L'amylose à transthyrétine est une pathologie systémique liée à l'accumulation de monomères de transthyrétine s'organisant en fibrilles amyloïdes et se déposant dans divers tissus de l'organisme. Un des éléments pronostiques majeurs et principaux de cette pathologie est l'atteinte cardiaque, dont l'examen de référence pour documenter une telle atteinte est la scintigraphie aux diphosphonates marqués au technétium, qui peut également s'avérer parfois utile pour documenter d'autres localisations liées à l'amylose ATTR. Il s'agit d'un patient de 83 ans, admis en novembre 2021, pour un tableau associant para- puis tétra-parésie d'apparition brutale avec élévation des CPK à 10 000 UI/L et une IRM des cuisses montrant une infiltration œdémateuse de l'ensemble des loges musculaires péri-trochantériennes et des cuisses, évoquant dans un premier temps le diagnostic de myosite, mais dont le bilan auto-immun était revenu négatif, d'une part, et l'analyse anatomopathologique effectuée sur biopsie quadricipitale ne retrouvait pas de lésion évocatrice de myosite, mais des dépôts amyloïdes évocateurs d'amylose ATTR dont le diagnostic fut confirmé par la suite. Une scintigraphie osseuse a donc été réalisée à la demande des cardiologues dans l'hypothèse d'une éventuelle atteinte cardiaque de cette amylose avec injection IV de HMDP-Tc 99 m à la dose de 676 MBq. Les images scintigraphiques effectuées au temps tardif ne montraient pas de fixation du traceur au niveau de la silhouette cardiaque en faveur d'une atteinte cardiaque de cette amylose ATTR. Cependant, il a été retrouvé, de manière inhabituelle, une fixation intense et très active du traceur au niveau des masses musculaires périphériques des bras, des avant-bras, des cuisses et des jambes, de manière hétérogène, en lien avec une exceptionnelle forme de myopathie liée à une amylose ATTR. Il n'est pas retrouvé de phénomènes axiaux ou paravertébraux. On note, par ailleurs, une « extinction » relative du squelette osseux, en lien avec la compétition entre la fixation musculaire et osseuse. La scintigraphie aux diphosphonates reste un examen très sensible pour caractériser une atteinte cardiaque dans l'amylose ATTR. L'acquisition du corps entier lors de cet examen pourrait se montrer intéressante afin de dépister les potentielles atteintes extra-cardiaques liées à cette pathologie mais cela reste une éventualité qui nécessitera d'être explorée par des études ultérieures.
L’atrophie multisystématisée (AMS) est une maladie neurodégénérative caractérisée par un hypométabolisme soit putaminal (AMS-P) soit cérébelleux (AMS-C). Nous avons étudié la valeur pronostique de la TEP cérébrale au FDG réalisée lors du bilan d’évaluation au diagnostic. De février 2011 à novembre 2019, les patients adressés au centre de référence de l’AMS ayant bénéficié d’une TEP ont été inclus dans cette étude. Les facteurs suivants ont été pris en compte pour évaluer leurs rôles sur la survie globale : SUVr (logiciel Scenium®), âge, sexe, AMS-P ou AMS-C, score de sévérité de la maladie (UMSARS). En objectifs secondaires, nous avons mesuré la corrélation entre le métabolisme des différentes zones cérébrales et les autres facteurs étudiés. Pour la totalité des 43 patients inclus (âge 64 ans ± 7, H/F = 0,47) (MSA-P et MSA-C) et sur une durée de suivi de 11 à 99 mois (38 ± 20 mois), il n’existait pas de régions hypométaboliques liées à la survie globale (médiane de survie de 51 mois) frontale (HR = 1,18[0,99-1,42] p = 0,07), cérébelleuse (HR = 1,17[0,99-1,39] p = 0,07), occipitale (HR = 1,21[1,00-1,48] p = 0,06). Pour les sujets MSA-C (n = 5), il n’a pas été mis en évidence de lien entre métabolisme et survie globale. Pour la population MSA-P (n = 38), un hypométabolisme frontal (HR = 1,2[1,02-1,45] p = 0,03) et cérébelleux (HR = 1,2[1,01-1,42] p = 0,04) étaient associés à un mauvais pronostic. L’élévation du score UMSARS était un facteur prédictif de survie (HR = 1,04[1,00-1,09] p = 0,04 et HR = 1,87[1,02-3,42] p = 0,04 pour les scores umsars I + II et IV respectivement) dans la population totale. Dans l’AMS, la TEP est classiquement utilisée pour établir le diagnostic, mais pourrait également être essentielle dans l’évaluation pronostique de cette maladie notamment pour le sous-type P. À notre connaissance, notre étude est la première à montrer la valeur pronostique de la TEP cérébrale pour une maladie neurodégénérative. Ces résultats mériteraient d’être validés sur une cohorte élargie et notamment plus de patients AMS-C.
