A minimum delay of 4 to 6 weeks between biopsy and multiparametric prostatic MRI (mpMRI) is admitted due to post-biopsy hemorrhage that can impact MRI reading without strong scientific evidence. The objective of the study was to evaluate the best period between prostate biopsy and 3Tesla mpMRI and searching for predictive factors of intraprostatic blood. Method. - A prostate biopsy followed by a 4-week prostate MRI (MRIp M1) was performed. In case of hemorrhage, MRI was rescheduled at 8 and 12 weeks (M2/M3). We analyzed the persistant bleeding to identify risk factors: anticoagulant/antiaggregant, post-biopsy side effects, histological criteria. Results. - In this prospective, single-center study, we included 40 patients followed for suspected prostate cancer between December 2014 and March 2016. At the MRIpM1, blood was found for 97.5 % of the patients. The rates were 90.9 % and 88.9 % respectively at the M2 and M3 mpMRI. Compared to initial blood volume on MRIpM1, a significant decrease in blood volume was observed between M1 and M2 (55 %; P = 0.0091). We showed a 75 % decrease between M1 and M3 (P = 0.0003). Low urinary tract symptoms (LUTS) suggesting urinary infection at 4 weeks were significantly correlated with blood volume on MRIpM1 (P = 0.0063). The blood volume was higher in case of unconformity between biopsy and mpMRI results for detection of significant tumors (11.3 vs. 2.3; P = 0.0051). Conclusions. - A minimum of 8-week biopsy and mpMRI period would limit post-biopsy hemorrhage, predicted by LUTS suggesting urinary infection. A delay of 12 weeks would be optimal without delaying the management of the patient. (C) 2017 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Analyse rétrospective d’une cohorte de curiethérapie utérovaginale de haut débit de dose multifractionnée et ou non interstitielle, dans le cadre d’une hospitalisation unique. Évaluation de réponse tumorale et de la toxicité au long cours. Curiethérapie utérovaginale de haut débit de dose en cinq fractions après chimioradiothérapie de 46 Gy avec cisplatine ou exclusive en neuf fractions, avec la technique suivante : pose d’un tandem-ring, dosimétrie unique, fusion d’une scanographie des applicateurs et délinéation sur IRM, chargement standard « Pötter », prescription au point A, optimisation manuelle (graphique, temps d’arrêt selon les recommandations du Groupe européen de curiethérapie – European Society for Therapeutic Radiology and Oncology [GEC-ESTRO]). Questionnaires QLQ-C30-QLQ-CX24 avant le traitement, à un mois, annuels ; contacts téléphoniques pour dernières nouvelles en janvier 2015. Entre 2010 et 2015, 134 patientes ont été prises en charge dans le service par curiethérapie utérovaginale de haut débit de dose multifractionnée, les dossiers des 78 premières patientes ont été analysés. L’âge moyen était de 58 ans (déviation standard : 14), l’indice de de performance des patientes selon l’OMS était de 0 (81 %), 1 (17 %), 4 (3 %) ; 28 % étaient hypertendues, 62 % tabagiques, la concentration d’hémoglobine moyenne était de 11,6 g/dL (déviation standard : 1,3). Le stade selon la classification de la Fédération internationale de gynécologie obstétriques (FIGO) était pour 27 % IB1, 18 % IB2, 15 % IIA, 33 % IIB, 2 % IIIA, 5 % IIIB, le carcinome était épidermoïde pour 76 %. La curiethérapie était dans 85 % curiethérapie utérovaginale, 13 % utérovaginale et interstitielle (avec 7,2 aiguilles en moyenne : déviation standard : 3,9). Il y avait sur l’IRM initiale une atteinte ganglionnaire pelvienne dans 15 % des cas, extrapelvienne dans 6 %, sur la TEP dans