La transplantation rénale est une intervention cruciale pour traiter l’insuffisance rénale chronique terminale, mais la pénurie de greffons a conduit à l’utilisation de reins avec des caractéristiques anatomiques plus complexes, telles que des artères multiples. Cet article vise à fournir aux chirurgiens différentes stratégies opératoires selon le nombre d’artères, leur topographie, ainsi que l’existence ou non d’un patch associé. Il prodigue également des conseils pour adapter la technique de prélèvement d’organe et pour la mise en place sur machine de perfusion dans ce type d’anatomie complexe.
Le syndrome de casse-noisette (ou pince aortico-mésentérique) entraine des douleurs lombaires et pelviennes, hématurie et peut entraîner un reflux sanguin par la veine gonadique. La prise en charge est très variée et parfois morbide. L'objet de ce travail est de présenter les résultats de la technique de transposition gonado-iliaque robot assistée pour le syndrome de casse-noisette. Nous avons réalisé une étude monocentrique, rétrospective, de tous les patients opérés de transposition veineuse gonado-iliaque robot assistée. L'intervention était proposée aux patients présentant un syndrome de casse-noisettes symptomatique avec reflux et dilation de la veine gonadique objectivée au scanner et à la phlébographie. Les paramètres démographiques, (péri)opératoires et postopératoires ont été recueillis dans les dossiers médicaux. L'objectif principal était d'évaluer l'efficacité de cette technique. Le critère de jugement principal était l'évaluation de la douleur par la prise d'antalgiques dans le suivi. L'objectif secondaire était l'évaluation de la morbidité par le recueil des complications péri et postopératoires avec leur grade Clavien. 24 patients ont été opérés entre octobre 2019 et juin 2022 avec un âge moyen de 37 ans et un IMC (indice de masse corporelle) moyen de 21. Le temps moyen d'intervention Chirurgicale était de 144 minutes et la durée moyenne d'hospitalisation de 1,1 jour (ET 1,5). Il n'y a pas eu de complication peropératoire. Il y a eu 3 complications de grade Clavien 2 en postopératoire et pas de complication ≥ Clavien 3. Le suivi moyen est de 3,9 mois (ET 3,9). 19 patients (79 %) étaient complètement ou partiellement soulagés de leurs douleurs aux dernières nouvelles. Un patient a été opéré d'une autotransplantation rénale dans les suites pour persistance de la douleur ce qui a permis l'arrêt de la douleur. La survie était de 100 % (Fig. 1). L'anastomose veineuse gonado-iliaque robot assistée semble être une technique efficace, mini-invasive et peu morbide pour la prise en charge du syndrome de casse-noisettes. Des études complémentaires avec davantage de patients, un suivi plus long et des analyses de qualité de vie sont nécessaires.
OBJECTIVE To evaluate the prognostic value of PD-L1 and PD-1 expression in upper tract urothelial carcinoma (UTUC) patients. MATERIALS AND METHODS A retrospective multicenter study was conducted in 283 UTUC patients treated with radical nephroureterectomy (RNU) between 2000 and 2015 at 10 French hospitals. Immunohistochemistry analyses were performed using 2 mm-core tissue micro-arrays with NAT105® and 28.8® antibodies at a 5% cut-off for positivity on tumor cells and tumor-infiltrating lymphocytes to evaluate PD-L1 and PD-1 expression, respectively. Multivariable Cox regression models were used to determine the independent predictors of recurrence-free (RFS), cancer-specific (CSS) and overall survival (OS). RESULTS Overall, 63 (22.3%) and 220 (77.7%) UTUC patients had PD-L1 positive and negative disease, respectively, while 