9546 Background: Treatment options for patients (pts) with advanced melanoma who experience resistance to immunotherapy (ICI) +- targeted therapy are lacking. Studies suggest the anti-tumour activity of combined pembrolizumab and lenvatinib in pts progressing on ICI. We report the clinical outcomes of combined lenvatinib and anti-PD-1 in this population. Methods: This French multicenter real-world study was conducted from 09/2020 to 07/2023. The primary endpoint was objective response rate (ORR) according to the RECIST criteria (v.1.1). Secondary endpoints were treatment-related adverse events (TRAEs), progression-free survival (PFS), overall survival (OS) and duration of response (DOR). Results: Of the 67 pts included (median age, 69 years; median follow-up, 5.0 months), 85% had stage IV M1c or M1d disease. Baseline characteristics are presented (Table). Overall ORR was 28.4% (95%CI, 18–41%), including 3 complete (4.5%) and 16 partial (23.9%) responses. ORR was 71.4% (95%CI, 29–96%) for mucosal melanoma, 32,8% (95%CI, 21–46%) for pts pre-treated with anti-PD-1 + anti-CTLA-4, and 31,5% (95%CI, 20–46%) for BRAF wild-type melanoma. Median DOR was 3.1 (IQR, 1.3–4.3) months. Median PFS and OS were 3.1 (95% CI, 2.5–3.7) and 9.8 (95% CI, 5.6–13.9) months respectively. Grade 3–4 TRAEs occurred in 16 pts (24%, no grade 5); common TRAEs were fatigue (43.3%), nausea/vomiting (26.8%), diarrhea (20.9%), and hypertension (20.9%). Conclusions: Our study demonstrates an interesting response rate and acceptable safety profile of this combination, with manageable toxicities, in an immuno-refractory population with poor prognostic factors. Pts pre-treated with anti-PD-1+ anti-CTLA-4, and those with BRAF wild-type melanoma seemed to benefit more from this strategy. Our study also provides promising data (considering the small sample) for pts with mucosal melanoma. Our data support this treatment option for refractory melanoma, though not yet approved by the health authorities, and highlight the need for new strategies. [Table: see text]
Introduction Les options thérapeutiques pour les patients atteints d’un mélanome métastatique résistant à l’immunothérapie et parfois aussi à la thérapie ciblée sont limitées. Des études suggèrent une activité anti-tumorale de l’association pembrolizumab+lenvatinib chez des patients immunorésistants. Aussi, avons-nous évalué les données d’efficacité et de tolérance en vie réelle de l’association anti-PD-1+lenvatinib dans cette population. Matériel et méthodes Cette étude française multicentrique, rétrospective, en vie réelle, a été menée entre 09/2020 et 07/2023. Le critère de jugement primaire était le taux de réponse objective selon les critères RECIST (v.1.1). Les critères de jugement secondaires étaient les effets secondaires liés au traitement, la survie sans progression, la survie globale et la durée de réponse. Résultats Parmi les 67 patients inclus (âge médian de 69 ans), 85% présentaient une maladie de stade IV M1c ou M1d. Les caractéristiques initiales sont présentées. Le suivi médian était de 5 mois. Le taux de réponse objective était de 28,4% (95%CI, 18–41%), incluant 3 réponses complètes (4,5%) et 16 réponses partielles (23,9%). Le taux de réponse objective était de 71,4% (95%CI, 29–96%) pour les primitifs muqueux (n=7 patients), 32,8% (95%CI, 21–46%) pour les patients prétraités par anti-PD-1+anti-CTLA-4 (n=58 patients), et 31,5% (95%CI, 20–46%) pour les mélanomes BRAF sauvage (n=54 patients). La durée médiane de réponse était de 3,1 mois (IQR, 1,3–4,3). La médiane de survie sans progression et de survie globale était de 3,1 mois (95% CI, 2,5–3,7) et 9,8 mois (95% CI, 5,6–13,9) respectivement. Des effets secondaires de grade 3-4 sont survenus chez 16 patients (24%), les plus fréquents étant l’asthénie (43,3%), les nausées/vomissements (26,8%), la diarrhée (20,9%) et l’hypertension artérielle (20,9%). Aucune toxicité de grade 5 n’a été déclarée. Discussion Nos résultats sont comparables à ceux de l’essai de phase II LEAP-004 qui démontrait un taux de réponse de 21% de l’association pembrolizumab et lenvatinib au sein d’une cohorte de 103 patients immuno-résistants. Les patients prétraités par anti-PD-1+ anti-CTLA-4 et ceux atteints d’un mélanome BRAF sauvage paraissent mieux répondre à cette stratégie. Notre travail suggère également des résultats prometteurs pour les patients atteints d’un mélanome muqueux. Ces résultats sont à pondérer au faible effectif de patients dans ce sous-groupe. Conclusion Notre étude montre que l’association anti-PD-1+lenvatinib offre un taux de réponse intéressant pour un profil de tolérance acceptable, avec des toxicités gérables, au sein d’une population immuno-résistante aux caractéristiques pronostiques péjoratives. Nos résultats, bien que limités par un suivi court, soutiennent ainsi cette option thérapeutique, non encore approuvée par les autorités sanitaires, dans les mélanomes réfractaires. Ils appuient également la nécessité de développer de nouvelles stratégies plus efficaces.
