The nodal status in breast cancer is a major prognostic factor in terms of survival. It also plays a role in the therapeutic decision-making process. Therefore, the evaluation of lymph node involvement in breast cancer is imperative in establishing a personalized treatment scheme. The sentinel lymph node procedure has proved successful for small breast tumors (T1-T2), limiting axillary lymphadenectomy and its side effects without changing overall survival. Even so, a substantial number of women must undergo axillary lymphadenectomy during a second surgery when the analysis of the sentinel node discloses major nodal involvement. Imaging can improve patient selection, especially those who appear eligible for immediate axillary lymphadenectomy. Ultrasound is able to depict morphological abnormalities in the lymph nodes such as cortical thickening, peripheral vascularization, hilar infiltration and loss of the kidney-shaped appearance of a normal node. When ultrasound is negative, the risk of massive nodal involvement is limited, thus allowing the oncologist to take an approach with the sentinel lymph node procedure. Magnetic resonance imaging (MRI) can also be useful in detecting pathological lymph nodes, particularly with diffusion-weighted MRI sequence.
Le statut ganglionnaire est un facteur pronostique majeur dans le cancer du sein en termes de survie. Il intervient également dans la décision thérapeutique. L’évaluation ganglionnaire est donc primordiale. La technique du ganglion sentinelle a pris le pas sur le curage pour les petites tumeurs (T1-T2) limitant les effets secondaires du curage sans modifier la survie. En revanche, un nombre non négligeable de femmes doivent subir un curage dans un second temps lorsque l’atteinte ganglionnaire est importante sur le ganglion sentinelle. L’imagerie pourrait améliorer la sélection des patientes, notamment celles devant bénéficier d’un curage d’emblée. L’échographie est en effet capable de détecter les atteintes ganglionnaires importantes devant des anomalies morphologiques telles que l’épaississement cortical, la vascularisation périphérique, l’infiltration hilaire et la perte de l’aspect réniforme du ganglion. Lorsque l’échographie est négative, le risque d’atteinte massive est limité, permettant la technique du ganglion sentinelle. L’IRM est également performante, notamment grâce à la séquence de diffusion pour détecter les adénopathies.
Les avancées technologiques en imagerie par résonance magnétique (IRM) permettent à présent d’analyser certains biomarqueurs (densité cellulaire, microcirculation et métabolisme) caractérisant le développement tumoral. L’imagerie dite ≪ fonctionnelle ≫ de ces différents biomarqueurs tumoraux tend à compléter les données de l’imagerie morphologique classique et à améliorer les performances diagnostiques, prédictives de l’IRM en cancérologie. Enfin, les derniers développements technologiques, permettant l’utilisation conjointe demultiples antennes, permettent d’examiner le corps entier. Ainsi, l’IRM corps entier prend une place croissante dans la prise en charge des patients en oncologie.
Diffusion-weighted imaging is helpful to further characterize lesions that remain indeterminate after morphological and dynamic MR evaluation. Suspicious lesions are hyperintense on diffusion-weighted images with corresponding low ADC values, indicating restricted diffusion and hypercellularity. Benign lesions and tumors responding to treatment usually have no diffusion restriction. ADC maps are useful for T2W hyperintense lesions that could mask the presence of restricted diffusion. Image fusion is sometimes needed to accurately localize enhancing lesions on ADC maps. For indeterminate lesions, a hypocellular appearance suggests a lower ACR category whereas the presence of restricted diffusion suggests a higher category.