In the past decade, in vivo cerebral amyloid load in the spectrum of cognitive impairment has been extensively explored using positron emission tomography (PET), and is now a key part of screening visits for most therapeutic studies. However, to date, little if no distinction is made between patients with low to medium amyloid load versus patients with high amyloid load, in terms of both the risk of developing AD and the progression of cognitive change. Here, we investigated the cognitive changes in frail participants to a multidomain interventional study (Andrieu et al., Lancet 2017), according to the degree of cerebral amyloid load: absent/low, medium, high. Two hundred and forty five participants to the MAPT study were selected. All of them underwent a full cognitive assessment, and were follow-up for up to five years. They all underwent a cerebral amyloid PET scan using [18F]florbetapir. All of them had been randomized at the beginning of the trial into one of four intervention groups: multidomain intervention and daily omega-3 intake; multidomain intervention and placebo; omega-3 uptake alone; the placebo alone. Cortical amyloid load was quantified from PET imaging as the mean standard uptake value ratio in all regions of the brain (parcelated according to the AAL atlas; cerebellar grey matter as reference). Patients were categorized into “low”, “medium”, or “high” cerebral amyloid using k-clustering. Cognitive functions were measured as a composite score combining four tests. Using a linear regression model, we investigated how cognition progressed over time according to amyloid status and the intervention group. Our findings were two-fold: patients in the “high amyloid” group showed cognitive decline over time, while patients in the “medium amyloid” group exhibited a cognitive profile stable and similar to the patients with “low amyloid” load (P < 0.001). In addition, in the “medium amyloid” group only, we observed an improvement of cognitive performance over time for patients of all intervention group, except for patients in the placebo group (i.e., without intervention at all), who showed stable cognitive performance (P < 0.05). Our findings suggest that having a moderate or high amyloid load is not equivalent in terms of impact on cognitive progression in the short-term (5 years), and that patients with moderate rather than high amyloid load may be a better suited target for drug studies.
PURPOSE:The aim of our study was to comprehensively evaluate the most valuable metabolic parameters of cervical tumours and pelvic lymph nodes (PLN) by FDG-PET/CT to predict para-aortic lymph node (PALN) metastasis and stratify patients for surgical staging.METHODS:The study included patients with locally advanced cervical cancer, negative PALN uptake on preoperative FDG-PET/CT, and para-aortic lymphadenectomy. Two senior nuclear medicine physicians expert in gynaecologic oncology reviewed all PET/CT exams, and extracted tumour SUVmax, MTV, and TLG, as well as PLN. Prognostic parameters of PALN involvement were identified using ROC curves and logistic regression analysis.RESULTS:One hundred and twenty-five consecutive locally advanced cervical cancer patients were included. The FDG-PET/CT false-negative rate was, respectively, 27.7% (13/47) and 5.1% (4/78) in patients with and without FDG-PET/CT PLN uptake. The AUC of cervical tumour size, SUVmax, MTV, and TLG was, respectively, 0.75 (0.62-0.87), 0.59 (0.44-0.76), 0.75 (0.60-0.90), and 0.71 (0.56-0.86). The AUC of PLN size, SUVmax, SUVmean, PLN SUVmax/Tumour SUVmax ratio, MTV, and TLG was, respectively, 0.57 (0.37-0.78), 0.82 (0.68-0.95), 0.77 (0.61-0.94), 0.85 (0.72-0.98), 0.69 (0.51-0.87), and 0.74 (0.57-0.91). The metabolic parameter showing the best trade-off between sensitivity and specificity to predict PALN involvement was the ratio between PLN and tumour SUVmax.CONCLUSION:The risk of PALN metastasis in FDG-PET/CT negative PLN patients is very low, so para-aortic lymphadenectomy does not seem justified. In patients with preoperative PLN uptake on FDG-PET/CT, surgical staging led to treatment modification in more than 25% of cases and should therefore be performed. Patients with more than one positive PLN and high PLN metabolic activity are at high risk of para-aortic extension and recurrence. Further prospective evaluation is required to consider intensified treatment modalities without prior PALN dissection.