respectivement 14 % et 6 %). Le suivi médian était de 31 mois (déviation satndard : 17), 60 patientes étaient en vie (77 %), 15 décédées (19 %), trois perdues de vue (4 %). La maladie était contrôlée dans 70 % des cas (54 patientes), en récidive/progression dans 16 % (13 patientes). Le site des récidives était dans 9 % des cas local, dans 8 % ganglionnaire pelvienne, dans 6 % ganglionnaire à distance, dans 6 % (cinq patientes) métastatique viscéral, dans trois cas sous forme d’une carcinose péritonéale et dans trois pulmonaire (3). Il a été observé 31 % cas de toxicité digestive (24 patientes) 27 % de grade 1–2 (diarrhées, gêne abdominale), 4 % de grade > 2 (péritonite, stomie), 26 % de cas de toxicité urinaire (20 patientes), 20 % de grade 1–2 (dysurie, pollakiurie, incontinence d’effort), 6 % de grade > 2 (deux incontinences majeures, deux dérivations urinaires sur évolution tumorale). La toxicité gynécologique a été évaluée par des questionnaires (pas du tout, peu, assez, beaucoup) ; dyspareunie : 40 % réponses (28, 60 %) dont 30 % A/B ; métrorragies 100 % réponses (24, 21 %) dont 10 % A/B. Cette curiethérapie utérovaginale multifractionnée, en une seule hospitalisation, avec dosimétrie unique, permet des taux de contrôle tumoral et de toxicité urinaire/digestive satisfaisants à ce niveau d’évaluation. Reste à poursuivre l’évaluation et la prévention de la toxicité sexuelle de ce traitement.
Un délai entre la biopsie et l’IRM prostatique doit être respecté en raison des remaniements hémorragiques. Le délai minimum admis est de 4 à 6 semaines, avec un faible niveau de preuve. L’objectif était d’évaluer le délai optimal entre la biopsie de prostate transrectale écho-guidée et l’IRM multiparamétrique 3 T afin d’avoir le minimum d’artéfacts hémorragiques en recherchant des facteurs prédictifs de sang intraprostatique. Dans cette étude prospective monocentrique, nous avons inclus 40 patients adressés pour suspicion de cancer de prostate, entre décembre 2014 et mars 2016. Une biopsie de prostate suivie d’une IRM de prostate à 4 semaines (IRMpM1) était réalisée. En cas de remaniement hémorragiques, une IRM était reprogrammée à 8 et 12 semaines (IRMpM2, M3). Des facteurs prédictifs de saignement intraprostatique étaient analysés, dont la prise d’un anticoagulant/antiagrégant, les effets secondaires post-biopsie, le score IPSS et les critères anatomopathologiques de la biopsie. Une mesure du volume de sang intraprostatique était faite par reconstruction 3D en séquences T1. À l’IRMpM1, du sang était retrouvé pour 97,5 % des patients. Les taux de remaniements hémorragiques étaient de 90,9 et 88,9 % respectivement aux IRMp M2 et M3. La décroissance de sang entre l’IRMpM1 et l’IRMpM3 était de 3,2 mL en médiane (IQ 4,9) soit 75 % du volume initial. Des symptômes d’infection urinaire masculine à 4 semaines étaient significativement associés au volume de sang sur l’IRMpM1 (p = 0,0063). L’IPSS pré-biopsie et la douleur périnéale à 12 semaines étaient corrélées négativement au volume de sang sur l’IRMpM3 (respectivement p = 0,041, p = 0,045). Aucun facteur prédictif de résorption des remaniements hémorragiques n’a été retrouvé. Le volume de sang intraprostatique était plus important en cas de discordance de résultats entre la biopsie et l’IRM (11,3 vs 2,3 ; p = 0,0051). Nous proposons un délai minimal de 8 semaines entre la biopsie et l’IRM de prostate pour limiter les remaniements hémorragiques, prédits par la présence de symptômes d’infection post-biopsie. Un délai biopsie-IRM de 12 semaines est optimal si cela ne retarde pas la prise en charge du patient.
