Calcific uremic arteriolopathy (CUA) is a rare but critical complication in the life course of any dialysis patient. It is associated with high mortality in this population. In this work we report our experience with CUA. This is a retrospective descriptive study of 6 chronic haemodialysis patients who were diagnosed with CUA, after a specialist dermatological examination. These patients were selected among those dialysed in our unit or in another centre but their diagnostic of CUA was made in the dermatology department of our hospital. The average age was 53.33 years. The duration on haemodialysis was 13.33 years (10-20 years).Only one patient had a preserved diuresis. Five patients had hypertension and one had diabetes. Half of the patients were on anti-vitamin K. Only one patient had a parathyroidectomy. The mean values for serum calcium (mmol/L), serum phosphorus (mmol/L) and calcium phosphate product(mmol2/L2) were 2.36, 1.9 and 4.45 respectively. CUA is characterised by painful infiltrated livedoid lesions progressing to necrosis. They were located in 100% of cases in the lower limbs, 16.66% in theabdominal area and 16.66% in the upper limbs. Only 2 patients had a skin biopsy, one of which was inconclusive. In this case, the evolution was marked by local superinfection. In 2 patients, CUA was associated with pseudoporphyria treated with n-acetylcysteine with clinical improvement. The mortality rate was 66.66%. CUA remains a serious and poorly understood complication.The particularity of this work is the combination of CUA and pseudoporphyria. The diagnosis is mainly clinical, which makes us think over the usefulness of skin biopsy in this context. The use of n-acetyl-cysteine appeared to be effective.
Chronic fatigue and sleep disorders remains the most common problems in HD patients which deeply affect their quality of life. This study was conducted to assess the level of post dialysis fatigue among our HD patients.
Abdominal fat mass is an important cardiovascular risk factor in hemodialysis (HD). Body mass index (BMI) is the simplest tool to use to measure overweight and obesity but its use in hemodialysis patients to assess the accumulation of atherogenic lipids remains controversial. The objective of our study is to evaluate the abdominal adiposity of our patients by measuring the conicity index (CI) and to look for a possible correlation with the mortality rate in our patients.
Chronic kidney disease remains one of the diseases with a high cardiovascular morbidity andmortality, especially when approaching the end stage. The correct timing of dialysis initiation remains a controversial issue until now. The aim of this study is to compare early and late dialysis andtheir impact on mortality.
The coronavirus disease (COVID-19) pandemic, has been associated with higher morbidity and mortality among hemodialysis (HD) patients, due to their immunodepression status, anemia, and cardiovascular co-morbidities. This work aims to determine if the COVID-19 infection was associated with earlier mortality among HD patients.
L'accès vasculaire représente la chaise de vie des hémodialysés chroniques. Le COVID-19 est une infection respiratoire, mais aussi une véritable maladie cardiovasculaire donnant lieu à plusieurs complications thromboemboliques. Le but de cette étude est de déterminer les particularités et les complications de l'accès vasculaire chez les hémodialysés chroniques ayant eu une infection COVID. Nous avons réalisé une étude rétrospective et descriptive incluant 38 patients hémodialysés chroniques et ayant été infectés par SARS-CoV-19, avec collecte des informations relatives à l'accès vasculaire. Le sex-ratio était égal à 0,41 avec une prédominance masculine. L'âge moyen de nos patients était de 59,48 ± 16,13 ans. Les comorbidités présentes chez nos patients étaient l'hypertension artérielle, le diabète, une insuffisance coronaire, une dyslipidémie et une pathologie tumorale dans 60,52 %, 39,47 %, 21 %, 13,5 % et 5,2 % des cas respectivement. La néphropathie initiale était une néphropathie interstitielle chronique dans 18,42 % des cas, diabétique dans 18,42 % des cas, indéterminée dans 13,15 % des cas et polykystose rénale dans 7,89 % des cas. L'ancienneté en hémodialyse médiane était égale à 2 ans [0,5–23 ans]. Parmi nos patients, 52,63 % étaient hémodialysée via une fistule artérioveineuse et 15,78 % étaient dialysée via un cathéter jugulaire. Une thrombose de l'accès vasculaire était notée chez 15,78 % des patients. Il s'agissait d'une fistule artérioveineuse dans 83 % des cas. Une thrombose de la veine jugulaire interne étendue jusqu'à la veine cave supérieure a été observée chez une patiente âgée de 49 ans. La pandémie liée au virus SARS-CoV-2 expose les hémodialysés chroniques à un risque accru de perdre leurs accès vasculaires, ce qui constitue un tournant évolutif dans l'évolution de leur maladie rénale et leur prise en charge en hémodialyse.
