Background ESTIMABL2, a multicentre randomised phase 3 trial in patients with low-risk differentiated thyroid cancer (ie, pT1am or pT1b, N0 [no evidence of regional nodal involvement] or Nx [involvement of regional lymph nodes that cannot be assessed in the absence of neck dissection]), showed the non-inferiority of a follow-up strategy without radioactive iodine (131I) administration compared with a postoperative 131I administration at 3 years post-randomisation. Here, we report a pre-specified analysis after 5 years of follow-up. Methods Patients treated with total thyroidectomy with or without prophylactic neck lymph node dissection, without postoperative suspicious findings on neck ultrasonography, were randomly assigned to the no-radioiodine group or to the radioiodine group (11 GBq-30 mCi after recombinant human thyrotropin-stimulating hormone). Follow-up consisted of annual thyroglobulin and thyroglobulin antibody determinations during levothyroxine treatment and neck ultrasonography in odd-numbered years. An event was defined as abnormal foci of 131I uptake on the post-treatment whole-body-scan requiring subsequent treatment, abnormal neck ultrasonography, elevated thyroglobulin levels, increasing titres or appearance of thyroglobulin antibody (using the same laboratory assay), or a combination of these definitions. Non-inferiority of the proportion of patients without an event in one group compared with the other at 5 years after randomisation was shown if this proportion and its CI did not differ by more than -5%. This study was registered on ClinicalTrials.gov (NCT01837745) and is completed. Findings Of the 776 patients (n=642 [827%] female and n=134 [173%] male, median age 529 years [IQR 426-631]) enrolled, 698 were evaluable at 5 years. The proportions of patients without events were 932% in the no-radioiodine group and 948% in the radioiodine group, for a difference of -16% (90% CI -45 to 14). Events consisted of structural or functional abnormalities (n=11) and biological abnormalities (n=31). Interpretation The non-inferiority of a follow-up strategy compared with postoperative 131I administration in low risk differentiated thyroid cancer was confirmed at 5 years. There is no loss of opportunity in following these patients without postoperative ablation. Copyright (c) 2024 The Author(s). Published by Elsevier Ltd. This is an Open Access article under the CC BY 4.0 license.
Depuis la dernière décennie, les pratiques chirurgicales en oncologie thyroïdienne ont évolué vers la désescalade, conduisant à des chirurgies en 2 temps plus fréquentes (lobectomie puis totalisation). Par ailleurs, dans les cancers thyroïdiens différenciés (CTD) à faible risque de récidive, l'irathérapie est devenue optionnelle, notamment lorsque la valeur de thyroglobuline postopératoire (Tg postop) est basse en l'absence d'anticorps (Ac) anti-Tg. Cette valeur de Tg est en grande partie corrélée à l'importance du reliquat postopératoire. Cependant, nous ne savons pas si ce reliquat est plus important en cas de chirurgie en 1 ou 2 temps. Comparer les valeurs de Tg postop chez des patients thyroïdectomisés en 1 ou 2 temps pour CTD à faible risque de récidive, à partir d'un recueil rétrospectif des données opératoires, anatomopathologiques et biologiques chez une cohorte de patients pris en charge à l'ICM pour irathérapie. Les critères d'inclusion étaient : patient opéré en 1 ou 2 temps porteur de CTD à faible risque de récidive traité par irathérapie, ne présentant aucun foyer iodofixant (ganglionnaire ou métastatique) en dehors du lit thyroïdien sur l'imagerie post-thérapeutique, ayant réalisé un dosage de TSH, Tg et Ac anti-Tg dans un délai minimal de 28 jours postop, ayant un taux d'Ac anti-Tg < au seuil du laboratoire et un taux de TSH < 5 mU/L. Les différents paramètres clinicobiologiques ont été colligés et les valeurs de Tg postop dans les 2 groupes ont été comparées. Soixante-dix patients (53 F et 17 H, âge moyen 54 ans) ont été inclus. 49 patients (70 %) avaient été opérés en 1 temps (groupe 1) et 21 (30 %) en 2 temps (groupe 2). La Tg postop moyenne était de 0,58 ng/mL [0–6,8] dans le groupe 1 et de 0,46 ng/mL [0–3,4] dans le groupe 2, non statistiquement différente (p = 0,622). La valeur de TSH moyenne était de 1,24 mU/L [0–4,97] dans le groupe 1 et de 1,69 mU/L [0,07–4,47] dans le groupe 2, non statistiquement différente (p = 0,204). Le délai moyen entre les 2 chirurgies dans le groupe 2 était de 82 jours [4–203]. Le délai moyen entre la thyroïdectomie totale ou la totalisation chirurgicale et le dosage biologique était de 68 jours [28–202] dans le groupe 1 et de 68 jours également [31–288] dans le groupe 2. La modalité de la thyroïdectomie en 1 ou 2 temps n'influe pas sur la valeur de Tg postop dans une population de CTD à faible risque de récidive.