91 (32.2%) and 192 (67.8%) had PD-1 positive and negative disease, respectively. Patients who expressed PD-L1 or PD-1 were more likely to have ≥pT2(68.3% vs. 49.5%;p=0.009 and 69.2% vs. 46.4%;p<0.001, respectively) and high-grade(90.5% vs. 70.0%;p=0.001 and 91.2% vs. 66.7%; p<0.001, respectively) disease with lymphovascular invasion(52.4% vs. 17.3%;p<0.001 and 39.6% vs. 18.2%;p<0.001, respectively) as compared to those who did not. In multivariable Cox regression analysis adjusting for each other, PD-L1 and PD-1 expression were significantly associated with decreased RFS (HR=1.83;95%CI=[1.09-3.08];p=0.023 and HR=1.59; 95%CI=[1.00-2.54];p=0.049; respectively), CSS (HR=2.73; 95%CI=[1.48-5.04]; p=0.001 and HR=1.96; 95%CI=[1.12-3.45]; p=0.019; respectively) and OS (HR=2.08;95%CI=[1.23-3.53]; p=0.006 and HR=1.71; 95%CI=[1.05-2.78];p=0.031; respectively). In addition, multivariable Cox regression analyses evaluating the four-tier combination of PD-L1 and PD-1 expression showed that only [PD-L1 / PD-1 positive] patients (n=38; 13.4%) had significantly decreased RFS (HR=3.07; 95%CI=[1.70-5.52];p<0.001), CSS (HR=5.23; 95%CI=[2.62-10.43];p<0.001) and OS (HR=3.07; 95%CI=[1.70-5.52]; p<0.001) as compared to those with [PD-L1 / PD-1 negative] disease (n=167; 59.0%). CONCLUSIONS We observed that PD-L1 and PD-1 expression were both associated with adverse pathological features that translated into an independent and cumulative adverse prognostic value in UTUC patients treated with RNU.
Le nombre de sujets âgés en attente d'une transplantation rénale (TR) augmente significativement chaque année. À notre connaissance, les données sur les complications chirurgicales postopératoires (CPO) chez les patients âgés transplantés rénaux demeurent peu nombreuses. L'objectif de cette étude était de décrire les CPO chez les sujets âgés ayant eu une TR et de les comparer avec celles des patients plus jeunes. Nous avons mené une étude rétrospective, multicentrique, réunissant 13 centres universitaires Français, TRANSPLANTAFUF, et incluant un total de 2972 patients : 730 étaient âgés de plus de 65 ans (groupe 2), 407 de plus de 70 ans (groupe 3) et 28 âgés de plus de 80 ans (groupe 4). L'ensemble des caractéristiques peropératoires principales et complications postopératoires, précoces et tardives (selon Clavien-Dindo) ont été étudiées et comparées. Le critère de jugement principal était les complications postopératoires majeures (≥3 ) précoces et tardives après transplantation rénale. Le taux de CPO précoces majeures (≥ 3) était significativement plus élevé chez les patients les plus âgés : 289 (14 %) pour les moins de 65 ans (groupe 1), 66 (20 %) dans le groupe 2, 75 (20 %) dans le groupe 3, et 10 (36 %) dans le groupe 4 (p < 0,0001). Concernant les complications postopératoires tardives, les grades Clavien ≥ 3 concernaient 236 patients (11 %) dans le groupe 1, 48 patients (15 %) dans le groupe 2, 86 patients (23 %) dans le groupe 3, 9 patients (32 %) dans le groupe 4 (p < 0,0001). Lors du suivi, 126 patients du groupe des moins de 65 sont décédés (6 %), contre 75 patients du groupe 2 (24 %), 100 patients du groupe 3 (27 %) et 11 patients du groupe 4 (42 %) (p < 0,0001) (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3). Les complications postopératoires majeures (Clavien ≥ 3) précoces et tardives de la greffe rénale semblaient plus importantes chez les patients âgés. Ce résultat pourrait être confirmé par une étude de plus haut niveau de preuve mais devrait inciter à une amélioration de l'information préopératoire des patients âgés candidats à une transplantation rénale (TR).