L’escalade de dose de radiothérapie permet une augmentation du contrôle biologique des cancers localisés de la prostate. La curiethérapie de haut débit de dose a des propriétés techniques d’irradiation focales intéressantes pour ce cancer sensible à l’hypofractionnement extrême. Cette étude évalue la capacité d’escalade de dose focale de la curiethérapie de haut débit de dose en complément d’irradiation dans le respect des recommandations du Groupe européen de curiethérapie–European Society for Therapeutic Radiology and Oncology (Gec-ESTRO). Une analyse dosimétrique a été effectuée sur les dossiers de 36 patients recevant successivement de juillet 2012 à juillet 2013 deux fractions de 10 Gy espacées de 4 à 6 heures. Les patients ont bénéficié d’une curiethérapie de haut débit de dose dans la totalité de la prostate avec une escalade de dose ciblée sur l’indice tumoral intraprostatique défini de deux façons : (1) par fusion rigide entre l’IRM et l’ultrasonographie en temps réel rigide ; (2) par délinéation de la prostate périphérique correspondant aux sextants positifs. L’âge médian des 36 patients était de 69,5 ans. Onze tumeurs (30,5 %) étaient classées 2 selon la classification de D’Amico et 25 classées 3 (69,5 %). Le volume anatomoclinique prostatique, le nombre d’aiguilles, le temps d’irradiation et le TRAK (total reference air kerma) étaient respectivement (moyenne, écart-type) de (32,9 cm3, 11,9), (19,5,1,9), (19,5,1,9), (349,8 s, 71,8), (3955,1 cGy,cm2, 811,9). Les volumes d’intérêt étaient le volume cible anatomoclinique obtenu par fusion rigide entre l’IRM et l’ultrasonographie en temps réel rigide (3,6 cm3, 3), celui obtenu par délinéation de la prostate périphérique correspondant aux sextants positifs (5,6 cm3, 3,4). Les doses dans 90 % du volume cible anatomoclinique (D90) de (11,1 Gy, 0,4), dans 90 % du volume cible anatomoclinique obtenu par fusion rigide entre l’IRM et l’ultrasonographie en temps réel rigide de (12,4 Gy, 1,3) et 90 % du volume cible anatomoclinique obtenu par délinéation de la prostate périphérique correspondant aux sextants positifs (12 Gy, 1,1), les volumes recevant 100 % de la dose prescrite (V100) respectivement de (98,1 %, 2,2), (99 %, 3) et (97,7 %, 5,2). Les contraintes de dose sur le rectum et la vessie ont été respectées : Dr 0,1 cm3 (7,8 Gy, 0,8), Dr 2 cm3 (6,3 Gy, 0,8) (doses dans 0,1 et 2 cm3), Du 0,1 cm3 (11,5 Gy, 0,3), Du10 % (11,5 Gy, 0,3), Du30 % (11,2 Gy, 0,3) (doses dans 0,1 cm3, 10 % et 30 % de l’urètre). Il n’y avait pas de différence significative (t test) entre les deux fractions sur les paramètres dosimétriques sauf sur le temps opératoire. La curiethérapie de haut débit de dose multimodale sous échographie en temps réel permet un gradient de dose focale sur la prostate périphérique, les sextants positifs et l’indice tumoral en protégeant les organes à risque par rapport aux autres modalités d’irradiation.
