-allemand (I.E.M.V.T.-G.T.Z.) de Bobo-Dioulasso (Haute-Volta) avait pour objectif de créer et de maintenir un élevage de cinquante mille femelles de Glossina palpalis gambiensis dont la production permettrait d'assurer, à des fins expérimentales, des lâchers de mâles irradiés couvrant 32 km de galeries forestières; cet objectif a été atteint malgré de nombreuses difficultés matérielles et techniques. Cinq cents lapins et cinq cents cobayes ont assuré l'alimentation de ces glossines, réparties en deux insectariums. Cette note établit le bilan de 4 années d'observations (1975-1979). Elle permet de dégager les caractéristiques des deux modes d'élevage (sur lapins et sur cobayes) et d'en tirer quelques données pratiques, dont la plus importante réside dans le fait que l'utilisation du lapin est techniquement plus facile et économiquement plus rentable que celle des cobayes, en dépit des difficultés rencontrées en zone tropicale pour son élevage
Le projet franco-allemand (I.E.M.V.T.-G.T.Z.) de Bobo-Dioulasso (Haute-Volta) avait pour objectif de créer et de maintenir un élevage de cinquante mille femelles de Glossina palpalis gambiensis dont la production permettrait d'assurer, à des fins expérimentales, des lâchers de mâles irradiés couvrant 32 km de galeries forestières; cet objectif a été atteint malgré de nombreuses difficultés matérielles et techniques. Cinq cents lapins et cinq cents cobayes ont assuré l'alimentation de ces glossines, réparties en deux insectariums. Cette note établit le bilan de 4 années d'observations (1975-1979). Elle permet de dégager les caractéristiques des deux modes d'élevage (sur lapins et sur cobayes) et d'en tirer quelques données pratiques, dont la plus importante réside dans le fait que l'utilisation du lapin est techniquement plus facile et économiquement plus rentable que celle des cobayes, en dépit des difficultés rencontrées en zone tropicale pour son élevage
L'administration de 13 produits médicamenteux (5 antibiotiques, 1 sulfamide, 1 neuroplégique, 3 vitamines et 3 hormones) à des lapins, a provoqué, chez des femelles de G. p. gambiensis nourries sur eux, des perturbations physiologiques se traduisant, notamment, par une diminution de la longévité et de la fécondité. Le sulfamide (Eftolon) est le plus nocif. Les hormones diminuent nettement la longévité. Le taux d'éclosion des pupes produites est inférieur à celui du lot témoin. Les modalités d'action possibles de ces médicaments sont discutées, ainsi que leurs possibilités d'emploi chez les animaux destinés à nourrir des élevages de glossines, ou leur utilisation éventuelle dans la lutte contre ces insectes
Des essais de lâcher de mâles steriles de G. p. gambiensis ont ete realises par le CRTA dans une galerie forestiere de 40 km divisee en 5 unites separees les unes des autres par des barrieres mecaniques completement eclairees. L'elaboration d'un modele mathematique qui tient compte de l'echantillonnage dans les lieux de repos et a l'exterieur, ainsi que la verification reguliere des pieges a l'interieur des barrieres et les effets des applications d'insecticides ont permis d'estimer le mouvement de G. p. gambiensis. Les resultats preliminaires de l'analyse statistique indiquent une mortalite cumulative de 96 p. 100 des mâles steriles qui penetrent les barrieres protectrices. Les risques de destruction par capture avec les pieges biconiques sont sensiblement plus eleves qu'avec les insecticides. Quelques mouches pouvaient neanmoins traverser la barriere. 42 p. 100 des mâles steriles trouves au-dela ont couvert de grandes distances le long de la riviere mais ont aussi traverse la savane d'une riviere a l'autre (maximum 6 km). Deux problemes se posent : la capacite de G. p. gambiensis en tant que vecteur a ete sous-estimee, etant donne que cette mouche peut voler sur de longues distances; cela rend l'isolement de la zone d'un programme de lutte tres malaise