Objectives. - Miniaturization of percutaneous nephrolithotomy techniques have led to their increased consideration for lower pole renal stones that can prove more challenging to reach using retrograde intrarenal surgery. The objectives of the present study were to evaluate and compare the outcomes of miniaturized percutaneous nephrolithotomy (miniPCNL) and retrograde intrarenal surgery (RIRS) for the treatment of lower pole renal stones. Materials and methods. - A retrospective study was performed in two academic urology departments between January 2016 and June 2019. Patients presenting with one or multiple stones of the lower calyx and/or renal pelvis, between 10 and 40 mm based on CT-scan treated by miniPCNL or RIRS were included. Results. - In all, 115 miniPCNL and 118 RIRS procedures were included. The rate of patients with no significant residual fragment (stone free rate) after the first procedure was higher in the miniPCNL group (69% vs. 52% P = 0.01), especially for stones > 20 mm (63% vs. 24% respectively, P < 0.001) and stones with a density >= 1000 HU (69% vs. 42% respectively, P = 0.009). The higher stone free rate of miniPCNL was confirmed in multivariate analysis, adjusting for stone size and number of stones, OR 4.02 (95% CI 2.08-8.11, P < 0.0001). The overall postoperative complication rate was higher in the miniPCNL group than in the RIRS group (23% vs. 11%, P = 0.01). A second intervention for the treatment of residual fragments was necessary for 9.6% of patients in the miniPCNL group versus 30.5% of patients in the RIRS group (P < 0.001). Pre-stenting rate and duration of ureteral drainage (2 [1-8] vs. 25 days [7-37], P < 0.001) were lower in the miniPCNL group. Conclusions. - The stone free rate was higher after miniPCNL, especially for stones > 20 mm and with a density > 1000 HU, but was associated with a higher risk of postoperative complications and a longer hospital stay. RIRS resulted in fewer complications at the cost of a higher retreat -ment rate and longer ureteral stenting. Level of evidence.- 3. (c) 2021 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Les pyélonéphrites concernent 30 % des patients dans l’année après la transplantation rénale. La proportion d’entérobactéries résistantes aux C3G (ERC3G) augmente d’où un recours plus fréquent aux carbapénèmes avec un risque de sélection de bactéries résistantes. L’efficacité des stratégies d’épargne en carbapénèmes n’a jamais été étudiée dans la pyélonéphrite à ERC3G. L’objectif est de comparer différentes stratégies d’épargne en carbapénème. Le critère de jugement principal est la récidive de la pyélonéphrite au même germe dans les 30 jours suivant l’arrêt du traitement. Étude monocentrique rétrospective chez les patients adultes transplantés d’un rein ou d’un rein/pancréas hospitalisés pour une pyélonéphrite à ERC3G entre février 2017 et février 2022. Ont été exclus les pyélonéphrites à entérobactérie avec une carbapénémase ou à un autre germe. Nous avons identifié 110 cas de pyélonéphrite à ERC3G chez 54 patients dont 56 % de femmes. L’âge médian des patients était de 63,4 ans (IQR : 50,8–71,9). Le nombre médian de pyélonéphrite par patient était de 1 (IQR : 1–3). Le délai médian de survenue de la première pyélonéphrite était de 1,4 mois après la transplantation. Parmi les patients, 42 % avaient un portage rectal d’une entérobactérie BLSE avant la transplantation. Les germes les plus fréquemment retrouvés étaient E.Coli et K.Pneumoniae (45 % et 40 % des épisodes) respectivement. La durée médiane de traitement était de 21 jours (IQR 14,8–23,3). Parmi les pyélonéphrites traitées d’emblée par un carbapénème 27 % récidivaient à J30. Un traitement de relais par ertapénème ou cefoxitine était associé à une récidive dans 40 et 75 % des cas respectivement contre 0 % en cas de traitement par temocilline. Une stratégie d’épargne en carbapénème par CEFOXTINE semble être associée à un risque plus élevé de récidive de pyélonéphrite à ERC3G qu’en cas de traitement par TEMOCILLINE.
