Objectif : Élaboration de recommandations Tunisiennes pour la prise en charge thérapeutique en pratique courante des malades atteints de spondyloarthrite et candidats à un traitement par un agent biologique. Méthodes : Conformément aux procédures standardisées de l'Instance Nationale de l'Évaluation et de l'Accréditation en Santé (INEAS) et en collaboration avec la Ligue Tunisienne Anti-Rhumatismale (LITAR), une revue systématique de la littérature, effectuée par 6 rhumatologues, à partir des questions individualisées par le groupe de travail (15 rhumatologues experts), a servi de base aux réunions de travail, avec détermination de la force des recommandations et du degré d’accord des experts. Les recommandations ont été validées par un groupe de lecture indépendant comportant 19 experts appartenant à diverses spécialités apparentées. Résultats : Dix recommandations de bonne pratique sont été élaborées. Les 2 premières recommandations concernent le bilan pré-thérapeutique et l’actualisation du statut vaccinal avant l’initiation d’une biothérapie. Les recommandations 3 à 8 s’intéressent à l’usage des biomédicaments, intégrant les nouvelles classes, dans leurs indications (maladie active malgré le traitement conventionnel, et pour les formes axiales non radiographiques, présence de signes objectifs d’inflammation) et suivi, leur gestion en cas d’échec ou en rémission. Les recommandations 9 et 10 concernent leur gestion en cas de grossesse ou de néoplasie. La force des recommandations variait de 8 à 9 avec un degré d’accord entre 72% et 100%. Conclusion :Ce travail soutenu par la LITAR et accrédité par l'INEAS tient compte des données de la littérature et de la présentation clinique prédominante.....( résumé tronqué à 250 mots).
AIM:To elaborate Tunisian recommendations for the therapeutic management in current practice of patients with spondyloarthritis who are candidates for treatment with a biological agent. METHODS:Following the standardized procedures of the INEAS (Instance Nationale de l'Evaluation et de l'Accréditation en Santé) and in collaboration with the LITAR (Tunisian League against Rheumatism), a systematic review of the literature, carried out by 6 rheumatologists, based on the questions individualized by the working group (15 expert rheumatologists), served as the basis for the working meetings, with determination of the strength of the recommendations and the degree of agreement of the experts. The recommendations were validated by an independent reading group comprising 19 experts from various related specialties. RESULTS:Ten recommendations for good practice were drawn up. The first 2 recommendations concern the pre-therapeutic assessment and the updating of immunisation status prior to the initiation of biotherapy. Recommendations 3 to 8 deal with the use of biologics, including the new classes, in their indications (active disease despite conventional treatment, and for non-radiographic axial forms, presence of objective signs of inflammation) and follow-up, and their management in the event of failure or in remission. Recommendations 9 and 10 concern management in the event of pregnancy or neoplasia. The strength of the recommendations ranged from 8 to 9, with a degree of agreement of between 72% and 100%. CONCLUSION:This work, supported by LITAR and accredited by INEAS, takes into account the data in the literature and the predominant clinical presentation. It offers practical recommendations to physicians to facilitate the management of patients with spondyloarthritis who require the use of biological agents.
Introduction : L'évolution du concept des spondyloarthrites (SpA) a été constante au cours des dernières décennies, avec des progrès significatifs qui ont permis d'améliorer la qualité de vie des patients grâce à un diagnostic précoce et à une prise en charge thérapeutique adaptée. Les médecins non spécialistes ont souvent du mal à reconnaître les premiers symptômes de la maladie. Objectif : Soutenir tous les praticiens dans le dépistage précoce de la maladie et harmoniser la stratégie de prise en charge en utilisant une évaluation standardisée chez les patients adultes atteints de SpA. Méthodologie : Quinze rhumatologues experts, en collaboration avec la Ligue Tunisienne Anti-Rhumatismale (LITAR) et en suivant les directives de l'Instance Nationale de l'Évaluation et de l'Accréditation en Santé (INEAS), ont élaboré sept questions PICO selon une méthodologie rigoureuse. Les réponses à ces questions ont servi de base à l'élaboration de ce référentiel, en synthétisant les données Tunisiennes locales et les données de la littérature. Résultats : Cette recherche a permis d’établir 12 recommandations de bonnes pratiques portant sur trois domaines essentiels. D’abord les circonstances et les signes cliniques qui devraient inciter les médecins de première ligne à envisager le diagnostic de SpA et à référer rapidement les patients aux rhumatologues. Ensuite les étapes pour établir un diagnostic de SpA. Enfin, les méthodes pour évaluer et suivre l'évolution de la maladie. Ces recommandations ont été validées par un groupe de lecture indépendant comportant 19 experts appartenant à plusieurs spécialités apparentées...(résumé tronqué à250 mots).