Background and Importance Surgical practices in thyroid oncology recently evolved towards de-escalation, with more frequent 2-step surgery (lobectomy then totalisation). Moreover, in non-metastatic thyroid cancers with low risks of recurrence, radioiodine therapy (RIT) to eliminate potential residual cancer cells has become optional, particularly in cases displaying low postoperative thyroglobulin (POTg) values. It is known that plasma thyroglobulin is correlated with the size of the post-thyroidectomy residue, excluding distant metastases. However, it is not known whether this residue is greater in the case of 1- or 2-step surgery. Indeed, the 2-stage approach may provide a more substantial residue, measurable by the POTg value. Clinicians should therefore take this notion into consideration when deciding on adjuvant RIT. Aim and Objectives To compare POTg values in patients undergoing 1- or 2-step thyroidectomy for low-risk thyroid cancer, based on retrospective collection of biological data from operative and pathological reports in a cohort of RIT patients at our centre. Material and Methods Inclusion criteria for this study were: non-metastatic patients with a low-risk pathology who had biological tests performed between surgery and RIT consultation, a non-detectable anti-thyroglobulin antibody assay, a period >28 days between surgery and biological tests, and TSH levels <5 µIU/mL. Parameters useful for describing the patient population and comparing POTg values were compiled in a computerised spreadsheet and analysed. Results Between 15 July 2016 and 24 February 2023, 70 patients from our centre met the inclusion criteria. Mean TSH value was 1.377 ± 1.336 µIU/mL and mean POTg was 0.543 ± 1.067 ng/mL. Mean time between operations for patients treated in 2-steps was 82 ± 55 days and mean time between operation and biological test was 68 ± 54 days. Two groups were defined, including 49 patients who underwent 1-step surgery and 21 patients who underwent 2-step surgery. Difference between the two groups in mean TSH values and average time between operation and biological test were not statistically significant (p = 0.204 and 0.97, respectively). No statistically significant difference could be demonstrated between the mean POTg in the two groups (p = 0.622). Conclusion and Relevance Mean POTg appears to be independent of the surgical procedure, which is an important consideration when deciding on postoperative treatment. References and/or Acknowledgements Conflict of Interest No conflict of interest.
Notre étude a eu pour but d’évaluer la valeur prédictive de la thyroglobuline (Tg) post-opératoire sur le statut scintigraphique post-irathérapie. Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique. Entre juillet 2017 et avril 2018, 73 patients ont bénéficié d’un dosage de TSH, Tg et Ac anti-Tg en post-opératoire avant irathérapie pour cancer thyroïdien. Le niveau de risque selon la nouvelle classification SFMN 2017 a été déterminé pour chaque patient. Les résultats de la scintigraphie corps entier et SPECT-CT cervico-thoracique réalisée à J3 de l’administration d’iode 131 ont été analysés : reliquat seul/ganglions (N + )/métastases à distance (M + ). Les résultats de Tg-Ac antiTg ont été corrélés au statut scintigraphique. Au total, 73 patients ont été inclus (47 F et 26 H), d’âge moyen 55 ans (19–86). Parmi eux, 30 (41 %) présentaient un cancer à faible risque, 28 (38 %) un risque intermédiaire et 15 (21 %) un risque élevé. La médiane de TSH était de 2,5 μU/mL (0,03–105). La médiane de Tg post-op était