Connaître les indications de la diffusion en IRM mammaire. Savoir identifier les aspects suspects et les pièges. Savoir quand et comment utiliser l’ADC. La mesure de l’ADC sert à caractériser les lésions en hypersignal T2. La fusion d’image est utile pour localiser les lésions sur les cartes ADC. L’hyposignal en diffusion et l’hypersignal en ADC sont rassurants. Un hypersignal en diffusion et un hyposignal en ADC sont en faveur d’une hypercellularité suspecte. La diffusion sert à caractériser des anomalies équivoques après analyse morphologique et dynamique. Les lésions suspectes sont en hypersignal en diffusion et en hyposignal en ADC témoignant d’une diffusion restreinte et d’une hypercellularité. Les lésions bénignes et les tumeurs répondant au traitement présentent généralement une diffusion libre. Les cartes ADC sont utiles en cas de lésions en hypersignal T2, pouvant masquer une diffusion restreinte. La fusion d’image est parfois indispensable pour localiser précisément les prises de contraste sur les cartes ADC. En cas d’hésitation, un aspect hypocellulaire plaide pour un ACR inférieur, une diffusion restreinte oriente vers une catégorie supérieure.
Connaître les techniques et les paramètres mesurés. Savoir interpréter les résultats. 3.Connaître le rôle de l’imagerie de l’angiogenèse tumorale en pratique clinique. L’angiogenèse tumorale est caractérisée par l’augmentation de 4 paramètres, perfusion, perméabilité, volumes sanguin et interstitiel. Ces paramètres peuvent être mesurés par l’analyse des cinétiques de rehaussement après injection de produit de contraste. Une lésion : résolution temporelle privilégiée permettant de mesurer 4 paramètres. Un organe : résolution spatiale privilégiée limitant la résolution temporelle et l’analyse à paramètres (perméabilité, volume interstitiel). Le Spin-Labeling-Artériel (ASL) permet de mesurer uniquement la perfusion, mais ne nécessite pas d’injection. L’évolution des paramètres précède les modifications morphologiques. L’imagerie de l’angiogenèse repose sur l’étude dynamique du rehaussement tissulaire après injection de produit de contraste (Dynamic Contrast Enhancement ou DCE) ou après marquage électromagnétique des protons circulants (ASL). L’imagerie fonctionnelle permet de détecter les anomalies fonctionnelles des microvaisseaux tumoraux (perfusion, perméabilité, volumes sanguin et interstitiel augmentés) et montre leur normalisation précoce sous traitement anti-angiogénique (thérapie ciblée ou chimiothérapie). L’imagerie fonctionnelle permet de prédire la réponse tumorale avant que les modifications morphologiques (RECIST) ne soit détectables, notamment pour les cancers rénaux et mammaires.
Etendre le champ d’application des séquences de diffusion. Connaître les limites des séquences d’Echo Planar en vue d’optimiser la qualité des images de diffusion. Savoir interpréter le signal sur les images de diffusion en fonction des paramètres d’acquisition. La diffusion est une technique rapide, utilisable en routine en complément du protocole habituel quelle que soit la région anatomique étudiée. La diffusion peut être réalisée indifféremment avant ou après injection. Il est indispensable d’utiliser en diffusion une technique robuste de suppression du signal de la graisse. La valeur de b doit être sélectionnée en fonction de l’organe et de la pathologie étudiée. Le choix du plan de coupe de la séquence de diffusion conditionnera la qualité d’images et les possibilités de reconstruction et de fusion
En cas de nécrose caustique de l’œsophage, l’œsophagectomie en urgence reste controversée. Le but de cette étude est de comparer les données TDM pré-opératoires à l’analyse anatomopathologique de la pièce d’œsophagectomie chez des patients opérés pour brûlures caustiques sévères estimée par endoscopie. Quatorze patients présentant des lésions sévères après ingestion volontaire de caustiques ont eu un angioscanner thoraco-abdominal sans et avec injection de produit de contraste. L’absence d’au moins 2 des 3 critères TDM suivants (analysés par 3 radiologues indépendants) : visibilité de la paroi œsophagienne, visibilité de la graisse péri-œsophagienne et prise de contraste de la paroi œsophagienne, définissait la nécrose transpariétale radiologique (concordance inter-observateur (kappa = 0,74). En anatomo-pathologie (double lecture), la nécrose œsophagienne transpariétale était définie par l’existence d’une nécrose de la musculeuse externe sur plus de 20 % de sa circonférence. Pour prédire le diagnostic de nécrose œsophagienne transpariétale, les sensibilité et spécificité de la TDM sont respectivement de 81,2 % et 80,8 %. Sur cette population, la VPP et la VPN observées sont respectivement de 72,2 % et 87,5 %. En cas de brûlure caustique sévère de l’œsophage, la bonne valeur prédictive négative de la TDM dans la détection d’une nécrose transpariétale rend cet examen utile pour décider d’une attitude conservatrice.
