Objectif Étudier la sévérité de la collapsibilité des VAS dans le SAS obstructif, serait associée à une diminution de l’activité parasympathique excitateur pendant le sommeil NREM et ou une diminution d’activité parasympathique inhibitrice pendant le sommeil REM, et que les patients atteints d’un SAHOS le plus sévère auraient une activité sympathique la plus élevée. Méthodes Sujets adultes (100 sujets), présentant un SAS obstructif modéré à sévère (IAH>15/h, avec des événements centraux<5/h), sont divisés en deux groupes, avec un IAH<15/h et un IAH≥15/h. La collapsibilité est estimé par une pharyngométrie acoustique. L’analyse de la VFC est réalisée sur la base des données ECG issues de la PSG, à l’aide du logiciel Matlab. L’analyse spectrale est effectuée pour les basses fréquences (LF) entre 0,04Hz et 0,15Hz, et les hautes fréquences (HF) entre 0,15Hz et 0,5Hz. Le composant sympathique incluant des variables de basse fréquence (LFa, LF/HF, LFn), et le composant parasympathique incluant des variables de haute fréquence (HFa, HFnu). Résultats Groupe IAH≥15/h avaient un pharynx plus étroit (18,52±5,83cm3 contre 27,55±6,39cm3, p=0,000) ; une diminution du tonus parasympathique (HFa) (249,70 [119,33 ; 500,00] contre 700,00 [442,05 ; 975,00], p=0,013) et de HFnu (50,00 [36,41 ; 66,23] contre 63,64 [54,45 ; 77,33], p=0,018) pendant le sommeil NREM, une augmentation du tonus parasympathique (HFnu) (45,45 [30,57 ; 50,00] contre 40,00 [16,58 ; 46,24], p=0,018), ainsi qu’une augmentation du tonus sympathique : rapport LF/HF (1,00 [0,44 ; 1,75] contre 0,57 [0,29 ; 0,84], p=0,018), LFnu (50,00 [30,77 ; 63,59] contre 36,36 [22,67 ; 45,55], p=0,018) pendant le sommeil NREM, et rapport LF/HF (1,20 [0,45 ; 2,10] contre 0,45 [0,33 ; 0,91], p=0,038) pendant l’éveil. Conclusion Les patients IAH≥15/h présentent un volume pharyngé plus petit, associé à une réduction de l’activité parasympathique (HFa) pendant le sommeil NREM, une augmentation du tonus parasympathique (HFnu) pendant le sommeil REM, et une hyperactivité sympathique (LFnu, LF/HF) pendant le sommeil NREM et l’éveil.
Les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) fibrosantes associées à la mutation d'un variant rare d'un gène lié aux télomères (TRG) sont les plus fréquentes des causes connues de PID familiale. Ces patients présentent de nombreuses atteintes extra-thoraciques dont certaines font discuter d'une anomalie de l'angiogenèse systémique. Nous avons émis l'hypothèse que la circulation artérielle bronchique (AB) était anormale chez les patients atteints de PID par mutation TRG. L'objectif de l'étude était de comparer le calibre des AB de patients atteints de PID avec ou sans TRG. Nous avons caractérisé les AB chez des patients atteints de PID fibrosante pour lesquels une recherche de mutation TRG a été demandée, ayant bénéficié d'au moins un scanner thoracique injecté. Les patients étaient appariés selon l'âge et le sexe. Un groupe contrôle de sujets sains avec scanner thoracique injecté normal a été constitué. Les caractéristiques cliniques, fonctionnelles et scanographiques ont été collectées. La présence ou l'absence d'une hypertrophie de l'AB, et le diamètre des AB droites (ABD) et gauches (ABG) a été mesuré à leur origine, ainsi que le diamètre des artères systémiques non bronchiques (ASNB) par deux observateurs indépendants. Cent trente-neuf patients ont été inclus: n = 46 PID mutées, n = 44 PID non mutées et n = 49 témoins. Sept scanners étaient de qualité insuffisante. Aucune différence démographique n'a été observée entre les groupes. La mutation TERT était la plus fréquente (n = 27/46). Les patients mutés ou non mutés étaient comparables en termes de sévérité fonctionnelle et d'étendue de la PID au scanner. Une hypertrophie de l'ABD était observée dans 46 % des cas de PID mutée, 32 % des PID non mutées et 6,1 % des contrôles (p < 0,001). Une hypertrophie de l'ABG était observée dans 28 % des cas de PID mutée, 27 % des PID non mutées et 2 % des contrôles (p < 0,001). Le diamètre médian de l'ABD des patients mutés était augmenté (2,55 mm [IC 2,00–2,93 mm]) par rapport aux PID non mutées (2,00 mm [IC 1,70–2,30 mm], p = 0,039) et aux témoins (1,79 mm [IC 1,70–1,88 mm] p = 0,0046) (cf Fig. 1). Il n'y avait pas de différence significative entre les PID non mutées et les témoins. On retrouvait la même tendance pour le diamètre médian de l'ABG des patients mutés par rapport aux PID non mutées, et aux témoins (p = 0,071). Il n'existait pas de différence de diamètre des ASNB entre les différents groupes. Il n'existait pas non plus de différence de diamètre des AB selon la prise ou non d'anti-fibrosant, le degré d'altération fonctionnelle ou la PAP. Chez des patients atteints de PID fibrosante, la présence d'une mutation TRG est associée à une hypertrophie des AB, comparativement à des patients non mutés. Les mécanismes en jeu restent à déterminer.