La réalisation d’examens d’imagerie médicale en cas d’Insuffisance rénale chronique (IRC) ou aiguë (IRA) peut être limitée, voire contre-indiquée, en raison d’un risque théorique de toxicité et de dégradation significative de la fonction rénale. L’objectif de ce travail était de faire un état des lieux des principaux examens d’imagerie possibles à réaliser en cas d’IRC sévère et/ou terminale ainsi que des précautions à adopter. Revue non systématique de la littérature à partir des bases de données PUBMED et MEDLINE de janvier 2000 à janvier 2022 et analyse des recommandations internationales. Les publications récentes et les recommandations des diverses sociétés savantes de radiologie sont en faveur d’une libéralisation de l’utilisation des principaux agents de contrastes actuellement utilisés. Le risque rénal et de toxicité des produits de contraste iodés (PCI) est faible et n’est à prendre en compte qu’en cas d’IRC sévère. Le risque concernant les produits de contraste gadolinés n’existe quasiment plus avec l’utilisation des agents actuels. Au vu de la littérature récente, il n’y a pas de contre-indication formelle à l’injection de produit de contraste en cas d’insuffisance rénale sévère : la connaissance de cette situation à risque, impose de discuter l’indication de l’examen et de proposer une préparation dans certains cas. The performance of medical imaging in cases of Chronic Kidney Disease (CKD) or Acute Kidney Injury (AKI) may be limited or even contraindicated due to a theoretical risk of toxicity and significant deterioration of renal function. Aim of this work was to make an inventory of the main possible imaging examinations to be carried out in the event of severe and/or terminal CKD as well as the precautions to be adopted. Non-systematic review of the literature from the PUBMED and MEDLINE databases from January 2000 to January 2022 and analysis of international recommendations. Recent publications and recommendations from various societies of radiology are in favor of liberalizing the use of the main contrast agents currently used. The renal risk and toxicity of iodinated contrast agents is low and should only be considered in the event of severe CKD. The risk concerning gadolinium-based contrast agents almost no longer exists with the use of current agents. In view of the recent literature, there is no formal contraindication to the injection of contrast agents in case of severe renal insufficiency: knowledge of this situation requires a discussion of its indication, to consider an alternative imaging method and to offer prophylaxis in certain cases.
Objective. - To compare the efficiency (micturition symptoms, continence, erection) and safety of Holmium Laser Enucleation of the Prostate (HoLEP) with a single composite score (the Hexafecta score) one year postprocedure. Patients and methods. - We conducted a single-center retrospective study including all patients who had undergone HoLEP for the treatment of benign prostate hyperplasia (BPH) between May 2013 and August 2017. Data were obtained preoperatively and at the 6-and 12-month visits. We also reported all 90-day complications. The Hexafecta score included 6 criteria: peak urine flow of at least 15 ml/s, 30% reduction in International Prostate Symptoms Score (IPSS) score, quality of life via the IPSS less than 2, no incontinence (International Consultation Incontinence Questionnaire), no significant change in erectile function (International Index of Erectile Function), and no grade III or more complications according to the Clavien-Dindo classification. Results. - Two hundred thirty-five patients were included, of whom 197 (83.8%) completed the 12-month visit. Complete data were available to assess the Hexafecta score for 178 of them (75.7%). Most of the missing data were for uroflowmetry and the erectile function assessment. Hundred three patients (58%) met all 6 criteria, while 45 (25%) met 5 of them. None were retreated for BPH in the follow-up period. The de novo incontinence rate was 4.1%. Conclusion. - The Hexafecta score is a simple, transversal method for comprehensively evalu-ating functional outcomes after HoLEP surgery. Such an evaluation could be used to compare other types of procedures for BPH treatment. Level of evidence.- 3. (c) 2021 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Introduction: The Endoscopic Holmium Laser Enucleation of the Prostate (HoLEP) technique is efficient but requires experience, learning curve and relevant endoscopic skills. There are several devices available for HoLEP technique training, but Human Cadaver (HC) has never been tested in this purpose. The aim of this study was to evaluate the realism and the feasibility of the HoLEP in a HC. Material and Methods: Fresh male HC were chosen at the anatomy laboratory and were prepared for a three-lobe HoLEP technique. The HC were placed in the lithotomy position with knees extended. The surgical interventions were performed by fellow surgeons supervised by expert surgeons. The model and the surgical intervention were globally evaluated after each procedure. The fellows were asked about the realism and the quality of each step of the surgery. Results: Sixteen HC were operated by 21 fellow surgeons. The endoscopic anatomical landmarks were well-preserved in all subjects. The absence of bleeding facilitated the vision of the operative field. Endoscope and instruments movements into the prostatic urethra were not modified by the cadaveric rigidity. Prostatic enucleation and intravesical morcellation were able to be fully performed without bladder injury. Conclusion: This study has shown that the human cadaver could be used as a training model for the HoLEP technique and could become part of the educational arsenal.