Les traumatismes mineurs des membres inférieurs traités par immobilisation sans geste chirurgical font l’objet d’une prophylaxie anti-thrombotique débutée à distance du traumatisme, souvent le lendemain en pratique quotidienne. Nous rapportons 3 observations de thromboses veineuses profondes (TVP) précoces qui posent le problème de l’urgence du traitement prophylactique. Cas n° 1 : Une femme de 41 ans, sans antécédent personnel ou familial de maladie veineuse, a été admise pour une fracture de la diaphyse du 5 e métatarsien droit. Le traitement a consisté en une immobilisation par botte plâtrée et une prophylaxie anti-thrombotique par Fraxiparinet (Nadoparine calcique 3075 UI anti-Xa) 0,3 ml en injection sous-cutanée quotidienne, débutée 24 heures après le traumatisme. Cinq jours après, elle a consulté pour une douleur du mollet qui avait débuté quelques heures après le traumatisme. Une thrombose de la veine tibiale postérieure a été diagnostiquée par un échoDoppler. Le bilan biologique n’objectivait pas d’anomalies de la numération plaquettaire ou de la coagulation : Numération plaquettaire : 258 000 / mm 3 ; Taux de prothrombine : 100 % ; Temps de céphaline activé : Malade = 34, Témoin = 33. Les résultats du bilan à la recherche de facteurs de risques thrombotiques biologiques étaient les suivants : Activité Anti-Thrombine III : 120 % (Normale : 70 % à 150 %) ; Protéine C : 120 % (Normale : 70 % à 150 %) ; Protéine S : 70 % (Normale : 70 % à 150 %).
e problème du diagnostic de la nature tumorale ou bénigne d’un ganglion est un problème quotidien en hémato-oncologie. Diagnostiquer un ganglion tumoral quand malheureusement la néoplasie est déjà métastatique n’a pas beaucoup d’intérêt thérapeutique. Par contre, quand la tumeur est localisée et qu’elle est à un stade d’évolution pouvant répondre à un traitement, le diagnostic de sa nature, éventuellement tumorale, devient tout à fait fondamental. Les approches diagnostiques sont multiples et dépendent non seulement des possibilités techniques mais également et, surtout, du type du cancer. Dans le but de tenter de situer l’état de l’art du diagnostic d’un ganglion tumoral, ce cours comprendra deux parties : d’une part, les méthodes diagnostiques à notre disposition, d’autre part, quelques exemples de stratégies de recherche de la nature d’un ganglion tumoral au cours de certaines néoplasies. Les méthodes diagnostiques
Peu d'indices permettent de déterminer précocement l'évolution des transplants rénaux. L'objectif de cette étude est de déterminer l'intérêt des mesures précoces de perfusion corticale en IRM et des Index de résistances (IR) en Doppler pulsé dans l'évaluation des greffons rénaux. Trente patients ont été inclus en prospectif (7 donneurs vivants). La perfusion corticale des greffons mesurée en Spin labeling Artériel et les IR calculés en Doppler ont été obtenus à J1 post-chirurgie. Des biopsies ont été effectuées sur les greffons des 23 cadavres. La fonction rénale (DFG) était appréciée par le débit de filtration glomérulaire (DFG) calculé selon Cockroft. Les temps d'ischémie froide (15h ± 2) et les scores histologiques de lésions chroniques (3,1) et vasculaires (2,1) n'étaient pas prédictifs. Le DFG des donneurs était corrélée au DFG des receveurs à 1 mois (p = 0,001) et 3 mois (p = 0,003) post-transplantation. Les IR à J1 étaient corrélés au DFG à M1 (p = 0,008) et M3 (p = 0,007) post-transplantation. La perfusion corticale à J1 était corrélée au DFG à M1 (p = 0,01) et M3 (p = 0,04) post-transplantation. Les mesures précoces de perfusion corticale et les IR étaient corrélés au DFG à court terme. Une étude à long terme pourrait valider ces tests non-invasifs, pour la prédiction du DFG à long terme.