Plus de 30 % des patients ayant un phéochromocytome présentent une perte pondérale dont le mécanisme physiopathologique reste discuté : activation du métabolisme basal, de la lipolyse, de la graisse brune. Notre étude s’est intéressée à l’évolution pondérale des patients avec un phéochromocytome avant et après leur prise en charge chirurgicale. Une étude rétrospective monocentrique a été menée chez les patients vus entre 11/2017 et 6/2019 pour la prise en charge chirurgicale d’un phéochromocytome. Les signes cliniques ainsi que les résultats hormonaux et anatomo-pathologiques ont été recueillis en pré- ou post-opératoire. Un TEP au 18FDG a été réalisé avant la chirurgie à la recherche d’une activation de la graisse brune. Chez dix-huit patients (sexe ratio 1) âgés de 56 ± 16 ans, avec un BMI de 26,7 ± 5,7 kg/m2 et une HTA permanente (50 %), l’augmentation des dérivés méthoxylés (340 ± 510 %) confirmait le diagnostic. Dix patients (56 %) présentaient une perte pondérale en préopératoire (6,9 ± 4,4 kg). Aucune corrélation n’a été retrouvée entre la perte pondérale et les paramètres cliniques, hormonaux et anatomopathologiques. Un seul TEP au 18FDG révélait une activation de la graisse brune. En post-opératoire, 10 patients ont présenté une prise de poids (3,3 ± 1,6 kg). Une perte pondérale est observée chez 56 % des patients présentant un phéochromocytome. Concernant le mécanisme physiopathologique, elle ne semble pas être en lien direct avec la sécrétion des catécholamines ou une activation de la graisse brune. D’autres études sont nécessaires pour expliquer l’évolution pondérale des patients présentant un phéochromocytome.
Les blocs en 21 hydroxylase (21OH) de forme classique sont responsables d’une virilisation des filles et d’un déficit en gluco- et minéralocorticoïdes. Les tumeurs de la corticosurrénale semblent rares chez ces patients. Nous rapportons l’observation d’une patiente présentant un bloc en 21OH classique diagnostiqué en néonatal (virilisation et perte de sel). Le suivi médical et le traitement par glucocorticoïdes ont été interrompus, par la patiente, à l’âge de 15 ans. Elle consulte à 29 ans pour une hypertension artérielle permettant la découverte d’un nodule surrénalien droit de 38 mm, hétérogène, de densité spontanée à 31 UH avec un wash-out à 46 %, fixant intensément le TEP-18FDG. Cliniquement, elle présentait un hirsutisme, une hypertrophie clitoridienne, une aménorrhée secondaire depuis 7 ans. Biologiquement, la testostérone était à 652 ng/dl (N 10-85), la delta-4-androstènedione à 2003 ng/dl (N 75-205) et la 17hydroxyprogestérone à 6864 ng/dl (n < 100). Le traitement par hydrocortisone et dexaméthasone a été repris. La surrénalectomie droite a permis l’exérèse d’une tumeur corticosurrénalienne de 37 mm à cellules éosinophiles (WEISS à 2, sans critère de BISCEGLIA). La chirurgie a permis la régularisation des cycles et la normalisation de la pression artérielle. Un mois après la chirurgie, la testostérone était à 233 ng/dl (N 10-85) et la delta-4-androstènedione à 819 ng/dl (N 75-205). Chez les patients avec un bloc en 21OH classique, non contrôlé et/ou après une longue rupture de traitement, un scanner surrénalien est nécessaire pour dépister une tumeur de la corticosurrénale.