Proposer des recommandations chirurgicales pour la néphrectomie dans le cadre d'un don de rein pour transplantation. Une revue de la littérature (Medline) avec approche systématique a été conduite par le CTAFU concernant les éléments d'évaluation fonctionnelle et anatomique du candidat au don, les options dans le choix du rein à prélever et des différentes techniques chirurgicales, en évaluant les références et leur niveau de preuve. Les recommandations précisent le cadre légal et réglementaire du don de rein. Une évaluation de qualité du candidat au don est un des prérequis indispensable à la sécurité du donneur qui est une priorité absolue. L'impact de la néphrectomie sur la fonction rénale doit être évalué. En cas de vascularisation modale des deux reins sans différence relative de fonction ni anomalie urologique, le rein gauche doit être prélevé afin d'avoir une veine plus longue. Les techniques chirurgicales de néphrectomie mini-invasives ont pour avantages une récupération plus rapide, une hospitalisation plus courte et une diminution des douleurs pour le donneur. Ces techniques mini-invasives doivent être proposées à la place d'une voie incisionnelle ouverte. Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge chirurgicale des patients candidats à un don de rein. To propose surgical recommendations for living donor nephrectomy. Following a systematic approach, a review of the literature (Medline) was conducted by the CTAFU regarding functional and anatomical assessment of kidney donors, including which side the kidney should be harvested from. Distinct surgical techniques and approaches were evaluated. References were considered with a predefined process to propose recommendations with the corresponding levels of evidence. The recommendations clarify the legal and regulatory framework for kidney donation in France. A rigorous assessment of the donor is one of the essential prerequisites for donor safety. The impact of nephrectomy on kidney function needs to be anticipated. In case of modal vascularization of both kidneys without a relative difference in function or urologic abnormality, removal of the left kidney is the preferred choice to favor a longer vein. Mini-invasive approaches for nephrectomy provide faster donor recovery, less donor pain and shorter hospital stay than open surgery. These French recommendations must contribute to improving surgical management of candidates for kidney donation.
Le syndrome de l’imposteur, aussi appelé phénomène de l’imposteur ou syndrome de l’autodidacte, se manifeste par une forme de doute persistant aboutissant à la négation systématique du mérite lié à au travail au profit de circonstances extérieures. Il peut avoir des conséquences significatives sur la vie personnelle et professionnelle : burn-out, troubles anxiodépressifs, etc. Nous nous sommes intéressés à sa prévalence parmi les urologues français. Une enquête SurveyMonkey a été envoyée à l’ensemble des urologues membres de l’AFU et des urologues en formation membre de l’AFUF entre fin novembre 2020 et janvier 2021. Le questionnaire était anonyme et recueillait des données démographiques, des informations sur la pratique urologique du répondant ainsi que sa situation personnelle et familiale. La présence et l’intensité d’un syndrome de l’imposteur était évaluée à l’aide de l’échelle de Clance, comportant 20 questions cotées de 1 à 5. Un score > 40 témoignait de la présence d’un syndrome de l’imposteur, sévère si > 60, et intense > 80. Au total, 434 réponses ont été reçues, parmi lesquelles 353 étaient complètes pour l’échelle de Clance (298 membres AFU, 25 assistants, 30 internes), représentant toutes les tranches d’âge et modes d’exercice. Parmi ceux-ci, 251 (71 %) avaient une expérience au moins modérée et 107 (30 %) sévère du syndrome de l’imposteur (Fig. 1). Le sexe féminin et la période du post-internat étaient particulièrement associés à la présence d’un syndrome de l’imposteur (Fig. 2, Fig. 3, tous p < 0,001). La qualité de la formation ou le mode d’exercice ne semblaient pas prévenir sa survenue. Il existait une association entre syndrome de l’imposteur et burn-out, la prévalence d’un épuisement émotionnel étant de 70 % chez les urologues avec un syndrome de l’imposteur versus 40 % sans, p < 0,05. La prévalence du syndrome de l’imposteur, connue pour augmenter avec le niveau d’études, est élevée parmi les urologues français (71 %). Les urologues femmes, ainsi que les assistants-chefs de clinique sont particulièrement susceptibles de présenter un syndrome de l’imposteur. La prise de conscience de ce syndrome est importante et nécessaire pour prévenir burn-out, troubles anxiodépressifs, autocensure et favoriser l’accomplissement professionnel.
