Le cordectomie endoscopiche sono una delle tecniche chirurgiche attualmente disponibili per la resezione di tumori che hanno origine nella glottide. La loro potenziale estensione extralaringea modifica lo stato del tumore e richiede una perfetta conoscenza dell'anatomia della laringe, sia dal punto di vista clinico che radiologico. La diagnosi preoperatoria si basa innanzitutto su un esame rinofibroscopico, supportato dalla diagnostica per immagini, completato da un'endoscopia in sala operatoria con realizzazione di biopsie. Questo esame permette infatti di valutare la topografia del tumore e i suoi rapporti per definire le possibilità di exeresi. L'esposizione endoscopica è un criterio essenziale per determinare la scelta della tecnica chirurgica. La chirurgia endolaringea con laser CO2 sta assumendo un ruolo predominante e rimane ben codificata sul piano anestesiologico e chirurgico per quanto riguarda la prevenzione dei rischi, che devono essere conosciuti. Questa via d'accesso presenta il vantaggio di non avere cicatrici visibili e di essere accessibile in pazienti selezionati. Quando è fattibile, rappresenta un'alternativa alla sola radioterapia. L'assistenza postoperatoria e la sorveglianza oncologica coinvolgono diversi attori per una gestione globale del paziente.
Objectif Définir les facteurs influençant l’échelle d’évaluation numérique (EEN) de la douleur lors du changement d’implant phonatoire (CIP) en consultation. Secondairement, faire l’état des lieux des techniques de CIP en France. Matériel et méthode Étude prospective, observationnelle, multicentrique du groupe GETTEC entre novembre 2022 et novembre 2024. Le recueil des données était fait sous la forme d’un questionnaire rempli après information du patient et recueil de son consentement. Tous les patients laryngectomisés se présentant en consultation pour changement de son implant étaient incluables. Le recueil de la douleur utilisait une échelle unidimensionnelle d’évaluation numérique (EEN). Résultats Au total, 309 questionnaires ont été recueillis. L’EEN moyenne était de 2±2. Trois facteurs entraînaient une diminution statistiquement significative de la douleur au CIP : la durée inférieure à 5minutes (p<0,001) et un nombre d’essais inférieur à 2 (p<0,001) et le statut du praticien effectuant le changement (p=0,002). Deux facteurs entraînaient une diminution statistiquement suggestive de la douleur au CIP : le sexe masculin (p=0,030) et l’utilisation de la capsule (p=0,011). Nous ne retrouvions pas de différence significative sur la douleur par rapport à la réalisation ou non d’une anesthésie locale (p=0,4) et à la technique de retrait utilisée (p=0,2). Concernant la pratique de changement d’implant, 67 % des changements étaient effectués dans un contexte d’urgence notamment pour une fuite intra-prothétique (68 %). L’anesthésie locale était utilisée dans 87 % des changements. Concernant la technique de retrait de l’implant nous retrouvions 52 % d’implant poussés dans l’œsophage et 48 % tirés. Les implants étaient majoritairement changés en moins de 2 essais (75 %) et pour une durée inférieure à 5minutes (77 %). La capsule était utilisée dans 23 % des changements. Conclusion Nous retrouvons un large panel de techniques pour changer l’implant phonatoire. Ce geste se fait rapidement et est peu douloureux. Pour un changement le moins douloureux possible, il est conseillé de le réaliser rapidement, avec capsule.
Las cordectomías endoscópicas son una de las técnicas quirúrgicas actualmente disponibles para la resección de los cánceres originados en la glotis. Su posible extensión extralaríngea modifica el estado tumoral y requiere un perfecto conocimiento de la anatomía de la laringe, tanto clínica como radiológica. El diagnóstico preoperatorio se basa en primer lugar en una exploración física nasofibroendoscópica y en pruebas de imagen, tras lo que se completa con una endoscopia en quirófano con realización de biopsias. Esta exploración permite evaluar la topografía del tumor y sus relaciones para definir las posibilidades de resección. La exposición endoscópica es un criterio esencial para determinar la elección de la técnica quirúrgica. La cirugía endolaríngea con láser de dióxido de carbono tiene un lugar predominante y sigue estando bien sistematizada desde el punto de vista anestésico y quirúrgico, en lo que respecta a la prevención de los riesgos que deben conocerse. La ventaja de esta vía de acceso es que no deja cicatrices visibles y está disponible para pacientes seleccionados. Cuando es posible utilizarla, es una alternativa a la radioterapia exclusiva. Los cuidados postoperatorios y la vigilancia oncológica implican a distintos profesionales en el tratamiento global del paciente.