Background: Making the diagnosis of aortitis may be challenging in the “real life”. 18 F-FDG PET/CT (PET) has emerged has the gold standard to diagnose aortitis but it is expensive and not always quickly available. Injected CT-scan (CT) can also be used to diagnose aortitis, which is suspected when there is an extended circumferential, non-atherosclerotic increase of the aortic wall thickness (AWT). However, data are lacking on the diagnostic performances of AWT to diagnose aortitis. Objectives: To describe the diagnostic performance of AWT measured by CT to diagnose aortitis in patients over 50 years of age. Methods: We performed a monocentric retrospective study between 2013 and 2018 including 1) all patients over 50 years of age who had performed a PET for inflammation or fever of unknown origin or for suspicion of classical giant cell arteritis (GCA), aortitis or large vessel vasculitis (LVV); 2) with an injected CT-scan performed in the 30 days before or after PET; 3) not diagnosed to have cancer or infection 4) exposed to corticosteroids for less than 3 days at the time of CT and PET. The gold standard for aortitis was PET positivity according to the 2018 European consensus grading criteria (1). AWT was measured at different aortic segments (ascending aorta, descending thoracic aorta and suprarenal abdominal aorta) by a single radiologist unaware of the result of PET and of the previous interpretation of CT-scan. Results: Eighty-nine patients were included (female: 47%; mean age 68.8 (50-93) years; GCA: n=28). Twenty patients had aortitis according to the PET result (GCA: n=16). Mean maximal aortic wall thickening was: 3.25 mm (median: 3.3; range: 2-4.6) in the aortitis group and 2.2 mm (median: 2.1; range 1-3.8) in the negative PET group (p < 0.001). The best ROC curve AUC (85%) was obtained considering the maximal AWT on the thoracic and suprarenal abdominal aorta only. The AUC of the ROC curve at the ascendant thoracic aorta was poor (75%) (Figure). The Youden’s index of the ROC curve was 2.6 mm with a sensitivity of 85 % and specificity of 71 % (Table) for aortitis diagnosis. An AWT ≤ 2.0 mm exclude the diagnosis of aortitis. The 3 mm threshold had a PPV of only 52% and an AWT ≥ 4 mm was fully specific. Conclusion: Aortitis diagnosis using a routine injected CT-scan interpreted by a single radiologist may be certain when showing an AWT ≥ 4 and excluded for an AWT≤ 2.0. The threshold of 3 mm seems not sufficiently specific to diagnose aortitis without a confirmatory PET. References: [1]Riemer H.J.A. Slart et al. FDG-PET/CT(A) imaging in large vessel vasculitis and polymyalgia rheumatica: joint procedural recommendation of the EANM, SNMMI, and the PET Interest Group (PIG), and endorsed by the ASNC. Eur J Nucl Med Mol Imaging. 2018 Jul;45(7):1250–69. Table. Performance of different threshold for maximal thickness of the aortic wall for diagnosis of aortitis using PET positivity as the gold standard*. Thickness (mm) Sensitivity Specificity NPV PPV accuracy ≥ 1.9 100 % 30.4% 100 % 29.41 % 46 % ≥ 2.0 100 % 31.88 % 100 % 29.85 % 47 % ≥ 2.2 95 % 53.62 % 97.36 % 37.25 % 63 % ≥ 2.6 85 % 71.01 % 94.23 % 45.94 % 74 % ≥ 3.0 60 % 84.05 % 87.88 % 52.17 % 78 % ≥ 3.3 60 % 92.75 % 88.89 % 70.59 % 85 % ≥ 3.5 35 % 95.65 % 83.54 % 70 % 82 % ≥ 3.8 25 % 98.55 % 81.92 % 83.33 % 82 % ≥ 4.0 20 % 100 % 81.17 % 100 % 82 % *Made with ROC curve in descendant thoracic and suprarenal segment of the aorta; PET: 18 F-FDG PET/CT; NPV: negative predictive value; PPV: positive predictive value. Figure. ROC curve of aortic wall thickness, in descendant thoracic and suprarenal abdominal segments for the diagnosis of aortitis. Disclosure of Interests: None declared