Anemia is an almost constant complication in patients with end stage renal disease. In contrast, primary polycythemia is extremely rare, with only a few cases that have been reported in the literature. We report in this work a rare association of thrombophilia and acquired polycythemia in a chronic hemodialysis patient.
Pruritus is a common symptom in chronic hemodialysis patients, its intensity varies from patient to patient and which plays a major role in impairing their quality of life. Its pathophysiology is poorly understood and its management remains a challenge. The main objective of our study is to estimate the frequency of pruritus in our population and its impact on their quality of life.
Pruritus is a common complication among end-stage renal disease patients. It affects approximatevely 40-90% of these patients. Although it highly affects their life quality, it remains underdiagnosed and very poorly cared for.
Acute tubular necrosis (ATN) is the most common cause of intrinsic acute kidney injury (IAKI) (80%).kidney biopsy is usually not performed in intrinsic renal AKI. It is reserved when clinical assessement and or laboratory investigations oe evolutive data are suggestive of other causes of IAKI. The evolution of ATN is generally favorable with restitution ad integrum after regeneration of the tubules and parallel functional recovery in a few days to a few weeks. The aim of this study is to document the evolutionary features of biopsy proven ATN in our population.
La pandémie de coronavirus (COVID-19) a été associée à une morbidité et une mortalité accrue chez les patients hémodialysés (HD). Ce travail vise à déterminer les facteurs associés à la survenue de formes graves. Cette étude vise à déterminer les facteurs de risque de survenue de formes modérés à sévères d'infection au COVID-19 chez les patients HD. Cette étude descriptive rétrospective a été réalisée avec les données de 60 patients HD entre 2020 et 2021 atteints d'une infection COVID-19 confirmée afin d'analyser les facteurs de risque potentiels de formes cliniques modérée à sévère. Le taux de formes modérées à sévères était plus important chez les patients HD, touchant 68,3 % des patients. L'âge moyen associé aux formes modérées à sévères était de 63,93 ans, il existe une relation statistiquement significative entre l'âge au-delà de 50 ans et les formes modérées à sévères (p = 0,000), avec une légère prédominance féminine. Les comorbidités les plus observées chez les patients hémodialysés sont l'HTA (29), le diabète (26), les maladies cardiaques (14) et l'obésité (10). Il existe une relation statistiquement significative entre l'existence de HTA chez les patients HD et la survenue d'une forme clinique modérée a sévère. La néphropathie diabétique est la plus fréquente. Les principaux symptômes associés au COVID-19 pour les patients ayant des formes graves étaient la dyspnée, la toux, l'asthénie, la fièvre, les courbatures et la symptomatologie digestive dans 33, 30, 26, 26 et 18 cas respectivement. Il existe une relation significative entre une valeur de CRP supérieure à 150 et les formes modérées à sévères (p = 0,046). Une lymphopénie inférieure à 1000 elt/mm3 a été notée dans 88 % des cas. Dix-sept patients avaient une atteinte au scanner thoracique supérieure à 50 % (p = 0,004). Parmi les patients, 43,9 % sont décédés. La sévérité de l'infection COVID-19 était associée à la présence de HTA, à l'âge supérieur à 50 ans, au taux élevé de CRP.