Ce référentiel a été élaboré sous l’égide de la ligue tunisienne anti rhumatismale (LITAR) coordonné par un chef de projet. L’objectif général est la production de recommandations de prise en charge de la spondyloarthrite, avec comme socle de travail une élaboration des questions et formulation selon le modèle PICO qui définit les 4 éléments d’une question clinique (3): P : Patient or Population or Problem I : Intervention (ce qu’on veut faire) C : Comparison (entre tests diagnostiques médicaments, …) O : Outcome (résultat clinique, événement mesuré, critère de jugement,..). Un groupe de travail a été constitué, coordonné par un chef de projet désigné par la Litar. Ce groupe comprenait des médecins rhumatologues considérés comme experts de la maladie par la société savante, et un rhumatologue méthodologiste et épidémiologiste. L’analyse de la littérature a porté sur la période : mars 2016-mai 2020, à l’aide des mots clés adaptés, dans les bases de données (MeSH) et une recherche manuelle dans certaines situations avec évaluation du niveau de preuve. La recherche bibliographique a porté sur la littérature internationale (méta analyses, essais comparatifs randomisés, études de cohortes, études cas-témoins,…) et auprès d’autres sources d’information (HAS, guides de pratique clinique) ainsi que sur la littérature nationale (thèses, mémoires, publications, communications affichées). Des réunions physiques et à distance du groupe de travail ont permis l’élaboration du libellé des recommandations, après exposé des données de la littérature et discussion entre les experts. Le texte des recommandations a été soumis aux mêmes experts, pour validation et notation du degré d’accord, donnant la force de la recommandation. Les recommandations ont ensuite été soumises à un groupe de lecture, désigné par le groupe de travail. La version finale a été modulée en fonction des remarques des deux groupes.
This framework was developed under the auspices of the Tunisian League Against Rheumatism (LITAR), coordinated by a project leader. The primary objective is to formulate recommendations for the management of spondyloarthritis, grounded in the development of questions structured according to the PICO model. This model defines four essential elements of a clinical question: P: Patient or Population or Problem, I: Intervention (the proposed action), C: Comparison (between diagnostic tests, treatments, etc.), and O: Outcome (clinical results, measured events, judgment criteria, etc.). A working group was established, coordinated by a project leader appointed by LITAR. This group included rheumatologists recognized as experts in the disease by the scientific community, as well as a methodological and epidemiological rheumatologist. The bibliographic search focused on international literature (meta-analyses, randomized controlled trials, cohort studies, case-control studies, etc.) and other sources of information (HAS, clinical practice guidelines), as well as national literature (theses, dissertations, publications, conference presentations). In-person and virtual meetings of the working group enabled the formulation of the recommendations, following the presentation of literature data and extensive discussions among the experts. The draft of the recommendations was submitted to the same experts for validation and assessment of the level of agreement, which determined the strength of the recommendations. Subsequently, the recommendations were reviewed by a reading group appointed by the working group. The final version was adjusted based on feedback from both groups.
Objectif : Elaborer des recommandations de bonne pratique (RBP) de prise en charge thérapeutique des patients atteints de spondyloarthrites (SpA), incluant le rhumatisme psoriasique. Méthodes : Suivant des procédures standardisées, une revue systématique de la littérature a été réalisée portant sur les traitements non pharmacologiques et pharmacologiques non biologiques des SpA. Elle a été menée sur la base de questions définies par un groupe de travail composé de 15 rhumatologues. Les données ont été évaluées lors de réunions de groupe qui ont abouti à l’élaboration des recommandations, à l'attribution d'un grade à chaque recommandation et à la détermination du niveau d'accord entre les experts. Résultats : Un principe général et 11 recommandations ont été élaborés. Les recommandations sont axées sur les modalités thérapeutiques en tenant compte du phénotype dominant (axial, périphérique articulaire, périphérique enthésitique) et des manifestations extra-articulaires (psoriasis, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)). La première recommandation concerne l’éducation thérapeutique patient. Les recommandations 2 à 4 mettent l'accent sur les AINS en tant que traitement pharmacologique de première intention dans les différentes formes, hormis celles associées aux MICI, ainsi que sur ses modalités de prescription. La recommandation 5 aborde les analgésiques. La recommandation 6 limite l’utilisation des glucocorticoïdes aux formes périphériques symptomatiques et les déconseillent au long cours. La recommandation 7 aborde la synoviorthèse aux radio-isotopes en cas d’arthrite réfractaire des hanches et des genoux. Les Conventional Synthetic Disease-Modifying AntiRheumatic Drugs (csDMARDs) ne sont pas recommandés dans les SpA axiales, enthésitiques et avec dactylite (recommandation 8).....( résumé tronqué à 250 mots).