La péricardite est une pathologie fréquente. Elle est responsable de 5 % des hospitalisations pour douleurs thoraciques. La tuberculose est la cause principale dans les pays où cette infection est épidémique. Dans les pays industrialisés, les péricardites sont dans 80 à 90 % des cas « idiopathiques ». L’enjeu reste de ne pas méconnaître les 10 à 20 % de péricardites en lien par exemple avec des pathologies inflammatoires systémiques ou néoplasiques. Le TEP scanner a déjà fait la preuve de son intérêt dans la stratégie diagnostique de ces affections. L’intérêt diagnostique du TEP scanner dans le bilan étiologique d’une péricardite n’a jamais été étudié. Nous avons réalisé une étude rétrospective bicentrique à partir du centre TEP du CHU de Toulouse. Les patients inclus étaient des patients de plus de 18 ans, bénéficié d’un TEP scanner à visée diagnostique dans le cadre du bilan étiologique d’une péricardite. Vingt neuf patients ont été inclus (14 hommes et 15 femmes). L’âge moyen au diagnostic de péricardite était de 51 ± 18 ans. Concernant les caractéristiques des péricardites, la douleur était présente dans 93 % des cas, un frottement péricardique auscultatoire dans 17 % des cas, des anomalies ECG dans 31 % des cas, un épanchement péricardique dans 76 % des cas. Sept patients avaient une tamponnade. Treize patients (45 %) avaient une pleurésie associée. Onze patients (38 %) étaient fébriles, 7 avaient une altération de l’état général (24 %). Cinq patients avaient un ATCD de maladie auto-immune et 4 de cancer. Les péricardites étaient aiguës dans 10 cas et chroniques dans 19 cas. Le nombre moyen de péricardites par patient était de 1,7 ± 1,4 (de 1 à 5). Le délai médian entre l’épisode de péricardite et la réalisation du TEP scanner était de 22 ± 23 jours. La CRP moyenne était de 142 ± 104 mg/L (de 5 à 369 mg/L). Une hyperfixation péricardique au TEP scanner était signalée dans 19 cas (65 %). Chez ces patients, une anomalie au scanner thoraco-abdomino-pelvien avait été retrouvée chez 17 d’entre eux (90 %). Finalement, le TEP scanner a permis un apport dans la démarche diagnostique dans 3 cas de péricardite (10 %). Il s’agissait toujours de péricardites chroniques. Un patient ayant déjà bénéficié de biopsies ganglionnaires sans apport diagnostique a bénéficié d’un TEP scanner, qui a permis de cibler la biopsie ganglionnaire et aboutir au diagnostic de sarcoïdose. Chez deux patients, le TEP scanner a mis en évidence une hyperfixation ganglionnaire. Chez une patiente la biopsie aspécifique n’a pas permis le diagnostic et la patiente a bénéficié d’un traitement d’épreuve par quadrithérapie antituberculeuse et corticothérapie. Dans l’autre cas, une biopsie ganglionnaire était préconisée chez un patient ayant un ATCD de cancer bronchique mais le patient a été perdu de vue. L’intérêt du TEP scanner au cours du bilan étiologique des péricardites n’a, à notre connaissance, jamais été étudié. L’incidence des péricardites aiguës est de 27,7 cas pour 100 000 personnes par an et la mortalité est faible (1,1 %), principalement en cas de pathologie infectieuse associée et chez les personnes âgées. L’apport diagnostique dans notre étude est faible car le scanner thoraco-abdomino-pelvien apportait déjà des informations importantes. L’intérêt diagnostique principal du TEP scanner est de rechercher l’hyperfixation d’une lésion visualisée au scanner afin de guider une biopsie. Une étude a évalué l’apport du TEP scanner pour différencier les péricardites tuberculeuses et les péricardites idiopathiques. La fixation péricardique était plus importante au cours de péricardites tuberculeuses et la TEP scanner permettait de mettre en évidence des hyperfixations ganglionnaires associées. L’intérêt pronostique du TEP scanner au cours d’un premier épisode de péricardite a été évalué dans une étude et l’intensité de la fixation scintigraphique du péricarde était associée au risque de récurrence de la péricardite. Au cours des péricardites néoplasiques, le TEP scanner est peu utile car concordant avec les données de l’échographie. La rentabilité diagnostique du TEP scanner au cours des péricardites est faible, principalement car il n’apporte pas d’information supplémentaire par rapport au scanner thoraco-abdomino-pelvien. L’indication du TEP scanner au cours des péricardites doit concerner les péricardites chroniques, et être discutée au cas par cas afin d’apporter des arguments supplémentaires en cas suspicion diagnostique.