Rationale : SARS-CoV-2 infection, responsible of COVID-19, can lead to severe acute pneumonia in 15-20% of patients. Circulating fibrocytes are fibroblasts precursors involved in the repair process. Increased blood fibrocytes count is associated with a poor prognosis in fibrotic lung diseases and acute respiratory distress syndrome (ARDS). We aimed to quantify the % of circulating fibrocytes in patients hospitalized for COVID-19 and included in the French COVID cohort, in order to determine their prognosis value in this disease. Methods :SARS-CoV-2 infection was confirmed by PCR in all patients. Blood fibrocytes were quantified by flow cytometry as CD45+/CD15-/CD34+/Collagen-1+. Clinical and imaging data were obtained at inclusion and after 3 months. In a subgroup of patients admitted in ICU, we quantified fibrocytes in blood and broncho-alveolar lavage fluid (BALF). Serum amyloid protein (SAP), a known regulator of fibrocytes differentiation, was quantified by ELISA in serum samples. Results :We included 57 patients admitted for hypoxemic COVID-19 pneumonia (mean age 60 years [23-87]) and 15 sex- and age-matched healthy controls. Samples were taken 0 to 10 days after admission, and 14 days (4-48 days) after first symptom. The median % of circulating fibrocytes was higher in patients compared to controls (2,49% vs 1,82%, p<0,05). The % was lower in patients who died of COVID-19 (6/57) as compared to survivors (1.25% versus 2.52%, p=0.03). Fibrocyte count was lower in patients receiving corticosteroids before blood sample collection (2.28% vs 2.82%, p=0.04). Fibrocyte % did not correlate with biological severity markers (lymphocytes, LDH, ferritin, CRP). Thirty-two patients were evaluated 3 months after admission. Complete resolution of CT abnormalities was observed in 13 patients (40%). It was associated with a significantly higher initial fibrocyte count compared with patients with an incomplete resolution (2.95% vs 2.18%, p=0.03). SAP concentration in serum was higher in COVID-19 patients compared to controls (96.3 vs 65,0 mg/L, p = 0.0021);it did not correlate with fibrocyte count. We studied 7 ICU patients (mean age 62 years [50-73]). In these patients, median blood fibrocyte count was 0.94% while median BALF fibrocyte count was 5.43%, suggesting a recruitment of fibrocytes to the lung in severe cases. Conclusion : Circulating fibrocytes were increased in patients with hypoxemic COVID-19 pneumonia. Lower fibrocyte count were associated with an increased risk of in-hospital death and a slower resolution of lung CT opacities, and may be due to the recruitment of fibrocytes to the lung in the most severe cases.