The data that support the findings of this study are available from the corresponding author upon reasonable request.
1 Costa LMC, Cappel MA, Keeling JH. Clinical, pathologic, and immunologic features of pemphigus herpetiformis: a literature review and proposed diagnostic criteria. Int J Dermatol 2019; 58: 997–1007. 2 Jablonska S, Chorzelski TP, Beutner EH, Chorzelska J. Herpetiform pemphigus, a variable pattern of pemphigus. Int J Dermatol 1975; 14: 353–359. 3 Joly P, Maho-Vaillant M, Prost-Squarcioni C et al. First-line rituximab combined with short-term prednisone versus prednisone alone for the treatment of pemphigus (Ritux 3): a prospective, multicentre, parallelgroup, open-label randomised trial. Lancet Lond Engl 2017; 389: 2031– 2040. 4 Joly P, Horvath B, Patsatsi Α et al. Updated S2K guidelines on the management of pemphigus vulgaris and foliaceus initiated by the european academy of dermatology and venereology (EADV). J Eur Acad Dermatol Venereol JEADV 2020; 34: 1900–1913. 5 Boulard C, Duvert Lehembre S, Picard-Dahan C et al. Calculation of cutoff values based on the Autoimmune Bullous Skin Disorder Intensity Score (ABSIS) and Pemphigus Disease Area Index (PDAI) pemphigus scoring systems for defining moderate, significant and extensive types of pemphigus. Br J Dermatol 2016; 175: 142–149. 6 Mignard C, Maho-Vaillant M, Golinski M-L et al. Factors Associated with short-term relapse in patients with pemphigus who receive rituximab as first-line therapy: a post hoc analysis of a randomized clinical trial. JAMA Dermatol 2020; 156: 545–552. 7 Kasperkiewicz M, Kowalewski C, Jabło nska S. Pemphigus herpetiformis: from first description until now. J Am Acad Dermatol 2014; 70: 780–787. 8 Laws PM, Heelan K, Al-Mohammedi F, Walsh S, Shear NH. Pemphigus herpetiformis: a case series and review of the literature. Int J Dermatol 2015; 54: 1014–1022.