L’alpha-méthyldopa est un antihypertenseur a multiples effets indésirables. La fibrose hépatique est rarement décrite dans la littérature. Nous rapportons le cas d’une patiente hémodialysée sous alpha-méthyldopa qui a développé une fibrose hépatique. Nous rapportons le cas d’une patiente hémodialysée sous alpha-méthyldopa qui a développé une fibrose hépatique. Cette étude a propos d’un cas d’une patiente hémodialysée ayant développée une fibrose hépatique sous alpha-méthyldopa. Il s’agit d’une patiente âgée de 32 ans, issue d’un milieu socioéconomique défavorisé, aux antécédents de HTA depuis 2014 sous alpha-méthyldopa et inhibiteurs calciques, insuffisance rénale chronique, sur néphropathie familiale indéterminée, hémodialysée depuis 2018. Son histoire familiale rapporte une hépatopathie chronique d’origine indéterminée chez le père. Son histoire remonte à 2019 avec la mise en évidence d’une cytolyse hépatique (4 fois la normale)avec élévation des GGT. La patiente présentait quelques épigastralgies occasionnelles avec un examen clinique normal, sans signes de HTP ni ictère et sans la notion d’exposition à des produits chimiques hépatotoxiques. L’échographie avait montré des lithiases vésiculaires simples d’où l’indication d’une cholécystectomie. L’évolution a été marquée par la persistance de la perturbation du bilan hépatique(2 fois la normale)sans autres anomalies. Un bilan étiologique a été entamé avec sérologies et charges virales négatives (VHB, VHC, VIH), un bilan immunologique négatif (anticorps anti-mitochondries, antinucléaires, anti-muscle lisse, anti-mitochondries M2, anti-LKM1, anti-LC1, anti-gp210, anti-SP100). La bili-IRM avait montré une hépatomégalie avec anomalies de signal sans lésions focales décelables, évoquant une maladie de surcharge hépatosplénique. Le fibroscan a objectivé une fibrose F3F4. La biopsie du foie a montré une hépatopathie chronique peu active non spécifique (score metavir F3A1). Devant la négativité de l’enquête étiologique, l’origine médicamenteuse secondaire à l’alpha-méthyldopa a été retenue, avec arrêt de ce dernier. L’évolution a été marquée par l’amélioration lente et progressive du bilan hépatique. L’alpha-méthyldopa pourrait induire deux types de réaction hépatotoxique, qu’on peut distinguer par la durée d’exposition, la symptomatologie, les résultats biochimiques et l’aspect histologique. Un suivi rapproché de ces patients est nécessaire.
Although dermatological manifestations in patients with end-stage renal disease (ESRD) are very common, such as pruritus, xerosis and pigmentation disorders, other skin disorders are quite rare such as pseudoporphyria cutanea tarda (PCT). It is a bullous photodermatosis with the same clinical and histological characteristics of porphyria cutanea tarda but in the absence of abnormalities in the metabolism of porphyrin. We report in this work 2 cases of ESRD patients who developed a PCT.
Durant la pandémie liée au SARS-CoV-2, les patients en hémodialyse chronique, ne pouvant être confinés, et à cause de leur immunodépression et comorbidités sont à haut risque de développer un COVID-19. Nous avons étudié les particularités cliniques et évolutives de la maladie chez nos patients. Nous avons réalisé une étude rétrospective et descriptive incluant 36 patients hémodialysées chroniques infectés par SARS-CoV-2. L'âge moyen de nos patients était de 59,48 ± 16,13 ans ; 63,18 % étaient hypertendus, 41,66 % étaient diabétiques, 22,22 % avaient une insuffisance coronaire et 13,18 % avaient une dyslipidémie. La néphropathie initiale était une néphropathie interstitielle chronique dans 19,44 % des cas suivi par la néphropathie diabétique dans 16,66 % des cas. L'ancienneté en hémodialyse médiane était égale à 2 ans [0,5–23 ans]. L'accès vasculaire était une FAV pour 55,55 % des patients et un cathéter jugulaire pour 13,88 %. Le taux médian de l'hémoglobine était de 8,85 g/dL [5,9–14 g/dL] avant l'infection et 8,15 g/dL [5,6–14,4 dL/L] après. L'albuminémie, la calcémie et la phosphorémie moyennes étaient de 31,06 g/L, 2,02 mmol/L et 1,64 mmol/L respectivement avant la maladie et de 30,7 g/L, 2,14 mmol/L et 2,08 mmol/L respectivement après. La CRP médiane était respectivement de 13 et 12 avant et après. Les complications observées étaient une complication thromboembolique (16,66 %), une hémorragie sévère (11,11 %), un sepsis (8,3 %) et une dépendance à l'oxygène (5,55 %). Le taux de mortalité était de 33,33 %. La cause de décès était un arrêt hypoxique dans la majorité des cas (58,3 %), une poussée de la maladie dans 25 % des cas, une néoplasie dans 2,7 % des cas et un sepsis dans 2,7 % des cas. Le COVID-19 a de lourdes conséquences sur la morbidité et la mortalité chez les hémodialysés chroniques. La prévention par l'instauration d'une stratégie de vaccination en masse et d'isolement des cas suspects rapidement.