de 0,4 ng/mL (0–47) dans l’ensemble de la population ; elle était de 0,35 ng/mL (0–3,5) dans le groupe faible risque, 0,27 ng/mL (0–47) dans le groupe risque intermédiaire et 0,61 ng/mL (0–32) dans le groupe risque élevé. Vingt pour cent des patients présentaient des Ac anti-Tg positifs. Dans le groupe faible risque (n = 30), la scintigraphie montrait un reliquat seul dans 27 cas, un statut N+ dans 3 cas. Dans le groupe risque intermédiaire (n = 28), la scintigraphie montrait un reliquat seul dans 25 cas, un statut N + dans 3 cas. Dans le groupe risque élevé (n = 15), la scintigraphie montrait un reliquat seul dans 9 cas, un statut N + seul dans 4 cas, un statut N + et M + dans 1 cas (poumon), un statut M + seul dans un cas (poumon + foie). Parmi les 73 patients, 19 avaient une Tg post-op d’emblée indosable, dont 13 sans Ac antiTg (18 % soit près de 1 patient sur 5) : 6 dans le groupe faible risque (dont 0 N + ou M +), 6 dans le groupe risque intermédiaire (dont 1 avait un N + intense en loge IIA) et 1 dans le groupe élevé (qui avait 1 N + en loge IV). La médiane de Tg en présence d’un reliquat seul était de 0,4 ng/mL (0–47) et la médiane de Tg en présence d’un foyer N + et/ou M + était de 1 ng/mL (0–32). Dans notre étude, une Tg post-opératoire indosable sans Ac anti-Tg était associée à l’absence de foyer iodofixant pathologique en dehors du reliquat cervical uniquement chez les patients porteurs de cancers thyroïdiens à faible risque de rechute.
En cancérologie, le recours à la nutrition artificielle est fréquent pour des patients dénutris et/ou dont les apports oraux sont insuffisants. L’impact de cette nutrition sur la croissance tumorale est controversé. L’objectif de cette étude est d’étudier par TEP/TDM au 18F-FDG l’évolution du métabolisme glucidique des tumeurs avant et après nutrition artificielle. Les critères d’inclusion étaient : patients pris en charge pour une tumeur de l’œsophage (adénocarcinome ou cancer épidermoïde) ou des voies aérodigestives supérieures (VADS), perte de poids de plus de 5 %, et pouvant bénéficier d’une nutrition artificielle (entérale ou parentérale). Pour chaque patient, 2 évaluations par TEP/TDM au 18F-FDG étaient réalisées : la première avant la mise en place de la nutrition artificielle (faisant partie du bilan d’extension standard) et la seconde après plusieurs jours de nutrition artificielle. Les patients n’avaient pas de traitement à visée oncologique entre les deux examens. La prise en charge nutritionnelle était réalisée en suivant les recommandations françaises « nutrition et cancer », les apports caloriques totaux devant être compris entre 30 et 35 Kcal/kg/j dont 1,2 à 1,5 g/kg/j de protéines. Différents paramètres métaboliques ont été étudiés, dont les variations de standardized uptake value (SUV) du 18FDG. Dix patients (8 hommes et 2 femmes) ont été inclus dans cette étude, 7 pris en charge pour un cancer de l’œsophage, 3 pour un cancer des VADS. La perte de poids moyenne dans les 6 derniers mois étaient de 10,8 % [7,3–34]. Tous les patients ont bénéficié d’une nutrition artificielle, 8 par voie entérale et 2 par voie parentérale, d’une durée moyenne de 7,1 jours [5–9] entre les deux évaluations par TEP/TDM. Aucune différence statistiquement significative (ni tendance) n’a été mise en évidence entre les TEP/TDM 1 et 2 concernant l’ensemble des paramètres du métabolisme glucidique étudiés. La nutrition artificielle standard chez les patients dénutris suivis pour un cancer de l’œsophage ou des VADS ne semble pas modifier le métabolisme glucidique tumoral.