AIM:To develop good practice recommendations (GPR) for the therapeutic management of patients with spondyloarthritis (SpA), including psoriatic arthritis. METHODS:Following standardised procedures, a systematic review of the literature was carried out on non-pharmacological and non-biological pharmacological treatments for SpA. The review was based on questions defined by a working group of 15 rheumatologists. The data was evaluated at group meetings, which led to the drafting of recommendations, the assignment of a grade to each recommendation and the determination of the level of agreement between the experts. RESULTS:A general principle and 11 recommendations were developed. The recommendations focus on treatment modalities, taking into account the dominant phenotype (axial, articular peripheral, enthesitic peripheral) and extra-articular manifestations (psoriasis, chronic inflammatory bowel disease (IBD)). The first recommendation concerns therapeutic patient education. Recommendations 2 to 4 focus on NSAIDs as the first-line pharmacological treatment for the various presentations of the disease, with the exception of those associated with IBD, as well as their prescribing modalities. Recommendation 5 deals with analgesics. Recommendation 6 limits the use of glucocorticoids to symptomatic peripheral arthritis and advises against their long-term use. Recommendation 7 deals with radioisotope synoviorthesis for refractory arthritis of the hips and knees. Conventional Synthetic Disease-Modifying AntiRheumatic Drugs (csDMARDs) are not recommended for SpA which is axial, enthesitic or involves dactylitis (recommendation 8). JAK inhibitors are recommended for axial SpA and for joint and skin involvement of psoriatic arthritis in failure of symptomatic treatment, csDMARDs and/or bDMARDs (recommendation 9). The latest recommendations (10-11) concern physical and surgical treatment respectively. CONCLUSION:These GPR provide a summary of the current state of the literature, with the aim of optimising the management of patients with SpA, thereby improving the quality and safety of care with a better medico-economic approach. Efforts must be made to apply, implement and communicate these recommendations.
Advancements in understanding SpA have greatly improved patient quality of life through early detection and effective treatment. However, non-specialist physicians often face challenges in identifying the early symptoms of SpA. AIM:This study aims to assist healthcare practitioners in the early detection of SpA and to streamline management strategies by employing a standardized assessment protocol for adult patients with SpA. LITAR collaborated with fifteen rheumatologists to adhere to INEAS guidelines. The team created a comprehensive repository based on seven PICO questions and their answers. To create this repository, the team combined local Tunisian data and insights from relevant literature sources using a synthesis method. RESULTS:This research culminated in the formulation of twelve evidence-based recommendations for best practices, encompassing three critical domains. Firstly, it addresses the clinical indications and signs that should alert primary care physicians to consider a SpA diagnosis and promptly refer patients to rheumatologists. Secondly, it outlines the diagnostic procedures involved in confirming SpA. Lastly, it presents standardized methods for evaluating and monitoring the progression of SpA. To ensure the robustness of these recommendations, an independent reading group of 19 experts from various related specialties validated them. Subsequently, a panel of 54 Tunisian rheumatologists practicing in diverse sectors, including public health, academia, and the private sector, evaluated the strength of these recommendations. The strength ratings ranged from 8 to 9, with a degree of agreement spanning from 72% to 100%. CONCLUSION:This guideline, developed with the support of LITAR and accredited by INEAS, serves the overarching goal of facilitating the early diagnosis and comprehensive evaluation of all SpA phenotypes and associated comorbidities.
OBJECTIVES:To evaluate survival after osteoporotic fractures of the upper femur and determine its associated factors. METHODS:Cross-sectional study of patients hospitalized for fractures of the upper end of the femur during 2020 at Monastir University Hospital. Outcome was determined up to 2 years. The Kaplan-Meier curve is used for survival analysis. RESULTS:Eighty one patients with mean age of 77.46 ± 17,36 years and a sex ratio of 0.61 were evaluated. The femoral neck fracture was observed in54% of cases. Overall survival was 84.6% at 6 months, 75.4% at 1 year and 63.4% at 2 years. Median survival was 30 months. Patients older than 75 years had a shorter survival (68% versus 83% at one year and 55% versus 72% at 2 years ; p < 10-3). CONCLUSION:The osteoporotic fracture of the upper femur is serious due to its severe outcome. One-year mortality was aboutt 25%. Increased mortality was associated to elderly population.
Background: Hyperparathyroidism (HP) is a common endocrine disorder responsible for a generalized disturbance in phosphocalcic and bone metabolism. The clinical presentation is highly polymorphic, and the discovery can occur within the etiological assessment of a spinal fracture. Objectives: The objective is to study the clinical and paraclinical profile of spinal fractures originating from hyperparathyroidism and determine the associated factors. Methods: This is a retrospective descriptive and analytical study conducted at Fattouma Bourguiba University Hospital in Monastir during the period from January 2012 to December 2022. The epidemiological, clinical, and paraclinical profile of patients with a Spinal fracture linked to hyperparathyroidism was studied. Results: Among 119 patients, six patients had a spinal fracture of hyperparathyroid origin, with an average age of 62 years. Women were more affected than men (5F/1H), with 4 women in menopause. Spinal pain dominated the clinical picture in 66.6% of cases. Radiculalgia and cervico-brachial neuralgia represented each 16.6% of cases. Manifestations related to confirmed hypercalcemia in laboratory tests were found in 2 patients, accounting for 33.3% of cases. In laboratory findings, an inflammatory syndrome was found in 2 patients, hypercalcemia was observed in all patients with an average value of 2.91±0.47 mmol/l, elevated alkaline phosphatase (ALP) with an average of 277.67±249.8, and elevated serum parathyroid hormone (PTH) with an average value of 211 ng/L. Radiologically, spinal fracture was benign in all patients. Primary hyperparathyroidism was the most frequent cause, affecting 5 patients (83.3%). Secondary hyperparathyroidism was noted in 1 patient (16.67%). Hyperparathyroid origin of spinal fractures was associated with spinal pain existence (p=0.04), elevated calcium levels (p<0.001), and elevated alkaline phosphatase (p<0.001). No association was demonstrated with gender (p=0.6), vitamin D levels (p>0.05), thyroid dysfunction (p=0.6), and menopause (p=0.2). Conclusion: Hyperparathyroidism is a significant factor contributing to bone fragility, highlighting the importance of assessing parathyroid function in patients with spinal fractures. REFERENCES: NIL. Acknowledgements: NIL. Disclosure of Interests: None declared.