Le traitement de 1 re ligne des carcinomes épidermoïdes (CE) localement évolués ou métastatiques repose sur les anti-PD-1. L’analyse de données de l’ATU ayant permis l’accès au cémiplimab en France, a montré que l’immunodépression n’impactait pas la survie sans progression (SSP) ni la survie globale (SG). La LLC représentait 1/3 des causes d’immunodépression. Notre objectif était d’étudier les caractéristiques des patients (pts) atteints de LLC (LLC+) et de les comparer à celles des patients sans LLC (LLC−). Cette étude rétrospective s’appuyait sur les données recueillies dans le cadre de l’ATU nominative à l’aide d’un questionnaire standardisé. Les données d’efficacité et de tolérance étaient actualisées pour l’ensemble des 20 patients LLC+ et comparées à celles des patients LLC−. Les caractéristiques des patients sont présentées dans le tableau. Les patients LLC+ en comparaison aux patients LLC− étaient significativement plus souvent des hommes et étaient plus âgés. Ils présentaient également plus souvent des tumeurs localisées à l’extrémité céphalique. Ils avaient tendance, sans que la différence soit significative, à avoir plus souvent des tumeurs multiples et à avoir moins souvent de dermatose chronique. Le stade le plus fréquent à l’initiation de l’immunothérapie était le stade régional comme chez les patients LLC−. Le taux de meilleure réponse dans le groupe LLC+ (65 %) ne différait pas significativement ( p = 0,24) de celui du groupe LLC− (50 %). Dans le groupe LLC+, il y avait 8 réponses complètes (40 % de RC) et 5 réponses partielles (15 % de RP) ; 1 pt était en stabilisation ; 5 pts progressaient et 1 pt n’était pas évaluable. Parmi les 13 pts répondeurs 5 pts (1 RC et 4 RP) ont rechuté soit 13 % des RC et 80 % des RP. Avec une durée médiane de suivi de 8,7 mois dans le bras LLC− et de 22,5 mois dans le bras LLC+, la SSP et la SG ne différaient pas significativement dans les 2 groupes ( p = 0,24 pour la SSP et p = 0,18 pour la SG). Notre analyse montre que les caractéristiques des CE des patients atteints de LLC diffèrent de celles des patients LLC−. Les patients LLC+ sont plus souvent des hommes âgés. En France, les patients atteints de LLC sont aussi plus souvent des hommes avec un sex-ratio à 1,9 et ont un âge médian de 73 ans au diagnostic d’après une étude récente. La localisation préférentielle à l’extrémité céphalique est significativement plus fréquente en cas de LLC. Le taux de meilleure réponse, la SSP et la SG similaires chez les LLC+ et LLC− suggèrent que les patients atteints de LLC doivent pouvoir bénéficier des anti-PD-1. Le taux de rechute élevé chez les répondeurs partiels doit inciter à ne pas interrompre précocement les anti-PD-1 en cas de RP et à développer des approches de combinaisons de traitements. Le risque de rechute est par contre très faible en cas de RC.
Dans l’essai de phase 2 évaluant le cémiplimab (CEM) chez des patients (pts) ayant un carcinome épidermoïde cutané (CEC) localement évolué ou métastatique, le taux de meilleure réponse (TMR) était de 47 % et la survie globale (SG) à un an de 81 %. Une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) nominative a permis à ces pts d’accéder au CEM hors protocole. Notre objectif était d’analyser les données d’efficacité et de tolérance de cette ATU. Les 58 centres ayant inclus des pts entre le 08/18 et le 10/19 dans cette étude rétrospective ont été sollicités pour compléter une fiche standardisée par pt. L’objectif principal était le TMR, les objectifs secondaires étaient la survie sans progression (SSP), la SG, la durée de la réponse (DDR) et la tolérance. La réponse était évaluée dans les centres. Les effets indésirables (EI) étaient évalués selon la classification CTCAEv5. La SSP, la SG et la DDR ont été calculées par la méthode de Kaplan–Meier. La date de point était le 19/06/20. Les cas de 245 