Évaluer la réponse clinique de la curiethérapie de haut débit de dose anale multifractionnée. Analyse rétrospective des dossiers de patients ayant reçu une curiethérapie de haut débit de dose en cinq fractions sur 2,5 jours après une radiothérapie externe avec ou sans chimiothérapie. L’implantation des aiguilles a été faite sous anesthésie générale avec l’applicateur de Papillon. Une dosimétrie unique d’une fraction sur scanographie et ou non IRM a été réalisée. La dose de 3 Gy par fraction sur 85 % de la dose de base a été optimisée manuellement pour contrôler la couverture du volume cible anatomoclinique et du volume recevant 150 %de la dose de base. La toxicité a été évaluée par les questionnaires QLQC30 et QLQCX24. De septembre 2010 à novembre 2014, 36 patients atteints d’un carcinome épidermoïde du canal anal ont reçu une curiethérapie de haut débit de dose, dont 72 % après chimioradiothérapie. L’âge moyen au moment du traitement était de 61 ans [41–83]. Les tumeurs étaient de stade T1, T2 et T3-4 pour respectivement 5, 20 et 11 patients et il y avait chez neuf patients une atteinte ganglionanire sur la TEP ou l’IRM. La portion de circonférence envahie était respectivement d’un quart, un tiers et la moitié 33 %, 39 % et 28 % des patients. Le nombre d’aiguilles moyen était de 6,7 [4–16]. La dose médiane délivrée à 100 % de la dose de base optimisée, la dose dans 90 % du volume cible anatomoclinique, celles équivalente 2 Gy avec un rapport α/β de 10 Gy et de 3 Gy étaient respectivement de 3,6 Gy [3,3–6,4], 62,7 Gy [56,3–64,7], et 64,2 Gy [57,5–67,1]. Le suivi médian était de 22,7 mois [1,2–55,5] avec une probabilité de survie globale de 92 %, une probabilité de survie sans rechute locale de 86 %, et 14 % des patients en situation de progression nécessitant une colostomie. La toxicité tardive (plus de deux mois après la curiethérapie de haut débit de dose) était digestive chez 39 % des patients, de grade 1 pour 31 % et de grade pour 8 %. Onze pour cent des patientes ont signalé une dyspareunie, aucune toxicité urinaire n’était retrouvée. La curiethérapie de haut débit de dose multifractionnée avec une dosimétrie unique permet un taux de contrôle tumoral avec une toxicité urinaire et digestive satisfaisantes, mais une évaluation clinique doit être faite à long terme.
L’imagerie fonctionnelle par tomographie par émission de positons (TEP) à la choline et IRM multiparamétrique associée à une cartographie biopsique de prostate permet de détecter une récidive intraprostatique accessible à un traitement focal. Nous décrivons l’évolution de notre procédure de curiethérapie de rattrapage de haut débit de dose multimodale intégrant en temps réel la fusion d’une IRM, d’une TEP et d’une ultrasonographie aux résultats de la cartographie histologique et exposons l’évaluation clinique (contrôle tumoral et toxicité après 90 jours). De septembre 2012 à mars 2015, 25 patients ont reçu une curiethérapie de haut débit de dose par iridium 192 de deux fractions de 10 Gy espacées de 4 à 6 heures après échec d’une première irradiation. Le volume cible anatomoclinique a été défini par fusion des paramètres de l’IRM multiparamétrique et de laTEP à la choline sur l’utrasonographie en temps réel pour les dix premiers patients. Pour les 15 patients suivant, le volume cible anatomoclinique a été défini par la fusion de l’imagerie fonctionnelle et des résultats de la cartographie biopsique. Aucun patient n’a reçu d’hormonothérapie adjuvante. Le volume prostatique, le volume cible anatomoclinique et le volume cible anatomoclinique remnographique étaient respectivement de (moyenne ; écart-type) : (29,2 cm3 ; 14,2), (13,2 cm3 ; 6,7), (1,9 cm3 ; 2,6). Les doses dans 90 % (D90) de la prostate, du volume cible anatomoclinique et du volume cible anatomoclinique remnographique étaient de : (5,8 Gy ; 2,5), (10,2 Gy ;1,3), (12,4 Gy ; 1,6). Les contraintes de dose sur le rectum et la vessie ont été respectées : la dose dans 1 cm3 du rectum (Dr1 cm3) (1,8 Gy ; 1,3),et dose dans 0,1 cm3 de l’urètre (Du 0,1 cm3) (9,1 Gy, 2,3). Le suivi moyen était de 18,1 mois. Trois des sept récidives étaient dans la prostate ou les vésicules séminales. Nous n’avons pas observé de toxicité urinaire au-delà de 90 jours, en dehors d’une incontinence de grade 3. La toxicité de la curiethérapie de haut débit de dose de rattrapage est acceptable avec un taux de contrôle biochimique prometteur après radiothérapie conformationnelle ou curiethérapie de bas débit de dose. Le volume cible doit intégrer les résultats de la cartographie tridimensionnelle à la définition de l’indice tumoral par IRM et TEP à la choline. Un suivi prolongé est nécessaire pour évaluer la toxicité et la survie.