AIMS:To analyse the prescription of biologics (bDMARDs) in chronic inflammatory rheumatic diseases (CIRD) from Tunisian National Health Insurance (CNAM) data and to estimate their direct costs and associated factors. METHODS:One hundred and nine consecutive patients who received at least one bDMARDs during a six-month period from January to June 2022 were analysed. Clinical and therapeutic parameters as well as data related to the choice of bDMARDs were identified. Direct costs were assessed. Excess costs were considered if the monthly costs exceeded 2200 Tunisian dinars (TD) per patient. RESULTS:The most common CIRD was axial spondylarthritis (AS) in 44% and rheumatoid arthritis (RA) in 37.6% of cases. Juvenile idiopathic arthritis represented 2.7% of cases. In Tunisia, prescribing of bDMARDs is concentrated in the coastal regions and follows the distribution of rheumatologists. Certolizumab pegol was the most prescribed agent in 45% of cases. No significant association was found between the choice of bDMARD and the characteristics of patients, CIRD or prescribers. The total monthly cost of bDMARDs was 225,535 ± 1269 TD. Overspending was significantly associated with initial high DAS28 in RA and young age and total hip replacement in AS. CONCLUSION:Prescription of bDMARDs in CIRD is mainly for AS and in the coastal regions of Tunisia. The burden is considerable, partly due to the high cost of biologics. Data from this study may enable public health managers to better allocate the limited resources available for patient care and to develop medico-economic strategies to reduce health care costs.
Objectifs : Evaluer la survie et ses facteurs associés après fracture ostéoporotique du fémur proximal. Méthodes : Etude rétrospective de 81 patients, hospitalisés durant 2020 au CHU Monastir. La courbe de Kaplan-Meier a été utilisée pour l’analyse de la survie. Résultats : L’âge moyen était 77,46 ± 17,36 ans et la fracture du col de fémur représentait 54% des cas. La survie globale était de 84,6 % à 6 mois, 75,4 % à 1 an et 63,4 % à 2 ans. La médiane de survie était 30 mois. Les patients âgés de plus de 75 ans avaient une survie plus courte (68% à un an versus 83% et 55% versus 72% à 2 ans ; p < 10-3). Le taux de survie à 1 an était à 83,3 % chez les patients âgés de moins de 75 ans et 68,6 % chez les sujets de plus de 75 ans. A 2 ans après la chirurgie, 72,5 % des patients âgés de moins de 75 ans et 55,5 % des patients de plus de 75 ans étaient encore vivants. Le taux de survie à 1 an était à 83,3 % chez les patients âgés de moins de 75 ans et 68,6 % chez les sujets de plus de 75 ans. A 2 ans après la chirurgie, 72,5 % des patients âgés de moins de 75 ans et 55,5 % des patients de plus de 75 ans étaient encore vivants. Conclusion : La morbi-mortalité est lourde après fracture ostéoporotique du fémur proximal
Introduction Les dimensions de l’image de soi et de l’image corporelle sont essentielles pour évaluer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques. Le lupus érythémateux systémique (LES) se caractérise par une atteinte faciale qui peut entraîner des changements esthétiques, une incapacité fonctionnelle ainsi qu’un impact psychologique. Notre étude a comme pour objectif d’évaluer l’influence de l’atteinte faciale sur l’estime de soi chez les patients suivis pour LES. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude transversale descriptive sur des patients suivis pour LES dans un service de rhumatologie. Les patients inclus ont rempli le questionnaire d’estime de soi de Rosenberg (RSE). Toutes les données ont été recueillies après le consentement du patient et ont été analysées à l’aide du logiciel statistique SPSS. Résultats Quarante-cinq patients répondant aux critères de classification ACR/EULAR 2019 pour le lupus érythémateux systématique ont été inclus. Il y avait 7 hommes et 38 femmes avec un sex-ratio femme/homme de 5,4. L’âge médian était de 46±4,2 ans [19–66 ans] et la durée moyenne de la maladie était de 8,6±7,2 ans. Trente-deux (71,1 %) patients avaient une manifestation cutanée. Vingt et un patients (46,67 %) présentaient un érythème en aile de papillon du visage, 7 patients (15,56 %) présentaient des lésions érythémateuses au niveau de l’avant-bras, 2 patientes avaient des aphtes buccaux. Le phénomène de Raynaud a été constaté chez 3 patients (6,67 %). Une atteinte rénale a été observée chez 2 patients (4,4 %). L’échelle d’estime de soi de Rosenberg était en moyenne de 25,1±2,1, reflétant une faible estime de soi. L’estime de soi de Rosenberg est en corrélation négative avec l’atteinte cutanée r=–0,27 ; p=0,04. Les faibles niveaux d’estime de soi sont associés davantage aux symptômes d’affection faciale et il n’y a pas de corrélation entre le RSE et le sexe, l’âge et les manifestations rénales. Conclusion La perception qu’ont les patients de leur affection faciale dans le lupus érythémateux systémique est médiocre et peut être considérée comme une composante importante de l’estime de soi des patients. Des interventions efficaces doivent être menées au cours du suivi pour améliorer la fonction et la satisfaction de l’image corporelle.