pts (178H/67F, âge moyen 77,1 ± 13) ont été analysés. Il y avait 189 pts inclus dans l’ATU nominative et 56 dans celle de cohorte ; 59 % des pts avaient déjà reçu une radiothérapie et 52 % des pts ont reçu le CEM en 1re ligne de traitement systémique ; 68 % des CEC étaient localisés à la tête et au cou. Ils étaient localement évolués (35 %), régionaux (39 %) ou métastatiques à distance (26 %) ; 24 % des pts étaient immunodéprimés : hémopathies, 15 % ; VIH, 3 % ; transplantés, 3 % ; immunosuppresseurs, 2 %, autre, 1 % ; 3 % avaient une génodermatose et 12 % une dermatose chronique. Un neurotropisme était présent dans 23 % des CEC. Le PS était ≥ 2 chez 28 % des pts. Le nombre moyen de perfusions de CEM était de 10 (4–22). Parmi les 240 pts ayant reçu ≥ 1 perfusion, le TMR (IC 95 %) était de 50,4 % (43,9–56,9) avec 51 RC (21 %) et 70 RP (29 %). Le suivi médian était de 12,6 mois. La SSP médiane (IC95 %) était de 8,2 mois (6,7–11,7). Les médianes de SG/DDR n’étaient pas atteintes ; la SG (IC95 %) à 1 an était de 63,1 % (56,8–70,1). La durée médiane de traitement était de 5,5 mois et 29 % des pts étaient encore traités à un an. Des EI survenaient chez 75 pts (31 %) ; les plus fréquents (> 2,5 %) étaient asthénie, diarrhées, cholestase et prurit ; 22 pts (9 %) ont présenté ≥ 1 EI de grade 3–4. Un pt est décédé d’un syndrome de Lyell lié au CEM et 16 pts (7 %) ont arrêté le CEM du fait d’un EI. Ces premières données d’étude en vie réelle permettent de caractériser les pts susceptibles d’être traités par CEM. Ils incluent une fréquence élevée (15 %) de pts atteints d’hémopathies. Elles confirment le taux de réponse élevé du CEM ainsi que sa bonne tolérance. L’inclusion dans cette étude d’une proportion importante de pts immunodéprimés et de pts au PS altéré, habituellement non inclus dans les essais, a pu contribuer à une SG à un an plus faible que dans l’essai de phase 2.
Patients (pts) with advanced cutaneous squamous cell carcinoma (CSCC) have a poor prognosis. A French early access program (EAP) allowed access to cemiplimab (CEM), a PD-1-blocking antibody, (3 mg/kg/2 wks) in 247 pts with locally advanced (la) or metastatic (m) CSCC. This was a retrospective analysis of pts with la/m CSCCs treated with CEM from 45 centers. The primary endpoint was best response rate (RR); secondary endpoints included progression-free survival (PFS), overall survival (OS), duration of response (DOR) and safety. Response was assessed by investigators. Adverse events (AEs) were graded according to the CTCAEv5. PFS, OS and DOR were estimated using Kaplan–Meier analysis. Data cutoff was 05/05/20. Of 247 pts enrolled between 8/18 and 10/19, files of 193 pts (141M/52F; mean age 77 yrs ±13) were collected. Half pts received CEM as a 1st line of systemic treatment. 68% of primary CSCCs were located on head and neck. 37% of pts had la CSCC; 36% had regional disease and 27% distant metastases. 26% of pts were immunocompromised. 72% of pts had PS 0/1. Median number of CEM infusions was 10 (0-35). Among 188 pts who received >1 infusion, the best RR was 50% (CI95% 43-57%, 40 CR, 54 PR); DCR was 60%. Median follow-up was 12 mo (1-20). Median PFS was 11 mo (8—NE), median OS and DOR were not reached; 65% (CI95%, 57-73%) of pts were alive 1 yr after starting CEM. Treatment-related Aes (TRAE) were reported in 49 (26%) pts, the most frequent (>2%) being fatigue, hypothyroidism and cholestasis. A total of 18 (9%) pts experienced ≥1 gr. 3–4 TRAE. There were no treatment-related deaths reported, and 10 (5%) pts discontinued therapy because of TRAE (cholestasis and/or cytolysis (3 cases), anorexia, fatigue, anemia, kidney failure, polyarthritis, DRESS syndrome, colitis). These results strongly suggest that cemiplimab, in the first French pts treated in real life setting, provided a similar benefit to that observed in clinical trials.