Objectif. - Evaluate kidney autotransplantation (KAT) and ileal ureter substitution (IUS) practice and outcome as alternatives to indwelling ureteral stents for the management of long ureteral stenosis (US). Material. - We included all patients treated for US with KAT or IUS in 5 French university urology centers between 2010 and 2018. We excluded US due to urothelial carcinoma. Primary endpoint was the preservation of ipsilateral kidney and renal function without any urinary diversion. Results. - 22 patients were treated with KAT (n = 8, 36.4%) and IUS (n = 14, 63.6%). Mean US length was 4.6 cm and 6 cm (P = 0.52) in KAT and IUS groups respectively. US etiologies were lithiasis, iatrogenic, retroperitoneal fibrosis or extrinsic compression. US level was varied. The surgery was described as difficult because of peritoneal adhesions or major peri-ureteral fibrosis. Mean operating time and hospital stay were 336 and 346 minutes (P = 0.87) and 8 and 15 days respectively (P = 0.001). Postoperative complications were mostly Clavien = 2 (n = 17, 77.3%). Revision surgery was required in the KAT group in 3 cases (37.5%), for textiles, renal vein thrombosis and anastomotic leak, none in the IUS group. The mean follow-up was 15.7 months. All but one (in the KAT group) ipsilateral kidneys were preserved, without renal function impairment (Delta creat +2.1 vs. +2.4 mu mol/l respectively, P = 0.67), nor urinary diversion. Conclusion. - KAT and IUS are safe alternatives whose indication depends on surgeons expertise. Our study pointed out the scarcity of this practice suggesting the need to refer patients to expert centers. (C) 2020 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Purpose. - The emergence of new communication media such as digital contents are progressively replacing more traditional medias in the field of educational programs. Our purpose was to assess urologist in training aspirations regarding urological education. Methods. - Members of a national urologist in training association were sent an anonymous online questionnaire regarding their medical formation in the field of urology. Responders interest for urological sub-specialty or education support (new tools and traditional support) were evaluated through a 5-point Likert scale. Results. - Overall, 109 young urologists (26%) responded to the survey. Most of the respondents worked during their training in an academic hospital (n = 89, 82%). The three favorite tools for training chosen by the responders were: videos, workshop or masterclass, and podcasts (responders very interested were respectively n = 64 (58.7%), n = 50 (45.9%), and n = 49 (45%)). E-mail newsletters were reported as the less useful educational tool by participants (n = 38,34.9%). Participants were very interested in improving their surgical skills and their radiological knowledge. Responders who were the most attracted by PCa were much more looking to improve their systemic treatment and radiological knowledges. Conclusions. - Urologic-oncology was a priority regarding education for urologists in training. A majority of participants expressed a lack in their surgical education, revealing a reduced OR access and underlining utilization of new tools such as simulation. New digital contents such as social media or podcast achieved high interest for the participants, instead of more traditional media. There is a need that educational content evolve and uses new digital media. (C) 2021 The Author(s). Publi ' e par Elsevier Masson SAS.
Le but du Comité de transplantation de l’association française d’urologie est de proposer des recommandations pour l’usage des agents antiplaquettaires (AAP) et des anticoagulants d’action directe (AOD) chez les candidats à une transplantation rénale. Une revue de la littérature avec approche systématique a été conduite par le CTAFU concernant les expériences rapportées de l’usage des AAP et AOD en périopératoire et chez le patient atteint de maladie rénale chronique sévère et terminale, en évaluant les références avec leur niveau de preuve. Alors qu’un traitement par aspirine peut être maintenu, les anti-P2Y12 et les AOD doivent être interrompus avant transplantation rénale. L’emploi des AOD n’est à ce jour pas recommandé chez les patients dialysés. Les anti-P2Y12 et les AOD ne doivent pas être utilisés chez les candidats à une transplantation rénale en dehors des situations de donneur vivant pour lesquelles le traitement peut être interrompu dans des conditions définies. Le niveau de preuve de ces recommandations est faible. Des données futures sur la réversion des AOD et leur monitoring biologique pourraient permettre de mieux encadrer l’usage de ces traitements. Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge chirurgicale des patients candidats à une transplantation relevant d’une indication de traitement antiplaquettaire ou anticoagulant. To define guidelines for the use of antiplatelet therapy (AT) and direct oral anticoagulants (DOAC) in candidates for kidney allotransplantation. A review of the medical literature following a systematic approach was conducted by the CTAFU to report the use of AT and DOAC before major surgery and in the setting of advanced chronic kidney disease, defining their managment prior to kidney transplantation with the corresponding level of evidence. DOAC are not recommended in patients under dialysis. Aspirin therapy, but not anti-P2Y12 and DOAC, may be maintained during renal transplantation. Anti-P2Y12 and DOAC should not be use in patients awaiting a kidney transplant, except when a living donor is scheduled, therefore authorizing treatment interruption in optimal conditions. Further data regarding DOAC reversion and monitoring may improve their use in this setting. Global level of evidence is weak. These French recommendations should contribute to improve surgical management of kidney transplant candidates exposed to AT or DOA.