PURPOSE:Social health (SH) is an emerging key concept of quality of life in patients surviving head and neck cancer (HNC).This study aimed to assess SH deterioration five years after HNC diagnosis and associated factors. METHODS:Using univariate and multivariate logistic regression analyses including 291 HNC survivors, we studied how different socio-demographic and clinical factors were associated with the deterioration of social health in the national epidemiological VICAN (Vie après le CANcer) Survey implemented in France. Eligible participants were aged from 18 to 82 years. RESULTS:Impairment of sociability was observed in 44 % of survivors. About half of survivors with sociability altered had dysphonia (41.7 %) and did not eat solid food (45.6 %) 5 years after treatment. And much more had dental problems (58.9 %), saliva problems (71.0 %), anxiety (64.1 %) and pain (85.9 %). Factors significantly associated with impaired sociability were tiredness (p < 0.001), dysphonia (p = 0.029), depression (p = 0.002) and anxiety (p = 0.024) remained significantly associated, after multivariate analysis, with decreased of sociability. CONCLUSIONS:Five years after the diagnosis of HNC, a decrease in sociability is common, with a significant impact on quality of life for almost half of survivors. IMPLICATIONS FOR CANCER SURVIVORS:In the same way as prehabilitation is part of pretherapeutic care, systematic post-treatment assessment using validated patient reported tools must be carried out, including a search for late complications, such as anxiety or depression, sleep disorders, pain and dysphonia.
El cáncer del esófago cervical es un tumor infrecuente de las vías aerodigestivas superiores. Se trata de un carcinoma epidermoide en el 90% de los casos. Los factores de riesgo principales son el consumo excesivo de alcohol y de tabaco. Su pronóstico global es negativo, debido a que suele descubrirse de forma tardía, con una tasa de supervivencia a los 5 años cercana al 30%. Este pronóstico tiende a mejorar con las nuevas pruebas de imagen que optimizan la evaluación diagnóstica y el tratamiento, así como con una actitud terapéutica más global del paciente. El estudio inicial debe ser preciso, porque condiciona la actitud terapéutica. El tratamiento de estos tumores consiste esencialmente en la radioquimioterapia (RQT) concomitante y la cirugía, cuyas indicaciones aún son motivo de controversia. La cirugía sigue siendo un tratamiento mutilante debido al sacrificio laríngeo, pero es eficaz y necesaria como medida de rescate. La RQT cada vez se propone más como primera elección. Se han desarrollado muchas técnicas endoscópicas.
Le traitement des épistaxis chez les patients atteints de la maladie de Rendu-Osler reste un défi thérapeutique. L’utilisation d’anti-angiogéniques par voie intranasale a suscité des espoirs quant à la réduction des épistaxis. Cette observation nécessitait une validation scientifique, ce qui nous a conduits à proposer une étude pour tenter de le démontrer. Objectifs L’objectif principal était de déterminer la dose minimale efficace de traitement des épistaxis chez des patients atteints de la maladie de Rendu-Osler avec un spray intranasal de bevacizumab (EROSB). Cette dose est définie comme celle permettant d’obtenir, pour 60 % des patients, une diminution d’au moins 50 % du nombre d’épistaxis à un mois par rapport au mois précédant l’inclusion. Les objectifs secondaires étaient : évaluer le taux d’efficacité du traitement à 3 et 6 mois, l’évolution dans le temps du nombre et du retentissement des épistaxis, ainsi que documenter la pharmacocinétique du traitement. Matériel et méthode L’étude, nommée EROSB pour traitement des épistaxis chez des patients atteints de la maladie de Rendu-Osler avec un spray intranasal de bevacizumab, répondait à l’appel d’offre du Programme hospitalier de recherche clinique (PHRC-I 2013) et a été retenue par le Groupement inter-régional pour la recherche clinique et l’innovation (GIRCI). EROSB était une étude prospective de phase I/II, réalisée en simple aveugle sur 10 cohortes de 3 sujets en employant la méthode CRM (Continual Reassessment Method) afin de déterminer la dose minimale efficace de bevacizumab. Résultats L’algorithme CRM a convergé pour une dose de 64mg comme dose efficace. En raison de difficultés de recrutement, l’étude a été stoppée après l’inclusion de 15 patients. Ce résultat n’apparaît pas interprétable en raison du faible nombre de sujets inclus. Conclusion L’étude EROSB n’a pas permis de mettre en évidence une dose minimale efficace de bevacizumab en spray intranasal permettant de diminuer le nombre d’épistaxis à un mois par rapport au mois précédant l’inclusion. Toutefois, les premiers résultats montrent un passage systémique de ce produit quasi absent.
La laryngectomie frontale antérieure reconstructive (LFAR) est une technique de chirurgie partielle pour réséquer les carcinomes épidermoïdes à point de départ glottique de stade débutant (T1–T2). Les indications de la LFAR sont l’exérèse d’une lésion de commissure antérieure laryngée insuffisamment exposable en endoscopie, et en cas de refus ou de contre-indication à la radiothérapie. La technique initiale de LFAR a été décrite avec épiglottoplastie, nous proposons une technique de reconstruction sans épiglottoplastie ayant pour avantage de surseoir dans la majorité des cas à une trachéotomie. Après le premier temps chirurgical d’exérèse, la reconstruction consiste en la mise en place d’un haubanage vertical passant en transépiglottique et en dessous du cricoïde. L’épiglotte est ainsi laissée à sa hauteur initiale avec un amarrage adapté, évitant sa bascule (flapping) dans la lumière pharyngolaryngée. Un haubanage transversal est ensuite réalisé au travers des ailes thyroïdiennes : un des points clés de cette chirurgie est de maîtriser la tension appliquée à ce montage pour ne pas risquer une sténose. Les muscles sous-hyoïdiens sont suturés en paletot afin d’obtenir une étanchéité satisfaisante. Cette technique montre des résultats fonctionnels et un contrôle carcinologique satisfaisants. Les complications les plus fréquentes sont la trachéotomie secondaire, évitable en sélectionnant les patients chez qui une trachéotomie primaire doit être faite et en optimisant l’étanchéité ; et la sténose, dont le risque est limité en ne rapprochant pas les structures cartilagineuses de façon excessive lors de la réalisation du haubanage.