Introduction : le psoriasis est une dermatose chronique inflammatoire frequemment associee de facon erronee a une etiologie psychosomatique dans la population generale. Le psoriasis s’accompagne souvent de troubles de l’humeur. Il semble exister un lien entre inflammation, depression et psoriasis, explique par des facteurs biologiques. Les traitements systemiques du psoriasis se sont developpes ces dernieres annees, posant parfois, le probleme de toxicites psychologiques potentielles. Les recommandations sur cette comorbidite sont peu nombreuses. L’objectif de notre etude etait d’evaluer les pratiques des dermatologues francais, hospitaliers et liberaux, concernant d’une part le depistage des troubles de l’humeur au cours du psoriasis, et d’autre part leur sentiment sur l’influence des differentes therapeutiques disponibles dans cette association. Materiel et methodes : une enquete de pratique nationale et anonyme a ete realisee par questionnaire adresse aux dermatologues hospitaliers et liberaux francais, d’avril a aout 2018, diffuse par le biais du GEM Resopso, et d'associations de dermatologues. L'âge, le genre, le mode d'exercice et l’interet pour les troubles de l’humeur des dermatologues etaient recueillis. Le questionnaire evaluait leurs pratiques concernant leurs methodes d’evaluation des troubles de l’humeur, la nature des troubles rencontres et leurs complications et leur sentiment vis-a-vis des traitements du psoriasis sur ces troubles de l’humeur. Resultats : le questionnaire a ete rempli par 110 dermatologues (âge moyen 47 ans ; femmes : 76%), 42 hospitaliers (38.2%) ,35 liberaux. (35,8%) et 29 a l’activite mixte (26.4%). 89,9% des dermatologues s’interessaient aux troubles de l’humeur. 91,8% des dermatologues conseillaient a leurs patients de voir un professionnel de sante dedie en cas de depistage de troubles de l’humeur.34,5% notaient que ces desordres mentaux existaient en dehors d’une forme severe de psoriasis. 35% des praticiens avaient rencontre des idees suicidaires chez leurs patients,12,7% notaient des cas de tentatives de suicide. Selon eux, ces patients avaient plus d’addictions (65,7%). 72,2% avaient l’impression que les traitements du psoriasis avaient une influence sur les troubles de l’humeur avec une amelioration pour les anti TNFα (69,5%), IL12/23 (59,5%), anti IL17 (60%), phototherapie (68,7%), et methotrexate (66,3%). 23,4% avaient le sentiment de deterioration de l’humeur sous apremilast. Conclusion : l’interet des dermatologues pour les troubles de l’humeur chez leurs patients psoriasiques est important. Il semble exister plus d’addictions, d’idees suicidaires et de depression dans cette population. Malgre le fort interet des praticiens, il existe probablement une angoisse quant a la gestion des troubles de l’humeur chez les patients atteints de psoriasis et des recommandations pour leur prise en charge semblent necessaires.
Background.- Foreign body granuloma is an inflammatory tissue reaction to exogenous material. Classically it appears on the face after aesthetic procedures. Herein we report for the first time three cases of facial granulomatous reactions to microbeads after arterial cervico-facial embolization. Patients and methods. - Three patients underwent embolization of the facial arteries using Embogold microbeads in a setting of epistaxis or tumoral hemostasis. Within 10 to 45 days painful, inflammatory, subcutaneous nodules appeared on the homolateral side of the face. Histological samples showed an inflammatory response with giant cells as well as the presence of microbeads in the skin. A favorable outcome was achieved with colchicine in one patient and with surgery in another; the third patient was lost to follow-up. Discussion. - The embolizing microspheres produced a local inflammatory reaction, with destruction of the vascular wall and bead migration to facial tissue leading to a granulomatous reaction. The occurrence of three cases within a period of few weeks, with several different operators and batches of products, is surprising considering the long-standing use of the product. There was no common comorbidity in the patients and no suggestion of trauma. Retrospective analysis of the product batches was normal. Gold staining could play a role in severe inflammatory response to Embogold particles. Conclusion.- These three cases illustrate the value of discussing potential foreign body granulomatous reaction in cases of facial nodules following cervico-facial embolization. Colchicine may offer a valuable therapeutic alternative. (C) 2018 Published by Elsevier Masson SAS.