Objective. - To define guidelines for the management of kidney stones in kidney transplant (KTx) donor or recipients. Method. - Following a systematic approach, a review of the literature (Medline) was conducted by the CTAFU to report kidney stone epidemiology, diagnosis and management in KTx donors and recipients with the corresponding level of evidence. Results Prevalence of kidney stones in deceased donor is unknown but reaches 9.3% in living donors in industrialized countries. Except in Maastrich 2 donors, diagnosis is done on systematic pre-donation CT scan according to standard french procedure. No prospective study has compared therapeutic strategies available for the management of kidney stones in KTx donor: ureteroscopy or an extra corporeal lithotripsy in case of living donor prior to donation, ex vivo approach (pyelotomy or ureteroscopy), ureterocopy in the KTx recipient or surveillance. De novo kidney stones result from a lithogenesis process to be identified and treated in order to avoid recurrences. The context of solitary functional kidney renders the prevention of recurrence of great importance. Diagnosis is suspected when identification of a renal graft dysfunction, hematuria or urinary tract infection with renal pelvis dilatation. Stone size and location are determined by computed tomography. There are no prospective, controlled studies on kidney stone management in the KTx. The therapeutic strategies are similar to standard management in general population. Conclusion. - These French recommendations should contribute to improve kidney stones management in KTx donor and recipients. (C) 2020 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
INTRODUCTION:The objective was to evaluate, by self-questionnaire, the feeling of participants in surgical training sessions on a live porcine model. METHODS:A computerized questionnaire (GoogleForm ©) was sent to the members of the French Association of Urologists-in-Training (AFUF) (fellows and residents). Only questionnaires from Urologists-in-training who had participated in surgical training sessions were included. The sessions consisted of performing surgeries such as laparoscopic nephrectomies or laparoscopic cystectomies. RESULTS:Overall, 198 met the inclusion criteria. A total of 36.4% (72/198) of the participants were fellows and 63.6% (126/198) were residents. According to the participants, the main interest of sessions was to be able to train for emergency situations. A total of 79.8% (158/198) of the participants wanted surgical simulation to become compulsory. To their opinion, the main advantage of surgical simulation on a live porcine model was: technical progress in 87.4% (173/198) of cases. A total of 13.1% (26/198) of the participants found it was unethical to perform the first technical procedures on live animal models. A total of 65.7% (130/198) of the participants considered that there is currently no system of substitution. CONCLUSION:For the participants, surgical training on a live porcine model allows technical progress while training for serious emergency situations. Surgeons and patients could benefit from this risk-free mock surgical scenario. LEVEL OF EVIDENCE:3.