Poster: EANM 19 / EP-0884 / Optimization of time acquisition of dopaminergic scan on a 360° CZT camera by: Payoux1, E. Cassol1, P. Blanc2, N. Roth3, A. Hitzel1, P. Gantet1; 1CHU Purpan, Toulouse, FRANCE, 2CHG Albi, Albi, FRANCE, 3Spectrum Dynamics Medical Ltd., Caesarea, ISRAEL
L’atrophie multisystématisée (AMS) est une pathologie neurodégénérative rare, sporadique et progressive de l’adulte. Bien que la pathologie soit connue de longue date, sa physiopathologie n’est pas encore complètement comprise, notamment concernant la dysautonomie. L’objectif de cette étude était la recherche des corrélations entre les scores cliniques d’évaluation de l’AMS-P (parkinsonienne) et le métabolisme cérébral en tomographie par émission de positons (TEP) au 18-Fluorodeoxyglucose. Trente-trois patients présentant une AMS-P ont été évalués rétrospectivement. Tous avaient bénéficié d’une TEP cérébrale, d’une évaluation clinique complète par l’échelle spécifique Unified Multiple System Atrophy Rating Scales (UMSARS) et par 5 tests d’évaluation de la dysautonomie cardio-vasculaire. 3 des 4 composants de l’UMSARS ont été retenus : UMSARS 1 (fonctionnel,/48), UMSARS 2 (moteur,/56) et UMSARS 4 (autonomie,/5). L’évaluation de la dysautonomie était composée de la modification de la pression artérielle (PA) au lever, au tilt-test et à la contraction isométrique et de la fréquence cardiaque (FC) au lever (rapport 30/15), à la manœuvre de Valsalva et à la respiration profonde. Les recherches de corrélation ont été réalisées sur le logiciel SPM12®. Le seuil de significativité retenu était p < 0,0001 avec des clusters associant au moins 20 voxels. Il existait une corrélation négative entre le métabolisme des putamen et l’UMSARS 1 (après correction des comparaisons multiples FWE : à droite p < 0,05) et entre le métabolisme du putamen droit et UMSARS 2. L’évaluation de la dysautonomie a également mis en évidence des corrélations négatives entre le métabolisme de l’insula gauche et le rapport 30/15 (p < 0,05 corrigé FWE) et entre le métabolisme du lobule paracentral gauche et la modification de la FC lors de la manœuvre de Valsalva. Le métabolisme du gyrus frontal inférieur droit était corrélé positivement avec l’augmentation de la PA diastolique lors des contractions isométriques. À notre connaissance, pour la première fois, ont été mises en évidence des relations entre le métabolisme des lobes frontaux et de l’insula gauche avec les manifestations dysautonomiques dans l’AMS-P. Les évaluations fonctionnelles et motrices étaient liées à la diminution du métabolisme dans les ganglions de la base et, plus particulièrement, dans les putamen. Cette étude ouvre une voie dans la compréhension et le suivi clinique de l’AMS-P.