La présence de signes cutanés dans la sarcoïdose systémique est fréquente et ces signes sont bien connus des dermatologues. Nous rapportons le cas particulier d'une patiente de 50 ans chez laquelle le diagnostic de sarcoïdose pulmonaire a été posé devant la survenue de volumineux granulomes à corps étrangers du visage, formés sur corps étrangers persistants suite à un accident de la voie publique survenu 30 ans plus tôt. Une patiente de 50 ans consultait pour la survenue depuis plusieurs semaines de lésions temporales inflammatoires et douloureuses. L'interrogatoire trouvait la notion d'un accident de la voie publique en 1985 avec traumatisme facial nécessitant une chirurgie réparatrice. Les suites opératoires avaient été simples et la cicatrisation satisfaisante, sans aucune manifestation pendant les trente années suivantes. À l'examen, on mettait en évidence des lésions nodulaires inflammatoires temporales droites, en regard des séquelles chirurgicales anciennes. La patiente ne présentait aucune symptomatologie respiratoire. L'examen histologique de la biopsie cutanée montrait un granulome épithélio-giganto cellulaire sans nécrose caséeuse survenu sur corps étranger. Le Quantiferon® et l'IDR étaient négatifs éliminant une tuberculose. Le scanner thoracique montrait la présence d'images pulmonaires en verre dépoli et d'adénopathies médiastinales s'intégrant dans le cadre d'une sarcoïdose pulmonaire. La fibroscopie bronchique et le lavage bronchoalvéolaire confirmaient ce diagnostic. L'enzyme de conversion de l'angiotensine était également élevée. Un traitement par corticothérapie générale 1 mg/kg était instauré permettant une régression rapide des lésions cutanées et une diminution des images pulmonaires. Un relais par méthotrexate est en cours avec toujours un bon contrôle des lésions cutanées et pulmonaires. Les manifestations cutanées de la sarcoïdose sont fréquentes (15 à 25 % des cas). Dans moins de 5 % des cas, des nodules sarcoïdosiques peuvent apparaître sur des cicatrices anciennes, parfaitement quiescentes. Ces localisations cicatricielles précèdent ou accompagnent une sarcoïdose systémique, mais peuvent être l'unique manifestation de la maladie. Elles s'observent sur des cicatrices de traumatisme, d'intervention chirurgicale, mais également aux points de ponction veineuse ou de vaccination et tatouages. La présence de corps étrangers au sein d'un granulome sarcoïdosique ne doit donc pas faire écarter le diagnostic de sarcoïdose systémique. Notre observation montre au contraire que même en l'absence de symptomatologie pulmonaire évidente, la réaction à corps étranger, même très tardive, doit faire suspecter le diagnostic de sarcoïdose systémique authentique associée. Si la non-spécificité du granulome sarcoïdosique est connue, il importe de rappeler la possibilité de l'association d'une authentique sarcoïdose et d'une réaction à corps étranger.
Introduction Le dénosumab est un anticorps monoclonal IgG2 humain, inhibant la formation, la fonction et la survie des ostéoclastes et diminuant la résorption osseuse. Il est indiqué dans la prise en charge de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées, chez les hommes à risque fracturaire élevé lors de traitements hormono-ablatifs des cancers de prostate ou encore dans la prise en charge des complications des métastases osseuses des cancers solides. Pourtant bien différent des classiques biphosphonates, l’emploi du dénosumab s’accompagne également d’un risque d’ostéonécrose mandibulaire. En revanche, les effets secondaires cutanés de ce traitement sont encore mal connus ; nous rapportons un cas d’hyperpigmentation faciale survenue au décours d’une injection de dénosumab chez une patiente de 60ans. Observations Nous rapportons le cas d’une patiente de 60ans, sans antécédents en dehors d’une ostéoporose, de phototype IV, qui a consulté pour l’apparition depuis plusieurs mois d’une hyperpigmentation du visage et du cou, associée à une alopécie diffuse et à une dépilation sourcilière. L’interrogatoire retrouvait comme seul facteur déclenchant une injection de désonumab en décembre 2015, soit un mois avant l’apparition des premiers signes cutanés. Les lésions cutanées se sont progressivement installées avec une atteinte invalidante du visage et du cou, respectant le triangle sous mentonnier, suggérant un rôle associé de l’exposition solaire chez cette patiente au phototype foncé. Une biopsie réalisée retrouvait un aspect de poïkilodermie non spécifique. Un traitement par vitamine A topique a été prescrit permettant une amélioration lente des lésions cutanées, mais sans effet sur la dépilation sourcilière. Discussion L’utilisation des anticorps monoclonaux type dénosumab dans la prise en charge de l’ostéoporose et des localisations secondaires osseuses des cancers solides est de plus en plus répandue. Comme pour les biphosphonates, le risque d’ostéonécrose mandibulaire est souligné, risque dont les rhumatologues et cancérologues sont bien informés. En revanche, sur le plan des effets secondaires cutanés, l’accent est mis sur le risque de cellulite infectieuse et de rash cutané, les troubles pigmentaires étant seulement cités comme très rares dans le résumé des caractéristiques du produit. Cependant, bien que la physiopathologie ne soit pas élucidée, cet effet secondaire à type d’hyperpigmentation et de poïkilodermie photo-distribuée doit être connu des dermatologues car son caractère affichant et l’absence de prise en charge précoce préventive (photoprotection) peuvent conduire, comme ce fut le cas chez notre patiente, à un refus de la poursuite du traitement. Conclusion Nous rapportons un cas d’hyperpigmentation faciale secondaire au dénosumab. Cet effet secondaire, bien que rare, doit être connu des dermatologues, l’utilisation des anticorps monoclonaux dans la prise en charge de l’ostéoporose étant de plus en plus répandue.