L’hypoxie tumorale est responsable d’une chimio- et radiorésistance. La TEP au F-Miso permet d’étudier l’hypoxie tumorale in vivo. Notre objectif a été d’étudier prospectivement des pts atteints d’un cancer pulmonaire non à petites cellules stade III qui devaient bénéficier d’une radio-chimiothérapie (RCT) à visée curative. L’analyse de l’hypoxie par TEP-FMiso a été réalisée par 3 experts via le réseau SFMNnet et les volumes FDG et F-Miso ont été définis de manière centralisée. Les patients ayant une TEP-F-Miso positive ont bénéficié d’un complément de dose de RT sur les volumes hypoxiques. Nous présentons les résultats préliminaires. Les patients ont bénéficié d’une TEP-FDG avant et après la CT d’induction. Les patients qui avaient une TEP-FDG positive après la CT d’induction ont eu une TEP-F-Miso. Si la TEP-F-Miso était positive, les patients ont eu une délinéation des volumes cibles FDG et F-Miso, transmis ensuite au radiothérapeute local, qui prescrivait un boost à la dose maximale sur les zones hypoxiques. Si la TEP-F-Miso était négative, les patients avaient une RCT standard de 66 Gy. Les examens ont été recalés, puis différents volumes cibles ont été définis par seuillage relatif pour le FDG (40, 50, 60, 70, 80, 90 % des SUVmax) et par seuillage absolu pour le Fmiso (SUV à 1,4). Les volumes des traceurs ont été comparés (Dice et Jaccard). La tolérance et le contrôle local (RECIST1.1) ont été évalués à 3 et 1 an post-RT. Soixante-dix-neuf patients (60a) ont été inclus. Cinquante-quatre patients sur 79 évaluables en pré-RT ont bénéficié d’une TEP-F-Miso. Trente-quatre patients sur 54 (62 %) avaient au moins 1 lésion hypoxique et 20/54 étaient non hypoxiques. Vingt-quatre patients sur 34 (70 %) hypoxiques ont pu bénéficier d’une augmentation de dose de 70 à 86 Gy. Aucune toxicité grade 4 n’a été observée et seulement 1 toxicité grade 3. Le SUVmax Fmiso était de 2,6 pour les patients hypoxiques et de 1,5 pour les patients normoxiques (p < 0,001), le SUVmax FDG, respectivement, de 13 et 7 (p = 0,1) et les volumes tumoraux moyens (seuillage FDG à 40 %) de 20 cm3 et 14 cm3 (p < 0,0001). Les indices de Dice et de Jaccard étaient, respectivement, de 0,5 et 0,4 entre le seuillage FDG à 40 % et le seuillage F-miso. Pour l’ensemble des autres sous-volumes métaboliques, les indices étaient tous inférieurs à 0,4. Les résultats préliminaires de l’étude multicentrique RTEP5 montrent que la réalisation d’un complément de dose de RT basée sur la TEP-F-Miso est faisable. Aucune toxicité grade 4 n’a été observée et le contrôle local des patients ayant eu une augmentation de dose est de 59 % à 3 mois. Les sous-volumes les plus hypermétaboliques et les volumes hypoxiques sont deux zones tumorales distinctes.
Le cancer thyroïdien différencié, en augmentation constante, reste de bon pronostic. Nous nous sommes intéressés au devenir des patients suivis pour un cancer thyroïdien à haut risque et aux facteurs pronostiques influençant la survie sans récidive. Le critère haut risque a été défini par la présence d’une tumeur de stade T3/T4 de classification TNM et/ou un sous-type histologique à haut risque et/ou la présence de lésion(s) métastatique(s) au diagnostic, chez des patients pris en charge entre 2007 et 2012. La collection des données a été effectuée à partir des dossiers discutés de façon pluridisciplinaire à l’ICM de Montpellier. Cent quatre-vingt-deux dossiers ont pu être analysés : 73 % des patients avaient une tumeur T3, 13 % une tumeur T4 et 14 % une tumeur T1 ou T2. Quarante-six pour cent des patients présentaient un envahissement ganglionnaire et 4 % une lésion métastatique au diagnostic. Soixante-cinq pour cent étaient en rémission un an après la dernière séquence thérapeutique, avec un suivi médian de 51 mois. Vingt-neuf pour cent ont présenté une maladie résiduelle. Les facteurs pronostiques étaient : la taille tumorale, l’envahissement ganglionnaire, le sous-type histologique peu différencié, l’invasion vasculaire et la chirurgie initiale sans curage ganglionnaire. Nos données sont concordantes avec la littérature. La notion de « restadification » du risque apparaît essentielle chez les patients en rémission à 1 an, afin d’alléger leur prise en charge. Nous insistons sur l’importance de la discussion des dossiers en RCP ainsi que sur l’indispensable participation des centres experts aux réseaux nationaux en place.