Introduction Les maladies systémiques se caractérisent par une atteinte simultanée de plusieurs systèmes, avec des niveaux élevés de morbidité et de mortalité. Cependant, les approches optimales pour le diagnostic et la gestion restent floues. Cette étude vise à explorer les connaissances ainsi que les attitudes pratiques des médecins de première ligne tunisiens concernant la gestion thérapeutique des maladies systémiques. Matériels et méthodes Il s’agit d’une étude transversale utilisant un questionnaire anonyme distribué par e-mail à des médecins de famille exerçant dans les secteurs privé et public. Le questionnaire a été minutieusement conçu à l’aide de l’application web Google Forms® pour explorer leurs perceptions concernant les maladies systémiques et leurs attitudes pratiques. Résultats Nous avons colligé 40 médecins dont 9 hommes et 31 femmes. L’âge moyen des participants était de 29,17±9,69 ans [allant de 26 à 48 ans]. La majorité des médecins exercent dans le secteur public dans 82,5 %, tandis que 17,5 % exercent dans le secteur privé. Seuls 5 participants n’ont jamais suivi de patients atteints de maladies systémiques, tandis que 35 médecins ont suivi au moins un patient au cours de leur carrière. La majorité des participants (75 %) ont rencontré des difficultés pour conseiller un patient lors de l’initiation ou le renouvellement d’un traitement d’une maladie systémique. Les médicaments identifiés comme posant problème lors de leur prescription étaient les immunosuppresseurs, les biothérapies, les glucocorticoïdes et l’hydroxychloroquine, avec des préoccupations respectives de 60 %, 53,3 %, 46,7 % et 36,7 % des participants. La prévention des événements indésirables graves associés aux glucocorticoïdes semble susciter des préoccupations parmi 37,5 % des participants. Les principales effets indésirables associés à l’utilisation des glucocorticoïdes, telles que rapportées par nos participants, étaient l’ostéoporose secondaire (73,3 %), le diabète secondaire (66,7 %), les infections (46,7 %), et l’insuffisance surrénalienne (33,3 %). En revanche, 52,5 % ont exprimé leurs inquiétudes concernant les effets secondaires des biothérapies et des immunosuppresseurs. Les principaux effets secondaires de ces deux traitements sont l’hépatotoxicité, hématotoxicité et les infections avec des préoccupations respectives de 14 (66,7 %), 11 (52,4 %) et 10 (47,6 %) participants. L’évaluation de l’adhésion au traitement chez les patients atteints de maladies systémiques a également été jugée problématique par 23 médecins (57,5 %). Enfin, une majorité significative (92,5 %) de nos participants estime que des programmes éducatifs concernant la gestion thérapeutique des patients atteints de maladies systémiques pourraient être nécessaires. Conclusion Les maladies systémiques sont complexes, graves et imprévisibles. Cette situation rend difficile l’établissement de directives consensuelles en matière de traitement et peut susciter des inquiétudes quant à la manière de traiter et d’évaluer la réponse au traitement. C’est pourquoi il est nécessaire de se concentrer davantage sur ce sujet lors de la formation et des événements scientifiques.
Introduction L’utilisation croissante des bisphosphonates dans le traitement de divers problèmes de santé osseuse, tels que l’ostéoporose et les pathologies tumorales osseuses, a soulevé des préoccupations quant à leurs effets indésirables, en particulier l’ostéonécrose des maxillaires (OCNM). Compte tenu de l’impact des bisphosphonates sur la santé bucco-dentaire, les dentistes occupent une position importante dans leur prise en charge, étant souvent les premiers professionnels de santé à repérer les signes précoces de l’OCNM. Il est donc nécessaire d’évaluer les connaissances et les attitudes des dentistes dans ce domaine. Matériels et méthodes Un questionnaire a été élaboré sur Google Forms et diffusé en ligne auprès de dentistes tunisiens entre février et mai 2021. Les données collectées ont été analysées pour évaluer les connaissances sur les facteurs de risque d’OCNM, les pratiques de prise en charge dentaire et leurs besoins de formation. Résultats Quatre cent huit dentistes ont répondu à notre questionnaire. Sur les participants, la majorité étaient des femmes (65,3 %) avec une moyenne d’âge de 31,3 ans. La majorité des participants étaient des médecins dentistes non spécialistes (71,30 %) avec une durée moyenne de pratique de 5,15 ans. 60,1 % des participants ont affirmé qu’un traitement de plus de 3 ans augmentait le risque d’ostéonécrose des maxillaires, mais 40,6 % ignoraient le risque associé à l’administration intraveineuse et 41 % ignoraient le risque associé à l’administration orale de bisphosphonates. Plus de 85 % des participants ont indiqué que la chirurgie osseuse extensive et les extractions multiples étaient des facteurs de risque d’ostéochimionécrose des maxillaires, tandis que 60,1 % ont souligné qu’un traitement de plus de 3 ans constituait un facteur de risque pour cette complication. Les préférences en matière de formation continue ont révélé surtout un intérêt pour les congrès scientifiques (46,4 %), les cours post-universitaires (48,3 %) et la lecture d’articles scientifiques (49 %). Discussion Les résultats montrent des lacunes importantes dans les connaissances des dentistes sur les risques d’ostéochimionécrose liés aux bisphosphonates, notamment sur les voies d’administration. Bien que 60,1 % soient conscients du risque accru après 3 ans de traitement, près de 40 % ignorent les dangers associés aux voies intraveineuse et orale. Cela souligne un besoin urgent de formation ciblée. L’intérêt marqué pour la formation continue, via congrès et cours post-universitaires, offre une opportunité d’améliorer ces connaissances et de mieux prévenir les complications. Conclusion Cette étude souligne l’importance d’améliorer la formation des dentistes dans la prise en charge des patients sous bisphosphonates. Des lignes directrices plus précises sont nécessaires pour guider leur pratique clinique et prévenir efficacement l’ostéonécrose des maxillaires chez ces patients à risque.