Nous réalisons une mise au point sur le mélanome vaginal et sa prise en charge.Il s’agit d’une étude rétrospective des mélanomes muqueux localisés au vagin opérés à l’institut Gustave-Roussy de 2000 à 2010.Six patientes atteintes de mélanome vaginal ont été opérées entre 2000 et 2010 sur 37 cancers vaginaux traités à l’institut, soit 13,6 %. L’âge médian des patientes était de 53,5 ans [48–66]. La lésion était toujours macroscopiquement visible, d’allure nodulaire avec une taille tumorale médiane de 5,4 cm [1,5–15]. Cinq des six patientes ont été explorées par TEP scanner en préopératoire. La chirurgie initiale a comporté deux traitements conservateurs et quatre colpectomies totales dont une exentération antérieure. Deux patientes ont bénéficié d’une reconstruction vaginale par colpoplastie sigmoïde. Une seule patiente avait une extension ganglionnaire. La survie médiane sans récidive était de 10,5 mois [4–51]. Toutes les patientes ont récidivé, dont trois dans les six premiers mois après chirurgie. Trois patientes ont récidivé d’emblée localement et trois patientes à distance. Les récidives locales ont été traitées chirurgicalement. Une récidive locale itérative a été traitée par électrochimiothérapie. Une récidive locorégionale a été traitée par perfusion isolée pelvienne. Une patiente avait une mutation de KIT. Deux patientes sont décédées 12 et 83 mois après l’intervention, soit un tiers des patientes.Le mélanome vaginal est une pathologie particulièrement agressive. La survie à cinq ans est inférieure à 20 % d’après la littérature. La récidive locale et/ou métastatique est fréquente et plusieurs nouveaux traitements locaux ou adjuvants sont en cours d’évaluation.The aim of this study was to describe the clinical features of vaginal melanoma and treatments available.This is a retrospective review of patients with primary vaginal melanoma operated from 2000 to 2010 at Gustave-Roussy Institute.Six patients had surgery for a vaginal melanoma out of 37 patients operated for vaginal cancer in our institute in the same period (13.6%). Median age was 53.5 years [48–66]. The melanoma presented as a macroscopically visible nodular tumor in all case. Median tumour size was 5.4 cm [1.5–15]. Five of the six patients had a [18F] fluoro-deoxy-glucose positron-emission tomography combined with integrated computed tomography (FDG-PET/CT) before surgery. Initial management included two conservative treatments and four colpectomy with one anterior exenteration. Two sigmoidcolpoplasties were performed. Lymph node metastases were found in only one patient. Median progression free survival was 10.5 months [4–51]. All patients have relapsed, three of them in the 6 months following surgery. Recurrences were local in three patients and distant in three patients. Local recurrences were surgically treated. In one case, electrochemotherapy was performed. One patient with locoregional disease underwent a pelvic isolated perfusion. One patient had a KIT mutation. Two patients died at 12 and 83 months.Vaginal melanoma had a poor prognosis. The 5-year overall survival is under 20% from literature data. Local and/or distant recurrences are frequent and new local and adjuvant treatments are currently evaluated.