L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité et l’utilité clinique de la TEP-scanographie quadridimensionnelle pour la planification des radiothérapies stéréotaxiques hépatiques. Cette étude a concerné les patients consécutifs qui ont bénéficié d’une TEP-scanographie quadridimensionnelle en position de traitement pour la planification d’une radiothérapie stéréotaxique hépatique entre janvier 2014 et février 2015. Ceux qui étaient atteints d’un hépatocarcinome pouvaient bénéficier d’une TEP-scanographie, soit au fluorodésoxyglucose (FDG), soit à la fluorocholine. Les TEP-scanographies ont été obtenues en utilisant le système Real time Position Management (RPM, Varian Medical System) et été classées en dix phases. Chaque phase a ensuite été coregistrée avec la scanographie quadridimensionnelle de simulation. Toutes les images ont été revues indépendamment par un oncologue radiothérapeute et un médecin nucléaire. Les critères d’évaluation concernaient la fixation des lésions sur la TEP tridimensionnelle et celle quadridimensionnelle, et l’apport de l’examen quadridimensionnel par rapport au tridimensionnel pour la délinéation. L’impact sur la décision de traitement et la stratégie thérapeutique a également été analysé. Quatorze hommes et une femme étaient atteints de dix tumeurs primitives (trois atteints d’un carcinome hépatocellulaire ont eu une TEP-scanographie à la fluorocholine, les sept autres une TEP-scanographie au FDG pour cinq carcinomes hépatocellulaies et deux cholangiocarcinomes) et cinq métastases hépatiques (trois de cancer colorectal, une de cancer du sein et une de cancer du rein). L’analyse finale n’a porté que sur 13 patients car la TEP-scanographie avait fait modifier la stratégie thérapeutique pour deux patients (découverte de multiples métastases). Le médecin nucléaire a trouvé une hyperfixation significative et utile avec la TEP-scanographie quadridimensionnelle pour sept patients (54 %), et l’oncologue radiothérapeute pour neuf (les mêmes et deux autres) (69 %). Sur ces neuf patients, la TEP-scanographie a amené un changement effectif des volumes cibles pour huit. La TEP-scanographie quadridimensionnelle semble faisable et utile pour la planification de la radiothérapie stéréotaxique des tumeurs hépatiques.
Les dernières recommandations relatives aux protocoles d’acquisition de la scintigraphie à l’octréotide marqué à l’indium111 dans le bilan des tumeurs neuro-endocrines (TNE), éditées par la SFMN en 2009 et par l’EANM en 2010 ne donnent pas de directives claires et reflètent la grande variabilité des pratiques entre les différents centres à ce jour. La répétition de ces acquisitions est toutefois évoquée, mais sans schéma validé : à H4–H6 post-injection, à H24, à H48 voire d’avantage. De plus, la notion de scanner hybride y est peu abordée, à une époque où la TEMP/TDM occupe désormais une place importante dans nos pratiques. Ainsi, de nombreux centres réalisent deux acquisitions TEMP/TDM à un jour d’intervalle, de la même manière qu’ils réalisaient deux TEMP auparavant. L’objectif de ce travail était de chercher une équivalence diagnostique dans la cartographie lésionnelle des TNE entre les acquisitions à H6 et H24. Vingt examens d’Octreoscanner choisis de manière aléatoire, comprenant un corps entier puis une TEMP/TDM centrée sur les régions cibles à H6 et H24, ont été analysés par un médecin nucléaire, sans consultation du dossier médical. Les images à H6 et H24 étaient analysées de manière indépendante. Les lésions ont toutes été répertoriées une à une au sein de chaque région anatomique ou organe. Les données à H6 et H24 ont alors été comparées, puis rapportées aux informations du dossier médical. Le bilan lésionnel de 18 examens sur 20 était identique entre H6 et H24. Pour les deux autres, les acquisitions de H24 ont permis d’identifier de nouvelles atteintes osseuses secondaires, les autres lésions étant identiques par ailleurs. Une seule acquisition Octreoscanner à H24 par balayage corps entier complétée d’une TEMP/TDM semble donc suffisante pour le bilan lésionnel des TNE. Une mise à jour des recommandations pourrait être discutée.