Introduction L’arthrite juvénile idiopathique (AJI) est un groupe de maladies rhumatismales, qui commence avant l’âge de 16 ans. Avec l’amélioration du traitement, les facteurs à long terme influençant la qualité de vie doivent être pris en compte dans les soins prodigués aux patients atteints d’AJI. Notre objectif était de comparer la composition corporelle, le niveau d’activité physique et l’estime de soi de patients adultes atteints d’AJI avec un groupe témoin (GT). Patients et méthodes Il s’agit une étude transversale descriptive menée dans le service de rhumatologie de Monastir, Tunisie. Les niveaux d’activité physique ont été analysés à l’aide de la version courte du questionnaire international sur l’activité physique (IPAQ). Les données sur la composition corporelle ont été recueillies (poids, taille et BMI). L’échelle d’estime de soi de Rosenberg a été utilisée pour évaluer les attitudes et les sentiments positifs et négatifs à l’égard de soi-même, plus le score est bas, plus l’estime de soi est élevée. Pour l’analyse statistique des données, le logiciel IBM SPSS a été utilisé avec un indice de signification de p<0,05. Résultats Nous avons inclus 68 personnes âgées de plus de 18 ans, 26 atteintes d’AJI et 42 personnes en bonne santé. Nous avons noté une prédominance féminine, 19 femmes (73,1 %) dans l’AJI et 27 (64,2 %) dans le GT. Nous n’avons pas trouvé une différence significative entre l’âge des groupes (29,39±7,6 vs 31,1±3,1, p=0,27). Le GT présentait une taille et un poids plus élevés (161,2cm±7,3 vs 168,7cm±6,4, p<0,02 ; 62,11kg±11,21 vs 71,23kg±7,24, p=0,04, respectivement), mais aucune différence dans l’indice de masse corporelle (IMC) n’a été observée (21,32±5,1 vs 25,13±3,28, p=0,42). L’estime de soi des patients atteints d’AJI était plus faible que celle du groupe témoin (22,1±2,4 contre 17,376±2,8, p=0,01). Dans les classifications IPAQ, les patients atteints d’AJI ont été classés comme moins actifs physiquement que le groupe témoin (4,74 % contre 21,45 %, p=0,03), moins actifs de manière irrégulière (7,34 % contre 31,42 %, p=0,02) et plus sédentaires (59,33 % contre 16,47 %, p<0,001). Conclusion La faible pratique d’activités physiques par les patients atteints d’AJI semble influencer directement leur estime de soi. Ces patients devraient être encouragés à augmenter leur activité physique dès leur plus jeune âge par une équipe de soins de santé multiprofessionnelle afin d’améliorer leur qualité de vie.
Objectifs : Analyser les caractéristiques de la prescription des biothérapies (bDMARDs) au cours des rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC), pris en charge par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM) en Tunisie, estimer son coût direct et les facteurs qui en sont associés. Méthodes : Cent neuf dossiers, consécutifs, de première prescription ou de rotation de bDMARDs, de Janvier à Juin 2022, ont été inclus. Les paramètres cliniques, thérapeutiques et déterminant le choix, ont été collectés. Les coûts mensuels de bDMARDs ont été calculés. Le surcoût est défini par un coût dépassant 2200 dinars Tunisien (DT) par mois par patient. Résultats : Le RIC était, essentiellement, une spondyloarthrite axiale (SA) dans 44% et une polyarthrite rhumatoïde (PR) dans 37,6% des cas. L’arthrite idiopathique juvénile représentait 2,7% des cas. Les bDMARDs était prescrits majoritairement dans les régions côtières, suivant la répartition des rhumatolgues. Le certolizumab pégol était le plus prescrit dans 45% des cas. Les dépenses mensuelles totales en bDMARDs sont estimées à 225 535 ± 1269 DT. Aucune association significative n’était observée entre le choix de la molécule de bDMARDs et les caractéristiques des patients, ni des RIC, ni des prescripteurs. Le surcoût était associé de façon significative au DAS28 initial élevé lors de la PR et à l’âge jeune et la prothèse totale de la hanche au cours de la SA. Conclusion : En Tunisie, la prescription des bDMARDs est inégale en fonction des régions et entraine un coût élevé. Le RIC le plus fréquemment traité est la SA.