Les conséquences à long terme des formes sévères de pneumonie à SARS-CoV-2 (COVID-19) restent méconnues mais le risque de séquelles pulmonaires, de handicap fonctionnel, notamment respiratoire, d'impact psychologique et d'altération de la qualité de vie des patients semble indéniable. RE 2 COVERI est une étude de cohorte observationnelle multicentrique (14 centres) française visant à inclure 625 participants. Les critères d'inclusion sont: âge ≥ 18 ans; PCR SARS-CoV-2 positive ou TDM typique de COVID-19 au diagnostic; infection COVID-19 sévère (hospitalisation ≥ 7 jours et oxygénothérapie ≥ 3L/min) ou très sévère (SDRA nécessitant le recours à la ventilation mécanique pendant au moins 48 h). L'objectif principal de l'étude est de déterminer la trajectoire de récupération de la fonction respiratoire (spirométrie, plethysmographie, diffusion du monoxyde de carbone) des pneumonies COVID-19 sévères ou très sévères (évaluation à M3, M6 et M12). Les objectifs secondaires sont de: déterminer la trajectoire de récupération et la proportion de patients présentant des anomalies en termes de capacité d'exercice (test de marche, test du lever de chaise), de lésions pulmonaires (scanner thoracique) et de force musculaire (hand grip et pinch test; mesure de la force des muscles respiratoires); déterminer les relations entre les altérations fonctionnelles, la capacité d'exercice et l'étendue initiale des lésions; évaluer la dyspnée et les autres symptômes résiduels, la fatigue, l'anxiété et la dépression, le stress post-traumatique et l'impact sur la qualité de vie; comparer les altérations fonctionnelles et de la capacité d'exercice selon la sévérité clinique initiale, en tenant compte de l'impact des comorbidités et des thérapeutiques et interventions proposées, tant initialement que secondairement; évaluer la consommation de soins de santé chez les patients sévères ou très sévères, en mettant l'accent sur l'utilisation des soins de réhabilitation. Cette étude a reçu un soutien financier de la Fondation du Souffle dans le cadre de l'appel à projet "SARSCohorte-Covid2020". Les résultats préliminaires de cette étude (évaluation à M3 et M6) seront présentés lors du congrès. Nos résultats devraient permettre de préciser les facteurs influençant la récupération à distance d'une forme sévère à très sévère de pneumonie à SARS-CoV-2 et de préciser quels patients justifient d'une attention et d'un suivi particuliers.
Le syndrome restrictif du greffon (RAS) a récemment été identifié comme le phénotype de dysfonction chronique associé au plus haut risque de mortalité. Les critères fonctionnels diagnostiques de RAS ont été proposés exclusivement après Tx bi-pulmonaire, et leur validité chez les TX mono-pulmonaires (SLTx) n’est pas connue. En cas de mono-greffe, l’influence du poumon natif peut être un facteur confondant dans la mesure du déclin de la fonction. Par ailleurs, il est montré que la mesure volumétrique en scanner 3D est corrélée à celle de la CPT, ce qui suggère son intérêt potentiel pour le diagnostic de RAS. Évaluer les profils de déclin fonctionnel et d’évolution scanographiques (volume/3D et score qualitatif de RAS) après mono-greffe pulmonaire. Étude rétrospective monocentrique (2006–2015, hôpital Bichat), chez les mono-greffés pulmonaires, avec critères diagnostiques de RAS suivant définis a priori : (1) CVF < 80 % best post-LTx ou VEMS < 80 % best post-LTx et Tiffeneau > 0,7 et (2) scanner thoracique avec opacités évocatrices de RAS et score TDM (adapté de Suhling [1]) > 2. Comparaison à un groupe patients stables ou avec syndrome de bronchiolite oblitérante (BOS). Sélection de 4 TDM/patient : no 1 baseline, no 2 apparition opacités, no 3 suivi, no 4 dernier TDM. Dix-sept monogreffés identifiés avec un RAS. Médiane de survie après diagnostic de RAS : 552 jours. Il est observé une augmentation précoce du score TDM (réticulations, condensation ; p < 0,001) au TDM no 2, et un déclin progressif de la CVF (p = 0,01), et du volume TDM 3D (p < 0,001) au suivi. La survie sans déclin volumétrique 3D > 10 %, et sans score TDM > 3 étaient inférieures comparées à celle sans CVF < 80 % best, mais sans différence significative (Kaplan–Meier, p = ns). Parmi n = 14 patients témoins avec BOS, près de la moitié avait une baisse de la CVF< 80 % best, mais aucun n’avait un score TDM > 2 pour atteindre nos critères diagnostiques de RAS. Cette série suggère que des critères multidimensionnels associant CVF et score/volume TDM permettent d’identifier des patients monogreffés pulmonaires avec RAS. Ces critères nécessitent une validation sur une plus large cohorte.