Connaître les principales indications. Discuter la place des principales modalités techniques et connaître leurs limites. Décrire l’imagerie des tumeurs et des métastases. Les principales étapes en imagerie cancérologique sont d’une part le bilan d’extension précis de la tumeur qui détermine le pronostic et les options thérapeutiques et d’autre part la surveillance de l’efficacité du traitement. Les nouvelles thérapeutiques permettent de prendre en charge des patients avec des cancers avancés nécessitant une imagerie corps entier pour le bilan d’extension. La détection des lésions est améliorée par l’approche fonctionnelle : analyse du métabolisme en TEP et de la cellularité en TEP (FLT) et en IRM de diffusion. L’imagerie corps entier associe imagerie fonctionnelle et morphologique pour simplifier l’interprétation des examens. La découverte de localisations à distance peut simplifier la réalisation de biopsie à visée diagnostique. L’analyse de l’efficacité des nouvelles thérapies est améliorée par l’imagerie corps entier qui permet de comparer au cours du temps l’évolution de la taille, du métabolisme ou de la cellularité des lésions.
The high sensitivity of the local community to the dust issue led us to develop a continuous monitoring of dust deposits in the surroundings of the Dunkerque plant. These measurements are most accurately exploited with a new tool that has been developed to alert and to analyze the strong dust deposits. This information makes it possible to identify the sources of emission that originate the dust deposits and to take appropriate measures to reduce their impact.
Préciser la place potentielle des ultrasons focalisés de haute intensité dans la prise en charge des nodules thyroïdiens. Préciser la place du radiologue dans la sélection des patients candidates et l’évaluation de la réponse. Faisabilité de traitement de nodules de taille limitée de la thyroide par HIFU. Destruction complète obtenue dans un grand nombre de cas. Bonne acceptabilité de la méthode chez la plupart des patients.
Connaître les caractères morphologiques prédictifs d’une atteinte ganglionnaire dans un processus tumoral ou infectieux. Définir l’utilité des produits de contraste en échographie (PCUS) pour la caractérisation des ganglions pathologiques. Préciser les indications de biopsies ou d’exérèse ganglionnaire. Le volume ganglionnaire n’est pas un critère discriminant, le rapport grand axe sur petit axe paraissant plus pertinent. Parmi les caractères pathologiques ganglionnaires on retient : 1) l’épaississement de la corticale, 2) l’échostructure hypoéchogène solide, 3) la disparition du hile graisseux, 4) la cartographie vasculaire en Doppler à codage couleur de localisation périphérique plutôt que centrale et 5) les prises de contraste précoces lors de l’utilisation des PCUS. Devant un aspect échographique suspect, les biopsies percutanées échoguidées seront contre indiquées : 1) pour les ganglions inférieurs à 5 mm de diamètre, 2) en cas de suspicion de néoplasies ORL et de mélanome pour certains, 3) en cas de risque d’atteinte nerveuse sur le trajet de biopsie (localisation parotidienne).
Expliquer les différentes techniques d’angiographie par résonance magnétique. Donner par région anatomique les différents protocoles d’exploration. Montrer les principaux pièges en angiographie par résonance magnétique. Présenter les futurs développements en angiographie par résonance magnétique (corps entier, 3 Tesla, produits de contraste…).