Background: Infection spondylodiscitis is a serious infectious disease involveing intervertebral disc and its adjacent vertebral bodies. It may also extend into the the adjacent neural structures. Early diagnosis and identifing the causative agent seem to be crucial prognostic factors. Objectives: Through this study, we aim to describe then compare the clinical, biological and radiological features of tuberculous (TS), brucellar (BS) and pyogenic spondylodiscitis (PS). Methods: A retrospective monocentric study involving 115 cases of infectious spondylodiscitis admitted between January 2009 and August 2022 at our rheumatology department. Clinical, laboratory and radiological data of the patients were collected. Results: Among the 115 patients, 26 (22.8%) had TS, 18 (15.8 %) BS and 71 (61.4%) PS. There were 59 women (51.5 %) and 56 men (48.5%). The age of the patients ranged from 12 to 83 years, with a mean of (SD±) 55± 14,77 years. The patients with TS were younger than those with PS (p=0.0016). Of our cases, 62.60 % had comorbid chronic diseases such as predominantly renal failure and diabetes. The median diagnosic delay (MDD) in our series was 124,188 and 30 days for TS, BS and PS respectively. All of the patients included in this study suffered from pain, 71 of these had fever and 45 had night sweats. Radiculalgia was found in 41 % of cases and 3.4 % of them had a neurological defect. There were no significant differences in those clinical features between the groups. Laboratory findings showed increased erytrocyte sedimentation rate (ESR) was detected in 81.2 %, C-reactive protein (CRP) positivity in 86.1% and hyperleukocytosis in 33.7 % of patients. ESR and CRP levels were significantly higher in PS patients when compared with TS cases. Standard X-rays showed abnormalities suggestive of spondylodiscitis in 67.3 % of cases. Computed tomography and Spinal magnetic resonance imaging were performed respectively in 38.6 % and 92.1 % of cases and were pathological in all cases. A great majority of the patients had involvement at only one vertebrae level (68.3 %). The most frequently affected levels were the thoracic (33.3%), the lombosacral (100%) and the lombar (38.6%) segment in the TS, BS and PS respectively. In BS the lombosacral segment was significantly the most frequently affected level (p<0.003). The intervertebral disc narrowing was observed in 83.2% of patients. Abscesses and epidural masses were present respectively in 27.8% and 26.5 % of TS, versus 13 % and 11.76 % of BS, and 59 % and 61.7 % of PS, there were no significant differences between the groups. Conclusion: This study revealed a quite significant clinical, biological and radiological differences between TS, BS and PS. The presence of back pain, fever, moderate elevation of inflammatory markers with thoracic radiological involvement were suggestive of tuberculous spinal infection. REFERENCES: NIL. Acknowledgements: NIL. Disclosure of Interests: None declared.
Introduction Les rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) sont des affections chroniques qui peuvent affecter la qualité de vie. Des mécanismes psychologiques tels que la cognition de la maladie et l’estime de soi ont été décrits pour faciliter l’adaptation aux maladies chroniques. Nous avons cherché à établir une corrélation entre la cognition de la maladie et l’estime de soi, d’une part, et la qualité de vie, d’autre part, chez des femmes en âge de procréer souffrant des rhumatismes inflammatoires chroniques. Patients et méthodes Une étude observationnelle, transversale et descriptive a été menée auprès de femmes en âge de procréer souffrant de maladies rhumatismales entre 18 et 50ans dans un service de rhumatologie. Trois questionnaires ont été utilisés. Le questionnaire sur la cognition de la maladie « Illness Cognition Questionnaire » (ICQ) est un questionnaire de 18 questions comportant trois dimensions liées aux facteurs d’impuissance, d’acceptation et d’avantages perçus, chacune ayant une échelle de notation de 6 à 24. L’échelle de qualité de vie de l’Organisation mondiale de la santé (WHOQOL-Bref) est une échelle de 26 items allant de 26 à 130 (un score plus élevé indique une meilleure qualité de vie). Le score d’estime de soi de Rosenberg (RSE) est une échelle de 10 items avec une fourchette de scores de 10 à 40 (un score plus élevé indique une meilleure estime de soi). Résultats Au total, 92 femmes en âge de procréer et présentant un RIC ont été incluses, avec un âge moyen de 39,7±5,017ans. Les patients étaient suivis pour polyarthrite rhumatoïde dans 45,6 %, rhumatisme psoriasique dans 21,7 %, Spondyloarthrite dans sa forme axiale dans 16,3 % et lupus érythémateux systémique dans 16,3 %. La moyenne du score de l’ICQ étaient de 48,7±7,36, la moyenne de dimension d’acceptation était de 25,9±11,2 ; le moyen du score de qualité de vie WHOQOL était de 87,53±16,21, et le score RSE était de 24,5±3,8. Nous avons trouvé une corrélation significative entre les bénéfices perçus par les patients et leur qualité de vie (p<0,001, r=0,7) et leur estime de soi (p<0,001, r=0,51). L’impuissance était significativement corrélée à la qualité de vie (p=0,001, r=–0,42) et à l’estime de soi (p<0,001, r=–0,73). L’acceptation de la maladie était significativement corrélée à la qualité de vie (p=0,02, r=0,59) et à l’estime de soi (p=0,01, r=0,42). Une corrélation significative a été trouvée entre l’acceptation de la maladie et le nombre d’années d’études (p=0,03, r=0,21). Les corrélations des scores sont présentées dans le Tableau 1. Conclusion Nous avons constaté que les femmes atteintes de RIC qui percevaient des bénéfices de leur maladie et qui avaient une meilleure estime d’elles-mêmes avaient une meilleure qualité de vie. L’acceptation de la maladie a amélioré la qualité de vie et l’estime de soi.