Returning to work after cancer is a major concern, particularly in the case of head and neck cancer (HNC). As the head and neck sphere is central to communication and appearance, it can be affected to varying degrees, which can be extremely disabling. Returning to work remains a challenge for this vulnerable population. Using univariate and multivariate logistic regression analyses including 153 HNC survivors, we studied how different sociodemographic and clinical factors were associated with non-return to work in the VICAN national epidemiological survey set up in France. Eligible participants were aged between 18 and 60. After 5 years, 48.4
Il cancro dell’esofago cervicale è un tumore raro delle vie aerodigestive superiori. Si tratta nel 90% dei casi di un carcinoma epidermoide. I principali fattori di rischio sono il consumo eccessivo di alcol e tabacco. La sua prognosi è generalmente sfavorevole, a causa della sua scoperta spesso tardiva, con un tasso di sopravvivenza a 5 anni vicino al 30%. Questa prognosi tende a migliorare con le nuove modalità di diagnostica per immagini, che ottimizzano il bilancio diagnostico e terapeutico, nonché la gestione più globale del paziente. Il bilancio iniziale deve essere preciso, perché condiziona la gestione terapeutica. Il trattamento dei tumori dell’esofago cervicale è essenzialmente rappresentato dalla radiochemioterapia (RCT) concomitante e dalla chirurgia, le cui indicazioni sono ancora controverse. La chirurgia resta un trattamento mutilante, dal punto di vista del sacrificio laringeo, ma efficace e necessario in una situazione di recupero. La RCT è sempre più proposta in prima intenzione. Si sono sviluppate numerose tecniche endoscopiche.
Reconstructive frontal anterior laryngectomy (RFAL) is a partial laryngeal surgery technique for resecting early-stage (T1–T2) glottic squamous cell carcinoma. Indications comprise a lesion of the anterior commissure of the larynx that cannot be adequately exposed by endoscopy, and cases in which radiotherapy is refused or contraindicated. The initial RFAL technique included epiglottoplasty. Here we propose a technique without epiglottoplasty, with the advantage of avoiding need for tracheotomy in most cases. After the first stage of surgical excision, reconstruction consists in placing a vertical brace transepiglottically and below the cricoid. The epiglottis is thus left at its original height and secured in place to prevent flapping in the pharyngolaryngeal lumen. Transverse bracing is then performed through the thyroid wings: one of the key points of this surgery is to control tension to avoid risk of stenosis. The subhyoid muscles are sutured together to achieve satisfactory sealing. This technique offers satisfying functional results and oncological control. The most frequent complications are (1) secondary tracheotomy, which can be avoided by selecting patients who require a primary tracheotomy and optimizing the seal, and (2) stenosis, which can be limited by not bringing the cartilaginous structures too close together during bracing.
AIM:To determine factors affecting pain on a numeric rating scale (NRS) during office-based voice prothesis exchange. And, secondarily, to review voice prothesis replacement techniques in France. MATERIAL AND METHOD:A multicenter prospective observational study was conducted by the Head and Neck Tumor Study Group (GETTEC) between November 2022 and November 2024. A survey questionnaire was filled out by the practitioner after informed consent was obtained from the patient. All laryngectomized patients presenting in consultation for voice prothesis exchange were included. Pain was assessed on a unidimensional 0-10 numeric rating scale. RESULTS:Three hundred and nine questionnaires were collected. Mean pain rating was 2±2.8. Three factors were associated with significantly lower pain intensity: procedure duration <5minutes (P<0.001), a single attempt (P<0.001), and the status of the practitioner performing the replacement (P=0.002); 2 factors were associated with suggestively lower pain intensity: male gender (P=0.030), and use of a capsule (P=0.011). Pain intensity was not significantly associated with local anesthesia (P=0.4) or the extraction technique (P=0.2). Sixty seven percent of replacements were in emergency contexts, particularly for intra-prosthetic leakage (68%). Local anesthesia was used in 87% of cases. Extraction was by pushing the implant into the esophagus in 52% of cases, and by pulling it out in 48%. Most replacements (75%) required only 1 attempt, and 77% required less than 5minutes (77%). Capsules were used in 23% of cases. CONCLUSION:We found a wide range of techniques for replacing a voice prothesis. The procedure is quick and relatively painless. For replacement that is as painless as possible, it is advisable for it to be carried out quickly, using a capsule.