Les progrès dans la technologie d’ingénierie biologique autorisent la production en grande quantité d’anticorps monoclonaux (AcMo) chimériques, humanisés ou humains. Dans les tumeurs solides, les cibles appartiennent à l’un des systèmes suivants : (1) les facteurs de croissance à récepteurs transmembranaires tumoraux (IGF1) ou des cellules endothéliales (VEGFA) (Bévacizumab) : ce dernier a montré une activité additive à celle de chimiothérapie et de radiothérapie dans les cancers colorectaux métastatiques, les cancers pulmonaires non épidermoïdes, les cancers de l’ovaire, les cancers du sein métastatiques et les rechutes de glioblastome ; (2) le domaine extracellulaire de récepteurs transmembranaires de facteurs de croissance : EGFR en l’absence de mutation activatrice de KRAS pour le cétuximab et le panitumumab, cancers de la tête et du cou en association avec une radiothérapie et éventuellement cancers épidermoïdes bronchiques. Les AcMo anti-ERBB2 sont devenus un élément indispensable du traitement des cancers du sein HER2 positifs à tous ses stades ; (3) des molécules (clusters de différenciation) modifiant l’activité de cellules du stroma, notamment immunologiques comme CTLA4 : l’ipilimumab, AcMo dirigé contre celui-ci amplifie la réponse T cytotoxique antitumorale et est actif dans les mélanomes. Ces activités sont obtenues au prix de toxicités de classe plus spécifiques de la cible et de sa présence sur des cellules normales, ou du mécanisme d’action (ipilimumab). Enfin, une activité synergique ou additive est observée avec des chimiothérapies cytotoxiques spécifiques des cancers ciblés et maintenant de petites molécules ciblées.Advances in bioengineering have lead to the possibility to conduct large scale production of monoclonal antibodies (MoAB) and to reduce progressively the murine component from 30% (chimeric MoAB) to 5% (humanized MoAB) to 0% (human MoAB). Three types of extracellular components are targeted in solid tumours : (1) Growth factors with transmembrane tyrosine kinase receptors either of tumour cells (IGF1) or endothelial cells (Bevacizumab). Bevacizumab has activity additive to that of chemotherapy in advanced colorectal, non squamous lung, ovarian, metastatic breast cancers and glioblastomas; (2) Extracellular domain of those transmembrane receptors : EGFR in colorectal cancer if no activating of KRAS with cetuximab and panitumumab, head and neck carcinomas with radiotherapy, and probably squamous lung cancers. Anti-ERBB2 MoAb are now a constitutive part of therapy of ERBB2 positive breast cancers at any stage; (3) Differenciation cluster regulating relationship ot tumour and stromal cells and in particular immunologic effectors. This is the case of anti-CTLA4 MoAB ipilimumab which activates and amplifies immunological cytotoxic response against melanoma with improved survival. These activities are achieved to the expense of class, target related toxicity conditioned by expression of the target on normal cells and or mechanism of action (immunological toxicity with ipilimumab). Of note a synergistic or additive activity with valid treatment regimens of targeted cancers and now targeted small molecules.
This chapter discusses the classification of fungi and bacteria in related to the classic approach using morphology vs more recent developments using DNA sequencing methods.
All-solid-state lithium secondary batteries have been studied as new energy storage devices with safety and reliability. To enhance the energy density of the batteries, negative electrode materials with high capacity have been actively studied. Tin phosphide Sn4P3 has a high theoretical capacity and forms Li3P with Li ion conductivity in the initial lithium insertion. Li3P would act as a matrix suppressing the volume change and giving lithium ion conduction paths. In this study, Sn4P3 was prepared by mechanical milling and electrochemical performance of all-solid-state cells with the Sn4P3 was evaluated. The working electrode of all-solid-state cell consist of Sn4P3, solid electrolyte (SE) and acetylene black (AB) for smooth conduction of lithium ion and electron. The cell with the Sn4P3 composite electrode showed the first discharge capacity of 1080 mA h g−1 and the initial columbic efficiency of 88%. Moreover, Sn4P3 was applied to the working electrode without SE and AB and its cell performance was evaluated. The cell discharged and charged, and showed the first discharge capacity of 670 mA h g−1. Sn4P3 is thus a favorable negative electrode material to improve energy density of all-solid-state cells.