Introduction Le démarrage de l’hémodialyse (HD) chez les patients en insuffisance rénale terminale (IRCT) se fait à un DFG<15mL/min prenant en considération l’état clinique du patient, mais certains néphrologues le retardent à 7mL/min. Le but de cette étude est de déterminer le profil épidémiologique des patients en IRCT en cas de début précoce ou tardif de l’HD. Description Nous avons collecté les données sociodémographiques, cliniques et biologiques des dossiers médicaux des patients qui ont atteint le stade terminal en 2018, divisés en deux groupes : hémodialyse précoce HDP (157mL/min) et hémodialyse tardive HDT (DFG ≤7mL/min). Méthodes Étude rétrospective comparative. Analyse SPSS19. Résultats Notre étude a inclus 238 patients : 104 dans le groupe HDT, DFG moyen 5,4mL/min et 134 dans le groupe HDP, DFG moyen 9,8mL/min. L’âge moyen était 66,1 ans en EHD et de 60,1 ans en HDT. Les pourcentages d’HTA, diabète et insuffisance coronarienne étaient respectivement en HDT et HDP : 76 %, 40 %, 18 % et 80 %, 47 %, 16 %. Les principales étiologies de l’IRCT étaient : le diabète (27 % HDT ; 28 % HDP), la néphropathie interstitielle chronique (24 % HDT et HDP), l’hypertension (4,6 % HDT ; 5,1 % HDP), néphropathie glomérulaire chronique (6,1 % HDT ; 11 % HDP) et indéterminée (36 % HDT ; 30 % HDP). L’hémodialyse se réalisait par fistule : humérale (53 % HDT ; 56 % EHD), radiales (16 % HDT ; 18 % HDP) ou cathéter veineux : fémoral (21 % HDT ; 18 % HDP), jugulaire (6 % des deux groupes). La comparaison des données cliniques et démographiques des deux groupes n’a pas montré de différence significative. Les moyennes de la calcémie (mmol/L), phosphorémie (mmol/L) et PTH (ng/L) étaient respectivement : 2,02/2,15/560,4 et 2,04/1,71/339 dans la HDT et l’HDP, celles d’hémoglobine (g/dL), fer (μmol/L) et ferritine (μg/L) étaient : 8,65/12,5/329,1 et 8,98/22,07/356,8. La différence n’était pas significative entre les deux groupes pour les différents paramètres. Conclusion Les patients dialysés tardivement semblent présenter des troubles martiaux et phosphocalciques plus importants que ceux dialysés précocement sans différence significative. Notre étude reste limitée dans le temps, nous devons donc revoir l’impact sur la mortalité à long terme.
Objective: Hypertension is a major cardiovascular risk factor associated with loss of renal graft function. Ambulatory Blood Pressure Monitoring (ABPM) is one of the methods to evaluate this factor. The objective of our study is to evaluate the different indications and the results of the ABPM performed in renal transplant patients in our center. Design and method: This is a retrospective study including ABPM performed in renal transplant recipients between January 2011 and December 2017. We reviewed the demographic, clinical, indications and outcomes of ABPM. Results: We collected a total of 59 MAPA performed for 37 patients (21 men and 16 women), with a mean age of 40 ± 10 years. A known hypertension was observed in 62% of cases. Diabetes, dyslipidemia, chronic allograft nephropathy were observed respectively in 37%; 22% and 54% of cases. The indications for ABPM were: unbalanced hypertension in consultation (54.2%), borderline hypertension (25.4%), search for masked hypertension (22%), and BP control (3,4%). The unbalanced hyertension was confirmed in 81% of cases and white coat hypertension in 19% of cases. Among ABPM made for borderline BP, a confirmed hypertension was observed in 8% of cases, unbalanced hypertension in 58% and well-balanced hypertension in 33% of cases. The ABPM performed in search for a masked hypertension confirmed the hypertension in 77% of cases. The mean SBP and DBP in consultation were respectively 147 ± 26 mmHg and 86 ± 17 mmHg. The mean global, diurnal and nocturnal BP in ABPM were 140/84, 144/88 and 137/ 82 mmHg respectively. The majority of patients (39 MAPA) had a non-dipper and riser profile. Conclusions: ABPM has a much greater contribution than the office BP. It helps to better guide the treatment to avoid intensify or alleviate it for a better control of BP in transplant recipients.