Purpose:Mediastinal masses of various origins can be encountered on imaging in symptomatic or asymptomatic patients. We aimed to evaluate the diagnostic yield and complication rate of computed tomography (CT)-guided mediastinal core needle biopsies in a large population of patients presenting with mediastinal masses and to identify the factors that could influence these results.Materials and Methods:In total, 293 consecutive CT-guided mediastinal biopsies, performed in 285 patients with equivocal masses at a single center from 2006 to 2011, were included. Lesion characteristics, technical biopsy parameters, final diagnoses, diagnostic yields (number of biopsies that yielded a complete diagnosis divided by the total number of biopsies), and complication rates were recorded.Results:Malignant diagnoses, including lymphoproliferative disorders (N=151, 53%) and lung cancers (N=54, 19%), were established in 233 cases (82%). Benign lesions were found in 52 procedures (18%), including sarcoidosis (N=19, 7%) and infections (N=17, 6%). The overall diagnostic yield was 87% and was lower for lymphoma residual masses (57%) than for initial diagnosis or relapses of known disease (90%). Complications occurred in 21 patients (7%), but only 2 patients (0.7%) required hospitalization for >12 hours. Neither the diagnostic yield nor the complication rate was influenced by the target characteristics or by technical parameters.Conclusions:CT-guided core needle biopsy of equivocal mediastinal masses is a minimally invasive procedure that is effective and safe, even in cases of small targets or targets in challenging locations.
Little is known about longitudinal lung function variation in patients with pulmonary Langerhans' cell histiocytosis (LCH). The contribution of serial lung computed tomography (CT) to managing these patients has not been evaluated. This long-term retrospective study included 49 patients who were serially evaluated by lung CT and pulmonary function tests. The lung function variation was categorised as improvement or deterioration. The extent of the CT lesions was correlated with lung function. Lung function deteriorated in ∼60% of the patients. Forced expiratory volume in 1 s (FEV(1)) and diffusing capacity of the lung for carbon monoxide (D(L,CO)) were the parameters that most frequently deteriorated. A subgroup of patients experienced a dramatic decline in FEV(1) within 2 yrs of diagnosis. Airway obstruction was the major functional pattern observed. In a multivariate analysis, % predicted FEV(1)at diagnosis was the only factor associated with the incidence of airway obstruction. The increase in cystic lesions on the lung CTs was associated with impaired lung function but did not anticipate the decline in FEV(1) or D(L,CO). Serial lung function tests are essential for following patients with pulmonary LCH, who frequently develop airway obstruction. A lung CT at diagnosis is informative, but routine sequential CTs seem less useful. A prospective study is needed to characterise those patients with early progressive disease.
Pleuroparenchymal fibroelastosis (PPFE) is a rare interstitial pneumonia with upper lobe predominance and fibroelastosis. Although definite diagnosis requires surgical lung biopsy (SLB), SLB is often difficult because of its complications such as refractory pneumothorax.To evaluate urinary desmosines (degradation product of mature elastin) as a novel biomarker in patients with PPFE.Biopsy-proven patients with PPFE (n = 14) were prospectively enrolled. Levels of urinary desmosines in patients with PPFE were measured with liquid chromatography-tandem mass spectrometry (LC-MS/MS) and compared with those in patients with idiopathic pulmonary fibrosis (IPF), patients with chronic obstructive pulmonary disease (COPD), and controls.Levels of urinary desmosines were significantly higher in patients with PPFE than those in patients with IPF (48.4 vs. 28.6 ng/mg creatinine, p = 0.034), patients with COPD (8.0 ng/mg creatinine, p < 0.001), or controls (17.4 ng/mg creatinine, p < 0.001). Desmosines discriminated between PPFE and IPF (area under the curve [AUC] = 0.708), and between PPFE and controls (AUC = 0.956). However, levels of desmosines were not correlated with physiological parameters in patients with PPFE.Urinary desmosines may be a useful diagnostic biomarker in patients with PPFE. Measurement of desmosines combined with specific clinical and radiological features of PPFE may lead to an accurate diagnosis without SLB in patients with PPFE.
Les avancées technologiques en imagerie par résonance magnétique (IRM) permettent à présent d’analyser certains biomarqueurs (densité cellulaire, microcirculation et métabolisme) caractérisant le développement tumoral. L’imagerie dite ≪ fonctionnelle ≫ de ces différents biomarqueurs tumoraux tend à compléter les données de l’imagerie morphologique classique et à améliorer les performances diagnostiques, prédictives de l’IRM en cancérologie. Enfin, les derniers développements technologiques, permettant l’utilisation conjointe demultiples antennes, permettent d’examiner le corps entier. Ainsi, l’IRM corps entier prend une place croissante dans la prise en charge des patients en oncologie.