PurposeTo study an original 3D visualization of head and neck squamous cell carcinoma extending to the mandible by using [18F]-NaF PET/CT and [18F]-FDG PET/CT imaging along with a new innovative FDG and NaF image analysis using dedicated software. The main interest of the 3D evaluation is to have a better visualization of bone extension in such cancers and that could also avoid unsatisfying surgical treatment later on.Patients and methodsA prospective study was carried out from November 2016 to September 2017. Twenty patients with head and neck squamous cell carcinoma extending to the mandible (stage 4 in the UICC classification) underwent [18F]-NaF and [18F]-FDG PET/CT. We compared the delineation of 3D quantification obtained with [18F]-NaF and [18F]-FDG PET/CT. In order to carry out this comparison, a method of visualisation and quantification of PET images was developed. This new approach was based on a process of quantification of radioactive activity within the mandibular bone that objectively defined the significant limits of this activity on PET images and on a 3D visualization. Furthermore, the spatial limits obtained by analysis of the PET/CT 3D images were compared to those obtained by histopathological examination of mandibular resection which confirmed intraosseous extension to the mandible.ResultsThe [18F]-NaF PET/CT imaging confirmed the mandibular extension in 85% of cases and was not shown in [18F]-FDG PET/CT imaging. The [18F]-NaF PET/CT was significantly more accurate than [18F]-FDG PET/CT in 3D assessment of intraosseous extension of head and neck squamous cell carcinoma. This new 3D information shows the importance in the imaging approach of cancers. All cases of mandibular extension suspected on [18F]-NaF PET/CT imaging were confirmed based on histopathological results as a reference.ConclusionsThe [18F]-NaF PET/CT 3D visualization should be included in the pre-treatment workups of head and neck cancers. With the use of a dedicated software which enables objective delineation of radioactive activity within the bone, it gives a very encouraging results. The [18F]-FDG PET/CT appears insufficient to confirm mandibular extension. This new 3D simulation management is expected to avoid under treatment of patients with intraosseous mandibular extension of head and neck cancers. However, there is also a need for a further study that will compare the interest of PET/CT and PET/MRI in this indication.
Objective: To assess whether F-18-florbetapir, a PET amyloid tracer, could bind vascular amyloid in cerebral amyloid angiopathy (CAA) by comparing cortical florbetapir retention during the acute phase between patients with CAA-related lobar intracerebral hemorrhage (ICH) and patients with hypertension-related deep ICH.Methods: Patients with acute CAA-related lobar ICH were prospectively enrolled and compared with patients with deep ICH. F-18-florbetapir PET, brain MRI, and APOE genotype were obtained for all participants. Cortical florbetapir standard uptake value ratio (SUVr) was calculated with the whole cerebellum used as a reference. Patients with CAA and those with deep ICH were compared for mean cortical florbetapir SUVr values.Results: Fifteen patients with acute lobar ICH fulfilling the modified Boston criteria for probable CAA (mean age = 67 +/- 12 years) and 18 patients with acute deep ICH (mean age = 63 +/- 11 years) were enrolled. Mean global cortical florbetapir SUVr was significantly higher among patients with CAA-related ICH than among patients with deep ICH (1.27 +/- 0.12 vs 1.12 +/- 0.12, p = 0.001). Cortical florbetapir SUVr differentiated patients with CAA-ICH from those with deep ICH (area under the curve 5 0.811; 95% confidence interval [CI] 0.642-0.980) with a sensitivity of 0.733 (95% CI 0.475-0.893) and a specificity of 0.833 (95% CI 0.598-0.948).Conclusions: Cortical florbetapir uptake is increased in patients with CAA-related ICH relative to those with deep ICH. Although F-18-florbetapir PET can label vascular b-amyloid and might serve as an outcome marker in future clinical trials, its diagnostic value in acute CAA-related ICH seems limited in clinical practice.