La transplantation rénale est le traitement optimal de l’insuffisance rénale chronique terminale. Cependant, elle expose à des complications médicales et chirurgicales. L’objectif de cette étude est de rapporter l’expérience de notre unité dans la transplantation rénale et son évolution à court et à long terme. Il s’agit d’une étude rétrospective incluant les patients transplantés du rein et suivis dans notre unité depuis décembre 1994 jusqu’à décembre 2017. Nous avons analysé les données démographiques, cliniques, biologiques et thérapeutiques de ces patients. Nous avons colligé 414 cas de transplantations rénales répartis en 265 hommes et 149 femmes dont 4,8 %étaient des greffes préemptives (84,8 % étaient en hémodialyse dont 13,4 % bénéficiaient de la dialyse péritonéale). L’âge moyen des receveurs est de 34 ± 11 ans et celui des donneurs est de 41 ± 13 ans. Le sexe ratio des donneurs est de 0,9. Ces patients ont été greffés à partir d’un donneur vivant apparenté, donneur vivant non apparenté, donneur cadavérique dans respectivement 65,2 %, 18,1 % et 15,5 % des cas. La néphropathie initiale était une néphropathie glomérulaire chronique, une néphropathie tubulo-interstitielle, une néphropathie vasculaire, une néphropathie familiale et une néphropathie indéterminée dans respectivement 31,4 %, 19,3 %, 3,1 %, 3,9 % et 38,6 % des cas. Le traitement d’induction était basé sur les corticoïdes, antithymoglobuline et le sérum antilymphocytaire dans respectivement 100 %, 55,2 % et 44,8 % des cas. Le traitement d’entretien était fondé sur les corticoïdes, le tacrolimus, le ciclosporine, le MMF, l’azathioprine, le sirolimus dans respectivement 100 %, 42 %, 32 %, 67 %, 5,8 % et 3 % des cas. Les complications chirurgicales étaient notées dans 31,4 % des cas et les complications infectieuses étaient rapportés dans 49,3 % des cas dominées par les complications urinaires (71 %). La créatinine (en μmol/L) moyenne à 6 mois, 12 mois, 24 mois, 36 mois et 60 mois était respectivement de 142,5 ± 81, 139,5 ± 82,5, 147,8 ± 111, 138,32 ± 82 et 149,8 ± 112,6. La survie moyenne du greffon à 5 ans est d’environ 71 %. Les résultats trouvés dans notre étude se rapprochent des résultats de la littérature en termes de fréquence des complications et de moyenne de survie de greffon néanmoins une meilleure approche thérapeutique et un dépistage précoce des complications assurerait une meilleure survie du greffon. La transplantation rénale est le traitement de choix de l’insuffisance rénal stade terminale. Les complications chirurgicales et médicales sont fréquentes. La réussite de la transplantation rénale repose sur le dépistage précoce de ces complications et leur prise en charge adéquate.
Les agents du nettoyage sont exposés à une grande variété de produits chimiques contenant à la fois des irritants et des sensibilisants. Plusieurs enquêtes épidémiologiques ont signalé une augmentation du risque d’asthme et de rhinite chez cette population. Notre étude a pour objectif d’étudier les associations entre l’utilisation de produits de nettoyage et les affections respiratoires chez les ouvriers de nettoyage. Il s’agit d’une étude descriptive comparative entre deux groupes de travailleurs en milieu de soins : des agents de nettoyage versus des agents administratifs. La collecte des données était faite à l’aide d’un questionnaire préétabli portant sur les données socioprofessionnelles, les symptômes respiratoires et oto-rhino-laryngologistes présents en période de travail ou survenant lors des différentes taches de nettoyage et de désinfection. Pour les agents de nettoyage une étude de poste était menée par le même enquêteur comportant une description détaillée des taches réalisées et du mode opératoire (types de produits, moyen de protection…). L’analyse des données était réalisée à l’aide du logiciel SPSS (20e version). Notre série comprenait deux groupes : un groupe exposé aux produits de nettoyage comportant 65 agents et un deuxième groupe non exposé comportant 63 agents administratifs. La majorité des participants était de sexe féminin (77 %). L’ancienneté professionnelle moyenne était de 5 ans. Les antécédents d’asthme et de rhinite étaient plus notés chez les agents de nettoyage (7 %) que chez les personnels administratifs (3 %) avec une différence statistiquement significative (p = 0,00). Durant les 12 derniers mois, en dehors d’un épisode infectieux, les agents de nettoyage signalaient souvent de problème de nez (18 %) et de gène respiratoire au travail (12 %) avec une différence statistiquement significative entre les 2 groupes (p respectivement de 0,03 et 0,000). Les produits de nettoyage utilisés étaient notamment les détergents, les agents alcalins, les désinfectants et les parfums. Cependant, l’utilisation d’hypochlorite de sodium (70 %), de soude caustique (64 %) et de différents produits en mélange étaient fortement incriminée dans l’aggravation des symptômes respiratoires. L’exposition à des produits de nettoyage pourrait être un facteur de risque de pathologies respiratoires. La prévention doit porter autant sur la formation et l’information des salariés, que sur le remplacement des produits irritants.