Introduction La lombosciatique (LS) est une pathologie fréquente et source d’incapacité fonctionnelle. Sa prise en charge est multidisciplinaire, et le traitement médical reste symptomatique. Cette étude vise à évaluer les croyances des patients sur le traitement de la LS et à examiner les facteurs influençant ces croyances. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude transversale ayant inclus des patients souffrant d’une LS et hospitalisés pour des infiltrations épidurales (IE). Les données sociodémographiques et celles relatives à la LS ont été recueillies. Les croyances à propos du traitement ont été évaluées avec le Beliefs about Medicines Questionnaire-Specific (BMQ-S) présenté sous la forme de deux scores allant de 5 à 25, exprimé comme un différentiel nécessité-préoccupations (DNC) allant de −20 à +20. L’incapacité a été évaluée avec le Roland-Morris Disability Questionnaire (RM) modifié. L’anxiété et la dépression ont été cherchées avec l’échelle HAD. Le seuil de signification était p<0,05. Résultats L’étude a inclus 40 patients, dont 90 % des femmes, d’âge moyen de 53,63 ans (10,717) [33–74]. Parmi eux, 32,5 % étaient analphabètes, 60 % ayant un niveau éducatif primaire. L’ancienneté moyenne de la LS était de 7,07 ans (7,92) [0,3–30]. Une autre maladie arthrosique était associée dans 72,5 % des cas : gonarthrose (42,5 %), cervicalgie (52,5 %), névralgie cervicobrachiale (30 %). Les principales étiologies de la LS étaient comme suit : hernie discale (47,5 %), arthrose zygapophysaire (42,5 %), rétrécissement canalaire (27,5 %) et spondylolisthésis(17,5 %). Parmi les patients, 32,5 % avaient entendu des mauvaises expériences avec l’IE et 40 % ont eu une IE dans le passé dont 25 % la considèrent comme une mauvaise expérience. L’IE était considérée comme un geste douloureux dans 62,5 % des cas et à efficacité durable dans 77,5 %. Durant la dernière consultation, 97,5 % ont eu au moins deux types de traitements : palier 1 (100 %), palier 2(92,5 %) et AINS (85 %). L’EVA moyenne avant l’IE était de 6,53 (1,04) [3–9] et celle d’après était de 3,47 (1,4) [2–7] ; soit une différentielle moyenne de 3,06 (1,61) [2–6] avec 5 % rapportant une aggravation des douleurs. Concernant les croyances, le score moyen de BMQ-S nécessité (N) était de 18,43 (4,35) [9–25] avec 75 % ayant un score>15. Le score moyen de BMQ-S préoccupations (P) 14,36 (4,13) [6–24] avec 30 % ayant un score15. La dépendance au traitement (50 %) et Les effets secondaires (42,5 %) étaient les préoccupations principales tandis que 32,5 % considèrent leur traitement comme mystère. Le DNC moyen était de 4,06 (5,95)[-12-16]. Le score RM moyen était de 18,77 (4,89)[5–24]. Le score HAD-dépression moyen était de 3,33 (9,7) [0-20] avec 47,5 % présentant une symptomatologie dépressive certaine. L’HAD-anxiété moyen était de 9,7 (5,68)[0-21] avec 42,5 % présentant une anxiété certaine. Il y avait une association significative entre le BMQ-S N et le score RM (p=0,02). Cependant, il n’y avait pas d’association significative entre le BMQ-S N et l’âge (p=0,42), le sexe (p=0,55), le niveau éducatif (p=0,9), le nombre de comorbidité (p=0,8), l’ancienneté de la LS (p=0,4), l’EVA (p=0,3), le nombre de traitements prescrits (p=0,14), le HAD anxiété (p=0,09) et le HAD-dépression (p=0,3). De même, Il n’y avait pas de corrélation significative entre le BMQ P et l’âge (p=0,9), le sexe (p=0,87) le niveau éducatif (p=0,9), l’ancienneté de la LS (p=0,53) ni l’EVA (p=0,55). Conclusion Les patients souffrant de lombosciatique montrent une forte perception de la nécessité du traitement, particulièrement en cas d’incapacité importante, bien que des préoccupations liées à la dépendance et aux effets secondaires persistent. Il est essentiel d’intégrer ces croyances dans la gestion clinique pour améliorer les résultats thérapeutiques.