Diffusion-weighted imaging is helpful to further characterize lesions that remain indeterminate after morphological and dynamic MR evaluation. Suspicious lesions are hyperintense on diffusion-weighted images with corresponding low ADC values, indicating restricted diffusion and hypercellularity. Benign lesions and tumors responding to treatment usually have no diffusion restriction. ADC maps are useful for T2W hyperintense lesions that could mask the presence of restricted diffusion. Image fusion is sometimes needed to accurately localize enhancing lesions on ADC maps. For indeterminate lesions, a hypocellular appearance suggests a lower ACR category whereas the presence of restricted diffusion suggests a higher category.
L’angiogenèse correspond à une série de processus qui aboutissent à la prolifération après stimulation de cellules endothéliales quiescentes. Elle est nécessaire au développement tumoral. Elle peut être la conséquence de l’activation d’oncogènes qui stimulent la synthèse de facteur de croissance contrôlant l’angiogenèse comme le vascular endothelial growth factor qui est retrouvé dans de nombreux cancers. Mais cette angiogenèse présente de nombreuses anomalies : on note une augmentation de la densité de microvaisseaux fragiles et hyperperméables répartis de façon hétérogène, il existe des shunts artérioveineux, des disparités de calibre et des flux instables, réversibles en raison de l’augmentation de la pression interstitielle. Les traitements antiangiogéniques inhibent l’effet du VEGF et induisent une réduction du nombre de microvaisseaux et un retour à la normale des capillaires restants aussi bien sur un plan architectural que fonctionnelle. Ces modifications ne sont pas visibles en imagerie morphologique classique qui ne montre au mieux qu’une stabilisation tumorale. L’examen de la microcirculation fait donc appel à de nouvelles techniques. L’imagerie de l’angiogenèse ne cherche pas à visualiser les microvaisseaux mais permet de détecter les perturbations dans leur mode de fonctionnement. Elle repose sur l’étude du rehaussement tissulaire après injection de produit de contraste ou après marquage électromagnétique des protons circulants. à partir des vitesses de rehaussement tissulaire, il est possible de déduire la perfusion tissulaire et la perméabilité de la paroi capillaire. De même, l’amplitude des rehaussements est le reflet indirect des volumes sanguin et interstitiel. Cette technique a bénéficié des progrès technologiques des IRM et des scanners qui permettent l’acquisition de grands volumes en hautes résolutions temporelles et spatiales. Les méthodes de calculs ont également évolué, permettant de présenter des cartographies de la microcirculation et d’analyser son hétérogénéité. Cependant, les logiciels permettant ce type d’étude sont rares, ce qui limite la diffusion et la validation de cette technique à grande échelle. Néanmoins, l’imagerie de la microcirculation semble utile à toutes les étapes de la prise en charge d’un patient en cancérologie : elle renforce le caractère suspect d’une lésion devant une augmentation des paramètres microcirculatoires ; elle prédit l’efficacité des traitements antiangiogéniques en cas de lésions hypervascularisées ; elle indique une bonne réponse au traitement en montrant la normalisation des paramètres fonctionnels avant que les modifications morphologiques selon les critères RECIST ne soient détectables.
Connaître les indications de la diffusion en IRM mammaire. Savoir identifier les aspects suspects et les pièges. Savoir quand et comment utiliser l’ADC. La mesure de l’ADC sert à caractériser les lésions en hypersignal T2. La fusion d’image est utile pour localiser les lésions sur les cartes ADC. L’hyposignal en diffusion et l’hypersignal en ADC sont rassurants. Un hypersignal en diffusion et un hyposignal en ADC sont en faveur d’une hypercellularité suspecte. La diffusion sert à caractériser des anomalies équivoques après analyse morphologique et dynamique. Les lésions suspectes sont en hypersignal en diffusion et en hyposignal en ADC témoignant d’une diffusion restreinte et d’une hypercellularité. Les lésions bénignes et les tumeurs répondant au traitement présentent généralement une diffusion libre. Les cartes ADC sont utiles en cas de lésions en hypersignal T2, pouvant masquer une diffusion restreinte. La fusion d’image est parfois indispensable pour localiser précisément les prises de contraste sur les cartes ADC. En cas d’hésitation, un aspect hypocellulaire plaide pour un ACR inférieur, une diffusion restreinte oriente vers une catégorie supérieure.