Déterminer si la thyroglobuline (Tg) à j3, j6 et le ratio Tgj6/j3 au cours de l’irathérapie sous rh-TSH étaient prédictifs de rémission, et déterminer si le reliquat thyroïdien était corrélé aux valeurs de Tg et pouvait influencer leur interprétation. Tous les cas consécutifs de cancers thyroïdiens traités par irathérapie sous rh-TSH dans notre service ont été rétrospectivement inclus du 1er janvier 2011 au 1er juin 2013. La Tg était mesurée à j3 (le jour de la prise d’iode) et 48 à 72 h après (j5/6). Les reliquats thyroïdiens étaient évalués sur scintigraphie corps entier à j5/6, et repartis en 3 strates (selon les 33e et 66e percentiles). La rémission était définie à 6–12 mois par l’absence d’anomalies échographiques, associée à une Tg stimulée < 1 ng/mL (ou Tg < 0,3 ng/mL sous traitement freinateur). Cent deux patients ont été inclus (78 % femmes). Quatre-vingt-six patients (84 %) étaient en rémission. La Tg j3 était plus élevée dans les groupes maladie persistante (3,1 ng/mL [0,2–132] vs 0,4 ng/mL [0,2–47,5] ; p = 0,0026), avec un seuil ROC à 1,5 ng/mL (sensibilité = 75 %, spécificité = 72 %). Le reliquat était significativement et positivement corrélé aux valeurs de Tg (p < 0,001). Seules les deux premières strates conservaient la valeur pronostique de Tg j3. Dans la strate 3, des valeurs plus élevées du ratio Tgj6/j3 étaient observées dans le groupe rémission (p = 0,044). La Tg j3 au cours de l’irathérapie sous rh-TSH est prédictive de rémission. Cependant, en cas d’important reliquat, des valeurs élevées de Tg ne doivent pas être considérées de mauvais pronostic.
La prise en charge des métastases osseuses au cours des cancers broncho-pulmonaires est un sujet clinique émergent du fait de la précocité de l’atteinte osseuse et de l’augmentation de la durée de vie en phase métastatique. L’objectif thérapeutique est à la fois carcinologique et fonctionnel et bénéficie de traitements locaux−chirurgie, radiothérapie, cimentoplastie−et des traitements médicamenteux antitumoraux et d’action antiostéoclastique. La prise en charge des métastases osseuses est au mieux précoce et préventive avec comme objectif de devancer les complications aiguës mécaniques et neurologiques. Le développement de nouvelles pluridisciplinarités médico-chirurgicales dédiées à la maladie métastatique osseuse témoigne de l’importance et de la complexité, croissantes, de ces situations cliniques.The treatment of bone metastases in lung cancer patients is an emerging issue because bone metastases are an early event and because the metastatic phase is prolonged by systemic therapies. The aim of the treatment is both disease control and the preservation of the functional status. This goal is reached by the means of local treatments, such as surgery, irradiation, cementoplasty, and systemic treatments, either anticancer agents or anti-osteoclastic agents. Optimized treatment of bone metastases is early and preventive to avoid fractures or neurologic complications. The development of new multidisciplinary teams dedicated to bone metastases reflects the increasing importance and complexity of these frequent clinical situations.
One of the major indications of tumor markers is the detection of occult disease. Less than 20 % of tumor markers elevations are associated with clinical or radiological findings. Such elevations have led medical community to doubt about the interest of markers follow-up, such as CA 15.3 in breast cancer. Now, positron emission tomography with (18)fluoro-desoxyglucose (18FDG-PET), using metabolic properties of malignant cells, is able to visualize tumor recurrences at an early stage of development, before any occurrence morphologic changes depicted by radiological examinations. Because of its cost and its limited accessibility, this functional technique should only be prescribed following a large set of informative indications, of which tumor markers belong. Early positive, non invasive and cost effectiveness, tumor markers become a precious guide in the prescription of 18FDG-PET in oncology. This article reviews the results of a set of recent studies in colorectal, breast and ovarian cancer.