L’effet centre a été largement étudié en onco-urologie mais il n’existe que très peu de données sur l’effet centre dans la prise en charge des traumatismes génito-urinaires. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact du volume d’activité sur les résultats de la prise en charge des traumatismes du rein. Une étude multicentrique rétrospective nationale (TRAUMAFUF) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 17 centres hospitaliers français entre 2005 et 2015. Les traumatismes iatrogènes et pénétrants ont été exclus. Le nombre de patients pris en charge par an dans le centre a été calculé pour chaque patient. Le volume de patients pris en charge par centre (VOLUME) a été catégorisé en 4 groupes correspondant aux 4 quartiles : faible VOLUME (≤ 8/an), VOLUME modéré (9–13/an), haut VOLUME (14–25/an), et très haut VOLUME (≥ 26/an). Les résultats de la prise en charge ont été comparés entre les 4 groupes. Après exclusion de 67 patients, 1704 patients ont été inclus dans la présente analyse. La prise en charge des traumatismes rénaux varie significativement selon le volume hospitalier, en termes de durée d’alitement (p < 0,0001), d’imagerie de suivi (p = 0,0007) ou d’embolisation sélective initiale (p = 0,0006). Les résultats de la prise en charge étaient significativement différents. Dans les centres de haut et très haut volume la durée d’hospitalisation et la reprise de transit étaient plus longues (respectivement p = 0,03 et p < 0,0001) mais le taux de néphrectomie (initiale ou secondaire) plus faible (p = 0,003). Il n’existait pas de différence en termes de taux de ré-hospitalisation (p = 0,34) ou de transfusion sanguine (p = 0,28) (Tableau 1). Dans cette étude multicentrique, la prise en charge variait significativement en fonction du volume hospitalier. Les centres de volume faible et modéré avaient une durée d’hospitalisation et de reprise du transit plus courte mais un taux plus élevé de néphrectomie. Ces résultats soulèvent la question de regrouper les traumatisés au sein d’hôpitaux, sur le modèle des « trauma centers ».
Proposer des recommandations pour la prise en charge des calculs urinaires chez le donneur ou le receveur d’un transplant rénal. Une revue d’approche systématique de la littérature (Medline) a été conduite par le CTAFU concernant l’épidémiologie, le diagnostic et le traitement des calculs urinaires chez le donneur ou le receveur d’un transplant rénal. La prévalence des calculs urinaires est inconnue chez les donneurs décédés mais peut atteindre 9,3 % chez les donneurs vivants dans les pays industrialisés. Chez tous types de donneurs de reins, hormis ceux de la catégorie 2 de Maastricht, le diagnostic repose sur la tomodensitométrie faisant partie du bilan avant tout prélèvement d’organes en France. Aucune étude n’a comparé les stratégies de traitements envisageables en cas de calcul détecté chez le donneur : l’uretéroscopie ou la lithotripsie extracorporelle chez le donneur vivant avant prélèvement, un traitement ex vivo (pyélotomie ou uretéroscopie), une uretéroscopie chez le receveur après transplantation, une surveillance en cas de petit calcul. Les calculs de novo chez le receveur impliquent un processus de lithogenèse à identifier et traiter pour éviter les récidives. Le contexte de rein unique fonctionnel fait toute la gravité de la pathologie lithiasique. Le diagnostic est en général fait au décours d’un bilan pour altération de la fonction rénale, d’une hématurie ou d’un sepsis. L’échographie détecte la dilatation des cavités pyélocalicielles, le scanner précise la topographie et la taille du calcul. Il n’existe aucune étude prospective comparative évaluant les techniques de traitement d’un calcul chez un transplanté rénal qui sont identiques à celles de la population générale. Ces recommandations françaises doivent contribuer à améliorer la prise en charge des calculs urinaires chez le patient donneur ou receveur d’un transplant rénal. To define guidelines for the management of kidney stones in kidney transplant (KTx) donor or recipients. Following a systematic approach, a review of the literature (Medline) was conducted by the CTAFU to report kidney stone epidemiology, diagnosis and management in KTx donors and recipients with the corresponding level of evidence. Prevalence of kidney stones in deceased donor is unknown but reaches 9.3% in living donors in industrialized countries. Except in Maastrich 2 donors, diagnosis is done on systematic pre-donation CT scan according to standard french procedure. No prospective study has compared therapeutic strategies available for the management of kidney stones in KTx donor: ureteroscopy or an extra corporeal lithotripsy in case of living donor prior to donation, ex vivo approach (pyelotomy or ureteroscopy), ureterocopy in the KTx recipient or surveillance. De novo kidney stones result from a lithogenesis process to be identified and treated in order to avoid recurrences. The context of solitary functional kidney renders the prevention of recurrence of great importance. Diagnosis is suspected when identification of a renal graft dysfunction, hematuria or urinary tract infection with renal pelvis dilatation. Stone size and location are determined by computed tomography. There are no prospective, controlled studies on kidney stone management in the KTx. The therapeutic strategies are similar to standard management in general population. These French recommendations should contribute to improve kidney stones management in KTx donor and recipients.