La maladie à immunoglobuline (Ig) G4 est une nouvelle entité décrite pour la première fois en 2001. Nous rapportons le cas d’une fibrose rétropéritonéale (FRP) associée à un syndrome d’hyper-Ig G4 chez deux jumeaux homozygotes. Cas no 1 : il s’agit d’un homme âgé de 31 ans hospitalisé pour prise en charge d’une insuffisance rénale obstructive secondaire à une FRP. Il a bénéficié d’une réimplantation urétérale. L’examen anatomopathologique a montré une fibrose inflammatoire sans signes de malignité. Une enquête étiologique a été entamée montrant une légère augmentation des enzymes pancréatiques et une hypergammaglobulinémie polyclonale. Les anticorps antinucléaires et les sérologies virales étaient négatifs. Le taux sérique d’Ig G4 a été élevé à 2,250 g/L (normal entre 0,04 et 0,87 g/L). L’IRM a montré une FRP présacrée, rétractile sans signes d’activité et sans atteinte d’autres organes. Le diagnostic de maladie à Ig G4 a été possible d’où l’introduction d’une corticothérapie orale. Cas no 2 : le jumeau homozygote du premier cas présente des antécédents d’insuffisance rénale chronique secondaire à une néphropathie indéterminée. Il a eu une transplantation rénale à partir d’un donneur vivant apparenté avec découverte en peropératoire d’une FRP. L’examen anatomopathologique a montré une lymphadénite hyperplasique, une fibrose inflammatoire avec infiltration lymphoplasmocytaire. Il a reçu une corticothérapie orale. Le contrôle radiologique par IRM après un an a montré la disparition de la fibrose. Tenant compte du diagnostic de FRP chez son frère, le dosage du taux d’Ig G4 a été demandé se révélant normal sachant qu’il était sous corticothérapie. Le diagnostic de maladie à Ig G4 a été suggéré devant la présence de FRP, lymphadénite et infiltrat lymphoplasmocytaire à l’histologie. La maladie à Ig G4 est une entité rare d’origine auto-immune. Elle peut toucher différents organes (pancréatite sclérosante, cholangite, lymphadénite, FRP…). La FRP est trouvée dans environ 10 % des cas. Son traitement de choix est la corticothérapie. Les immunosuppresseurs peuvent être utilisés en cas de résistance. L’occurrence familiale de cette maladie est rare, mais son apparition chez des jumeaux homozygotes dans notre cas suggère une origine génétique.
La part attribuable au tabagisme dans la survenue des cancers broncho-pulmonaires est significative. Toutefois, ce facteur prépondérant ne doit pas occulter ceux liés à une exposition à d’autres facteurs de risque, notamment professionnels. Dans ce présent travail, notre but était de repérer les expositions professionnelles à l’origine des cancers broncho-pulmonaires. Étude menée auprès de 70 sujets atteints d’un cancer broncho-pulmonaire suivis dans une consultation de pneumologie. Les données relatives aux caractéristiques socioprofessionnelles et aux produits manipulés étaient recueillies. Parmi 70 patients inclus, 95 % étaient de sexe masculin. L’âge moyen était de 57 ans. Le type histologique d’adénocarcinome pulmonaire stade IV était trouvé dans 40 % des cas. Les patients occupaient notamment les professions d’ouvriers du bâtiment et des travaux publiques (26 %) et d’agriculteur (21 %). L’enquête professionnelle nous a permis de déterminer les principales substances cancérigènes et les regrouper selon la classification du CIRC. Les principaux agents classés CIRC I étaient la silice cristalline (26 %), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (20 %), l’arsenic (15 %), le caoutchouc (12 %), l’amiante (9 %) et les dérivés du nickel (6 %). Les agents classés CIRC II étaient les poussières de bois (5 %), la friture à haute température (4 %) et les fumées diesel (25 %). Un seul cas de cancer était déclaré au titre de maladie professionnelle, témoignant de la sous-estimation de l’origine professionnelle de la pathologie. En effet, la profession étant rarement évoquée dans les dossiers médicaux. L’imputabilité des cancers à l’origine professionnelle est loin d’être négligeable. Elle contraste avec une sous déclaration en maladies professionnelles. Pallier cette insuffisance, c’est instaurer une politique plus efficace de repérage des expositions professionnelles aux cancérogènes.