This study sought to investigate whether the presence of right ventricular systolic dysfunction with pre-existing left ventricular systolic dysfunction is associated with higher plasma brain natriuretic peptide (BNP) levels, compared with patients with isolated left ventricular dysfunction. Eighty-five patients referred for evaluation of isotopic ventricular function were prospectively included in the study. Left (LVEF) and right (RVEF) ventricular ejection fractions were evaluated by gated blood pool scintigraphy and compared with plasma BNP levels. BNP correlated negatively with LVEF, except in patients with ischaemic heart disease (P=0.09) and in patients with LVEF<40% (P=0.11). In contrast, BNP levels correlated negatively with RVEF for all subgroups. Among patients with RVEF<40%, no significant BNP difference was found between patients with or without additional left ventricular systolic dysfunction (P=0.51). Among patients with LVEF<40%, plasma BNP levels were significantly higher in patients with RVEF<40% than in patients with RVEF>/=40% (P=0.004) whereas age, renal function, clinical findings, ventricular volumes, LVEF or medication were not significantly different. In conclusion, an important increase in BNP levels in patients with left ventricular systolic dysfunction should be considered by cardiologists as an indication of high risk of right ventricular dysfunction and should justify further investigation.
UNLABELLED:In about half of all patients with Legg-Calvé-Perthes disease (LCP), severe hip disorders that could be prevented by early surgery will develop. A prognostic test for this complication is also needed as part of routine care to help the surgeon manage LCD. The purpose of this study was to confirm the prognostic value of the bone scanning and pinhole imaging of the hip in LCP that Conway's group proposed in 1997 and to define accurate prognostic scintigraphic patterns.METHODS:Fifty-eight patients with LCP were recruited at initial presentation and followed for 1 y. Each patient underwent bone scanning initially and after 5, 8, and 12 mo of disease. The severity of the disease was assessed by radiography (the Catterall classification), MRI, and arthrography. Retrospectively, initial scintigraphic findings were correlated with severity.RESULTS:Among the 60 hips studied (2 patients had bilateral disease), severe hip disorders developed in 36. The positive predictive value of the scintigraphic classification proposed by Conway's group was 97% for the B pathway (absence of lateral column formation) and 85% for the A pathway (presence of lateral column formation). The hyperactivity of the metaphyseal growth plates was a sign of poor prognosis. The sensitivity was only 33%, but the positive predictive value was 92%. This prognostic information was obtained in as few as 5 mo after initial presentation.CONCLUSION:This study confirms the high prognostic value of bone scanning in LCP as reported by Conway's group not only in terms of the accuracy of the classification but also in terms of the short time in which the prognostic information can be obtained. Thus, we propose that bone scanning be used as part of routine care for the management of LCP.
The aim of this preliminary study was to evaluate the accuracy of left and right ventricular output computed from a semi-automatic processing of tomographic radionuclide ventriculography data (TRVG) in comparison with the conventional thermodilution method. Twenty patients with various heart diseases were prospectively included in the study. Thermodilution and TRVG acquisitions were carried out on the same day for all patients. Analysis of gated blood pool slices was performed using a watershed-based segmentation algorithm. Right and left ventricular output measured by TRVG correlated well with the measurements obtained with thermodilution (r = 0.94 and 0.91 with SEE = 0.38 and 0.46 l/min, respectively, P < 0.001). The limits of agreement for TRVG and thermodilution measurements were -0.78-1.20 l/min for the left ventricle and -0.34-1.16 l/min for the right ventricle. No significant difference was found between the results of TRVG and thermodilution with respect to left ventricular output (P = 0.09). A small but significant difference was found between right ventricular output measured by TRVG and both left ventricular output measured by TRVG (mean difference = 0.17 l/min, P = 0.04) and thermodilution-derived cardiac output (mean difference = 0.41 l/min, P = 0.0001). It is concluded that the watershed-based semi-automatic segmentation of TRVG slices provides non-invasive measurements of right and left ventricular output and stroke volumes at equilibrium, in routine clinical settings. Further studies are necessary to check whether the accuracy of these measurements is good enough to permit correct assessment of intracardiac shunts.