OBJECTIVE We describe a coaxial introducer provided with an additional blunt-tip stylet that allows safe access to difficult-to-reach lymph nodes in the chest, abdomen, and pelvis under CT control. CONCLUSION Once the thoracic, abdominal, or pelvic wall is crossed by the introducer fitted with the sharp-tip stylet, the blunt-tip stylet replaces the sharp stylet for further progression in the fat toward the target. The soft-tip stylet carries a smaller risk of inadvertent perforation displacing vital structures.
Malignant lymphomas are lymphoproliferative disorders arising in both lymphoid tissue and nonlymphoid organ systems. Treatment rarely is surgical and currently relies on a combination of chemotherapy and radiation therapy. The role of imaging is to determine the spread of the disease, to identify targets, and to assess the therapeutic response. Imaging techniques mainly use morphological criteria and may underestimate infiltrative disease, as observed in bones. The frequent presence of residual masses after treatment usually prevents classification of patients as complete response. Over time, positron emission tomography (PET) with F18-fluorodeosyglucose (FDG) has become a prominent part of the work up at diagnosis and during follow-up. Recently, PET has been integrated in the response criteria for malignant lymphoma.
Savoir réaliser une IRM corps entier. Connaître les performances actuelles de l’IRM corps entier. Connaître les limites actuelles de l’IRM corps entier. Connaître les futurs développements de l’IRM corps entier et sa place en cancérologie. Une IRM corps entier de screening chez un nouveau patient peut être réalisée en moins de 20 minutes. Les séquences de diffusion augmentent la sensibilité mais comportent de nombreux faux positifs. Les petites lésions pulmonaires sont difficiles à mettre en évidence. L’acquisition coronale est rapide mais de lecture difficile et non conforme aux critères RECIST. Les déplacements de lit rapides et le mode d’acquisition hélicoïdal accélèrent considérablement l’examen. Le cancer peut se développer partout ; il faut donc pouvoir le chercher partout. Il est polymorphe, caché dans le parenchyme sain, peut simuler une lésion bénigne, est parfois de petite taille. L’IRM corps entier doit donc permettre une grande couverture anatomique, avoir une bonne résolution spatiale et en contraste, permettre des études dynamiques et fonctionnelles. Elle doit surtout être reproductible, de lecture facile, permettre un suivi sous traitement, et avoir une durée acceptable. Le but de cette présentation est de présenter les performances actuelles de l’IRM corps entier, les perspectives et son avenir par rapport aux autres techniques.
Connaître les techniques et les paramètres mesurés. Savoir interpréter les résultats. 3.Connaître le rôle de l’imagerie de l’angiogenèse tumorale en pratique clinique. L’angiogenèse tumorale est caractérisée par l’augmentation de 4 paramètres, perfusion, perméabilité, volumes sanguin et interstitiel. Ces paramètres peuvent être mesurés par l’analyse des cinétiques de rehaussement après injection de produit de contraste. Une lésion : résolution temporelle privilégiée permettant de mesurer 4 paramètres. Un organe : résolution spatiale privilégiée limitant la résolution temporelle et l’analyse à paramètres (perméabilité, volume interstitiel). Le Spin-Labeling-Artériel (ASL) permet de mesurer uniquement la perfusion, mais ne nécessite pas d’injection. L’évolution des paramètres précède les modifications morphologiques. L’imagerie de l’angiogenèse repose sur l’étude dynamique du rehaussement tissulaire après injection de produit de contraste (Dynamic Contrast Enhancement ou DCE) ou après marquage électromagnétique des protons circulants (ASL). L’imagerie fonctionnelle permet de détecter les anomalies fonctionnelles des microvaisseaux tumoraux (perfusion, perméabilité, volumes sanguin et interstitiel augmentés) et montre leur normalisation précoce sous traitement anti-angiogénique (thérapie ciblée ou chimiothérapie). L’imagerie fonctionnelle permet de prédire la réponse tumorale avant que les modifications morphologiques (RECIST) ne soit détectables, notamment pour les cancers rénaux et mammaires.